Marie-Claude Lortie

Marie-Claude Lortie - Auteur
  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
  • Lire la suite »

    Partage

    Jeudi 26 juillet 2012 | Mise en ligne à 15h50 | Commenter Commentaires (22)

    Le maire, la ville et les radis

    Pour assurer un débat respectueux, seuls les commentaires signés sont publiés. Merci.

    Capture d’écran 2012-07-26 à 15.49.12

    Devrait-on avoir le droit de faire pousser des carottes devant sa maison ?

    Je dis oui. Et même des radis aussi. Voire quelques carottes et aubergines.

    Ma chronique sur cette question que la ville de Drummondville a brillamment mise dans l’actualité. Autres liens ici. ici et ici.


    • J’ai aucun problème avec ça, sauf qu’une fois la saison terminée, il faut que le terrain soit bien entretenu et il devrait y avoir des plantes/arbres/arbustes pour combler tout cet espace entre septembre/octobre et mai/juin de l’année suivante (disons).

      Un potager c’est beau quand il pousse et que tous les fruits et légumes sont beaux, mais après, ça fait généralement “dur”, et c’est tout à fait normal, c’est pas la faute aux pouces-verts, c’est juste naturel!

      Maximilien Lincourt.

    • Faire fonctionner une tondeuse à essence pendant une heure pollue autant que conduire une Honda Civic sur 600 km. Le gazon ne sert à rien et est une corvée à entretenir. Un jardin c’est beau, utile, ça occupe l’esprit, on y voir le fruit de son travail. Il nous nourrit et nous remet en contact avec la terre. Vouloir interdire cette belle et bénéfique activité est d’une absurdité sans nom.

      L’administration drummondvilloise fait parler d’elle à travers le monde et pas pour les bonnes raisons. Drummondville est devenu le nouvel Hérouxville. Si j’étais drummondvillois, je me promènerais avec un sac en papier sur la tête.

      Michel Granger

    • Faire fonctionner une tondeuse à essence pendant une heure pollue autant que conduire une Honda Civic sur 600 km. Le gazon ne sert à rien et est une corvée à entretenir. Un jardin c’est beau, utile, ça occupe l’esprit et on y voit le fruit de son travail. Il nous nourrit et nous remet en contact avec la terre. Vouloir interdire cette belle et bénéfique activité est d’une absurdité sans nom.

      L’administration drummondvilloise fait parler d’elle à travers le monde et pas pour les bonnes raisons. Drummondville est devenu le nouvel Hérouxville. Si j’étais drummondvillois, je me promènerais avec un sac en papier sur la tête.

      Michel Granger

    • Madame Lortie, nous vivons dans une société de plus en plus contrôlante, tout le monde doit être pareil, dire les mêmes choses, ne pas avoir de surplus de poids, s’entraîner, mettre un casque pour faire du vélo, et tutti quanti… Et si, par malheur, une petite brebis s’égare du troupeau bêlant, il y a un petit Ayatollah qui se fait un devoir de la ramener à l’ordre.

      Dans ce cas-ci, c’est un crime encore plus grave. Un crime de lèze-pelouse. C’est bien connu de tous, celle-ci doit être verte, taillée à 3 pouces de hauteur par temps chaud et 2 quand c’est plus frais. Arrosée régulièrement, peu importe qu’il y ait pénurie d’eau ou non. La taille de la dite pelouse doit se faire idéalement un après-midi de semaine. Surtout pas le samedi et le dimanche, ça dérange les autres brebis.

      Alors, imaginez quand deux extra terrestres s’attaquent à ce fleuron du propriétaire de bungalow!

    • D. Bélanger

    • Juste quelques questions.

      1. J’ai cliqué sur tous les liens que vous proposez, et tous montrent de belles photos avec tous les légumes parfaitement poussés. De quoi le parterre de ces maisons a-t-il l’air, en fin d’automne, ou l’hiver, quand quelques jours de temps chaud ont fait fondre toute la neige? L’apparence du voisinage s’en trouve-t-elle affectée?

      2. Dans la légende de la photo de votre article sur le sujet, vous comparez les belles laitues vertes au gazon jaune assoiffé qui n’arrive pas à pousser. Dois-je comprendre que ces citoyens sont exemptés (ou s’auto-exemptent) des réglements municipaux sur l’arrosage en période de sécheresse? Parce que, quand il y a suffisamment de pluie, la plupart des gazons sont verts.

      3. Le couple mis en vedette dans l’article du 18 juillet a planté un potager devant sa maison parce que l’arrière de la maison est complètement ombragé. Pourquoi n’y ont-ils pas pensé quand ils ont acheté (ou construit) la maison, si c’est si important pour eux?

      J.-P. Martel

    • Je comprends bien que la ville ne veut pas se ramasser avec un champ de blé d’inde de 2 mètres devant un ”bungalow”.

      Personne au conseil n’a pensé à limiter la taille de la culture, à, disons 1 mètre.
      Suffisant pour faire pousser plein de choses s’en avoir l’air d’un terrain en friche.

      Le pouvoir ne vient pas nécéssairement avec le jugement.

      L. Trépanier
      Montréal

    • La société change et je pense que d’accepter les jardins dans la cour avant devrait être un des changements nécessaires dans le futur. Selon moi il faudra aussi s’habituer aux panneaux solaires, aux mini-éoliennes, au retour des cordes à linge et même à des choses que nous ne connaissons pas encore. Évidement il ne faut pas que ça devienne une porte ouverte à n’importe quoi.

      Comme vous l’avez dit, cette ville n’est pas exactement une carte postale et j’ai constaté que la notion de beauté en urbanisme a souvent été galvaudée au Québec. Je me réjouis donc de la rapidité avec laquelle le conseil s’est adapté aux nombreuses réactions à son endroit et ça me donne confiance.

      Robert Marinier

    • J’aime mettre des liens sans explications et sans titre ici, ici et ici!

      Mais aussi ici ici et ici! Allez! cliquez ici , ici et ici!

      Sebastien Venne

    • Un potager devant la maison, moi je dis non. Apres ca va etre quoi? Dans la meme rue on va voir tous les modeles de potagers, agencés n’importe comment avec tous les exces et les abus dont sont capables les gens. Apres ca on voudra des poules pour avoir des oeufs frais! C’est d’ailleurs déja en demande a Montréal. Si on veut vivre comme si on était a la campagne alors on déménage a la campagne.
      Louise Gagné

    • C.est clair qu’il y a de la place partout pour fare pousser ses légumes. Je suis tout a fait d’accord pour qu’on puisse avoir le droit d’utiliser la terre qui nous appartient. Cependant, il doit quand même y avoir un minimum de règlements pour assurer un suivi et un certain contrôle pour empêcher les débordements. Dans le cas de ces citoyens de Drummondville. je crois qu’il est tout a fait naturel qu’ils puissent utiliser le terrain qui leur appartient, mais celà doit se faire en respectant la limite qui permet a la ville de faire ses travaux sans obtenir l’authorisation du propriétaire du terrain.
      Patrick Bardoul

    • Oui oui et reoui.

      Il est à peu près temps que l’on se réapprorie la deventure de nos terrains et que l’on y fasse pousser autre chose que du gazon. Un potager bien entretenu est bien plus beau que la platitude d’une pelouse.

      Mais bon en cette ère d’uniformité et de standardisation, nos chers gouvernants ne veulent pas que leurs sujets fassent preuve de débrouillardise et d’originalité.

      Juste comme exemple, dnas les grandes plaines des USA ils font pousser du blé sur le terre-plein des autoroutes et des bretelles d’accès. (ce blé et surement dédiés au bétail. Enfin c’Est ce dont je me souvient lors de mes passages dans les plaines Américaines.

      Gilbert Duquette

    • Pas d’accord, du beau gazon c’est tellement plus utile…pour le caca de fido.
      P Allen

    • Non. Uniquement du gazon, naturel ou artificiel. Ou, encore mieux, du béton ou de l’asphalte.

      Comment ça j’ai pas de goût??!!!

      Tony Verdechi

    • @geniusseb: Génial. mais je doute que ça passe ici, ici ou ici.

      L. Trépanier
      Montréal

    • Contre. Je trouve ces citoyens qui croient que c’est correct d’avoir un terrain de terre nue et parfois boueuse une bonne partie de l’année tout simplement nombrillistes et sans égard pour leurs concitoyens. Même les fermiers, les vrais, n’ont généralement pas de champ devant leur maison.

      Autre chose : vous semblez éviter de faire des billets sur vos chroniques plus politiques. Vous qui êtes une si grande fan du dialogue, qui n’a pas un mot de critique pour les étudiants masqués mais qui veut des commentaires signés… Vous semblez avoir beaucoup de temps pour Twitter, peu de temps pour approuver les commentaires de votre blogue. Ce qui fait qu’on a la nette impression que vous êtes intéressée à pontifier sur tout, mais pas tellement intéressée aux opinions de vos lecteurs.

      Vos billets sont devenus de simples plogues de vos chroniques. Aussi bien faire comme Foglia et ne pas en avoir.

      De toute façon, les blogues sont tellement 2007 et il est évident que vous êtes très préoccupée par tout ce qui est tendance.

      M. P.A. Paquin

      Ça ne vous tente pas d’aller prendre une grande marche ? Il fait beau, c’est le moment de profiter de l’été. mcl

    • Vous aimez les listes?
      Archi laid en devant de maison: un potager mal entretenu, une plate-bande pleine de mauvaises herbes et où les vivaces auraient intérêt à être divisées, un devant de maison avec la moitié en pavé uni (avec le stationnement, le perron, les trottoirs,…), une maison avec une collection de gugusses du Dolo (genre colibri en verre cheap piqué n’importe où dans la plate-bande qui s’allume le soir grâce à la magie de l’énergie solaire), un cygne avec un trou dans le dos et des pétunias 2 couleurs,…
      Mais voyez-vous si le prorpiétaire aime, je m’en fout. On a le droit d’être chez nous un petit peu…
      La ville de Québec ne permet pas non plus les potager en devant de maison, c’est aussi pour l’homogénité du quartier. Mais l’urbanisme permet à un promoteur d’acheter un bungalow dans un vieux quartier où les terrains valent une fortune et sont assez grands, de le détruire et de construire 2 jumelés sur ce terrain. Pensez $$$. Il y a de la gronde dans certains quartiers et avec raison.
      Qu’est-ce qui est pire selon vous? Un potager en avant de la maison ou un jumelé des années 2010 ”pris” en serre entre 2 bungalows bien entretenus des années 1970?

    • Bon encore,
      D. Guilbeault

    • @superlulu
      En quoi le blé d’inde de 2m est plus laid que des Calamagrostis de 2m ? Ou des haies mal entretenues ? Des clotures tout croche ? Une entrée d’asphalte ou trottoir de maison défoncé ? Un cadavre de Civic 84 sur lequel le jeune de la maison travaille à temps (très) perdu ?
      Il y a des maisons dans mon coin ou c’est plus laid que sur les photos que nous présentent madame Lortie.
      J’ai vu à Laval, une entrée de voiture en dormants de chemin de fer. Après quelques années, ça ressemble à un champ de mine.
      Un employé de Bell ou Vidéotron habitait Lachine. Il ne pouvait garer son camion commercial (gros Econoline genre) chez lui “parce que c’était pas beau” pour la rue. Et la voiture rouillée de son voisin. Elle est belle ?
      La “beauté” ne se règlemente pas. Tous les philosophes se sont plantés à définir la beauté de toute façon. Même, et surtout, Platon !!

      En passant : FRICHE, subst. fém. 1. Terre vierge ou (le plus souvent) laissée à l’abandon.
      Si le terrain est cultivé, il n’est pas en friche.

      @tonyverdechi
      Il y a bien longtemps jadis. J’ai vu une maison près l’hopital Cité de la Santé à Laval. Une maison de style italien du Sud. Entourée d’une cloture en blocs de béton peinturés blancs. Une grille pour le stationnement en pavés. Une autre grille pour le trottoir de maison en pavés qui contourne une monumentale fontaine. Le reste de la devanture … de la petite garnotte blanche. A part quelques topiaires en pot, aucune végétation (peut-être étaient-ils artificiels même).

      Ce n’était pas vraiment laids mais c’était un îlot de grande chaleur bien avant son temps. Pour moi, le réchauffement de la planète est commencé là ;-)

      C’était chez vous ? ;-) (taquinerie).

      Alain Lajoie

    • @ JP Martel

      …De quoi le parterre de ces maisons a-t-il l’air, en fin d’automne, ou l’hiver, quand quelques jours de temps chaud ont fait fondre toute la neige? L’apparence du voisinage s’en trouve-t-elle affectée?…

      Le sol a nu (après les récoltes peut facilement être recouvert de paillis, (diverses couleurs pour former des motifs, sous lequel une toile est installée. Au printemps avent de refaire le jardin, on retire le paillis et la toile et entrepose le tout dans un coin de la cours arrière pour le réutiliser à l’automne)

      Si le potager est en bacs multiple ou bordé de blocs décoratifs, on peut facilement recouvrir les bacs et les agrémenter de divers objets si l’on désire.

      Bref, il existe plein de truc pour que l’aire du potager une fois terminé ne ressemble pas à un terre en friche. Et la grande majorité de ces trucs (paillis temporaire par exemple) diminue l’invasion des mauvais herbes (genre gazon).
      P.S. À ceux qui s’offusque de l’idée un truc, lorsque vous passez devant un potager regardez ailleur genre droit devant (très pratique si vous êtes en auto de regarder la rue) pis vous allez réaliser que personne ne vous brime dans votre liberté d’avoir de l’uniformité partout car la rue et l’asphate sont très uniforme.
      Bref, Mme Gagné j’ai de la difficulté lorsuqe les gens veulent nous imposer leur vision de la vie l’uniformité, la standardisation que votre phrase implique (…Apres ca va etre quoi? Dans la meme rue on va voir tous les modeles de potagers, agencés n’importe comment…)

      Cete vision des choses fait en sorte que l’on ne retrouve pas de légume le moindrement difforme au supermarché (Essayez de trouver une carotte croche, un cocombre rondouillard,) C’est rendu un gaspillage basé sur un esthétique dl’uniformité car 5-10% de certains légumes produits sont tout simplement retourné à la terre dès la récolte car ils ne rencontrent pas les normes d’uniformité.

      Gilbert Duquette
      Témiscouata sur le Lac

    • Le truc pour éviter que le terrain soit laid en dehors de la saison de croissance des légumes est d’avoir un terrain mixte, qui mélange les plantes ornementales et les vivaces avec les plantes comestibles et potagères, et d’utiliser un paillis pour éviter que les mauvaises herbes envahissent tout hors saison. Dans son livre Les idées du jardinier paresseux Larry Hodgson explique qu’il n’a plus de grande surface mélangée au potager en tant que tel mais plein de légumes intégrés à son aménagement paysager. Des solutions il y en a plein quand on est capable de penser “outside the box”. Nathalie Callaghan.

    • On va bien que le Québec n’a jamais connu une guerre. Pendant et après la dernière guerre mondiale, en Europe tous le monde plantait des légumes sur tous espace disponible. En Suisse on était obligé de le faire et la recolte allait à la distribution général de la population, une idée brillante dun général nommé Gysin. On continue de planter des légumes et fruits sur les terrains au lieu du gazon tant inutile. OUI à la culture agronome sur les parterre avant et arrière de nos propriétés, que les élus de Drommondville et autres s’en occupe des vraie problème municipaux!
      W. Zuercher

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

    publicité

  • TWITTER

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    avril 2011
    L Ma Me J V S D
    « mar   mai »
     123
    45678910
    11121314151617
    18192021222324
    252627282930  
  • Archives

  • publicité