Marie-Claude Lortie

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  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Lundi 18 juin 2012 | Mise en ligne à 10h20 | Commenter Commentaires (9)

    Même Laprise est pour la cuisine de rue

    Pour assurer un débat respectueux, seuls les commentaires signés sont publiés, merci.
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    Normand Laprise alors qu’il vendait des sandwichs au porc chaud sur la place des Festivals, pendant Montréal en lumière en février dernier. Photo Marie-Claude Lortie. La Presse.

    Vous connaissez le Toqué ?

    Vous savez ce beau restaurant très créatif de la place Jean-Paul-Riopelle, probablement le meilleur à Montréal ?

    Et bien son chef et copropriétaire, Normand Laprise, est en faveur de la cuisine de rue, cette cuisine si populaire dans les ville nord-américaines, interdites à Montréal depuis 1947 et que la Mairie commence à songer à peut-être libéraliser.

    Laprise n’est pas en faveur d’une dérèglement totale et sans balise du mouvement. Mais il est en faveur d’une ouverture encadrée, où les chaînes n’auraient pas leurs places, mais les petits restaurateurs indépendants sachant travailler de façon sérieuse et professionnelle, oui.

    Cette prise de position est importante, parce qu’elle entre en collision avec celle de l’Association des restaurateurs du Québec, qui continue, année après année, d’être contre la cuisine de rue.

    On peut lire l’opinion de M. Laprise ici, publiée ce matin dans La Presse.

    Il y explique qu’il n’a pas l’intention de se lancer là-dedans. Mais ceux qui ont fréquenté le festival Montréal en lumière savent que la brasserie T!, l’autre restaurant de Laprise, vendait des sandwichs de porc effiloché à un comptoir situé derrière le restaurant et donnant directement sur la place des Festivals. Pas besoin d’être ambulante, la cuisine de rue…


    • Si la ville modifie sa règlementation et autorise la boustifaille de rue, on vous devra tous une fière chandelle Mme Lortie car votre travail de sensibilisation à ce niveau a été exceptionnel depuis plusieurs années. Au plaisir de partager une gourmandise avec vous sur la rue l’été prochain !

      Nadia Lévesque

    • Tout à fait d’accord avec Nadia ! Il est temps que Montréal se dote de petits restos mobiles selon les critères énoncés par M. Laprise. Encore une fois, soyons créatifs et festifs et tous les commercants en profiteront ! … Et n’oubliez pas l’image de la ville qui circulera à travers le monde.

      Luc Melançon.

    • Existe-t-il quelque chose de plus urbain, de plus cool, de plus finement dépravé que de bouffer un steamie -tout chaud et copieusement garni- sur la rue?

      R. Cardinal

    • @offbeat
      Effectivement, je pense à New York pour ses chariots à hot-dog, ou encore une balade ici sur la Main avec un arrêt au Montreal Pool Room, pour un prix dérisoire et un plaisir dégustatif quand-même, mais malheureusement ici on parle plutôt de nous offrir du bio-effiloché-surpain24grains-tendance-façontoqué.

    • oublié de signer. D. Bernier. Merci.

    • Laprise ou pas, Montréal n’a tout simplement pas le choix de s’ouvrir à la cuisine de rue, à moins de vouloir absolument renoncer à son statut de ville culturelle et créative.

      Parce que ce qui se joue autour de ces «food trucks» dépasse largement la question de l’offre alimentaire. Si je me fie à mes propres expériences de cuisine de rue, notamment aux USA, et à ce que l’on peut voir à l’émission Eat St. sur Food Network, ce mouvement extrêmement inventif est peut-être en train de réaliser une véritable démocratisation de la gastronomie. Ce qui, jusqu’à tout récemment, relevait de l’utopie. Essayez le Grumman 78, juste pour le fun. Il s’agit, toute proportion de prix gardée, d’un des meilleurs restaurants de Montréal, rien de moins…

      Lucien Jutras

    • Est-ce que quelqu’un a lu l’opinion de M Laprise ?!?

      J’adore Toque et M Laprise, mais ici on parle plutot d’extension de restaurants deja existants dans des lieux privilegies comme les Parcs par exemple. On parle de surveillance etroite par une association, des vehicules reglementes, un nombre de restos limites par secteur avec une certaine diversification obligatoire … on est loin des “stands” de bouffe a la bonne franquette qui se pointent en fonction de la demande … c’est une dictature culinaire qu’on nous sert !

      Il n’y a pas que NY ou qques villes americaines qui ont des cuisines de rues … toute l’Asie est comme ca, meme a Tokyo, capital international de la gastronomie et de la proprete, a des stands de bouffe de rue avec des camions originaux … il y a meme des bars de rue (!) ou un barman va faire des cocktails juste pour les passants (et aussi un vieil autobus “double decker” en bar roulant).

      D Corman

    • Ce qu’il faut comprendre, c’est que pour que la bouffe de rue s’épanouisse à Montréal, il faudra accepter qu’il aura autant de mauvaise bouffe que de bonne bouffe. Il faudra que des centaines d’entrepreneurs prennent tous leurs chances et essayent de développer et vendre quelque chose que les gens vont aimer, à un prix qu’ils sont prêts à payer. Il faudra qu’une grosse partie de ces entrepreneurs échoue et fasse faillite, laissant ceux qui réussissent plus forts.

      Si nous développons à la place une grosse bureaucratie municipale qui évalue les plans d’affaires des entrepreneurs et qui décide à quelle bouffe le public aura droit – par exemple sur la base de sa valeur nutritif ou culturel – ce sera un grand échec. Des fonctionnaires (même des fonctionnaires ayant une expertise en restauration) ne seront jamais capable de deviner ce que les Montréalais vont aimer. Un fonctionnaire n’aurait jamais approuvé quelque des « fish tacos » or des sandwichs vietnamiens avant que ceux-ci deviennent populaires à travers l’Amérique du Nord. À Toronto, ils ont installé un tel système, et ce fut un fiasco (http://www.thestar.com/news/article/974008–shut-down-ethnic-street-food-project-city-staff-urge).

      Z. Ambrus

    • Moi, je suis pour qu’on cuisine ceux qui font les rues. Mr Duchesneau a bien réchauffé la marmite ;-)

      Sans farces, oui à la bouffe de rue. Ils vendaient bien des hot-dogs dans les estrades du parc Jarry et Olympique. Quelle est la différence au niveau de la salubrité ou de la qualité ?

      Alain Lajoie

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