Pour assurer un repas respectueux, seuls les commentaires signés sont publiés. Merci.
VARSOVIE — Comme je l’expliquais dans l’entrée précédente, je viens de passer quelques jours avec un groupe de chefs, dans le cadre de Cook it Raw, dans une région éloignée de Pologne, près de la Lithuanie. Plongés dans un environnement totalement inconnu, les chefs devaient préparer un banquet en s’inspirant de la culture, des techniques et des ingrédients régionaux.
Voici ce que le tout a donné…

Voici le menu. Si vous vous demandez ce qui se passe avec le dessert de Magnus Nilsson, c’est en fait une blague. Le plat — un jaune d’oeuf poché dans le sucre et de la glace à la reine des prés — a été préparé avec des produits laitiers trouvés dans une ferme dans un village dont le nom, prononcé en polonais, Wizajny, sonnait drôlement comme “vagina”. Inutile de préciser que les chefs se sont beaucoup amusés avec ça.

L’entrée signée par le chef américain Daniel Patterson, avec oeufs de poisson, capucines, gelée de poisson carbonisé, seigle. Oh, et aussi de la pâte de fourmis fermentée, apportée par Redzepi.

Le chef danois Rene Redzepi fait griller des concombres pour son plat.

Les concombres rôtis

Le chef suédois Magnus Nilsson aide au dressage du plat de Redzepi

Soupe aux baies et aux concombres grillés, sur consommé de champignons fermentés.

Le tartare de daim de Mauro Calogreco, du Mirazur à Menton.

Le gaspacho polonais d’Albert Adrià, avec concombre et vodka à la tomate et au basilic.

Composition au raifort et à la betterave de la chef slovène Ana Ros.

Consommé de pommes fumées avec pierogi au fromage de Claude Bosi, du Hibiscus à Londres.

Racines de persil façon Kobe Desramaults, chef flamand. Les herbes, c’est lui qui les a cueillies, je l’ai croisé sur une route de campagne un matin, en faisant mon jogging….

Les poireaux en paille cachent un sekacz — gâteau traditionnel — aux champignons. Plat du chef polonais Modest Amaro.

Les céleris qui partent griller, pour le plat du chef français Alexandre Gauthier de la Grenouillère.

Le chef français Inaki Aizpitarte et le néo-zélandais installé à Melbourne Ben Shewry.

Le canard à la ficelle d’Inaki Aizpitarte

L’oeuf poché dans le sucre avec glace à la reine des prés du suédois Magnus Nilsson
Malheureusement, il me manque une photo du plat de Ben Shewry, un chef de Melbourne qui a préparé un hangi néo-zélandais. Il a fait cuire deux petits cochons et des légumes dans la terre. D’abord il a creusé un immense trou dans lequel il a fait un très gros feu avant de couvrir les braises de serviettes mouillées, puis il y a déposé la viande et les légumes, protégé le tout avec d’autres serviettes et de la paille et il a finalement remis la terre par dessus. Puis, il a laissé le tout cuire pendant sept heures. Un repas d’enfer où on était accueilli par des feux et des têtes de cochons sur des piquets. Spectaculaire !
AJOUT: Pour ceux qui lisent l’italien — ou pas — lien ici sur la Gazzetta Gastronomica, webzine de Stefano Bonilli le fondateur et ancien directeur de Gambero Rosso, important critique et auteur sur la gastronomie et le vin en Italie. Beaucoup de magnifiques photos.

M. Bonilli
Photos Marie-Claude Lortie. La Presse.
Lire les commentaires (5) | Commenter cet article

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 




















