Marie-Claude Lortie

Marie-Claude Lortie - Auteur
  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Vendredi 20 avril 2012 | Mise en ligne à 21h58 | Commenter Commentaires (173)

    Où est ma société ?

    Seuls les commentaires signés sont publiés afin d’assurer un débat respectueux.

    Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

    Au point où on en est, je suis rendue à me demander si je n’aimerais pas que n’importe qui avec un peu de sagesse, à un point de sa vie où elle/il n’a plus à faire de politique, s’élève au dessus du débat et calme tout le monde.

    Mulroney, Chrétien… Lucien Bouchard, un coup parti. Jean-Paul L’Allier peut-être ? Pas assez national. Michaëlle Jean ? J’aurais presque envie d’entendre Louise Harel, avec sa voix douce… Ne faisait-elle pas du bon boulot comme présidente de l’Assemblée nationale à l’époque.

    Capture d’écran 2012-04-20 à 18.54.51

    Page web de Libération

    Voici ce que j’ai vu en sortant de La Presse cet après-midi. Je suis arrivée au même endroit au même moment que cette photographe de Reuters. Je pouvais passer mais je n’arrivais pas à poursuivre ma route, scotchée devant ce qui était en train de se dérouler. Derrière cette scène, j’ai retrouvé ma voiture toute seule sur Saint-Antoine parmi une dizaine de voitures de police et un ou deux paniers à salade.

    Je ne couvrais pas du tout les terribles manifs ce vendredi mais La Presse est à deux pas du Palais des congrès. Je me suis retrouvée parmi les manifestants en arrivant au bureau et en repartant. Et durant tout l’après-midi je les ai regardés par la fenêtre, dans une sorte de ballet étrange angle Saint-Urbain et Viger. Avec les étudiants, les policiers, les passants qui cherchaient à aller prendre le métro Place d’Armes.

    Quand je suis sortie vers 16h10, la police s’était rapprochée de La Presse encore plus. Sur le trottoir, j’ai vu passer une famille de touristes qui s’en allait vers le métro. Le papa tirant une valise. Une petite fille avec un gros toutou. Je me suis retenue à deux mains pour ne pas courir leur dire qu’on n’est pas comme ça d’habitude, qu’on se parle, qu’on règle nos problèmes en discutant et en négociant et en consultant ad nauseam.

    D’habitude, on parle et on finit par s’endormir…

    Cette colère des jeunes, je l’ai vue à la fin des années 90, dans la foulée de Seattle. Je l’ai vue au Québec, à Québec durant le Sommet de la jeunesse. Je l’ai vue dans un camp de formation de résistance pacifique en Floride. C’était l’époque du No Logo de Naomi Klein et le sujet était très présent. En fait, cette colère et ses manifestations allaient en augmentant et en s’exprimant de plus en plus vivement — Davos, Sommet des Amériques, etc. — jusqu’à ce que les attentats du 11 septembre viennent éteindre la rage pour diriger nos inquiétudes ailleurs. Ailleurs que vers l’écart grandissant entre les riches et les pauvres. Mais la colère est revenue, plus forte même on dirait, et on l’a vue au sommet du G20 à Toronto il y a deux ans, puis cette année chez Occupy Wall Street, puis chez les Indignés et maintenant chez les étudiants québécois.

    Il y a beaucoup plus, dans ces manifestations, qu’une opposition à la hausse des frais de scolarité. Et il y a beaucoup plus que les “anars” casseurs et leurs amis des Black Blocks. Il y a une peur et l’inquiétude réelle des enfants des baby-boomers face à l’avenir de la société, du système économique et face à la vie qu’auront ceux qui seront du mauvais côté de la “track” comme on disait jadis.

    On a besoin d’un ou d’une leader, de quelqu’un qui n’est pas dans la querelle — leaders politiques et premiers ministres s’abstenir — qui ait le respect de tous et soit capable de s’élèver pour calmer les foules, pour agir comme médiateur, comme calmant. Une personnalité qui ne parle au nom d’aucun groupe, d’aucun gouvernement, mais seulement au nom du gros bon sens.

    Quand je suis sortie du bureau et que j’ai vu cette arrestation, à deux pas de ma voiture, de la porte de La Presse, ce n’est pas aux hausses de frais de scolarité que j’ai pensé mais à l’avenir de notre société si, quand la jeunesse exprime sa peur du futur qu’on lui réserve, on lui donne une claque dans le visage plutôt que d’essayer d’expliquer et de rassurer, comme le ferait un parent responsable.


    • Quel bon billet!

    • Définitivement votre meilleur billet. Toute date confondue. Merci pour ce regard. Vous seriez devant moi, je vous dirais “je vous aime”.

      Merci

    • Wow! Quel texte vous nous offrez là, Madame Lortie. Merci! Depuis le début de la crise des frais de scolarité, je suis du côté des étudiants et pas seulement parce que je suis un babyboomer qui va bientôt compter sur leur aide pour ma retraite mais par simple souci d’équité et de justice qui fait que tous doivent être égaux et pas juste en principe. Notre société n’aura jamais assez de gens instruits bien payés pour nous donner un sens et nous assurer une place comme peuple. À chaque fois qu’un étudiant doit quitter l’école parce que les sous lui font défaut, c’est une partie de nous-même que l’on ampute et ça m’attriste pas qu’un peu.

    • C’est un magnifique billet qui représente exactement ce que je pense et ce que beaucoup aussi ressente, une perte d’espoir en l’avenir je vous cite parce que je trouve que votre dernier paragraphe résume tout et que tout le monde devrait en être conscient ” (…) ce n’est pas aux hausses de frais de scolarité que j’ai pensé mais à l’avenir de notre société si, quand la jeunesse exprime sa peur du futur qu’on lui réserve, on lui donne une claque dans le visage plutôt que d’essayer d’expliquer et de rassurer, comme le ferait un parent responsable.” Bravo ! et merci pour ce texte
      elise laverdure jeune trentenaire qui s’inquiète de l’avenir de notre société et qui encourage les jeunes à continuer à changer le monde

    • Chère MCL, vous savez très bien que ce débat de société dure depuis plusieurs dizaines années et que malheureusement il y aura toujours une marge entre les “riches” et les “pauvres” et que notre système ne saura jamais parfait…
      Ce qui me répugne le plus comme vous à lire vos dires est la violence gratuite.. Peut-importe nos gérérations, rien n’a jamais été réglé par la violence. Au lieu de m’inquiéter sur l’avenir de mes enfants, je m’inquièterais d’avantage sur l’image que nos chers étudiants laisse à nos futurs générations… Et amusez-vous a montrer des images de brutalités policières, il est normal et surtout vital de réagir contre des aggressions, la police fait son travail et thanks god !!!
      Il est clair que la ministre est ouverte au discussion!!! Chers représentants de la CLASSE, mangez vos légumes comme ca peut-être que maman vous donnera du dessert! Dénoncez la violence d’aujourd’hui n’aura jamais été aussi facile.

      Genevieve Raymond

    • Voici ce qui à déclanché l’émeute, regarder bien la foule elle est calme et aucun acte de violence avait été fait.

      http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=C0Gm4_cix8w

      Et après on ce demande pourquoi les manifestations dégénère en émeute? C’est simple, les manifestation sont légale mais les émeutes ne le sont pas, transformer une manifestation en émeute et soudainement la police peu mettre fin à la manifestation ET permettre de détourner l’attention publique du message des manifestants car tout le monde ne parleras que de l’émeute ensuite …

      J’ai de plus en plus honte d’être Québécois.

    • oups j’ai oublié de signer

      Sébastien Bergeron

    • Quand la jeunesse se contente de s’exprimer, la police la laisse manifester. On l’a bien vu le 22 mars. Mais quand la jeunesse veut jouer dur, on ne peut pas la laisser faire. Avez-vous vu l’entrevue avec cette propriétaire de restaurant qui a été vandalisé?

      Martin Parenteau

    • @chip

      Pourriez-vous s.v.p. avoir la décence de retenir vos commentaires? Vous avez profité largement du système durant une bonne partie de votre vie et aujourd’hui, vous appuyez les jeunes pour qu’ils se fassent casser la gueule pour votre retraite?

      Vous dites…

      “À chaque fois qu’un étudiant doit quitter l’école parce que les sous lui font défaut, c’est une partie de nous-même que l’on ampute et ça m’attriste pas qu’un peu.”

      En fait, c’est une partie de votre bien être éventuel qui s’envole!

    • Ma signature… Martin Leblanc

    • Merci! Ce billet exprime l’essentiel, avec sensibilité et éloquence.

      Ce qui me choque le plus dans l’attitude du clan Beauchamp, c’est ce que Jean Charest a exprimé avec tant d’indécence aujourd’hui : le mépris de la jeunesse. Cette condescendance de ceux qui ne se rappellent plus ce que c’est d’avoir 20 ans, de rêver, de désespérer, de vouloir changer le monde, de croire en une cause et d’agir pour la défendre. Ces élus qui nous déshonorent incarnent la vraie vieillesse, celle de l’âme.

      Catherine Garneau

    • À lire certains commentaires, on croirait que “la jeunesse”, c’est celle qui est dans la rue, qui chahute, qui veut tout avoir gratuit. Comme si les étudiants qui sont en faveur de la hausse, ceux qui étudient en ce moment et qui veulent aussi apporter leurs idées, leur talent et ce qu’ils ont de meilleur à ce monde, comme si ces étudiants-là n’était pas aussi “la jeunesse”.

      Martin Parenteau

    • Vous êtes une des rares dans les média à réfléchir et à essayer de comprendre et faire des liens. Nous sommes rendus là parce que l’élite ne comprend pas et ne veut pas essayer de comprendre. Pire cette élite n’écoute même pas et fait des blaguées. Il fallait entendre la foule au centre des congrès rire et applaudir Charest qui en a remis une couche quand il s’est rendu compte qu’y “poignait”. Quant à votre proposition de médiation, j’ai eu la même idée ce soir. Au final je ne crois pas que Charest sera intéressé, il est sur une autre planète…

    • Vous vous surpassez….bravo.

      Ben Bibeau

    • >>>Où est ma société ?-M-C Lortie
      ________________
      Dans le rouge madame, dans le rouge, en partie à cause de journalistes militants comme vous.

      simon picotte

    • Ce billet exprime la réalité actuelle avec toutes les émotions adéquates …nos jeunes sont inquiets et beaucoup plus conscients qu’on l’était a leur age ..

      Et moi ce qui m’inquiete le plus c’est l’incompétence du gouvernement a gérer cette crise qui va s’arreter ou???
      Jocelyne Malenfant

    • @mart0 – Je vous donne un zéro de conduite. Vous n’avez pas du tout à vous en prendre à Chip. Vous ne savez sûrement pas comprendre ce que vous lisez. C’est vous qui auriez dû avoir la décence de “retenir” votre commentaire.

      Comme mparento, je ne trouve aucune excuse aux actes de vandalisme perpétrés, que ce soit par les étudiants ou ceux qui gravitent autour pour profiter de la situation pour faire de la casse.

      J’ai hâte que cette page passe à l’histoire. Ras-le-pompon des bidons d’essence lancés sur le feu par de trop nombreux journalistes.

      J. Lincourt

    • Bravo pour le billet et bravo à tout le monde sur ce blogue.

      C’est rassurant de voir d’autres gens qui pensent comme mon entourage et moi.

      A. Sanchez

    • J’ai un fils enragé
      Qui ne croit ni à dieu
      Ni à diable, ni à moi
      J’ai un fils ecrasé
      Par les temples à finances
      Où il ne peut entrer
      Et par ceux des paroles
      D’où il ne peut sortir

      J’ai un fils dépouillé
      Comme le fût son père
      Porteur d’eau, scieur de bois
      Locataire et chômeur
      Dans son propre pays
      Il ne lui reste plus
      Qu’la belle vue sur le fleuve
      Et sa langue maternelle
      Qu’on ne reconnaît pas

      J’ai un fils révolté
      Un fils humilié
      J’ai un fils qui demain
      Sera un assassin

      Alors moi j’ai eu peur
      Et j’ai crié à l’aide
      Au secours, quelqu’un
      Le gros voisin d’en face
      Est accouru armé
      Grossier, étranger
      Pour abattre mon fils
      Une bonne fois pour toutes
      Et lui casser les reins
      Et le dos et la tête
      Et le bec, et les ailes
      Alouette, ah!

      Mon fils est en prison
      Et moi je sens en moi
      Dans le tréfonds de moi
      Malgré moi, malgré moi
      Pour la première fois
      Malgré moi, malgré moi
      Entre la chair et l’os
      S’installer la colère

      Félix Leclerc

    • Y a-t-il un pilote dans l’avion ?
      Ma réponse c’est oui (Personnellement je pense même qu’on a d’excellents pilotes)

      Alors le probleme est ou?
      Il provient de la section des passagers; il y en a qui répetent continuellement qu’on va s’écraser; ils créent de l’agitation , de l’hystérie et de la peur
      Habituellement c’est le rôle des hotesses de l’air de “rassurer”(c’est un rôle qui s’apparente a celui des journalistes)

      Ici même a la Pressse , je dirais qu’il y a un bon tiers des journalistes qui sont du bord des hystériques
      Que veulent-ils(elles) ? Qu’on mette un hystérique à la place du pilote?
      C’est désolant de lire et d’entendre que le pilote est un sale mais que le black-block est un valeureux guerrier

      Si vous dites “qu’on a besoin de rassurer” c’est pcq quelqu’un a crée de l’hystérie!
      L’hystérie , c’est la zone payante présentement (surtout a Montréal) alors tout le monde se lance en affaires…

    • ma signature: jacques Bougie de Québec

    • ça prendrait un gars qui connaît l’infiniment grand comme l’infiniment petit , ca prendrait un éducateur , un gars que tout le monde des deux bords respecteraient pour ses accomplissements ça prendrait Hubert Reeves

      albert bela

    • Excellent commentaire.

      Il en ressort, entre autres, l’échec lamentable de Jean Charest dans cette histoire. Un débat aussi profond que celui qui nous occupe aurait en effet besoin d’un véritable homme d’état, ce que Jean Charest n’a jamais été. Il exige aussi d’être mené par des acteurs dotés d’une certaine hauteur de vue et d’une solide autorité morale, ce dont Jean Charest est désespérément privé. Face à des leaders étudiants particulièrement posés et structurés, il ne fait tout simplement pas le poids.

      Lucien Jutras

    • On as mis quelqu’un au monde ,on devrait peut être l’écouter —Harmonium hein madame Beauchamps!

    • Tout à fait d’accord avec Catherine!

    • Très bon billet Mme L’ortie,ca reflète aussi ce que je pense de tout cela et moi aussi j’ai 2 jeunes qui entreront à l’universitee prochainement et je peut vous dire que je suis très inquiet pour leurs avenir !On assiste on dirait à une sorte de lutte des classe (riches vs pauvres) et le mépris envers nos jeunes,j’ai bien peur que l’on vas le payer cash un de ces jours quand ceux ci prendront les commandes de nos gouvernance!J’ai bien peur que le Québec de demain deviendras de plus en plus violent à cause de cette mise à l’ecart de toute une génération! —Pierre Michaud Laval

    • Madame, on ne parle pas de pauvres enfants à qui l’on doit expliquer que la vie n’est pas gratuite et qu’il faut rassurer mais bien de jeunes adultes… Et je regrette, mais ce ne sont pas les 4,45 $ supplémentaires par jour (dans 5 ans) qui “scraperont” le futur de ces jeunes, alors s’ils ont peur du futur à ce point, je ne donne pas cher de leur peau! Et je n’ai vraiment pas hâte qu’ils dirigent entreprises et pays…
      Combien de jeunes s’éternisent au cégep et à l’université car ils réalisent au bout de quelques sessions que finalement, ce n’est pas ça qu’ils ont envie de faire? Doit-on continuellement les subventionner jusqu’à ce qu’ils trouvent leur “vraie” voie? Je pense qu’il y a une limite à la capacité de payer des contribuables et de la société et elle est atteinte.
      Je ne vois pas de mépris dans le fait de dire à ces jeunes que la décision est prise et qu’il faut qu’ils l’acceptent. Ça suffit de faire le bacon et de tout casser dans l’espoir qu’on va finir par leur dire OK, par simple lassitude. Ce n’est pas du mépris de leur tenir tête, c’est du simple bon sens!
      Il serait temps aussi que les gens réalisent que les policiers font simplement leur travail, au lieu de plaindre les “pauvres” manifestants qui se font arrêter! Les agissements de ces jeunes adultes sont inacceptables et la société ne doit pas les tolérer, point à la ligne!

    • Oups, S. Bergeron

    • Je me fais parfois surnommer (affectueusement, j’imagine) le petit monsieur-à-cravate dans le milieu communautaire. Quand je regarde tout ça, je me demande si les petits comme les grands messieurs à cravates ne sont pas tout simplement jaloux de la puissance de cette machine à manifester et à négocier: wow, des jeunes de 20 ans ébranlent le gouvernement (des professionnels qui en ont vu d’autres)? C’est facile de condamner la violence, je ne vous vise pas personnellement, mais vous savez comme moi que c’est une règle de base de ne jamais désavouer les alliés devant les médias; cela dit, vous voudrez sans doute admettre avec moi que l’économie de Seattle s’est remise de Seattle 1999 (maintenant marque de commerce déposée ou presque.) Le capitalisme est une joute, où personne ne respecte les mêmes règles, parce que nous sommes tous afféré à les inventer au fur et à mesure. Le chaos fait peur, mais il ne faut pas charrier non plus: quand un premier ministre décide quelque chose, ce n’est pas la fin de l’histoire n’en parlons plus. Les jeunes, parce qu’ils ont les moyens de contester et d’être en grève de manière durable font bien de se manifester de toutes les manières. La vaste majorité d’entre eux, de toute manière, tôt ou tard, seront avalés par notre société ou la fameuse « maudite machine, » de Pierre Flynn. Aller, qui aime bien châtie bien: à vous que j’aime bien: bien humblement, je trouve que votre billet ne va pas assez loin et est malheureusement trop nuancé. Daniel Quimper / BonjourMileEnd

    • Félicitations pour votre bon papier sur le mouvement étudiant et les inquiétudes sincères qui nourrissent les revendications.

      D’un côté, on ne peut pas geler indéfiniment des frais de scolarité sous peine de déresponsabiliser les étudiants par rapport à ce que la société attend d’eux.

      De l’autre, subventionner une éducation gratuite ou presque représente un investissement au moins aussi bon sinon meilleur que les subventions directes et indirectes aux compagnies minières et les tarifs préférentiels aux alumineries.

      Bref, je suis perplexe.

      Je n’appuie pas inconditionnellement les étudiants et je ne donne pas non plus le paradis sans confession au gouvernement.

      Une chose m’apparait assez claire. Présentement, l’insertion de la jeunesse dans la société «normale» est à mon avis trop tardive. Je m’explique. L’allongement de la période des études, la précarité du travail pour les 5-6 premières années en emploi, le coût d’acquisition d’un condo ou d’une maison, les dettes d’étude, les pressions de toutes parts sur la vie de couple, remettent à plus tard les projets de fonder des familles. Il en découle une frustration insidieuse.

      J’ai le souvenir d’une ancienne collègue de travail qui en est venue à renoncer à son projet de fonder une famille à cause de l’insécurité de son statut d’éternelle pigiste. C’est sûr qu’on pourrait dire qu’elle aurait du foncer en avant et faire son projet quand même. Qui suis-je pour en juger?

      D’autres ont prolongé leurs études en attendant de trouver un travail qui n’était plus vraiment au rendez-vous du fait de leur sur-spécialisation avec, en prime, un endettement plus élevé.

      Dans ce contexte, la gratuité scolaire n’est pas une solution à tous les maux mais elle aurait le mérite d’éliminer le spectre de l’endettement alors que, par le jeu de la fiscalité, le gouvernement récupérerait à long terme son investissement grâce aux impôts élevés payés par ceux qui auront financièrement réussi. Encore faut-il que les gradués restent au Québec!

      Ça ne règle pas tous les points qui compromettent l’insertion sociale de la jeunesse mais on pourrait y réfléchir bientôt avec toutes les bonnes volontés dans un climat plus serein.

      Carl Brabant

    • Merci de lire « affairés » plutôt que « afféré » dans le message précédent. DQ

    • Très beau texte. Bon jugement et visionnaire.
      Si on écoutait plus avec le coeur on s’exprimerait peut-être mieux avec la raison.
      Merci de votre éclairage différent qui nous fait réfléchir sur les vrais enjeux de ce rapport de force.

      François Langlois

    • My god, que de maternage.

      Um parent responsable retournerait son enfant sur les bancs d’école et le préparerait a affronter l’avenir tel quel est c’est a dire dans la vie rien n’est gratuit.
      Un parent responsable lui rappelerait le respect du bien d’autrui, des lois et de l’autorité et l’encouragerait surement pas dans la désobeissance civile.
      Un parent responsable ne plierait pas devant les caprices d’enfants gatés parce que le petit enfant fait une crise et exige que ca marche comme il en a décidé du haut de sa longue experience de 18 ans.
      Bravo a ce gouvernement qui se tient debout en esperant qui continue de le faire. Un parent responsable ca passe toujours pour le méchant…..

      Jacqueline Lavallée

    • La hausse est de un dollar par jour.

      Ce dollar par jour ne veut rien dire. Un montant d’argent ne veut rien dire s’il n’est pas mis en perspective.

      Quelle part des depenses scolaires paient les etudiants, la est la question.

      $1,000 par annee, $3,000 par annee, $10,000 par annee… des chiffres qui ne disent rien.

      En effet il faut negocier. Selon moi, faudrait instaurer un systeme qui divise les depenses equitablement. Ex: le budget a l’education est de x pour l’annee 2012, les etudiants paieront 20% du cout reel.

      Pour le 80% manquant, c’est la qu’on peut etre creatif. Ex: 50% sera finance par les impots, et le dernier 30% proviendrait d’un partenariat avec le prive, que ce soit par des commandites, ou des divisions a revenus que creent les universites et CEGEP

      Pour ce qui est de Charest qui a “dit caca” – oui c’est stupide, mais caline y il n’y a pas de quoi se faire une raison non plus.

      Pour ce qui est des manifs en general, MCL vous avez tout a fait raison d’utiliser l’analogie de parents ave des enfants: les foules agissent en enfant qui pique une crise et brise tout, parce qu’il vient de tomber 2 pieds de neige dehors et il ne veut pas aller pelleter.

      Cristi mon enfant, c’est pas de ma faute s’il neige. Faut conjuguer avec.

      Ceci etant dit, le parent devrait se dire “ouin 2 pieds de neige c’est beaucoup pour un tit boutte, je devrais aller l’aider”. Si ce n’est que de sortir avec un chocolat chaud apres une demi heure de pelletage.

      Par contre si le parent vient de se taper une grosse journee, et est stresse parce qu’il est super endette (notre cas), ben ca ne tuera pas l’enfant de se taper une couple d’heures de pelletage non plus. Il peut commencer le soir et finir le matin avant d’aller a l’ecole

      En fait, j’aime beaucoup mon analogie de pelletage de neige. C’est du travail, mais en meme temps on prend un break quand ca nous tente, on est dehors, c’est ravigotant, on regarde les flocons qui tombent, on est bien. Du travail oui, mais le fun. Ca sonne pas mal comme l’universite.

      MCL, vous avez raison, il faut un sage pour regler tout ca. Quelqu’un qui a les pieds sur terre, litteralement. Quelqu’un qui connait la vraie vie, quelqu’un que tout le monde respecte – pas des avocats, pas des actuaires, pas des comptables. Le peuple ne veut pas de pelleteux de nuages.

      Je propose un cultivateur.

      La Gauche sera contente. Quoi de plus noble qu’un cultivateur

      La Droite sera contente. Un cultivateur, ca sait compter en sapristi

      Les jeunes seront contents, car v’la de vraies hommes et femmes. Y a pas de feluettes sans colonne qui ne savent pas prendre de decision sur une ferme. Quand on est sur une terre, on fait avec ce qu’on a.

      PS. les hausses sont de une piasse par jour.

      PPS. les “grands concepts” de malaise general, le bobo qu’on ne saurait identifier, c’est l’argument que les chroniqueurs sortent quand ils ne savent pas quoi dire. C’est pas nouveau.

      PPPS. vos touristes se doutent bien que ce n’est pas comme ca d’habitude. S’ils viennent d’Europe, ils sont habitues. S’ils sont americains, ils ont vu pire. S’ils sont d’Amerique du Sud, c’est de la maternelle pour eux. S’ils sont d’Afrique, ils ne font pas touristes a Montreal. S’ils sont d’Australie, alors la ils sont scandalises.

      F Vachon

    • Juste apres votre message sur le metro .. voyez, un autre argument de laisser la voiture dans le garage. Pas de souci de se faire defoncer une fenetre par un idiot casseur qui suit un mouvement essayant de faire passer un message …
      .
      De l’Asie, je ne comprend pas trop ce qui se passe en details sauf que Charest, qui fait probablement son dernier mandat, en a rien a foutre avant d’aller se faire engraisser les poches dans une job de lobbyiste qqu’onque …
      .
      D Cormier

    • Merci pour ce beau texte.

      Derrière ces émeutes se cache très probablement le rêve. Un rêve de pouvoir prendre sa place au soleil, un rêve de démocratie et un signal d’alarme.
      La personne qui se lèvera ne pourrait-elle pas être la citoyenne et le citoyen en chacun de nous? Individuellement, nous sommes tous responsables de la situation actuelle par notre laisser-aller et notre manque d’engagement et de solidarité. Levons-nous. Faisons un retour vers le collectif et la prise en charge de nos ressources et de nos institutions scolaires, politiques, coopératives, etc.

      Les images de la journée du 20 avril étaient terrifiantes. Elles ont fait le tour du monde. Souhaitons que les citoyens prennent la main tendue des étudiants et poursuivent la mobilisation. De manière pacifique, mais décidée et convaincue.

      Claude-André Guillotte
      Sainte-Julie

    • Mme Lortie,
      J’aime souvent vos textes. Merci pour les sujets abordés et les idées proposées.
      Ici, je me demande: «Quelle société cherchez-vous? »
      Je suis nouvellement arrivée à Montréal depuis 2 ans pour le travail. Je viens d’un petit coin tranquille du Centre-du-Québec. Je suis une optimiste, une idéaliste, je pars souvent sans carte en me disant que je trouverai bien l’endroit ou qu’il y aura un bon samaritain sur mon chemin. Je crois en la bonté du genre humain.
      Le spectacle que je vois au quotidien à Montréal me désole. Les gens ne prennent pas soin du bien public. Des propriétaires de chiens qui laisse leur bête déféquer dans la rue sans ramasser sous prétexte que personne n’y mettra le pied après tout c’est la rue pas le trottoir, les jeunes qui font des grafitis dans le métro, les gens qui jettent le journal(dans le métro) ou leur mégot de cigarette(dans la rue) par terre sans se soucier de rien. De plus, tout ça se déroule sous le regard de tous et chacun sans que personne ne dise mot. Si nous voulons une société respectueuse, pourrait-on commencer par respecter ce que nous nous offrons collectivement? (La propreté de nos lieux, rues, parcs et métro).
      Il me semble que ce sont de simples actions qui pourraient faire une différence sur notre qualité de vie à tous.
      Je crois qu’on peut tous ce poser la question: «Comment puis-je être un meilleure citoyen?» Nous aurons probablement une meilleure société. Je crois que la société c’est d’abord nous et pas les gens qui prennent les décisions. Comprenez-moi, ils en font partie, mais c’est pas au premier plan.
      Je n’appuie pas les grèves quelqu’en soient leur nature. Comme vous dites, il devrait être possible de discuter en toute circonstance.

      Christine Gingras

    • Aux leaders étudiants:

      “Qui sème le vent récolte la tempête.”

      J. Boisjoli

    • Mme. Lortie, vous ajouter avec votre plume toute féminine, le même regard que votre confrère Foglia. une lutte pour la raison, pour l’équilibre.
      les jeunes ont une vision a long terme, les politicien,,, hum pas certains.

      j’ai toujours pensé que cette manifestation avait un regard plus profond que juste une révolte contre les frais de scolarité, et vous visez juste sur le sentiment d’injustice qui perdure et s’amplifie dans la société.

      par contre, de faire appel a un regard neutre venant du milieu politique est fortement utopique. je verrais plus une sorte de coalition avec des scientifiques (Hubert Reeves!) des artististes (pas du cinéma, ni du theatre, de vrai rêveurs,,) etc…

      je suis tellement désolé de voir les policiers être si dur envers les étudiants,,, que j’en perd ma démocratie.

      M. Lessard

    • Pour commencer Mde Lortie bravo.
      Et voilà où nous en sommes les émeutes d’ailleurs sont chez nous.
      Madame Beaucoup condamne le vandalisme de certain étudiants. Mais l’à les policiers sont devenue
      dangereux pour la sociétée et ce grace à vous Madame Beauchamps.

      J’ai vue aucun étudiant avec un casque pare vitre, baton et bouclier. Et voilà pour une
      solidaritée ils ce font tappé dessus sauvagement.
      Bravo belle société.

      Si cela cause une émeutes général au Québec, je serai le dernier des surpris.
      Et voilà où nous en sommes tristement.
      Sur ce Madame Beauchamps pour mettre nos vie en danger
      je suis dans l’obligation de vous congédier sur le champs.

    • Bonjour,

      Le futur au Québec… oui, vous avez touché l’essentiel de ce conflit.

      En restant campé sur ses positions, le présent gouvernement tend à vouloir démontrer ceci :

      - 1) tu veux étudier longtemps? pas de problème mais ça te coûtera un bras;

      - 2) les longues études te puent au nez? pas de problème le Grand Nord québécois t’attend.

      Jusque là, ça va. Il y a par contre une chose qui m’inquiète :

      - les futurs gouvernements du Québec, à l’exemple de celui qui est présentement en place, prendront-ils l’habitude de faire appel à la police pour faire rentrer dans les rangs les « têtes » récalcitrantes?

      Daniel Verret (nadagami)

    • C’est vrai pour les principes, et c’est aussi vrai dans le pratico-pratique: on demande aux étudiants (et leurs parents, faudrait pas faire semblant de l’ignorer…) de fournir des million$ supplémentaires, alors que chaque jour on est bombardé de révélations sur combien de milliard$ ce gouvernement suce pour lui et ces petits-z’amis qui riaient des jokes du Don, hier, justement…

      Sans compter le fait que lorsqu’on parle de gouvernement “élu démocratiquement”, on néglige de dire que 65% des électeurs ont votés pour un autre parti, la dernière fois. Et qui a la majorité, déjà?… Méchante démocratie! C’est un débat sur le mode de scrutin qui est dû, au Canada. Pas juste un débat sur des coûts et des principes.

      P. Baillargeon

    • 20 avril 2012

      Jean Charest a mis le feu aux poudres

      Depuis que le premier ministre du Québec Jean Charest a brandit le spectre de la hausse des frais de scolarité la paix sociale est menacée et il y a des confrontations de ruelles entre nos jeunes étudiants et les corps policiers. En effet depuis maintenant plus de 2 mois jour après jour la province est sans dessus dessous et les deux partis se tairent dans leur position respective.

      Monsieur Charest ce n’est pas en blaguant et hilarant sur le dos des étudiants devant 1200 personnes que vous allé régler le problème que vous avez créé. Monsieur Charest ce n’est pas un jeu il y avait une émeute à la porte du centre des congrès et tout ce que vous aviez à dire aux étudiants c’était de leur offrir un emploi le plus au nord possible pour s’en débarrasser.

      Étant donné que votre ministre de l’éducation Lyne Beauchamp a perdu la confiance des étudiants il faut que vous repreniez le leadership de ce dossier et que vous cessiez cette confrontation qui est devenu dangereuse pour l’ensemble de la population.

      Jocelyn Boily

    • Ci-joint la chanson de Mme Bertrand pour vous changer un peu les idées, chère.
      Tout spécialenent dédiée à Pauline à la demande générale. Yesssssss!

      Y. ROY, Mtl

    • Mme Lortie, vous demandez elle est-où votre société? Moi je demande il est où le gros bons sens. Et je vais “clairer” une question tout de suite. Je ne suis pas un supporteur de Charest.

      Les médias traitent les étudiants comme une espèce en voie d’extinction et ce depuis le début du “conflit”. Conflit crée de toute pièce par eux, encouragés par certains politiciens et outrageusement soutenus par les syndicats. Moi si j’était syndiqué et que $30,000 de mes bidous servaient à aider à financer la “grève” étudiante, je m’en offusquerait sérieusement. Car les étudiants d’aujourd’hui n’aspirent pas à devenir les syndiqués de demain, pour la plupart. Contrairement à ce qui est véhiculé dans les médias, il sont là pour une seule chose: leur propre nombril. Pas pour sauver la Terre, pas pour une vague “projet de société”, terme surutilisé et vide de sens. Et durant les manifestations, c’est pas la police qui fait de la casse. Ce sont ces étudiants qui disent s’abreuver à l’abreuvoir de la démocratie alors qu’ils la bafouent quand bon leur semble… Il y a deux ans que ce gouvernement les a annoncées les hausses de frais de scolarité. Tout le monde était bien content que l’on vise le déficit zéro. Là, c’est le temps de prendre la pilule et un petit groupuscule d’irréductibles casseurs refuse ce qui a pourtant été voté démocratiquement.

      Revenons à la “grève”. Ce qui est outrageux justement, c’est que personne ne s’offusque de la rhétorique disgracieuse des leaders étudiants. Personne ne s’offusque du fait que l’on a simulé un enlèvement d’une ministre sur YouTube, personne ne s’offusque que l’on ait eu accès à des addresses personnelles de ministres et que l’on leur ait fait des menaces. Tout ça pour le prix d’un café par jour… Personne ne s’offusque plus de rien au Québec. Le Québec est sur un valium perpétuel.

      Finalement, un peu de pragmatisme. On regarde les images de la Grèce et on s’en pense bien loin. Mais le Québec ressemble en quelques points à ce petit pays qui n’a eu d’autre choix que de faire de réformes drastiques. On a plus le choix. On a un bon filet social qui n’est pas parfait, mais qui aide notre voisin en difficulté. Et j’en suis fier. Arrangeons-nous pour consolider nos acquis (système de santé entre autres) que de continuer à étendre le filet social. Il va falloir arrêter d’avoir le coeur saignant à chaque fois qu’une vedette passe à une émission racoleuse pour vendre sa cause et que le gvt est imploré d’absolument faire “quelque chose”, car on en a plus les moyens.

      Et, oui, ça me lève le coeur de voir que les baby-boomers ont tout raflé sur leur chemin et c’est nous qui ramassons les pots cassés. Mais à défaut de faire une pige dans leur caisse de retraite (si vous voulez voir du grabuge…), on est pris avec le problème. On a deux choix, on plie ou on l’affronte. Et plus vite on l’affronte le problème, plus vite on le règle. C’est comme une fuite d’eau. Veut-on colmater la brèche au plus vite, ou attendrons-nous que l’eau monte à l’étage et nous engloutisse?

      Merci de votre attention.

      Stéphane Grégoire

    • Et la CLASSE appuie évidemment les criminels masqués et la racaille violente et radicale, au lieu de condamner la violence.

      «Cessons d’avoir peur des lois qui encadrent notre mécontentement et désobéissons collectivement afin de sortir ensemble dans les rues du Québec. (…) En ce moment, le gouvernement a la frousse, il est prêt à céder. Profitons de ce moment pour mettre une clé dans l’engrenage de la révolution culturelle et défendre une société qui priorise la population sur le profit.»

      B Plante

    • En rajout à mon commentaire précédent, une solution pratico-pratique pour l’avenir. Pourquoi ne pas augmenter TOUS les services gouvernmentaux grosso modo au coût de la vie, tant pour les garderies à sept piastres, les passes pour la SÉPAQ, ainsi que les frais de scolarité. Ça, c’est une société juste et progressiste. Parce qu’il n’y a rien de gratuit dans la vie.

      Stéphane Grégoire

    • Mme Lortie,je trouve votre billet fort éloquent et venant tout droit du coeur,cependant la réalité diffère,la vie est une jungle,l’éditorial de M.André Pratte ce matin remet les choses dans son véritable contexte.Oui M, Charest a fait une gaffe politique monumentale en essayant d’enlever un peu de tension dans cette salle d’investisseurs offrant des opportunités d’emplois en or;soyez certaine que tout le monde ne savait que trop bien ce qui se passait à l”extérieur et que personne ne devait trouver ça comique.Le GRAND responsable est le porte parole de la Classe qui continue d’appuyer et d’encourager par le fait même tous ces petits “wanna be” terroristes;il aurait suffit d’accepter que ces gestes violents n’ont pas leur place nulle part et on serait déjà à se parler au lieu de tout casser…..Oui tout une société à venir, la règle du ” Ils ne disent ou ne pensent pas comme nous ,eh bien cassons tout!”
      Eh ça se dit universitaires,des moutons de Facebook….
      Claude Pierre

    • “quand la jeunesse exprime sa peur du futur qu’on lui réserve, on lui donne une claque dans le visage plutôt que d’essayer d’expliquer et de rassurer, comme le ferait un parent responsable.”

      Arrêtez, je vais verser une larme. Les petits bébés cassent tout, bousculent des passants, gârochent des roches et des bouteilles de vitre à la police, bloquent les rues, bloquent l`entrée à ceux qui veulent étudier(qui sont majoritaires en passant si on calcul aussi ceux qui sont en classe présentement). Il faudrait les prendre par la main et leur expliquer que c`est pas bien se qu`ils font. Non mais vous rêvez en couleur. J`aimerais ça vous voir si quelqu`un irait chez-vous détruire vos biens et vous gârochez des roches et des bouteilles de vitres en pleine face. Vous pensez que le type qui est arrêté sur la photo est un ange ?

      George Larimé

    • Touchant et dense, merci pour ce papier.

      Je me demande cependant s’il existe encore quelqu’un au Québec qui ne soit pas dans la querelle ?

      Tout est tellement polarisé qu’il ne semble justement plus possible d’échanger. Tout nous pousse à prendre position de façon tranchée, être pour ou contre le hausse, être pour ou contre le mouvement de boycott des étudiants, être pour ou contre le Plan Nord, pour ou contre le gouvernement. Il me semble que quiconque cherchant à faire dans la nuance est aussitôt envoyé dans les câbles à coup de slogans et de discours émotifs peu rationnels… à droite comme à gauche.

      Ce que le premier ministre a fait hier est indigne d’un chef d’état, une arrestation abusive est une arrestation de trop, mais un étudiant cagoulé, casqué, armé d’une pioche est aussi condamnable, malgré le désespoir…

      Vivement un moratoire sur la hausse, pour que nos jeunes terminent leur trimestre et n’hypothèque pas leur avenir, vivement une vaste consultation publique où on discutera plutôt que de s’affronter, de part et d’autres, à coup de slogans réducteurs. Place aux idées, place aux projets.

      Michel Lemelin

    • excellente prestation de Jean Charest vendredi au palais des congrès

      Est-ce le genre d’attitude qu’on attend d’un leader?

      On pourrait s’attendre d’un premier ministre qu’il s’élève au dessus de la mêlé et calme le jeu au lieu de jeter de l’huile sur le feu, mais toujours égal à lui-même, Jean Charest préfère employez le sarcasme et la dégradation contre ses adversaire. Qu’attend t-il pour régler le problème? La mort d’un de nos enfants?

      Vendredi, je n’ai pas vue un leader, mais un vulgaire personnage, minable.

      Danny Mansour

    • J’aimerais ça, moi, que Jean Charest soit pris dans une manifestation. Qu’il étouffe à cause des gaz lacrymogènes. Qu’il entende le bruit que font les matraques lorsqu’elles s’abattent sur la chair, et qu’elles brisent parfois des os. Qu’il voit le sang couler…

      Peut-être qu’il rirait moins, qu’il serait moins au-dessus de ses affaires, se frottant les mains en se disant que ce grabuge l’aide à remonter sa popularité… Que les gens oublient qu’il est en train de vendre le nord du Québec à rabais à des trous de cul qui rient de ses mauvaises blagues.

      Du moins, ça supposerait qu’il ait encore un soupçon de sensibilité et d’honnêteté. Qu’il ne soit pas devenu complètement pourri à force de faire de la politique, et qu’il y ait encore en lui un espace d’humanité. Espérons que c’est le cas.

      Espérons que nous aurons droit à un homme ou une femme qui saura se comporter en chef d’état. Parce que ce n’est pas le cas pour monsieur Charest. Il agit en ce moment en petit politicailleur.

      Stéphane Thibodeau

    • À argyle …

      Ceux qui rendent les révolutions pacifiques impossibles rendent les révolutions violentes inévitables.

      - John F. Kennedy

    • “Il y a une peur et l’inquiétude réelle des enfants des baby-boomers face à l’avenir de la société, du système économique et face à la vie qu’auront ceux qui seront du mauvais côté de la “track” comme on disait jadis.”

      Ben oui, ces enfants-la de baby boomer qui ont été gater a l’os.

      T’a finit ton Secondaire mon choux ? Tiens pour te récompenser je te donne une voiture neuf clé en mains.

      Tu as 25 ans, tu travailles, tu fais 20$/hres ? Reste a maison je te chargerai pas de pension, rien. Pis ta mère va continuer a faire tes repas, laver ton linge…

      Dans la nature, quand un bébé moineau veut pas voler, la mère le pousse en bas du nid et good luck.

      Y.Béchard

    • Ou sont plutôt les vrais intellectuels ?

      Pas sur que j’aime le billet. Vous ne prenez pas position. Les étudiants ont-ils raison ou pas ? Il n’y aura aucun leader de droite, de gauche ou tout simplement qui n’appartient à rien et qui comprend un peu l’économie et la société qui va calmer le jeu.

      Les leaders dont vous parlez ont tous compris qu’on ne peut plus vivre comme avant. En même temps, les jeunes n’ont pas compris qu’on ne peut pas vivre comme avant.

      Mais en gros, ni l’un ni l’autre n’ont compris. Parce que personne ne propose une vision. Ils ne pourront pas de toutes les façons parce que le monde est devenu trop complexe.

      L’individualisme exaspère le tout.

      Combien d’entre eux pensent vraiment au bien commun? Combien d’entre eux vivent dans la simplicité volontaire et aimeraient partager avec un africain qui meure de faim, ou juste se battre pour des principes qui vont au-delà de l’augmentation des frais…

      C’est quoi le projet qu’ils proposent eux-même ? Sans être démagogue, le meilleur d’entre eux rêverait de finir ses études et s’acheter un duplex à Villeray …

      Moi par exemple, je suis immigrant depuis 13 ans et j’ai payé mes études ici sachant que j’avais deja un diplôme d’ingénieur reconnu . J’ai passé 10 ans à faire des jobines et a m’endetter. J’ai maintenant 42 ans, 30.000 dollars de dettes et j’ai cotisé des peanuts aux régimes de retraite . Qui dit mieux ? Quelqu’un a pensé à moi et sorti protester pendant ces années ?

      Il est temps qu’on revienne à la raison. Chacun défend sa chop. On n’a pas besoin de leaders qui parlent. Mais d’intellectuels qui disent la réalité et qui se mouillent dans l’arène. C’est quoi les vrais faits ? C’est quoi les vrais enjeux ? C’est quoi les priorités ? Qu’est ce qui nous attends comme sociétés ? Comment peut-on gouverner face a la complexité ?

      Abdoulay Diallo

    • @mart0
      Je ne sais quel est votre âge mais il me semble qu’il y a des éléments qui vous échappent à l’égard des gens de la génération de “chips”. Dans les années ‘70, les frais de scolarité étaient de 250$ par session; le salaire minimum 1,25/h; un passage en autobus et une boîte de Kraft Diner coutaient 0,25$; un 3 1/2 miteux dans un sous-sol 125$ par mois et les taux d’intérêts pour le remboursement d’un prêt étudiant à 9%. En plus de notre emploi d’été, il fallait parfois cumuler 2 ou 3 autres jobs pendant l’année scolaire pour joindre les 2 bouts. Les parents de la plupart de mes collègues étudiants n’avaient pas de grosses jobs et les familles étaient pas mal plus nombreuses qu’aujourd’hui. Alors, même si les gouvernements du babyboom ont choisi de maintenir les frais de scolarité bas pour permettre au plus grand nombre de québécois d’accéder à des études universitaires, il fallait en faire des heures de travail à 1,25$ pour payer nos cours. Des grèves et des débrayages il y en a eu des dizaines à cette époque. Je me rappelle avoir terminé une session à la mi-juillet une année.
      Vous dites que nous avons profité du système? Un système qui a favorisé la scolarisation des québécois ça c’est vrai. Jamais le taux de diplômation n’a été aussi élevé. Il en est résulté une société instruite, cultivée, créative et productive. Et c’est la perte de la possibilité d’accéder à l’éducation que “chips” déplore lorsqu’il dit que “c’est une partie de nous-même qu’on ampute”.

      @MCL Merci pour ce beau témoignage.

      C. Gosselin

    • Enfin quelqu’un qui ouvre les yeux pour vraiment “voir”. Bravo et merci!

      Vous avez parfaitement raison; c’est l’avenir de notre société qui est en cause et ce n’est pas une peur “imaginaire” que celle des étudiants. La société actuelle n’est certainement pas celle pour laquelle j’ai travaillé depuis 1960.

      André Lefebvre

    • On a besoin d’un ou d’une leader, de quelqu’un qui n’est pas dans la querelle — leaders politiques et premiers ministres s’abstenir — qui ait le respect de tous et soit capable de s’élèver pour calmer les foules, pour agir comme médiateur, comme calmant. Une personnalité qui ne parle au nom d’aucun groupe, d’aucun gouvernement, mais seulement au nom du gros bon sens.

      ********

      Très bon billet, on l’a ce leader ,charismatique et indépendant de fortune donc incorruptible qui travaille pour le bien commun. C’est Dominic Champagne, il sera présent dimanche à la Journée de la Terre, y serez vous ?

      J.C.Vincent

    • @ rysen24

      Vous avez parfaitement raison.

      Si nous avions une démocratie “participative” au lieu de cette “farce représentative”, les problèmes actuels n’existeraient pas. Il n’est pas normal que lorsque plus de 200,000 citoyens manifestent CONTRE une décision gouvernementale, celle-ci ne soit pas remise en question.

      On se croirait au Moyen Age.

      André Lefebvre

    • Woww, excellent…
      Peut être que les leaders qui ont ce charisme assez puissant pour calmer le jeu, ne sont plus intéressé à se mettre au devant. La façon dont la population au Québec traite ses leaders en font réfléchir plus d’un et on préfère se déconnecter de cette réalité pour vivre plus sereinement qu’en se mettant au devant pour se faire traiter de bandit… La sémantique utilisé ad nauseam par tous les leaders politiques pour se montrer meilleur en rabaissant les adversaires n’est pas étrangé à cette réalité. Ça prendrait un Gandhi, un Nelson Mandela, une Aung San Suu Kyi, un Kofi Annan et comme vous voyez s’il existe au Québec, il est toujours dans l’ombre…

    • Oups…
      J Deslauriers

    • Comment commence la violence, une manifestation pacifiste en janvier, les étudiants avaient fini de manifesté et voulaient partir, réaction de la police, poivre de cayenne et coup de matraque !
      http://www.youtube.com/watch?v=AeiyqT2HFZA&feature=related
      Et on accuse les étudiants d’avoir commencé la violence.
      La violence c’est en premier d’avoir du pouvoir et l’employer à mauvais escient.

    • Bonjour,
      Comme par hasard, j’avais envie de m’exprimer ce matin sur le sujet de la sorte de société qu’on veut, suite aux évènements d’hier ! Et Mme Lortie vient nous suggérer exactement de discuter de cela.
      C’est LA question ce matin.

      Pour ma part, tout geste qui passe par la violence est immédiatement considéré comme illégitime et rend le groupe qui le pose illégitime. Donc, la CLASSE devrait immédiatement être éliminée du système ! Le gouvernement devrait faire passer une loi pour leur enlever le droit d’exister, point final, sur la base de leurs communiqués clairement désobéissants et qui encouragent les excès. Pourquoi ? Parce que, comme bien rapporté par M. Pratte, ils ont encouragé la violence, via leurs textes explicites. Ils se tirent dans le pied (si vous me pardonnez l’expression). Eux exclus de la scène au Québec, les choses pourront avancer. Elles ne peuvent en aucun cas être réglées par chantage, intimidation, désobéissance civile.
      Moi, c’est la société que je veux : pacifique, pacifiste, aucun encouragement à la violence. On n’est pas des barbares, on est civilisés ! Ceux qui sont du côté de la violence font reculer la société vers les temps où chacun réglait ses comptes personnellement. C’est l’ancien temps, ça, le Moyen Âge. Au 21e siècle, il faut encourager les discussions, les négociations (ce qui manque à ce point du conflit, mais ça s’en vient, pas le choix).
      En conséquence, il faut éliminer la CLASSE, sinon on envoie le message que ce type de groupe qui fait du vandalisme est accepté et que c’est de cette façon que les choses avancent… Je regrette, mais encore une fois, ce n’est pas la société que je veux. Ça me pue au nez, au contraire.
      S’il reste seulement les 2 autres groupes (légitimes, ils ont condamné la violence), les rencontres avec le gouvernement sont prévues et il y a espoir que ça se règle.

      Le dossier est très complexe, chacun ne voulant pas perdre la face, et je ne m’y connais pas assez pour suggérer des solutions, mais au moins je sais que les actes violents et l’intimidation doivent être totalement exclus du conflit. Là-dessus, la Ministre et le Gouvernement doivent être absolument intraitables.

      Denis Bélanger, Québec

    • Il n’y a pas longtemps je suis allée à une fête de famille. Naturellement le conflit étudiant a beaucoup alimenté les conversations. Quelqu’un a mentionné la révolte des étudiants en Chine, le massacre sur la Place Tian’anmen. Je suis allée en Chine, j’ai vu cette place, je savais qu’une révolte étudiante avait fait plusieurs morts mais, à ma honte, je ne savais pas vraiment pourquoi ces étudiants s’étaient révoltés. Donc, j’ai fait mes devoirs. Ils se sont révoltés par soif de liberté dans un pays ou un seul parti fait la loi. Ils demandaient des réformes politiques et démocratiques. Quand je vois la raison pour laquelle nos étudiants se battent (une augmentation de $1200. sur 5 ans -crédit d’impôt oblige), je me demande vraiment ‘Où est ma société? C’est pour cela que l’on fait des émeutes, qu’on prend une population en otage? J’ai
      honte. Et ces professeurs qui devraient savoir mieux qui les encouragent. Arrêtez d’étudier, prenez votre sac à dos et allez voir le monde. A se regarder le nombril on manque un peu de perspective. Je suggère la même chose aux professeurs.

    • oups, oublié de signer.

      Danielle Perrin

    • @ Jolico

      Après relecture du message de Chip, je dois avouer que vous avez raison. J’avais mal interprété son propos.

      @ Chip

      Je vous présente mes plus humbles excuses.

      Martin Leblanc

    • Très bon billet Madame Lortie.
      Ce qui me désole est que les médias donnent toute la place à une minorité (la majorité des étudiants étant pour le retour en classe, mais eux n’ont pas la parole). La casse fait vendre plus de copies que la majorité silencieuse.
      Ce qui me désole est que l’anarchie prend maintenant toute la place et que demain, l’objectif visé par la grande marche Jour de la Terre soit noyé par les revendications de d’autres groupes plus radicaux. Beaucoup de personnes de mon entourage (des familles surtout) ont décidé de ne plus se rendre à cette marche qui se veut pacifique, mais dont on craint qu’elle soit infiltrée par des casseurs.
      Je participerai à cette marche pour montrer aux voyous (s’ils sont présents) qu’ils ne m’auront pas par la peur!

      Nicholas Ninousky

    • Bonjour madame Lortie,

      “…quand la jeunesse exprime sa peur du futur qu’on lui réserve, on lui donne une claque dans le visage plutôt que d’essayer d’expliquer et de rassurer, comme le ferait un parent responsable.”

      Je ne crois pas, madame, que la jeunesse exprime présentement sa peur du futur. Je crois qu’elle exprime plutôt son dégoût du présent…….dégoût que ,moi le vieillard, je partage avec elle. Dégoût d’un roi aveuglé par son dogme unique : faire, faire et faire pour faire! Dégoût d’un système d’éducation qui à partir des C.P. E. jusqu’aux Universités ne vise plus qu’à produire une humanité qui saura être utile à ce roi, utilisable à ses propres fins. Cette jeunesse cherche à étancher sa soif de rêves, de joies, de libertés……. de vivre hors de ce royaume. En d’autres temps, d’autres espaces, elle aurait sans doute pris un bateau vers un ailleurs…….mais d’ailleurs. il n’y en a pas…….il n’y a plus d’Amériques……..la terre est devenue un royaume clos.

      Puisse-t-elle, cette merveilleuse jeunesse, parvenir à nous libérer de ce roi!

      Pierre Mayers

    • Un grand merci pour cet article. Vous devriez prendre la place de Pratte qui manque beaucoup d’indépendance ces jours et ces années-ci.

    • j’ai oublié de signer: Jacques L’Écuyer

    • Merci Mme Lortie! Un baume ce matin et comme j’aime votre appel à la tempérance je ne répondrai pas aux disgracieux commentaires ici. Mon autre merci à Guy18 pour ce beau rappel!
      P.Lavoie

    • … Coudonc… Y a sûrement quelque chose de pas normal dans le système d’aqueduc de la ville de Montréal. Le billet de Madame Lortie est tout simplement pathétique et insidieux.

      Sous un ton très subtil, madame Lortie prend clairement positionnement en faveur de ceux qui font la casse dans la Ville. …. Aucune dénonciation des actes de violence commis par les révolutionnaires et les anarchistes, lors de la manifestation d’hier! … Faut le faire !!!

      Anyway, c’est une lutte à finir entre le gouvernement et les anarchistes/communistes. Et, on sait , dans quel camp les journalistes syndiqués de LaPresse se situent maintenant. Vive le CHAOS!

      Denis Maheux

    • ..”l’écart grandissant entre les riches et les pauvres. Mais la colère est revenue, plus forte même on dirait, et on l’a vue au sommet du G20 à Toronto il y a deux ans, puis cette année chez Occupy Wall Street, puis chez les Indignés et maintenant chez les étudiants québécois.”

      Le vrai problème est ici. Cette inégalité grandissante entre riches et pauvres.

      Le désintérêt total de notre PM envers la jeunesse de ce pays me sidère. Je suis un baby-boomer et comme le chantait Félix, la colère s’installe en moi.

      Robert Duquette
      Saint-Luc-de-Bellechasse

    • Votre société en a pris un coup quand on a décidé que c’était un droit de se cacher le visage pour une manifestation et de tout casser.

      Quand on en aura assez de payer les dégâts de not petits enfants gâtés, peut-être reviendrons-nous à une société civilisée avec des règles qui sont observées. C’est ça ou on ce recule et on regarde nos villes ce faire détruire.

      A. Gaudreault

    • Je n’approuve aucunement la violence ni d’un cote, ni de l’autre. Et pointer du doigt qui est le premier a frapper, comme certains le font ici, ne reglera jamais rien. Qui a commence la violence et pourquoi? Je n’y etais pas et la plupart d’entre vous non plus. Alors je me fou de savoir qui a frapper le premier, surtout que cela ne fait que diverger le regard du probleme lui-meme: la hausse des frais de scolarite. D’un cote nous avons un gouvernement qui est ferme sur la hausse mais accepte de bonifier les prets et bourses pour aider l’accessibilite et serait pret a discuter d’une mesure de surveillance de la gestion des universite, une idee d’une association etudiante. De l’autre, nous avons une association qui ne veut rien negocier d’autre que le gele des frais de scolarite.

      Le fait est que nous sommes dans une societe democratique et que la strategie de “je retiens mon souffle jusqu’a ce que vous flanchiez” est indigne des associations etudiantes. Ce serait digne d’enfants de 7 ans, pas de jeunes adultes debut vingtaine. Le gouvernement recoit comme mandat de prendre des decisions, que celles-ci soient populaires ou non pour les gens concernes. A ce que je sache, il est tout a fait legal du gouvernement de demander une hausse des frais de scolarite, tout comme il est tout a fait legal au associations de critiquer. Mais je suis desole de l’apprendre a tout ce bon monde: le gouvernement a ete elu selon le systeme democratique presentement utilise au Quebec et est donc approuve par la population Quebecoise. Les associations etudiantes parlent pour combien? 300 000 personnes? Je n’ai pas souvenir d’avoir voter afin que la CLASSE, la FEUQ ou la FCUQ prennent des decisions politiques qui affecte le peuple quebecois. S’ils veulent vraiment leur gele des droits de scolarite, voici ce qui EST democratique dans notre systeme:

      1) Appuyer un parti politique en place et inciter ses membres a voter pour lui.
      2) Se presenter aux elections et proposer un plan de gestion de la province

      NON, changer le mode de scrutin n’est pas une option puisque ce mode est fourni par la constitution canadienne, chose qu’on apprends en lisant quelque peu sur le monde au lieu de vivre dans une bulle. La strategie de retenir son souffle jusqu’a ce que le gouvernement flanche n’est PAS democratique, mais enfantin. Si vous n’aimez pas le modele Quebecois, demandez a emmigrer dans un autre pays. Si vous voulez le changer, employez une des deux methode sus-mentionner. Le fait est que l’idee du gel des frais de scolarite peut etre bonne ou mauvaise, mais presentement, elle n’atteint toujours pas 50% d’approbation. Dans un systeme democratique, cela veut dire qu’elle ne doit PAS etre retenue.

      M. Brassard

    • Le système économique à été complètement détruit c’est ça le vrai problème.
      À lire absolument si voulez continué à poster sur l’économie
      http://atterres.org/page/manifeste-d%C3%A9conomistes-atterr%C3%A9s
      http://mindprod.com/money/moneycreation.html
      http://www.michaeljournal.org/sign34.htm
      http://esprit-riche.com/dou-vient-largent-qui-le-fabrique-money-as-debt/

    • Benjamin Lamoureux

    • Si vs continuez comme ca, vs allez finir éditorialiste. Y’en a un que j’aimerais beaucoup que vous remplaciez

      jean lapointe

    • Enfin quelqu’un qui comprends ce que nous faisons. Depuis le début, le gel des frais de scolarité s’inscrit dans l’idéal que nous défendons, de vivre dans une société sociale démocrate, où l’argent ne serait pas le maître de tout et de tous.
      Il y a beaucoup plus, effectivement, que la question des frais de scolarité. Avec la tournure que prennent les événements, nous nous battons maintenant contre l’autoritarisme d’un gouvernement qui utilise de faux prétextes pour éviter un dialogue égalitaire, qui permettrait de dénouer la crise. Nous nous battons pour la démocratie.
      Les changements sociaux se sont toujours produits grâce aux revendications des mouvements populaires. Nous espérons montrer qu’il est toujours possible d’y croire.

      Paule Thivierge
      Étudiante en travail social

    • C’est malheureux bien sûr, mais il semble que la violence soit la dernière façon pour les masses avilies aux diktats des pouvoirs, de se faire véritablement écouter.

      C’est un grand tabou au cœur de nos sociétés occidentales qui s’imaginent être au-dessus de ces peuples arabes, là-bas, ailleurs et de leurs révoltes abominablement sanglantes. Nous nous repassons d’ailleurs souvent la cassette comme un leitmotiv et pour mieux nous persuader: « Ici (en occident) ce n’est pas pareil, ça ne peut nous arriver, nous sommes heureux et civilisés, nous avons le bonheur en boîte, nous sommes la fierté de cette planète…ce qui se fait de mieux à quelques années-lumière autour! »

      Mais nous avons tout faux! De plus en plus de citoyens occidentaux ne se reconnaissent plus dans les valeurs véhiculées par ceux qui les gouvernent et, devant le silence méprisant dont ils sont l’objet, le font sentir de plus en plus violemment.

      Il suffit d’évoquer la Grèce pour imaginer ce qui nous pend au nez bientôt. Il faut aussi se rappeler toutes ces manifestations sociales en France au cours des dernières années ainsi que ces centaines de milliers de personnes qui descendent dans les rues de ces pays « civilisés » pour dénoncer l’arrogance des pouvoirs, les politiques antisociales, le recul du bien commun, l’assaut contre le vivant, la non-écoute des scientifiques qui nous annoncent l’horreur si nos gouvernements ne tournent pas les talons rapidement à ces modes de vie qui demandent une exploitation éhontée des ressources planétaires…

      Je crois que les étudiants qui manifestent actuellement contre les frais de scolarité le font aussi parce qu’ils perçoivent le poids social et écologique invivables qui leur est légué. On leur demande de prendre sur leurs épaules l’inconséquence des choix faits, à tous points de vue, par leurs ainés, particulièrement depuis la dernière guerre mondiale.

      Vous auriez accepté, vous, à vingt ans, de devoir payer plus, et pour toute votre vie active, pour ceux qui systématiquement s’assurent de vous en laisser moins qu’à eux-mêmes? Pour ceux qui, sûrs du pouvoir qu’ils possèdent sur vous, démontrent une arrogance telle qu’ils vous imposent le silence par des lois et des hommes en armes?

      Quand la parole et les gestes citoyens ne reçoivent plus d’échos de ceux sensés nous représenter et nous servir au mieux de leur savoir, que peut encore faire le cœur, l’âme de la société pour être non seulement écouté, mais respecté?

      Les dictatures prennent de multiples visages. Nous croyons à tort, parce que nous sommes libres d’acheter ce qui nous plait, de dire ce qui nous plait, d’aller où nous voulons que nous vivons en démocratie. Mais en réalité, quand arrive le moment et le temps d’agir sur des enjeux plus importants que le choix d’une voiture ou d’une maison, nous nous heurtons systématiquement au silence du pouvoir, à une fin de non-recevoir enveloppée de paternalisme et, plus loin, parfois et de plus en plus souvent, aux matraques et aux gaz.

      Nous ne sommes plus, depuis longtemps, en démocratie. Nous en avons encore parfois l’apparence, mais la nature démocratique a depuis longtemps été pervertie et récupérée par ce pouvoir économique qui nous tient lieu, artificiellement, de rempart au chaos.

      Nous le savons tous. Entre nous, partout, nous nous élevons contre une chose et une autre. Nous nous indignons en silence en espérant que ceux qui nous dirigent auront la sagesse de comprendre que des changements drastiques sont essentiels pour que demain soit meilleur qu’hier.

      Demain, 22 avril, jour de la Terre, il y aura une grande manifestation au cœur de Montréal. Ce sera l’occasion de nous tenir debout, ensemble, et de faire sentir notre ras-le-bol à ceux qui oublient trop souvent à qui ils doivent leur place et pourquoi ils ont été élus.

      J’espère, sans trop y croire, qu’ils comprendront que le silence et le j’menfoutisme dont ils font preuve sur des enjeux majeurs soulevés par les citoyens, n’est plus une option viable s’ils veulent conserver la paix publique à moyen terme.

      L’Histoire n’est malheureusement pas de mon côté…

      Gabriel Durtain

    • Tout d’abord, ces “enfants” veulent qu’on cesse de les enfantiliser alors qu’ils se comportent comme des adultes. De plus, ce ne sont pas des enfants, mais des gens d’âge adulte. À moins que vous considériez des gens dans la vingtaine comme des enfants?

      Voici ce qu’est un adulte: 1) va voter 2) affronte tes craintes et tes peurs avec responsabilité et courage ce qui n’est pass rarement la voie facile 3) cherche comment régler les problèmes au lieu de tout casser 4) travaille pour avoir ce qu’il veut au lieu d’envier son voisin

      Mme Lortie, c’est comme ça que vous élevez vos enfants? Si t’as pas ce que tu veux ou si tu as peur, tu casses tout? Pourquoi alors est-ce acceptable pour des étudiants?

      Auriez-vous eu la même pennée si votre auto avait été saccagée? Pauvres petits, ils ont peur de leur futur.

      Et finalement, il n’y a pas de quoi avoir peur. Avec la retraite massive des baby boomers, il est bien possible que les jeunes vont avoir autant d’emplois qu’ils le désirent.

      Quand il n’y a pas de pilote dans l’avion, tout detruire n’arrange rien.

      A. Thu

    • Je suis nuancée face à la hausse, j’ai goûté aux coûts élevés des études à l’étranger. Là où personnellement je décroche, c’est l’utilisation de matraques au lieu du dialogue, de violence au lieu d’offre bonifiée.

      http://coupsdecoeuretfutilites.blogspot.com/2012/04/lettre-jean-charest.html

      Natalie Gauthier

    • Enlevez vos lunettes rose madame.
      Ceux qui manifestent ce sont une minorité prosyndicat et anti tout valeur occidentale.
      Tony Wright

    • Avec un commentaire comme le vôtre, c’est vous que je verrais à la tête de ce regroupement.

      Merci poue votre vision des choses.

      Mario dupuis

    • J’ai vu des boycotteurs qui empêchent des dizaines de milliers d’étudiants d’étudier. J’ai vu des boycotteurs qui bloquent des entrées et qui bloquent la circulation. J’ai vu des boycotteurs qui commettent des gestes illégaux chaque jour et croient qu’ils sont dans leur droit. J’ai vu des boycotteurs qui se disent en colère et en sont fiers, ignorant sans doute que la colère est un des 7 péchés capitaux. J’ai vu des boycotteurs qui forcent des étudiants à rater les cours qu’ils ont pourtant payés. J’ai vu des boycotteurs boursiers du gouvernement et qui continuent de recevoir leur montant mensuel de bourse malgré leur boycott. J’ai vu des boycotteurs qui ne boycotteraient nullement leurs cours s’ils avaient eu à payer 100 % de leur coût réel, car ils n’auraient pas alors risqué si cavalièrement de perdre un investissement de $ 10 000O. J’ai vu des boycotteurs qui n’ont aucune empathie pour ceux qui paient 99% de leurs frais de scolarité au collégial et 90 % de leurs frais de scolarité à l’université. J’ai vu des boycotteurs dirigés par des leaders nombrilistes, solipsistes, narcissiques et infantiles (voir l’hyperlien). Où va ma société, en effet.

      http://www.montrealgazette.com/opinion/editorial-cartoons/index.html

      Olivier Bamville

    • Bravo!! Magnifique texte!! Merci de votre compréhension, de votre empathie!!!

      @Littlepatton
      Vous prenez quelques idiots qui cassent tout et vous insinuez que tous les jeunes de la génération Y sont coupables de méfaits? C’est de la mauvaise fois, doublé d’une certaine couche de mépris.

      Pierre-Marc Drouin

    • Je suis tout en accord avec l’article de Cédez à la casse? Ce que les étudiants n’ont pas compris et c’est sûrement par manque de maturité, c’est que l’accès aux études universitaires n’est pas le problème le plus important auquel on doit s’attaquer dans le monde et dans la société en général et qu’ils tapent sur les nerfs de la majorité de la population en ce moment. Le gouvernement présentement satisfait la majorité de la population en ne pliant pas aux étudiants. Avec la casse qu’ils font, il devrait même de moins en moins plier à mon avis car sinon, ça envoie le mauvais message. Quel parent serait conciliant avec son enfant si pour obtenir ce qu’il veut (prenons comme exemple qu’il exige de ses parents de lui payer son éducation) s’il leur cassait leur télévision en guise d’arguments? Qu’ils s’ouvrent un peu au monde et voient combien ils sont privilégiés (combien de gens au Québec n’ont même pas leur secondaire 5 alors que c’est gratuit). Je ne suis aucunement émue par la façon dont vous avez terminé votre article (“quand la jeunesse exprime sa peur du futur qu’on lui réserve, on lui donne une claque dans le visage plutôt que d’essayer d’expliquer et de rassurer, comme le ferait un parent responsable”). Je crois que notre responsabilité est de leur transmettre de bonne valeur, ce qui n’est pas de céder à leurs revendications mais de chercher un compromis en autant qu’ils soient respectueux dans leurs revendications…
      Maryse Turcotte

    • On fait dur comme collectivité. Nous sommes finis. Nous allons finir comme la Grèce avec toutes les conséquences que cela implique. Les société occidentales n’ont plus d’avenir. Nous sommes dans l’ère du vide et du nihilisme. Le corporatisme-syndicale a tué le Québec.

      P.Savard

    • Bravo Mme Lortie pour votre belle analyse j’ai lue les commentaire de plusieurs et ce qui me désole le plus c’est qu’ils y a beaucoups de gens qui au lieu de faire une réflexion sur la situation ne font que juger, ah c,est des enfants gatés ils font leur petites crises et bien moi je suis fier de notre jeunesse, je suis pas pour la violence mais quand il y tel désacord un tel mépris enver notre jeunesse ils essaient de se faire entendre et ce depuis plus de 2 mois et la manif du 22 mars 200,000 personnes pacifiques on entend toujours pas on ne veut pas discuté ont essais de les discridité pourtant les associations étudiante sont reconnue par une loi et sont les représentants des étudiants un tel mépris encourage la violence le mépris est de la violence psychologique et le premier ministre fais des jokes et les participants se bidonne alors qu’il y a un émeute a l’extérieur ??? ca en dit long sur le respect qu’ils ont de la classe moyenne et des plus pauvres ce bouffons recyclé en humoriste n’as aucunement l’étoffe d,un homme d’État pour règler une crise qu’il a lui même créé

    • oups D Hamel

    • Je suis triste, il n’y a tellement plus rien à répondre à tout ça. C’est un débat devenu stérile où chacun préfère accuser son voisin au lieu de s’assoir et de discuter.

      “Vous avez le droit de paroles, tant que vous n’avez rien à dire”… C’est ce que je ressent depuis quelques années déjà face à la politique, je vois que ça ne s’améliore pas.

      M. Veilleux

    • Bonjour Madame Lortie La réponse à votre question est très facile facile à constater dans plusieurs commentaires de ce blogue .Elle est de plus en plus dans la crédulité et le déni !

      Merci de ma lire ! C.Poitras

    • Il est très étonnant que depuis le début de ce boycott, peu de journalistes et de commentateurs dans les médias ont le courage de critiquer un mouvement complètement illégitime qui s’auto-étiquette “printemps québécois”…quelle insulte à tous ces peuples opprimés qui tentent de s’en sortir de leur véritable marasme politique et économique! Je crois rêver…dans un pays de si grande tradition démocratique nous avons tous les quatre ans le droit d’élire par scrutin secret nos représentants à l’Assemblée Nationale et aussi au parlement fédéral….et les trois “ténors” nous répètent ad nauseam que le leur est un boycott, protestation, grève….peu importe comment on l’appelle….démocratique!!! Mais de quelle “démocratie” parlent-ils? Probablement celle enseignée par tous ces profs et enseignants, pour un bon nombre incompétents, ignorants de l’histoire universelle, et sympathisants jusqu’à il n’y a pas si longtemps, avec les régimes communistes totalitaires les plus répressifs de la planète….ils sont vraisemblablement très nostalgiques de leurs camarades Marx, Engels, Lénine, Staline, etc…..toute cette symbolique du carré rouge n’est certainement pas un hasard…il n’y a rien de démocratique dans des assemblées qui ne finissent plus et des votes à main levée qu’on prend à chaque semaine et dont la participation et minime….c’est une vrai farce et simulacre de consultation….on nous jette des nombres au visage (que personne n’est en mesure de vérifier) pour soi-disant justifier ce désordre social qui n’a aucun fondement légitime (tout ça pour 300 paisses par année) si ce n’est que l’effet d’entraînement des réseaux sociaux…mais évidemment la maturité prends un certain temps à se manifester (imaginez, le PQ prône le droit de vote à 16 ans….). C’est ça la dictature de la minorité!

      Si certains étudiants veulent perde leur temps c’est leur choix…mais non, si tu n’es pas avec moi tu es contre moi et si tu n’es pas pour la “cause” tu es un réactionnaire, rétrograde, etc. Mais évidemment le comble sont ces profs qui pendant qu’ils sont payés avec nos impôts à rien faire depuis plus que deux mois, comme d’ailleurs tous ces étudiants pour qui on supporte collectivement plus de 80% de leurs frais de scolarité, ont le front de soutenir ce mouvement à nos frais. Dans l’entreprise privée, si tu ne te présente pas au travail sans raison légitime on coupe ton salaire et si cela devient un habitude on te congédie. Mais qui oserait invoquer cela avec les profs? Quelle hérésie! Il me faisait rire aux nouvelles ce prof au collège de Valleyfield qui disait respecter la décision “démocratique” des étudiants de bloquer l’entrée au collège à ceux qui, eux, voulaient tout simplement étudier (c’est pour cela qu’on les appelle étudiants..).

      Quant au gouvernement et la pauvre ministre Beauchamp je leur souhaite bon courage et, surtout, de ne pas céder à la pression. Nous sommes dans une vrais démocratie et on a élu à la majorité un gouvernement au scrutin secret…pas à la main levée…Un gouvernement doit gouverner et gérer les fonds publics qui proviennent de nos impôts (les plus élevés en Amérique du nord) au mieux de sa connaissance et expérience, et doit décider pour le bien commun.

      Elle est bonne celle-là…les gens s’offusquent que Charest a fait une farce (pas mal bonne d’ailleurs) sur le compte de ceux qui cognaient aux portes….mais qui étaient-ils? Des manifestants ou des émeutiers? Regardons bien les images passées en boucle sur tous les postes….on ne voit aucune bannière…non, seulement des voyous masqués avec des drapeaux noirs (anarchistes)…Quel opportunisme de la part du PQ et de la CAQ de condamner une farce…Allo!!! Vous auriez faits quoi dans les circonstances, ouverts larges le portes et les laisser entrer?

      Quant aux policiers et le cher maire Tremblay, de toute évidence ils sont complètement dépassés et incapables de maintenir l’ordre et de mettre au pas une bande de voyous! Nous sommes dans un état de droit et la loi et l’ordre doivent être respectés…C’est quand-même le comble que ce jeune blessé légèrement au visage qui gueulait après la police et dont l’image a été diffusée…mais de quoi tu te plains? Tu participes à une émeute, tu supportes les conséquences…Mais, comme d’habitude, la minorité bruyante attire plus l’attention que la majorité silencieuse.

      Quant aux médias visuels, vous faites le jeu de la minorité et vous donnez du temps d’antenne aux trois ténors (curieux que personne ne se pose la question pourquoi trois organisations différentes quand on parle du même 300 piasses…) pour nous débiter les mêmes inepties jour après jour et vous n’avez même pas l’esprit critique de leur poser ” live” les bonnes questions.

      Chers étudiants boycotteurs (il ne faut pas utiliser le terme “grève” car cela est un droit réservé à ceux qui travaillent et paient des impôts, et ce serait une insulte aux vrais grévistes qui ont des familles à nourrir, et pas seulement leur iPhone comme seule responsabilité…) vous n’êtes certainement pas assez occupés avec vos études pour vous permettre de sécher des cours pendant plus que deux mois aux frais des contribuables québécois. La récréation est finie!!! Pour un groupe qui, selon vos porte-parole, se préoccupe des générations futures, vous vous préoccupez bien peu de celle présente qui vous permet de niaiser à ce point! Mais comme vous essayez d’étendre un faux débat à toutes sortes d’autres causes qui n’ont “pas rap”, dont la gratuité des études universitaires, je vous propose de déménager à Cuba, comme d’autres de nos compatriotes il y a plusieurs années, pour profiter pleinement de la gratuité scolaire et d’autres avantages de cette société tellement plus “juste” que la nôtre….mais faites attention, car là-bas ils n’aiment pas tellement les manifestations, à moins qu’elles ne soient organisées par l’Ètat…..avec plein de drapeaux rouges…!
      Gaston Leroy

    • La démocratie que tu parles en est une fausse, nous vivons dans une belle matrice programmée et le pire c’est que beaucoup ne l’ont même pas remarqué encore …

      Un X au 5 ans n’a pas de valeurs si tu n’a rien à dire par la suite ou encore si le gouvernement ne t’écoute pas. On en a la preuve avec les manifestations étudiantes où même avec une marche de 200000 étudiants, le gouvernement a fait fi d’avoir une discussionsur la vraie question qui est la hausse des frais de scolarité.

      Solution ?

      La Banque du Canada devrait financer l’éducation et la santé pour tous les citoyens du pays. C’était le cas avant 1933 mais depuis que le Canada a laissé son pouvoir souverain sur la politique monétaire aux banquiers privés, la dette s’est enflée progressivement avec les intérêts cumulés qui vont avec, c’est le plus gros scam des temps modernes … aujourd’hui tous les pays sont dans la dêche à cause de l’usure des emprunts. Ceci s’appelle le schéma ponzi de la dette perpétuelle d’où l’impossibilité mathématique de rembourser cette dette par le crédit.

      Ce n’est pas une coincidence tout ce désordre social actuel, il existe à un niveau planétaire maintenant, il faudra te réveiller à la réalité et non aux fausses croyances de la matrice programmée de notre système financier et économique en déclin.

      J Tremblay

    • Je ne peux pas croire tous ce que je lis ici. Mme Lortie. Vous et vos confrères journalistes jetez de l’huile sur le feu en appuyant ces anarchistes faisant du grabuge. Vous tous qui cautionnez ces actes , n’avez-vous pas honte ??????

      “Où est ma société?” Mme Lortie ! Dans la schoute ! C’est le genre de société que vous préviliègiez ? Vous semblez oublier que ces personnes font des actes de violence gratuite pour arriver à leur fins. Je ne cautionne pas du tout M. Charest car je n’ai pas ce personnage en odeur de sainteté. Mais je dois lui donner raison quand il disait que l’on devrait trouver du travail à tous ces casseurs. Au moins , il ne leur a pas souhaité de malheurs. De les faire travailler et gagner leur vie , ça les aiderait à penser à autre chose que de tout casser et de retrouver l’estime de soi.

      S’il aurait fallu que je manifeste à toute les fois où j’ai subi une hausse de frais dans tous les domaines confondus , hé bien j’aurais bien passé les 25 dernières années dans la rue !

      Oui tout le monde est inquiet de la direction que prend certains traits du capitalisme. Est-ce une raison pour foutre le bordel partout ? On est quand même pas au goulag ici !

      Le Québec socialiste prend une tournure pathétique. On se paie des programmes sociaux que l’on n’a pas les moyens de se payer tout simplement et on se dirige dans un mur à vitesse grand V ! Si on veut en tant que société que cela soit vivable financièrement , on doit en assumer les coûts. L’augmentation des frais de scolarité n’est pas dramatique. Les étudiants , en massacrant leur session et leur revenus d’emploi d’été , nous ont prouvé à tous qu’ils sont capables d’en assumer les coûts !! Tous les citoyens doivent faire leur part et cela inclut les étudiants. Tant qu’à moi , tous les frais reliés à ces manifestations devraient être refilés aux porte-paroles étudiants . Çe leur donnerait une idée du sens des responsabilités.

      Mme Lortie. Plusieurs ici qualifie ce billet de grandiose. Pas moi. Vous ne dénoncez nullement la violence et le vandalisme dans votre article. Ce faisant , vous encouragez l’anarchie.

      Vivement que tout cela finisse au plus vite.

      Martin Fleury

    • http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/richard-dupaul/201111/14/01-4467528-jeunes-et-47-fois-plus-pauvres.php

      Y. Richer

    • Aucun étudiant ne nous a caché une perte de 40 milliards dans notre caisse de dépot. Aucun d’eux n’a ridiculisé un Mario Dumont qui tentait de nous réveillé. Je dis ça en passant, je suis contre la casse et aussi contre la grève étudiante. Par contre ça en prendrait de la casse et de la sauvagerie pour qu’à la fin les étudiants nous aient fait perdre autant d’argent et méprisé autant que ce gouvernement.

      À propos; ces étudiants vont prendre leur retraite à 67 ans, mais Charest, Harper, Marois et les autre à 65 ans. Lequel d’entre eux est plaçé pour leur dire de faire leur part?

      Robert Marinier

      J’approuve vos lecteurs: excellent article.

    • J’ai mal à mon Québec présentement,

      Je vis dans une société qui ne m’appartient plus. Une société où l’environnement, l’équité, la justice sociale, le bien-être ne font désormais plus parti d’un vocabulaire acceptable. Une société où on oppose ces nobles principes à la vigueur de l’économie. Une opposition qui se traduit par des matraques, gaz lacrymogènes, jambes et côtes cassées.

      Ceux qui me connaissent, particulièrement les gens que j’ai rencontrés en voyage, savent à quel point je suis fier d’être québécois. Fier d’une société que j’ai toujours décrite comme bonne à vivre, à côtoyer, à déguster mais également à admirer. De mes entrailles, j’ai toujours été si fier de cette société qu’aujourd’hui, je suis bouleversé par sa perte momentanée.

      M. Charest, aujourd’hui je reprends possession de ce que vous tentez de m’enlever. Vous n’êtes pas québécois! Le québécois n’est pas une personne arrogante, indécente et décadente. Le québécois est profondément soucieux de l’équité, de la justice sociale et du bien-être. Le québécois contribue à sa société au mieux de ses capacités. En la pillant irréversiblement, vous perdez cette citoyenneté. Le québécois est un être fier. En pliant l’échine devant des liasses de billets vous perdez cette essence même qui nous faisait réciter Speak White à une certaine époque qui a eu le mérite de m’offrir tout ce que j’ai aujourd’hui et que je m’obstine à ne pas perdre. En prenant possession des tribunaux et des forces de l’ordre via vos marionnettes rectorales pour bâillonner une partie du peuple, vous démontrez que vous êtes davantage un dictateur qu’une personne soucieuse du Québec. Pour ces raisons, et puisqu’il faut appeler les choses par leur nom, je vous déclare canadien et non québécois, dictateur et non leader, conservateur et non libéral.

      Bref, vous ne faites pas parti du peuple québécois!

      Très sincèrement,

      Sébastien Fauteux

    • Rebonjour ! Un ajout à mon commentaire de tantôt , Ma société est dans la crédulité et le déni pour HÉLAS beaucoup trop de citoyens du Québec .Surtout quand on se rappelle notre devise :Je me souviens ! La mémoire est très défaillante pour certains on dirait ! Pour citer une phrase d’un poème de notre grand Raymond Lévesque : Continuons de faire notre jogging !@guy18 :Merci d’avoir pris le temps de mettre les mots de cette chanson d’un autre de nos grands Félix Leclerc .Dommage que ces deux hommes-là ont eu l’air de parler dans le vide ,Pour ma part il aurait fallu avoir la possibilité de les semer pour récolter des fruits qui reflètent vraiment nos valeurs .

      Merci de mE lire ! C.Poitras

    • atlanticjazz

      21 avril 2012
      11h22

      Voilà une intelligente réflexion. Votre lucidité m’épate. Bravo !

      Robert Duquette

    • @atlanticjazz
      Monsieur enlever vos lunettes roses et en plus en science nous disons que l observateur modifie l observation. LA DEMOCRATIE N A JAMAIS EXISTÉ
      Tout le monde parle de democratie la pierre philosophale mais qui l a gouté
      .Les Atheniens pas vraiment les femmes et d autres ne votaient pas à l époque.
      Les Français à l époque de Marat et Robespière non plus .
      Ni au Etats Unis qui permet à un O. G. Simson ou un autre qui a les moyens de sortir très facilement d une situation embarassante . Ne me faites pas croire qu au Canada ou au Quebec c est different. Alors arretez d utiliser ce mot qui a non sens qui a tant confondu Le XYZ pour dire qui applique la democratie quand il emmerde tout le monde sans arret.
      Au nom de cette democratie La Marois a construit sa toilette au ministère de l education au coût astronomique de $ 800 000 qui lui permetter de flusher en musique,,,,
      VERA LEROY

    • @fuligule
      MONSIEUR MALGRÈ LE RESPECT QUE JE RESERVE POUR L HOMME POLITIQUE R. LEVEQUE
      PERMETTEZ MOI D AJOUTER QUE LA DEMOCRATIE N A PAS ETÉ APPIQUÉ QUAND IL A ECRASÉ LE PAUVRE CLOCHARD QUAND IL CONDUISÉ EN ETAT D IVRESSE.
      VERA LEROY

    • Oubliez le sage tant recherché, plus personne n’écoute personne. Le Québec actuel est une maison de fous. Je souhaite bonne chance au sauveur.

      M.Leduc

    • @harry22

      Kennedy et le pacifisme? JFK, c’est le gars qui voulait étouffer Cuba en envahissant la baie des Cochons…

      Trouvez-vous un autre maître à penser, svp.

      J. Boisjoli

    • Je ne n’ai pas mentionné René Lévesque mais bien Raymond Lévesque .Dommage qu’on ne vous ait pas appris à lire . C’est triste

      C.Poitras

    • cet ajout se voulait pour :@diyan bien sûr !

      C.Poitras

    • @Jolico et Lichi: Merci!
      @martO: vous êtes tout excusé. Sans rancune.

    • Quelle sagesse Marie-Claude. Malheureusement, beaucoup trop d’intervenant n’ayant aucune connaissance économique se mèlent du débat. Comme si c’était aussi simple. Pas pour rien que Charest et son équipe ont choisis les étudiants comme cible. Mis à part leur apparente faiblesse comme groupe, politiquement parlant c’est attrayante. Mais, la machine économique, c’est plus que cela. Laissons les vrais experts non politique(cela exclu beaucoup de journalistes) s’exprimer.

      M. Duquette

    • Quand je lis les âneries de certains commentateurs qui se complaisent dans les raccourcis démagogiques, l’hypocrisie et le mensonge, je me dis que je souhaite de ne jamais devenir désabusés, cyniques et pathétiques comme eux.
      Les revendications des étudiants étaient légitimes. Oui, il y a la manière. On s’entend tous là-dessus. Mais de ramener ce débat à “les étudiants et leur iphone” est d’une telle bêtise, que je me demande comment les personnes qui osent ces commentaires ne se gardent pas une petite gêne… Quant à ceux qui annoncent (et manifestement espèrent) l’apocalypse, je n’ai qu’une réponse à leur faire: “get a life”.
      J’ai 46 ans, je travaille depuis mes 16 ans et je sais que je ne deviendrai jamais comme ces sinistres individus qui ont manifestement oublié le sens de mots comme “pudeur”, “fierté”, “honnêteté” et “intelligence”. Je ne sais pas comment ils font pour se regarder dans le miroir…
      Et je sais que je ne serai jamais du côté de ceux qui utilisent la matraque pour se donner confiance. Ni de ceux qui jouent aux toffes du fond du sous-sol de leur gumbalow de banlieue, bien cachés sous un pseudonyme.

      JP Vachon

    • On a élevé nos jeunes de façon trop “lousse” pendant des années.
      On a laissé trop longtemps nos politiciens magouiller à leur guise.

      Maintenant, on a des étudiants qui ont toujours eu ce qu’ils voulaient face à des politiciens qui ont toujours fait ce qu’ils voulaient.

      On récolte ce qu’on a semé.

      @respectable
      Je lisais en diagonale les commentaires sans trop regarder le nom des intervenants. Lorsque j’ai lu que quelqu’un blamait les journalistes, je me suis tout de suite dit “Tiens, encore Respectable qui se trompe de cible”. Et c’était bien vous.

      Alain Lajoie

    • Beau texte. Ce n’est pas la première fois que vous écrivez sur le thème de la jeunesse insatisfaite qui se mobilise . On sent que vous êtes sympathique à la cause, que vous voyez le tout sous un angle humaniste progressiste.

      Il est tentant de croire que les manifs de jeunes annoncent toujours de grandes transformations ou sont signes d’un grave problème, mais de Seattle à Occupy Wall Street, l’impact a été plus médiatique que statistique. Je suis sûr qu’il y en a qui délirent quelque part et parlent d’un Printemps québécois, comme si nous vivions sous une dictature.

      Les violences des derniers jours sont déplorables mais elles sont exceptionnelles. Nous avons la chance de vivre dans une osciété paisible 99,99 % du temps, les Québécois reçoivent quantité de services gouvernementaux et nos étudiants sont loin de l’avoir plus dure qu’ailleurs en Amérique du Nord. Ce n’est pas une histoire de vie ou de mort. Cependant, entre le taux de décrochage et ces longues grèves, je commence à penser que nous avons une relation passive agressive avec l’éducation.

      M. P.A. Paquin

    • @jaypee2

      Y a vraiment de pauvres types qui fréquentent ces blogues, qui se font passer pour des chefs d’entreprise, des profs ou des médecins.

      Sont vraiment pas trop occupés…

      On devine qu’il s’agit en fait de pauvres types qui viennent nous faire leur propagande. On se demande parfois comment ils peuvent manquer autant de décence, à lire certains de leurs commentaires.

      Ils appellent à l’intervention de l’armée dans une autre blogue. Pathétique.

      Stéphane Thibodeau

    • Madame Lortie,

      Votre société en dans le ROUGE et celui que vous cherchez pour règler la situation, il s’appelle LE BANQUIER.

      La plus grosse dette (250 milliard $), les plus taxés et aucun compromis possible par les nouveaux Grecs d’Amérique.

      C’est lui qui fera entendre raison aux socialistes qui veulent tout avoir et ne rien payer.

      Gilles Guay

    • Tiens, un groupe de 15 personnes demande au gouvernement de céder. En échange de quoi les étudiants cesseraient la grève. Wow. C’est tout un deal ça. Ils auraient pu ajouter que le premier ministre doit aussi démissionner, tant qu’à y être. Je note tout de même que Gérald Larose a un ton plus modéré qu’à l’époque où il nous parlait de Jack Layton… :-)

      Martin Parenteau

    • Merci de ce regard. Je comprend mal aussi la condescendance du gouvernement. Je ne comprend pas non plus pourquoi la porte est tellement barrée. Avec l’attente lente de l’essoufflement du mouvement étudiant, M. Charest a mal joué et il s’est mis les pieds dans les plats de façon basse et peu digne. Qui accepterait, sans rien dire, une hausse de 75%? En connaissez-vous, moi pas!

    • ma signature Karine Marcotte

    • Le pouvoir des mots est très fort et je trouve dommage, Mme. Lortie, que les représentants de notre société ne sachent pas s’exprimer de manière aussi juste que vous. Bravo pour ce discours.

      Je fais moi-même partie de cette jeunesse que trop de citoyens présentant une lacune en ce qui a trait à la tolérance qualifient de “gâtée” et “d’anarchiste”. Je vois des commentaires destructeurs jaillir de partout et je ne peux me consoler qu’en me disant que la généralisation sera toujours le fin mot pour les gens aux arguments manquants. Pour ma part, j’ai dû combiner étude à temps plein et travail à temps plein pour arriver à m’offrir un avenir adéquat puisque ma famille en était incapable. Néanmoins, en dépit de tous ces efforts et cet acharnement, je suis tellement épuisée que j’ai l’impression que je n’y arriverai jamais. Vous comprendrez alors que mon coeur me pousse à joindre mes camarades manifestants pour revendiquer mes droits haut et fort, afin que mes descendants n’aient pas à faire autant de sacrifices. Malgré tout, mon esprit me présente ces images et me rappelle sans arrêt ces paroles d’un gouvernement sourd et méprisant qui profite de notre sentiment d’impuissance et de notre rage pour s’approprier la sympathie et nous briser tranquillement (et là je ne parle pas seulement d’étudiants mais bien de cette partie de la collectivité qui rêve encore de bien-être et d’évolution).

      J’ai honte de la société dans laquelle je vis et cela me fend le coeur. J’ai l’impression d’attendre un miracle qui ne viendra jamais et je m’en sens lâche. Où sont passés ces “leaders” et ces diplomates qui nous auraient donné le goût d’aller plus loin et l’espoir d’une quasi-liberté?

      Sydjie Lacourse Béliveau, 22 ans.

    • … Et je tiens à dire que je n’approuve aucunement ces gestes violents, qu’ils viennes d’étudiants ou de profiteurs de la cause. Les citoyens, qu’ils soient concernés ou non, ont autant droit à leur opinion qu’au respect.

    • Misère, je devrais me relire des fois avant de poster. Les grosses fautes et tout… Gniii !

      @gil_guay

      En parlant du loup…

      Ce qui est amusant avec les gens de votre tendance, c’est leur manie à sortir des chiffres de leur poche droite. Maintenant, la dette du Québec serait passée à 250 milliards… lol L’inflation je présume? Y en a ben un qui va nous dire qu’on est endetté de 300 milliards dans pas long, je sens ça venir…

      Pissant de lire les dretteux locaux.

      Pour votre information, la dette du Québec est de 173,3 milliards $.

      http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201203/20/01-4507622-quebec-a-sous-estime-de-11-milliards-la-croissance-de-sa-dette.php

      Le chiffre avancé par l’IEDM provient d’un calcul fantaisiste qui consiste à ajouter à la dette du Québec sa prétendue part de la dette fédérale, supposément selon la méthode de calcul de l’OCDE, qui ne prévoit aucunement une telle chose. Le calcul de l’OCDE ne comptabilise que les dettes des paliers INFÉRIEURS de gouvernement – comme les dettes municipales par exemple – rien d’autre.

      Cette dette correspond à 54,6% de notre PIB. C’est plus élevé que dans le reste du Canada, soit, mais c’est loin d’être catastrophique, comme nous le chantent sur tous les tons nos dretteux. Il faut savoir que la dette canadienne est sous la moyenne de celle des pays de l’OCDE. La nôtre aussi d’ailleurs…

      « La plupart de ces pays ont des ratios très supérieurs, nettement aggravés par les récentes crises, la moyenne OCDE dépassant 100% et le Japon 200%. »

      http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/04/12/97002-20120412FILWWW00447-ocde-reduire-les-dettes-a-50.php

      La dette américaine dépasse 100% de son PIB. Celle de la Grèce… 113%. Notre déficit annuel est sous la moyenne canadienne.

      http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/dossiers/budget-quebec-2012/201203/21/01-4507635-cap-sur-le-deficit-zero-lan-prochain.php

      Bref, cessez votre désinformation svp, ça devient ridicule de lire autant de chiffres fantaisistes sortis de nulle part et de comparaisons bidons.

      Stéphane Thibodeau

    • C’est tellement vrai d’ailleurs que notre cote de crédit est stable et excellente: Aa2, et stable. C’est la troisième cote la plus haute…

      http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/201109/16/01-4448188-quebec-garde-sa-bonne-note-de-moodys.php

      Ça veut dire que les perspectives sont bonnes. Les agences de notation de crédit ne font pas dans la charité…

      L’Ontario est notée Aa1 mais… instable. Les perspectives sont mauvaises. Leur déficit annuel est très au-dessus du nôtre.

      Bref, oui, il faudrait réduire notre dette en dessous de la barre des 50% du PIB, comme le recommande l’OCDE, mais notre dette est loin, très loin d’être hors contrôle. La situation du Québec est en réalité plutôt bonne. Il faut maintenir une bonne croissance et parvenir au déficit zéro, ce qui devrait être le cas d’ici quelques années. De ce fait, le ratio dette/PIB diminuera.

      Voilà pour nos catastrophistes locaux, qui feraient bien de s’informer un peu et d’apprendre peut-être une ou deux notions d’économie de base en passant.

      Stéphane Thibodeau

    • @Karine1405

      Pas compliqué à comprendre: nos Libéraux veulent à tout prix atteindre le déficit zéro le plus rapidement possible. Pourquoi cet empressement? Le déficit québécois est déjà sous la moyenne canadienne… Pas d’urgence en la demeure, surtout que des coupures trop drastiques pourraient nuire à la croissance. Moody’s a d’ailleurs averti le Canada d’y aller mollo avec les coupures pour cette raison.

      http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/342755/le-choix-de-l-austerite-fitch-et-moodys-critiquent-ottawa

      Bref, si les Libéraux sont aussi pressés, c’est à cause du plan nord… Ils veulent pouvoir emprunter à bon compte pour investir dans les infrastructures nécessaires. Certains donateurs du parti doivent se montrer impatients…

      Faut donc couper, et les étudiants n’ont pas un poids politique très élevé. On peut donc les tondre sans que ça soulève trop de protestations dans le restant de la population. Bête de même.

      Stéphane Thibodeau

    • Ce sont nos enfants qu’on humilie. Nos enfants ou nos p’tits frères.

      Disons bien fort: NON!

      Affichons nos couleurs!

      Vite, de grands carrés rouges dans les vitres de nos maisons. Que ceux qui circulent dans les rues voient clairement que les étudiants ont des milliers d’alliés, toutes générations confondues.

      Y Labonté

    • @ jaypee2 et @ stridulation:

      Je suis contente de voir que je ne suis pas la seule personne qui se rend compte des méfaits de certains commentateurs (toujours les mêmes on dirait). J’ai déjà essayé de dénoncer cette petite bande de grandes gueules mais il semble que les modérateurs en laissent passer plus souvent que l’on voudrait.

      @Lacourse90:

      J’ai 42 ans et je rembourse encore mon prêt étudiant, tout en payant mes taxes et tous mes impôts. Et je n’ai pas fini de rembourser… avec les intérêts vous savez, ça prend du temps. Et j’ai un enfant à élever et à instruire. Je fais encore des sacrifices pour pouvoir rembourser le MELS: j’ai pas de cellulaire, ni de voiture, je ne prends pas de vacances dans le sud et je n’ai pas les moyens de me payer des loisirs plus simples comme aller au cinéma ou au restaurant.

      J’ai étudié au moment où le montant des bourses diminuait aussi vite que du beurre fondu dans une poêle chaude alors que le montant des prêts augmentait de façon faramineuse… et que le coût de la session augmentait tout aussi vite! Moi aussi, j’ai travaillé pour pouvoir survivre pendant mes études à temps plein. Et on vient me parler du “gel” des frais de scolarité? Des fois, je me demande si j’ai vécu sur la même planète que les autres de ma génération!!!

      Comme vous, je suis découragée de la société dans laquelle je vis, je ne la reconnais plus…quand je lis certains des commentaires ici, je me demande si je ne suis pas perdue quelque part dans un petit état à tendance fasciste.

      S. Ouellet

      PS: Bravo à Mme Lortie pour son billet qui invite à voir la crise étudiante sous un angle nouveau.

    • L’éducation est un droit international et devrait être gratuit. C’est à la banque centrale du Canada a assumer ces frais ainsi que la santé. Un simple clic de souris et le transfert électronique est fait ! Ça ne coûte pas cher à la Banque du Canada puisque c’est elle qui créé le crédit à partir du néant … Tout est dans la connaissance du système bancaire que personne ne saisi encore les rouages !

      J Tremblay

    • Excellent commentaire Marie-Claude, bravo.
      Marie-Josée Gariépy

      Merci Marie-Josée. mcl

    • “[...] je suis rendue à me demander si je n’aimerais pas que n’importe qui avec un peu de sagesse, à un point de sa vie où elle/il n’a plus à faire de politique, s’élève au dessus du débat et calme tout le monde.”

      “Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie; le suffrage par choix est de celle de l’aristocratie.” Montesquieu, De l’esprit des lois

      “Il est démocratique que les magistratures soient attribuées par le sort, et oligarchique qu’elles soient électives.” Aristote, Les Politiques

      Simon Gagnon

    • @Chicoutimienne

      On ne dirait pas que ce sont toujours les mêmes: ce sont les mêmes. Amusez-vous à taper les pseudos de certains dans google. Vous verrez, ils ne sont pas présents que sur Cyberpresse… Ils hantent tous les blogues importants, à répéter le même couplet partout. Manifestement, ils n’ont pas grand chose d’autres à faire de leurs journées…

      Certains sont sans doute des gens appointés par le RLQ, d’autres sont juste des gros tatas qui font leur prosélytisme libertarien. Ils nous prennent, nous, pour des tatas en tout cas. C’est quand même pas difficile de taper leur pseudo dans la petite boite de google…

      Note à nos amis: vous devriez varier vos pseudos pour faire croire que vous êtes plus nombreux et être plus crédibles quand vous prétendez être prof ou être propriétaires d’une entreprise… Je connais plusieurs prof en particulier, et ils n’auraient jamais le temps de passer leurs journées sur tous les blogues à la mode du net. Ce m’est ni « respectable » ni « honnorable »…

      La pognez-vous?

      Stéphane Thibodeau

    • C’est dommage que les étudiants doivent en venir à la violence pour se faire entendre.Mais croyez vous vraiment que Jean James Charest l’homme de l’élite ,l’homme qui donne nos ressources pour des peanuts les écouteraient ??? Croyez vous vraiment que cette Élite sourde et arrogante pourrait entendre les souffrances du petit peuple sans quelque saccage et poing sur la gueule.Ces gens doivent se sentir physiquement en danger pour comprendre.Mais malheureusement c’est le petit commerçant qui va se faire saccager et l’élite manipulera cette violence mal dirigé pour diabolisé la colère légitime de la jeunesse, parce que pour le reste du peuple je n’est plus d’espoir. L’espoir est dans la jeunesse et la guillotine attend les corrompus.

      Biebsa Morandi

    • @SimonGagnon

      Vous devez connaitre Étienne Chouard vous ? Je vous le conseils si vous ne le connaissez pas , excellent ouvra sur la démocratie par tirage au sort, qui est belle et bien la véritable démocratie Grec jusque leur défaite contre Philippe de Macédoine. La professionnalisation de lapolitique est peux être la cause de tout les mots de la démocratie usurpé.

      Cordialement

      Biebsa Morandi

    • Je ne reconnais plus mon Québec.

      Comme médiateur(trice) aucune allégeance politique est un critère primordial.

      Louise Arbour ferait une excellente médiatrice.

      Diane Joli

    • Misère. L’enflure verbale n’as pas de limite sur les blogues. Si on demandait à un étranger de les lire et de nous dire à quoi ils font référence, on penserait sûrement à endroit soumis à une dictature sanguinaire. Apparemment, Aung San Suu Kyi a de la chance d’être en Birmanie plutôt qu’ici. Ma suggestion : dès qu’il fera beau, il faudrait aller prendre une grande marche dehors; pas dans le cadre d’une manif, juste pour s’aérer un peu. C’est bon pour la tension artérielle. Et ça ne cause de tort à personne.

      Martin Parenteau

    • Gabriel Nadeau-Dubois a besoin de l’aval de son exécutif pour dénoncer la violence, mais il n’en a pas besoin pour dénoncer une blague.

      Les chroniqueurs qui disent qu’il est normal que le manque d’écoute du gouvernement dégénère en violence encouragent tacitement cette violence, et ils ont leur part non négligeable de responsabilité.

      André Duval

    • Nos aînés qui ne reçoivent pas les soins adéquats dans les résidences sont sans voix, mais les jeunes, eux, ont l’énergie pour exprimer leur mécontentement. Le virage à droite s’exprime à travers une économie qui a tous les droits en défavorisant toujours plus la population moins fortunée, la classe moins que moyenne en descendant.

      Je suis un baby-boomer . J’ai combattu dans ma jeunesse pour de meilleures conditions. Je pensais que c’était acquis pour ceux qui nous suivaient. On dit tellement de mal de nous alors qu’on devrait être heureux d’avoir ouvert un chemin moins raboteux. Je constate que nos efforts n’auront pas servi puisque les jeunes d’aujourd’hui devront se battre aussi .

      Suffit-il de faire un bon salaire ? Ils ne sont pas fous ces jeunes. Ils voient bien la liste interminable de déductions sur les chèques de paie de leurs parents. Ils voient bien les impôts qui vont en chercher encore. Puis les taxes sur les biens et l’essence,etc. Qu’est-ce qui va leur rester ? On parle de plus en plus de l’endettement des ménages. Il y a de quoi. Les jeunes ne sont pas gâtés : ils voient clairement.

      M-D Turcotte

    • 1. IL s’agit d’une GRÈVE et non d’un BOYCOTT. Aller voir dans dictionnaire vous verrez bien.

      2. Les grévistes sont des pro-syndicaleux ? Ah oui ? Grand argument. C’est syndical donc c’est mauvais !!! Les syndicats ont faites des conneries dernièrement ,mais ils peuvent encore avoir raison de temps en temps et c’est pas juste un mouvement syndical…

      3. Partout ailleur c’est plus élevé!!! Depuis quand quelqu’un se jette à l’eau qu’il faut le suive ? euh …..

      4. LA YEN A QUI ME FONT RIRE. Charest veut attendre le déficit 0.. WOW Ce monsieur a faite passer la dette de 120 milliard a 180 milliard !! Et yen a encore qui disent qu’ils pensent à la dette… On parle pas encore de son plan nord qui va coûte 40 MILLARDS de dollars au contribuable Québécois…. Eye le petit 200 millions pour les étudiants il devient pathétique pas à peu près quand on regarde ça….

      5. Oui les gestes qu’il se passe en ce moment sont déplorables de la part des étudiants. Ils devraient apprendre à mieux gérer leur membre. Cependant , je trouve qu’on aurait pu avoir bien pire à date. De plus, beaucoup de personne ne sont pas des étudiants et s’amuse à faire de la casse et ça passe sur leur dos en plus. Vous remarquerez que les actions OFFICIELS des associations ont rarement tourner aux drames. Sauf, au palais des congrès qui est du à une frustration et aux paroles de Jean Charest. En plus , le SPVM a reconnu qu’il s’agit de casseur professionnels et non des étudiants pour la majorité.

      6. Ceux qui disent que la police fait sa job et les étudiants ont pas à se plaindre. Oui les actions des étudiants sont illégales. Cependant , nous vivons dans une société de DROITS. La police est aussi soumise à des LOIS et ne doit pas utiliser une force ABUSIVE. Dans certaines situation qu’on nous avons pu voir au cour de cette grève . La police a commis des gestes illégales et nous devons la critiquer.

      Wake up le monde, arrêter voir des complots syndicales partout et capoter aussitôt vous voyez une fenêtre briser…. Ce que vous voyez sont les syndromes d’une maladie beaucoup plus profonde au sein du peuple Québécois. Et c’est pas en vargeant à tout de bras sur les grévistes (”Guérir un symptôme”) qu’on va soigner la maladie.

      Pour MC. bravo !! Une belle analyse et merci de dire que les manifestations actuel dépasse les frais de scolarité. Peu le remarque parce qu’ils sont trop aveuglé par certaines choses. Ou distrait par notre nouvelle humoriste numéro 1 au Québec

      S. Boutin.

    • Bravo Mme Lortie !
      J’espère que votre message sera entendu.

    • Le système politique binominal est caduque car, tant au fédéral qu’au provincial, il favorise la “stabilité” au détriment de la représentativité. Bref, le pouvoir est aux mains des lobbies.

      Des dizaines de millions de Canadiens ne sont pas entendus dans les assemblées nationales ou provinciales car leur vote ne compte plus. Un exemple? Le Parti vert du Canada avec 7-8% des voix au pays, devrait avoir une quinzaine de députés en toute proportion, et une influence proportionnelle sur les décisions gouvernementales. Il n’en compte que 1. Qu’on supporte ou non cette idéologie, c’est un hold up démocratique.

      Le binominal fut conçu pour assurer la balance entre un monarque et un parlement. Cela est complètement déconnecté de la réalité de notre monde du 21ème siècle et il faudra rapidement le remplacer, car la colère n’a pas fini de monter.

      Pierre Tremblay

    • Le gouvernement n’a pas l’intention de nommer un médiateur.

      Il n’a pas l’intention de ramener la hausse à un 5% annuel (”indexation”) pour une durée indéterminée (ce qui serait plus facile à absorber). Il n’a pas l’intention d’écouter les économistes.

      Il n’a pas l’intention de revoir les règles d’accès aux prêts et bourses. Les deux tiers des étudiants qui en auraient besoin… n’y ont pas accès.

      Il n’a pas l’intention de créer un fonds de gestion des prêts étudiants, qui permettrait d’offrir des prêts à intérêts réduits , de gérer le risque financier et d’élargir l’accès.

      Il a “les mains sur le volant” et conduit en direction du Nord québécois, sur des routes privées payées par nos impôts… et où ses amis Chinois se construisent des petits royaumes privés, avec clôtures, guérites et gardes armés, où ni journalistes ni citoyens ne pourront mettre les pieds. Territoires privés, territoires étrangers.

      Vous croyez vraiment que le financement des universités augmentera grâce à la Hausse? Mais non… les universités, les commissions scolaires, les hôpitaux, les routes sont maintenus en phase terminale, pour que les citoyens en viennent à être tellement DÉCOURAGÉS qu’ils vont EXIGER la privatisation. Encore quelques années…. 4 ou 5 ans… et le “fruit sera mûr”.

      H. Dufort

    • Le problème ici, c’est qu’on a pas affaire à des enfants mais bien à de jeunes adultes… Qui lancent des cailloux et morceaux d’asphalte, brisent des vitrines, procèdent à toutes sortes d’actes vandalisme, persiste à rester là quand on déclare une manifestation illégale… Il faudrait qu’on leur prenne la main et qu’on les console? Hum… Non!

      Je ne dis pas que le gouvernement est parfait dans cette histoire, mais rien ne justifie une telle violence. Et qu’on arrête de nous parler de violence policière: quand on reste bien tranquille chez soi et qu’on se pousse quand une manifestation est sur le point d’être déclarée illégale, on en a pas de problème avec la police!

      Marie-Eve Landry

    • Le gouvernement a mal géré le dossier, mais les leaders du mouvement étudiant, en ne condamnant pas la violence, l’ont encouragée. Se croyant sans doute les dignes héritiers des protestataires de Seattle et autres G20, certains étudiants et intervenants préfèrent les méthodes, vous la pardonnerez, “tape à l’oeil”. Je les trouve lâches. Si rien je ne justifie la violence dans une société démocratique, la défense des droits de scolarités les plus avantageux d’Amérique du Nord est une bien piètre excuse pour jouer aux Soixante-huitards.

      La réalité, c’est que 90 % des jeunes ne sont pas si politisés. Quand la crise sera terminée, tous et chacunes iront magasiner. Il y en a qui rêvent à un retour du militantisme gauchiste, à un nouveau socialisme intelligent, vert et rentable. Avec les génies de la CLASSE comme relève, ce n’est pas prêt d’arriver.

      M. P. A. Paquin

    • @ Gil_guay
      Complètement absurde ! Les problèmes actuels sont dus au cartel financier, de la spéculation, des bail out, des gouvernements oligarcheiques, du corporatisme global … et vous, vous venez crachez sur la population qui en arrache pour joindre les 2 bouts !!! Honte à vous ! Le globalisme a engendré tout ce désastre par le nivellement par le bas et les gouvernements marionnettes ont faits ce que les élites (1%) voulaient et maintenant ça sent carrément la révolution sur toute la planète ! Je dis encore honte à vous !

      J Tremblay

    • Ce que je trouve le plus triste dans tout ça, c’est qu’on essaie d’en faire un débat de générations comme si les babyboomers avaient tout eu. Les garderies à 7$, les congés de maternité qui durent un an, c’est quand même pas les baby boomers qui vont en profiter!!! mais si on leur demande de payer. Oui, il arrive qu’une génération paye pour une autre, parfois ça va dans un sens, parfois ça va dans l’autre. Moi, ce qui me préoccupe le plus, c’est l’intransigeance, tant d’un côté que de l’autre. Comment veut-on négocier si on ne veut pas bouger, on joue à qui va perdre et qui va gagner. Quel manque de maturité sociale.

      En plus, la violence, sous quelque forme que ce soit est intolérable. Peut-on reprocher aux policiers de faire leur travail quand ils se font lancer des pierres. Pourquoi tout cela a-t-il commencé. Qu’est-ce qui nous est arrivé?

      Danielle Moreau

    • @Anonymous99 – Vous dites (21 avril, 21h32): “L’éducation est un droit international et devrait être gratuit (sic)”. J’ignore d’où vous tenez cette grande vérité et suis surprise que vous croyez que la “banque du Canada” devrait payer. La banque du Canada et les banques sont un service. Si on est assez tata pour mal se servir de leurs services, il faut faire son mea culpa. Le crédit ne devrait servir qu’à dépanner temporairement et non à se payer des bébelles et à se creuser un trou financier.
      Pour une éducation gratuite? Rien n’est gratuit dans la vie, que ce soit ici ou ailleurs. Pour ne pas payer des frais d’études dans les universités, pourquoi ne pas instaurer le service militaire obligatoire pour un an ou bien des services communautaires sur deux ans (c’est moins dangereux que le service militaire)? Tous les partisans du gel seraient-ils prêts à sacrifier un an ou deux des années où ils pourront faire de gros salaires grâce à leurs diplômes (si ce sont des diplômes dans des secteurs où l’emploi qui suit est bien rémunéré)? Que notre gouvernement actuel (je les hais autant que bien d’autres) bonifie les bourses, prête à plus de gens et facilite le remboursement, soit!
      La violence gratuite (mais si coûteuse) que nous voyons, qu’elle soit véritablement ou pas l’oeuvre des étudiants, elle se rattache à leur “grève”, n’a pas de raison valable. Que l’on en “pogne” le plus possible, qu’on les fasse payer pour leurs crimes, parce que ce sont bel et bien des crimes.
      J’étais contente de lire quelques personnes qui ne sont pas d’accord avec nos journalistes qui se sont embarqués derechef sur le “bandwagon” des étudiants et donc des casseurs qui s’y sont reliés.

      J. Lincourt

    • @respectable

      Andrée Pratte ne fais jamais avancer un débat. Il choisi un côté et reste planter dessus. Si on aurait plus de personne comme Mme Lortie on ferait peut-être avancé les choses.

      Il y a un problème au Québec et c’est surment pas avec des personnes têtu sur leur position qu’on va le résoudre.

      S. Boutin

    • @montrealaise

      ”Ce sont nos enfants qu’on humilie.”

      Et ben, si vous aviez un brin tenté de les élever vos enfants, ils ne seraient pas dans la rue en train de tout saccager.

      JP Leduc

    • Voici ce que Joseph Facal pensait de la gratuité universitaire en 2005:

      http://www.josephfacal.org/luniversite-devrait-elle-etre-gratuite-pour-les-etudiants/

      J. Lincourt

    • Texte orienté et pathétique s’adressant à un fan-club idéologique, fonctionnant en circuit fermé, vendu à l’avance . Je ne partage pas. C.Boily

    • Votre société a toujours été là, passive des fois, réactionnaire d’Autres fois, manipulée à certain moments, irrationnelle à d’autres.

      Mais il y a une chose, vous parlez comme si les centaines de manifestants violents présents cette journée représentaient la majorité de notre jeunesse, je m’excuse, mais ce n’est qu’une minorité. La majorité n’est pas aussi réactionnaire, révoltée et reste passive et souvent indifférente à ces débats.

      N’oubliez pas que se ne sont pas seulement des étudiants qui étaient présents cette journée là, quand le trouble a pris, il a été déclenché par des anarchiste qui aiment bien se servir de la cause des autres pour imposer leur anarchie et leur vision communistes et anti-capitaliste.

      Je n’ai aucune pitié pour les gens qui utilisent la violence pour faire valoir leur point de vue, nous vivons dans une société libre et démocratique où les outils de communication et les plateforme de visibilité sont sans limite pour ceux qui veulent faire connaitre leur point de vue et faire pression sur l’opinion publique. L’arme des lâches et des irresponsables est la violence et le gouvernement ne doit céder en aucun cas à ça, qu’il soit péquiste, caquiste ou libéral.

      Il y a eu des mouvements de contestation à toutes les décennies et celle-ci ne fait pas bande à part, elle passera comme les autres et une solution acceptable pour tout le monde sera trouvée dan les prochaines années.

      Comme si les jeunes d’aujourd’hui étaient dans la misère, ils font parti de la génération des enfants les plus gâtés et les plus soutenus que la société québécoise a mis au monde et c’est peut-être ça le probléme, ils ne connaissent pas la souffrance, le dur labeur, le besoin de trimer dur pour mériter son dû. Un peu de brasse camarade leur apportera peut-être l’expérience nécessaire à faire mieux la part des choses la prochaine fois.

      François Bélanger

    • Vraiment incroyable les commentaires que je lis ici, ça se voie que la majorité ici en plus de 50 ans , aucune envie de révolte contre les oligarques , aucune envie de changer l’avenir, aucune envie de résister y veulent juste manger leur retraite et crever en paix . HALLUCINANT

      Biebsa Morandi

    • @chicoutimienne

      Ne me faites pas pleurer, il y a plein de gens qui ne sont pas allés à l’université et qui n’ont pas les moyens d’aller au resto, de faire des voyages dans le Sud, de se payer des téléphones intelligents;c’est pour vous donner ces priviges qu’il faudrait financer vos études? Drôle de justice!

      Danielle Moreau

    • @Madame Lortie
      Se faire traiter de “vos cloportes”, c’est une insulte pour vous et pour moi. Et c’est interdit par la netiquette.
      Avec toutes les insultes qu’il vous envoie, je l’aurais banni il y a longtemps. Vous êtes bien patiente.

      Alain Lajoie

    • Vous avez raison madamme Lortie, le frais de scolarité n’ont plus rien a voir avec la situation. Les actes de vandalisme et la violence n’ont aucune commune mesure avec les quelques dollars de hausse de frais et je doute fort qu’une quelconque résolution du dossier des frais de scolarité va changer quelque chose à la situation. Il y aura une accalmie de quelques semaines ou quelques mois, mais les manifestations reviendrons.

      Je ne comprends pas où est le problème. Si nous étions au Koweit, en Haiti, au Cambodge, en Bosnie, en Chine je comprendrais, mais au Québec désolé mais je ne comprends pas ce qui peut justifier de pareils manifestation de violence (Autant de la police que des manifestants).

      C’est peut-être ce qui arrive quand on se rend compte que l’on a pas, comme peuple, les moyens de nos ambitions.

      M Robitaille

    • @sim06: s’il y avait moins de gens comme vous, on ne trouverait pas 9 fautes en 3 lignes de commentaires. Vous êtes vraiment mal placé pour critiquer quiconque…

      Olivier Bamville

    • @stridulation:

      J’ai suivi vos sages conseils et comment que je “l’ai pognée”!!!!!!!

      S. Ouellet

      PS: j’aime beaucoup vos stridulations alors continez de striduler!

    • @danielle92:

      Je n’ai jamais demandé qu’on pleure sur mon sort, Madame Danielle Moreau!

      Mes prêts étudiants, je les rembourse! Et je les paye pas mal cher mes études! Je constate que vous n’avez pas lu les 153 commentaires de ce blogue et que de plus, vous n’avez strictement rien compris à mon commentaire… qui ne s’adressait pas à vous en passant!

      S. Ouellet

    • @obam

      Donc , si je suis votre logique : je fais des fautes alors je n’ai pas le droit de critiquer ?

      Wow… Si vous n’aimez pas mes propos, je vous invite à donner des raisons et ne pas utiliser les fautes comme prétexte que mon opinion ne vaut rien.

      Merci

      S. Boutin

    • Biebsa Morandi,

      Bon Matin, non j’ai 61 ans et je suis toujours d’attaque pour réagir.

      Entièrement d’accord avec la révolte des étudiants.
      Je suis une Carré Rouge et ce depuis le début.

      Je condamne d’emblée toute violence.
      Je comprends aussi, que face à certains comportements de la Police de Montréal,
      certains jeunes réagissent.
      Et les pires, sont les JEUNES policiers……GROS GROS TRIP de pouvoir:-(

      Et ça….. s’est inacceptable.
      J’espère sincèrement que M.Lafrenière réagira fortement à ces jeunes loups
      hors contrôle et armés……DANGER!

      Bonne grève à tous les étudiants:-)

      Et oui je mourrai en paix, en paix avec moi-même.
      Louise April(Laloue)

    • jolico, 18h21:

      Josette bon matin,

      Facal…..pas certaine….!!!!!

      Il a été actif en politique de 1989-2003…..14 ans.

      Et comme la majorité des politiciens, il a trouvé TOUTES les solutions
      une fois sortie de la politique……bizarre.

      J’ai eu par “obligation familiale” à subir une allocution de Facal…..UDM…
      Pour moi, ce gars là a un grand talent pour parler des deux côtés de la bouche….
      et par chance pour lui….. il ne s’étouffe pas:-)

      Bonne journée et au plaisir!
      Louise April(Laloue)

    • Dans son billet, Marie-Claude Lortie (M-CL) a le mérite de chercher à se situer au-dessus du débat et fait preuve elle-même d’un « peu de sagesse » en appelant de tous ses vœux l’intervention d’un médiateur neutre pour parler au nom du simple bon sens. De plus, le ton qu’elle emploie représente un heureux contraste avec celui qui ressort des écrits vitrioliques de certains de ses collègues journalistes et commentateurs qui, surfant sur la vague d’impopularité du gouvernement Charest, semblent n’avoir d’autre but que de diaboliser celui-ci, plutôt que de s’efforcer de commenter la crise actuelle avec discernement et le plus objectivement possible.

      Par contre, il ne me semble pas tout à fait exact que, comme l’affirme M-CL, « il y ait beaucoup plus, dans ces manifestations, qu’une opposition à la hausse des frais de scolarité » Car, au départ, l’action des grévistes étudiants portait exclusivement sur la hausse des droits de scolarité. Or, les associations étudiantes, notamment la CLASSE, constatant l’échec de leur stratégie initiale, qui était de provoquer des « perturbations économiques et politiques » pour faire céder le gouvernement »), tentent maintenant d’embarquer une partie de la population québécoise dans une sorte de printemps québécois, comme si le gouvernement du Québec actuel bafouait les libertés fondamentales de ses citoyens et les droits de la personne. C’est presque odieux et un insulte à l’intelligence que de faire un amalgame avec la situation dans les pays arabes du Moyen-Orient et avec celle des Chiliens sous le régime Pinochet (ainsi que le laissait entendre récemment Amir Khadir, notre défenseur national de la veuve et de l’orphelin).

      À vrai dire, il est facile, commode et défoulant pour tous les pourfendeurs et dénigreurs professionnels du gouvernement Charest d’imputer à celui-ci toute la responsabilité de la radicalisation de la crise étudiante. Jusqu’à maintenant, on a donné aux trois leaders étudiants, notamment à celui de la CLASSE, tout l’espace public et médiatique nécessaire pour exprimer valoir leur point de vue, mais sans jamais faire un réel effort pour les amener à s’interroger sur leur propre agir et les confronter sur leur propres responsabilités. Je me plais à imaginer une situation où, me trouvant en présence de ces trois chefs étudiants, je leur poserais une série de questions ciblées pour découvrir ce qui les anime véritablement dans leur combat actuel :
      1. Vous affirmez que vos membres n’ont pas à subir une hausse de leurs droits de scolarité, en faisant valoir qu’une meilleure gestion financière des universités non seulement rendrait inutile une telle augmentation, mais aussi, à terme, pourrait permettre une gratuité scolaire totale. Par un raisonnement semblable, ne pourrait-on pas arguer que si les étudiants géraient mieux leurs propres dépenses personnelles, ils pourraient facilement consentir un petit effort financier supplémentaire, qui équivaut à environ 0,70 $ par jour si on tient compte de la période d’application de la hausse annoncée des droits de scolarité et du délai de 16 mois devant s’écouler avant son entrée en vigueur?
      2. Avez-vous le sentiment d’avoir organisé le vote de grève dans des conditions respectueuses de la démocratie et d’avoir bien informé vos commettants des conséquences d’une grève qui se prolongerait indûment?
      3. Seriez-vous entré aussi facilement en grève si, dès le début de vos manifestations, vous n’aviez pas eu la conviction que le gouvernement du Québec céderait rapidement à vos moyens de pression, comme il avait dû le faire antérieurement dans plusieurs dossiers fort médiatisés?

      4. Dès le début de vos manifestions, vous avez exprimé haut et fort votre refus de toute négociation avec le gouvernement tant qu’il n’aurait pas annulé la hausse des droits de scolarité. N’auriez-vous pas dû savoir que le gouvernement, ayant longuement réfléchi à la question des droits de scolarité et fait de leur hausse un élément important de sa politique de financement des universités, ne pouvait raisonnablement se rendre à votre exigence? Faute d’avoir adapté votre stratégie en conséquence, n’auriez-vous pas été dès le début du conflit un obstacle majeur au dialogue?
      5. Tout le monde vous reconnaît le droit de manifester pacifiquement. Mais un tel droit peut-il vraiment s’accorder avec votre stratégie qui consiste à créer des perturbations économiques et politiques pour faire plier le gouvernement?
      5. Que faites-vous des droits tout aussi légitimes de la majorité « silencieuse » des étudiants à suivre leur cours, des établissements d’enseignement supérieur à offrir les services correspondants, des automobilistes à circuler librement, des travailleurs des secteurs ciblés par vos actions à avoir un libre accès à leurs lieux de travail?
      6. Vous avez réussi à organiser à ce jour deux grandes manifestations qui, tout le monde peut objectivement en convenire, étaient remarquables par leur calme et leur discipline. Maintenant, les moyens d’action auxquels ont recours vos membres, en particulier ceux de la CLASSE, apparaissent de plus en plus radicaux. Vous accusez le gouvernement, par son intransigeance, son mépris des étudiants, d’être à l’origine de cette agressivité croissante. D’aucuns trouvent cette explication un peu beaucoup simpliste et croient plutôt que vous auriez perdu le contrôle de vos troupes. Quelle est votre évaluation de la situation à cet égard?
      7. Vous dénoncez une certaine brutalité des forces de l’ordre et les arrestations arbitraires d’étudiants. Pourtant, il se trouve beaucoup de gens pour estimer que ces mêmes forces de l’ordre n’ont pas le choix de ne pas intervenir fermement quand les manifestants refusent obstinément d’obéir à leurs consignes. Autrement dit, est-il possible que des membres de la CLASSE cherchent délibérément à provoquer les forces de l’ordre pour soulever davantage la réprobation populaire et accroître la pression sur le gouvernement, surtout à l’approche de la date fatidique au-delà de laquelle les sessions devront être annulées?
      8. Vos moyens d’action ne donnent-ils pas l’impression que vous cherchez avant tout à vous faire justice vous-même? Au fond, est-ce que pour vous la fin justifie les moyens?
      9. Qu’auriez-vous eu à perdre en répondant positivement à la perche que le gouvernement a semblé tout au moins vouloir vous tendre à plusieurs reprises ces derniers temps, mais que chaque fois vous avez refusée?
      10. Que répondez-vous à vos détracteurs quand ils prétendent que certaines de vos activités sont financées par des syndicats? Si cela s’avère, est-ce qu’un tel « copinage » ne serait pas aussi blâmable que celui qui existerait entre les partis politiques et certaines firmes d’ingénierie ou entrepreneurs?

      Savoir faire la part des choses exige beaucoup de rigueur et d’honnêteté intellectuelle, un souci de l’objectivité. Les associations étudiantes sont loin d’avoir les mains blanches dans le pourrissement de la situation actuelle et le temps est venu pour leurs leaders de déclarer une trêve et de recommander le retour en classe. Pour sa part, le gouvernement Charest devrait faire preuve d’une plus grande ouverture, non pas d’abord en renonçant à la hausse prévue des droits de scolarité, mais en assouplissant ses modalités d’application et en améliorant le régime des prêts et bourses d’une façon qui garantirait qu’aucun étudiant ne soit jamais empêché de poursuivre ses études par manque de ressources financières. Une chose est certaine par contre : la présente campagne de dénigrement tous azimuts du gouvernement actuel doit cesser, parce qu’elle ne fait que renforcer le mouvement étudiant protestataire dans son jusqu’au-boutisme néfaste.

      Pour revenir au billet de M-CL, si la mention de la « colère des jeunes » est une allusion à leur rêve d’un monde plus juste, plus égalitaire et plus humain, tous les gens de bonne volonté partagent cette noble vision. J’ai personnellement espoir que tous les jeunes d’ici et d’ailleurs, dont il est coutume de dire depuis toujours qu’ils représentent la relève, réussiront à faire progresser l’humanité sur cette voie s’ils y consacrent toute l’énergie et mettent leurs valeurs à la bonne place. Encore faut-il, avant de penser à changer le monde, s’efforcer de se changer soi-même pour être non seulement de bons citoyens, mais aussi et surtout de meilleures personnes. Créer des perturbations qui briment les libertés et les droits des autres, n’est certainement pas la meilleure façon d’y parvenir. D’ailleurs, une telle stratégie ne fait que nous rappeler le triste état dans lequel se trouve notre société « évoluée » post-judéo-chrétienne, qui, à bien des égards, a perdu ses balises morales, autant collectives qu’individuelles, ne sachant plus faire la distinction entre le bien et le mal, entre le droit des uns et celui des autres; une société où tout nous semble dû, où le discernement est une faculté qui se perd de plus en plus, où il ne semble y avoir que des droits et plus d’obligations, où les autres sont presque toujours à blâmer, où l’agir paraît surtout guidé par la loi du bon plaisir, de la satisfaction immédiate et du moindre effort. Dans le contexte actuel, il y aurait certainement lieu de méditer cet extrait de la République du grand philosophe Platon. Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus, au-dessus d’eux l’autorité de personne, alors c’est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie.

      J.-R. Dermine
      Boucherville

    • Muses, 08h04:
      J.-R. Dermine, vous questionnez les étudiants:
      [Au fond, est-ce que pour vous la fin justifie les moyens?]

      Bizarre j’ai déjà entendu ça quelque part……
      Commission Gomery…..un ancien PM……Jean Chrétien peut-être…..
      N’est-ce pas lui qui avait dit que tout était justifié dans
      le Scandale des Commandites…..”la fin justifie les moyens”…….
      C’était À VOMIR.
      Comme quoi l’exemple vient de haut, parfois!

      Je veux bien qu’on questionne le mouvement étudiant…..
      Mais depuis 2003 que fait le gouvernement?
      Que fait Charest?
      Pour moi il récolte ce qu’il a semé, et ce sur beaucoup plus que le problème étudiant!

      Charest rit du monde depuis son premier mandat.
      Et le summum de “l’écoeurenterie” est sorti vendredi de sa bouche À LUI…..
      devant une salle de………(ici je vais rester polie….)

      Hier à la Marche de Montréal, j’ai rencontré, vu, entendu ces étudiants.
      Je suis fière d’eux, je soutiens leur démarche, je suis avec eux.
      Pas d’accord avec tout, mais solidaire envers des jeunes debout:-)

      Et c’est debout qu’on change les choses…..
      Louise April(Laloue)

    • La jeunesse, elle est majoritairement en classe, pas en train de casser et de bloquer la circulation. Pourquoi les journalistes ne parlent pas de cette majorite silencieuse? Pourquoi ne donner tribune qu’aux casseurs?

      Carres verts, faites-vous voir!!!

      J Cote

    • @Muses
      Très beau texte. Très bonne analyse, contrairement à d’autres.

      @respectable
      Non. Et vous le savez bien ;-)

      Alain Lajoie

    • Le métier de journaliste doit être assez difficile à l’ère du 2.0 où tout le monde peut commenter n’importe quelle chronique. Il est drôle de voir que les gens qualifient votre billet de merveilleux, non pas pour sa qualité, mais car ils sont du même avis que vous. Si vous auriez eu un avis contraire, vous auriez été une paria à leurs yeux, comme M. Pratte en ce moment, et c’est ça le problème. Dans ce débat, les idées ne changent pas, les rouges lisent des textes de rouges, regardent des vidéos de rouges et parlent des rouges sur Facebook. Et de leur côté, les verts parlent des verts, tout le monde a choisi son ghetto .

      Pour ma part, je ne vous aime pas M.C. Lortie, je lis vos textes dans le seul espoir de pouvoir vous détester un peu plus, mais je dois vous l’accorder, bien qu’en désacord avec vous, votre billet est particulièrement bon, intéressant et nuancé. Votre point de vue est éclairant, et m’apprend réellement certaines choses. Au plaisir de recommencer à détester vous lire très prochainement. :-)

      @J.-R. Dermine
      Très bon votre texte, dommage qu’il soit si long et que la majorité des gens ne le liront pas. Ça en vaudrait la peine.

    • @ argyle
      «Et ben, si vous aviez un brin tenté de les élever vos enfants, ils ne seraient pas dans la rue en train de tout saccager.»

      -

      C’est une façon de voir les choses.

      Élever ses enfants veut aussi dire leur enseigner à dire NON quand il y a une injustice.

      En passant, c’est une infime minorité qui saccage et rien ne dit que ces personnes font partie de la CLASSE ou d’une autre association étudiante. Rappelez-vous toujours qu’il est arrivé, dans l’histoire récente du Québec, que le saccage soit causé par ceux-là même qui s’opposent à un mouvement, quand ce n’est pas de la part des forces de l’ordre elles-mêmes.

      C’est le b. a. ba de la répression.

      Y Labonté

    • @louise april

      Je suis content qu’une femme de votre age ai encore le désir de changement. Mais mon point de vue est plutôt sociologique. On dit qu’une population pour quel se révolte il lui faut 2 paramètre important.

      1- Une grande partie de la population doit avoir entre 18 et 50 ans , y a pas mieux qu’un jeune homme célibataire pas d’enfants pas de responsabilité, pas d’avenir et rien à perdre pour se révolter.

      2- Il faut qu’au moins 30 % de la population se lève le matin en se demandant ce quelle va manger le soir .

      Au states 45 millions de personnes utilisent les ticket alimentaires pour se nourrir, quand il seront rendu à 100 millions ce sera la révolte.

      Aucuns des 2 paramètres n’est présent au Québec , on est touts vieux et le ventre plein.

      Biebsa Morandi

    • Mon expérience des derniers jours sur plusieurs blogues m’a amenée à réaliser l’intérêt et l’intelligence que plusieurs peuvent avoir à l’égard de la chose publique. Peut-être en raison de l’intensité du contexte actuel, j’ai eu l’impression d’avoir accès à une plus grande qualité et variété d’intervenants et d’opinions. Peut-être que ce mouvement étudiant aura eu l’avantage d’en réveiller plusieurs.

      Je pense que l’histoire prête, à différents moments, l’occasion de faire un pas de plus, de progresser, d’avancer. C’est peut-être ce qui est en train d’arriver à l’égard de la démocratie.

      L’état ou le gouvernement que nous connaissons a vu le jour pour contrer la monarchie absolue. Pour favoriser une plus grande répartition des pouvoirs, et aussi offrir une certaine diversité d’opinions, un certain nombre de personnes se sont regroupées et ont mis sur pied un système d’élections par lequel ils peuvent se faire élire eux-mêmes ou des représentants qu’ils choisissent ou commanditent. Après quelques luttes, nous sommes passés de la volonté d’un seul à la volonté de quelques uns. Il s’agit d’un succès, et peut-être d’un pas important dans la marche vers la démocratie.

      Ma lecture des derniers temps me porte à croire que nous sommes peut-être rendu à la prochaine étape. D’un, à quelques uns, nous sommes peut-être arrivé à l’étape d’un plus grand nombre, ou du plus grand nombre. Je pense qu’une démocratie sous-tend d’avoir une représentation la plus proche possible de la population qui la compose, et de mettre en place tous les mécanismes possibles pour éviter la concentration des pouvoirs et les abus.

      Je pense que l’outil principal qui a permis de mettre un terme à l’absolutisme monarchique, les élections, est aujourd’hui la chose à revoir. Le processus électif induit inévitablement un biais de sélection, un phénomène d’exclusion, et empêche donc la meilleure représentativité. L’aspect financier pose un problème dans cette structure élective; il faut beaucoup d’argent pour pouvoir former le gouvernement, ce qui confère une importance démesurée aux préférences des financiers quand vient le temps de choisir les candidats. Il y a ensuite le type de campagnes de séduction que doivent mener les candidats voulant se faire élire, parade qui a de quoi refroidir de grands talents. Dernier aspect, les politiciens de carrière: il faut limiter le nombre et la durée des mandats sans quoi il semble inévitable que ces personnes en viennent à confondre leur intérêt personnel avec le bien commun, deviennent plus soucieuses de se maintenir au pouvoir, ou de préparer leur après carrière, que de se consacrer à l’exercice de leur charge, celle de représentant public, celle de serviteur de confiance.

      Ma tentative de synthèse est inévitablement partielle, sans doute bien maladroite, peut-être erronée, je ne doute pas que certains s’empresseront de me le faire remarquer. Il demeure que ce que j’avance ici, c’est surtout que j’ai été ravi de lire plusieurs personnes, des citoyens, d’horizons multiples et variés, exprimer avec leur coeur, leur tripes, leur intelligence, leur bon jugement qu’ils sont soucieux et attentifs à ce qui se passe dans la sphère publique. À cet égard, et reprenant à mon compte une approche qui a déjà été avancée par d’autres, ce sont des personnes que je verrais très bien accomplir une charge publique, dignement, pleinement et avec grande intégrité.

      “Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie; le suffrage par le choix est de celle de l’aristocratie.

      Le sort est une façon d’élire qui n’afflige personne; il laisse à chaque citoyen une espérance raisonnable de servir sa patrie.”

      Montesquieu, “De l’esprit des lois”

      “Il est démocratique que les magistratures soient attribuées par le sort, et oligarchique qu’elles soient électives.”

      Aristote, “Les Politiques”

      P.S. merci Biesba Morandi pour cette référence que je ne connaissais pas

    • Il me manque ceci:

      Simon Gagnon

    • J’avais oublié de signer (c’est agaçant).

      Excellent texte. Bravo.

      De plus, je crois que vous avez raison sur le fait que tout cela déborde de l’augmentation des frais de scolarité. Qu’ils aient raison ou non, les étudiants, comme beaucoup de monde, ont l’impression de se faire f****** d’aplomb. Désolé mais, sur cette question, Garon a parfaitment raison.

      D’ailleurs, quand charest et son auditoire riaient, ma première impression a été: «le 1% qui se moque avec un mépris total du 99%».

      Tony Verdechi

    • LEÇONS À TIRER DE LA GRÈVE ÉTUDIANTE:

      1.Dès que l’on n’aime pas les décisions d’un gouvernement élu, on n’a qu’à utiliser du vandalisme, de la violence et enfreindre sur les droits des autres afin d’obtenir ce que l’on veut. Pourquoi attendre aux prochaines élections? Tant pis pour l’ordre public, tant pis pour la gouvernance, tant pis pour vous si vous avez voté. Taisez-vous et payez.
      2. On n’a qu’à désobéir aux injonctions. Tant pis pour l’état de droit, cela n’existe pas.
      3. Dès que vous utiliserez ces moyens violents et illégaux, une proportion significative de la population vous appuiera y compris les enseignants et on vous érigera en martyrs. Ne comptez pas sur les enseignants pour vous enseigner des valeurs civiques, c’est trop leur demander.
      4. Ne comptez pas sur vos parents pour vous enseigner comment composer avec les refus, avec les échecs, avec les dures réalités de la vie. Vous êtes l’Enfant Roi.
      5. Vous n’avez qu’à utiliser tous les moyens à votre disposition pour obtenir ce que vous voulez, car au Québec, les forces policières et le gouvernement sont faibles et auront du mal a faire respecter les injonctions et l’ordre public. De toutes manières, vous n’en n’avez rien à foutre.
      6. Vous n’avez qu’à utiliser tous les moyens à votre disposition car, au Québec, bon nombre de personnes imputeront le responsabilité au gouvernement de régler la « crise », sans égard à la responsabilité pour la violence, l’intimidation et le vandalisme. C’est la faute du gouvernement.
      7. On n’a plus le droit de dire NON, à qui que ce soit. C’est un concept dépassé.
      8. Si votre génération a été désavantagée, vous avez le droit de recourir à la désobéissance civile, la violence , le vandalisme et l’intimidation. C’est question d’équité entre les générations! La démocratie est relative. Elle dépend de la génération à laquelle vous appartenez.

      J’accueille volontiers les injures, car ceux qui me les envoient manque d’arguments. Les injures c’est la voie facile qui soustrait à l’obligation de riposter par des arguments valides et rationnels.

      Louis Héon

    • Bravo Mme Lortie pour votre papier… parmi les meilleurs que j’ai lu à ce jour sur le sujet. Parmi les meilleurs parce que sincère.

      Le gouvernement a voulu opposé les étudiants aux contribuables, en faisant abstraction volontairement du fait que les parents de ces étudiants sont des contribuables qui payent largement leur part au gouvernement. C’est moi, à titre de contribuable, qui devra payer cette hausse des frais de scolarité. JE SUIS une contribuable de la classe moyenne qui paye déjà plus d’impôt (en pourcentage) que bien des entreprises beaucoup plus riches que moi.

      Le gouvernement a présenté les étudiants comme des enfants gâtés, alors que ces enfants constituent probablement la génération qui est et qui sera la moins gâtée de toutes les générations qui nous ont précédées. N’oublions jamais qu’ils seront seulement un travailleur pour payer les pensions de 3 retraités, alors que nous sommes actuellement 6 travailleurs à payer la pension de 2 retraités. En plus, le gouvernement a réussi à faire croire à tout le monde que ces étudiants sont et seront gâtés.

      Le gouvernement dit également qu’il y a gel des frais de scolarité depuis 30 ans, alors que c’est totalement faux. Les frais de scolarité n’ont cessé de croître depuis la fin des années ‘80. Justement, en ‘80, je payais 500 $ par année à l’Université alors qu’aujourd’hui les frais de scolarité sont de près de 2200 $ par année en plus des frais afférents qui étaient presque nul à mon époque. Est-ce qu’on peut dire qu’il s’agit ici d’un gel. Drôle de gel!!! Et ce sont toujours les parents contribuables de la classe moyenne qui payent!

      Si le gouvernement est dans le rouge aujourd’hui, ce n’est pas à cause des étudiants… au contraire, s’il n’y avait pas eu de démocratisation de l’éducation depuis la fin des années ‘60, les salaires ne seraient pas assez élevés pour payer les impôts qui nous permettent d’avoir aujourd’hui un système de santé (bien que critiqué) accessible à tous, un régime de retraite pour tout le monde… N’oublions jamais que si le Québec et le Canada se sont aussi bien sorti de la crise, c’est grâce, entre autres, à notre filet social… Pendant qu’aux États-Unis on faisait faillite à la suite d’une maladie, ici au Québec, les gens ayant perdu leur emploi pouvaient continuer à recevoir des soins. Ce sont nos universitaires qui, grâce à leur salaire plus élevés, payent suffisamment d’impôt. Et on va dire que c’est à cause d’eux si le Québec est dans le rouge?!

      Si le Québec est dans le rouge, c’est qu’il a été mal géré… que les gouvernements ont travaillé depuis plusieurs années pour les entreprises et non pour les contribuables: coupe dans les impôts des grandes entreprises; coupe dans les taxes sur les gains en capital, particulièrement chez les banquiers qui ont causé la crise mondiale; bonus exagéré à certains fonctionnaires, particulièrement les hauts fonctionnaires des universités; etc….

      Les étudiants ont des propositions à faire, des propositions que l’on se doit d’écouter. Ils sont jeunes, non corrompus, n’ont pas non plus d’amis dans le monde économique… Ils ont peut-être des solutions intéressantes à nous soumettre pour préserver notre tissus social… Pourquoi refuserions-nous de les écouter sous prétexte qu’ils sont gâtés? Quant à moi, je pense sincèrement que parmi les plus gâtés de cette société ce sont notre génération (les 50 ans et plus), les membres du gouvernement actuel qui marchent main dans la main avec les mieux nantis…

      Alors, plutôt que de frapper sur la tête des étudiants qui ont le courage de leurs opinions… essayons donc ensemble de les écouter et de leur tendre la main, comme le fait Mme Lortie dans son texte et comme le fait en ce moment Mme Beauchamp (un peu tard, mais vaut mieux tard que jamais)… En espérant que Mme Beauchamp les écoute vraiment!!!!

      Linda Bossé

    • J’oubliais… Pour ceux qui disent que les étudiants sont violents…

      J’étais à la manifestation de Samedi, devant le Palais des congrès (j’ai plus de 50 ans) pour appuyer ma fille, mais aussi pour la protéger. Nous étions devant le Palais des Congrès, environ 200 manifestants, très pacifiques…

      Nous laissions passer tous ceux et celles qui voulaient accéder au Palais, en chantant des chansons…

      Et puis, sur l’air d’une chanson de Félix Leclerc, la police antiémeute est arrivée et nous a demandé de quitter les lieux, sans avertissement, et surtout, sans que cette manifestation soit déclarée illégale, les policiers se sont mis à pousser… Je me suis retrouvée prise entre un auto et la ligne de policier, plus capable de reculer ni d’avancer… Le policier devant moi m’a poussée avec son bouclier et a placé sa matraque entre mes pieds pour que je tombe… Heureusement, grâce à l’auto, je ne suis pas tombée… Si j’étais tombée, je me serais probablement fait piétiner…

      J’ai alors mentionné au policier en question “… Je pourrais être ta mère!”

      Il faut être présent sur place pour comprendre d’où vient la violence durant les manifestations des étudiants.

      Linda Bossé

    • Pour ceux et celles qui affirment que le Québec est dans la rouge, je souhaite très sincèrement que vous écoutiez ce vidéo jusqu’au bout. Vous découvrirez les VRAIS enfants gâtés du Québec…!

      Bien que Monsieur Parizeau ait été le chef du Parti Québécois, on n’oublie souvent que Monsieur Parizeau est d’abord et avant tout économiste: https://www.facebook.com/photo.php?v=437533429594159&set=vb.100000125182568&type=2&theater

      Linda Bossé

    • Mme Bossé,
      Merci pour ces messages.
      Entièrement d’accord avec vous…..
      Moi j’ y étais vendredi quand John James Charest riait de nous…..:-(

      Impossible de faire le lien avec votre info……
      Pourriez-vous vérifier et nous le retransmettre….

      Merci de votre collaboration:-)
      Louise April(Laloue)

    • lbosse……

      Bon, j’ai réussi à ouvrir votre lien.
      C’est très intéressant en effet.

      Merci encore.
      Louise April(Laloue)

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