Marie-Claude Lortie

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  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Vendredi 13 avril 2012 | Mise en ligne à 9h21 | Commenter Commentaires (18)

    Les garderies: un bon investissement

    Pour assurer un débat respectueux, seuls les commentaires signés sont publiés.

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    Photo Ivanoh Demers, La Presse.

    Ce n’est pas la première étude signée Pierre Fortin à le confirmer (lire ici et ici), mais la nouvelle demeure toujours fort intéressante et pertinente: l’argent que nous investissons dans le réseau de garderie public rapporte à la société québécoise.

    C’est un bon investissement.

    Il aide particulièrement les femmes les plus pauvres. Il augmente la productivité. Il améliore le niveau de vie des familles, il aide à corriger les inéquités du marché du travail….

    Que dire de plus ? Qu’il n’est pas parfait ? Soit. Mais rien ne l’est.


    • de la poudre aux yeux
      si on veut parler de vrais chiffres , parlons de combien de $$ d’impots par $$ d’investissement en CPE

      Tom Bombal mtl

    • Si les garderies sont un si bon investissement, nous devrions multiplier les places en garderie subventionnée! Pourquoi ne pas multiplier par 20 le budget des garderies? Cet investissement est rentable de toute manière, l’article de ce matin démontre que les bénéfice sont supérieurs au coût!

      Vive le keynésianisme!

      Kevin Picard

    • Bravo!

      Je suis bien contente de l’apprendre et cette étude fera un bon pied de nez à tous les détracteurs de nos garderies. Il ne suffit plus maintenant que d’augmenter la capacité du réseau pour répondre à la demande: un tâche difficile, mais pas impossible.

      Bon travail.

      R. Guillet

    • Oublié de signé, désolé:

      Carl Tremblay

    • Au début, le principe était d’aider les familles monoparentales ou à faible revenu… et cela aurait été acceptable… Mais ce qu’on s’aperçoit aujourd’hui, des familles qui ont des revenus de plus 100 000,00$ et +, cela coûte trop cher à tous les contribuables québécois et cela n’est pas rentable… Trop de mesures sociales font augmenter les taux de taxation et d’impôt, ce qui nuit à l’économie en général….
      ”Quand on veut faire tuer son chien, on dit qu’il a la rage” et ”Quand on veut faire accepter l’inacceptable aux contribuables, on essaie de les persuader que cela est rentable”… ce qui est dommage, c’est que la crédibilité des prétendus spécialistes, des politiciens et des journalistes en prend pour son rhume: avis à tous les intéressés: il s’agit d’un manque de respect flagrant envers la population qui n’est pas dupe…
      F Vézina

    • @re3e – l’étude fait exactement cela. Elle estime que 70,000 femmes travaillent au lieu de rester à la maison. Ça fait des impôts, des allocations familiales plus basses parce que le foyer fait un meilleur revenu, et plus de consommation. Y’a même un cadeau (en impôt) pour le gouvernement fédéral là-dedans!

      @needle – l’étude fait aussi une recommendation du genre. Le programme prévoyait que 200,000 places seraient nécessaires. Il en faudrait 40,000-50,000 de plus pour suffire à la demande. C’est un 3/4 de programme. Mais bon, c’est pas mal quand même!

      Laurent B. Collin

    • On sait bien, tout est rentable au Québec. On le constate à chaque budget…

      Une réforme des crédit d’impôt n’aurait-elle pas pu avoir le même effet pour moins cher et avec moins de problèmes?

      Aider les femmes à rester davantage sur le marché du travail, oui je peux bien croire que ça peut être fiscalement rentable.

      Mais entretenir un réseau de garderies étatiques qui surpaye ses employés et qui, comme tout appareil gouvernemental, se dote d’une bureaucratie lourde, n’a pas la flexibilité de s’adapter efficacement à la demande de ses clients (voir les listes d’attente…) et semble incapable de faire une utilisation optimale des ressources financière, est-ce rentable?

      Le problème c’est pas l’objectif, c’est le moyen utilisé.

      Serge Bélanger

    • “Grâce aux CPE, lancés en 1997, le marché du travail peut en effet maintenant compter sur 70 000 Québécoises de plus qui génèrent toutes sortes de revenus et d’économies pour la société. Ces femmes gagnent de l’argent et paient donc des impôts. Elles doivent aussi acquitter les taxes sur ce qu’elles achètent avec cet argent. Leur participation à l’économie augmente le PIB. Elles coûtent moins cher à l’État puisque leurs revenus de travail diminuent les prestations familiales qu’elles auraient autrement reçues, sans oublier l’assurance sociale.”

      Donc le but c’était pas d’aider les mères de famille, mais bien de retourner sur le marché du travail, le plus vite possible, des contribuables et des consommatrices pour aller chercher de l’argent avec des impots pis des taxes. Le gouvernement ne sait plus quoi inventer pour trouver de l’argent.

      Y.Béchard

    • Une étude de Pierre Fortin sur le réseau de garderie public a autant de crédibilité qu’une étude de Esso, Ultramar et Petro-Canada sur l’ industrie du pétrole.

      Et on appelle ça du journalisme ?

      Claude Dupaul

    • Comme le disais le monsieur au 98,5 ce matin.
      Garderie subventionné: rentable.
      Garderie à 7$, pas rentable.

      Que l’on offre des places avec des réductions, ça passe. Mais un coût gelé à 7$… Cela va finir comme les tarifs étudiants qui ont été gelés pendant des années.

      Il faut que le prix grimpe avec le cout de la vie. Sinon, dans 3-4-5 ans, les garderies ne seront plus rentable.

      Mais est-ce que les calculs tiennent compte de la rentabilité ’sociale’ des garderies? Entre avoir une mère ou un père au foyer qui s’occupe de SES enfants versus les ‘parker’ dans une garderie et les reprendre le soir, il y a un impacte dans la relation familiale à long terme.

      P. Busque

    • Je me demande si M. Fortin a fait le même genre de calcul pour les garderies en milieu familial. Une amie en a une chez elle, et ça lui permet de survivre, mais pas de véritablement vivre, considérant les longues heures de travail (avant les enfants, avec les enfants, après les enfants), les nombreuses soirées de soi-disant formation, souvent des jours de fin de semaine sont utilisés aussi pour des formations, etc.
      Elle passe sa vie à torcher, et elle doit toujours faire tout pour avoir l’air jeune quand elle va bientôt fêter ses 65 ans. Heureusement qu’elle aime beaucoup les enfants… Ils ont de la chance d’avoir une personne aussi intéressée et intéressante!

      J. Lincourt

    • C`est étude est de la foutaise. Le Québec augmente son niveau de vie pas à cause des garderies à 7 $ mais à cause de son endettement massif. Et on va payer le prix bientôt. Les garderies à 7 $ sont pas présente dans plusieurs provinces canadienne et leur endettement est bien moins élevé qu`au Québec.

      George Larimé

    • C’est un bon investissement mais le modèle étatique des CPE est trop rigide et fortement syndiqué. La CSN se réjouit des nouvelles cotisations… Les parents doivent subir les grèves à répétition! Il n’y a pas de place pour ceux qui travaillent le soir ou ceux qui aimeraient faire garder leurs enfants à temps partiel ( 2 ou 3 jours par semaine) C’est 5 jours par semaine ou pas de place pour ton enfant!

      Bien entendu, des enfants sont inscrits sur la liste gouvernementale à temps plein ( avec la complicité du CPE), mais envoient leurs enfants 2 ou 3 fois par semaine au CPE. Le CPE ne le dit pas au gouvernement et elle empoche la totalité de la subvention soit environ $ 35 par jour + le 7 dollars du parent pour les 5 jours…

      Luc Godbout a confirmé ce matin à Paul Arcand que le modèle du CPE n’est pas responsable de ce succès. Le gouvernement aurait pu subventionner les parents directement au lieu de nationaliser et de bureaucratiser les CPE. Selon moi, la subvention directe aux parents aurait été un modèle plus efficace et moins coûteux pour le gouvernement. Nous n’aurions pas eu le scandale des permis aux amis du PLQ qui achètent des garderies subventionnées et la corruption de Tomassi… Il y le financement du PLQ par le systèeme des permis octroyés…

      Le fiscaliste Luc Godbout à Paul Arcand ce matin: http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=130119

      Un exemple de la corruption que provoque le modèle des subventions aux CPE qui attirent les loups voire des propriétaires d’abattoir qui s’intéressent soudainement aux CPE et aux enfants… :

      «Lors de la période des questions à l’Assemblée nationale, le député péquiste de Gouin, Nicolas Girard, a d’abord dénoncé l’existence d’une «chaîne» de 13 garderies privées dont les frères Cola – Jack, Louis et Philip – sont devenus propriétaires ou actionnaires au cours des dernières années. Les frères Cola étaient propriétaires de l’abattoir Colbex. Des membres de leur famille et eux-mêmes ont contribué pour 141 500$ à la caisse du Parti libéral depuis 10 ans. Ils reçoivent 10 millions de dollars en subventions pour gérer les 1000 places que détiennent leurs garderies, a souligné M. Girard.Le ministre de la Famille, Tony Tomassi, n’a pas répondu directement aux questions. Il s’est contenté de citer un communiqué de presse diffusé mercredi par l’AGPQ qui accuse le PQ de «profilage racial» et de «salissage».

      Nicolas Girard a aussitôt fait valoir que 5 des 7 administrateurs de l’AGPQ et leurs familles ont donné 43 445$ au PLQ depuis 2003 et qu’ils ont obtenu 525 places subventionnées pour leurs garderies privées au cours de la même période. Il a ciblé en particulier son président, Sylvain Lévesque, et son vice-président, Samir Al-Ahmad.»

      http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201003/25/01-4264341-le-pq-accuse-charest-de-collusion-avec-lassociation-des-garderies-privees.php

      P. Bélanger

    • Aucun doute, un système de garderies est capital.
      La ou je débarque, c’est pourquoi devrait-il être géré par le publique alourdissant ainsi un appareil gouvernemental déjà trop obèse, tentaculaire et inéficace.
      Le déficit fiscal est sur le point d’atteindre les 300 milliards de dollars
      On a tous des enfants, on sait combien c’est précieux avoir une garderie fiable et efficace, mais les Québec pourrait très bien transférer tout cela au privé et accorder des trucs fiscaux.
      Au fait, cette étude a telle été fait avant ou après la signature de la convention?
      Danny Mansour

    • Je m’attends de l’État qu’il offre son soutien à certains d’entre nous, à ceux qui sont dans une situation précaire, comme les femmes les plus pauvres ou les gens souffrant de problèmes de santé mentale. C’est le rôle de l’État. S’il se concentrait sur cette mission, peut-être arriverait-il à éradiquer la véritable souffrance qui se vit dans notre société.

      Pour les autres, je ne vois pas pourquoi l’État interviendrait, même si c’est rentable. Tout n’est pas une question d’argent.

      Quand l’État intervient comme il le fait, l’essentiel de la vie en société devient ce jeu dans lequel on apprend à tirer les ficelles d’un système et à exercer une influence auprès de quelques décideurs. Et puis chacun se reconnaît le droit de se fourrer le nez dans les affaires des autres. Après tout, tout ça est payé avec « notre argent ».

      À moyen terme, quelle culture l’intervention massive de l’État façonne-t-elle?

      Robert Lemieux

    • Si le gouvernement donnait l’argent directement aux parents, rien ne dit que cet argent servirait à financer un service de garde justement. Et rien ne dit que ce service de garde sera de qualité. Pour moi, CPE, rime avec une certaine qualité. Évidemment, il y a des ratés comme dans tout, mais pas mal moins que dans les garderies non-subventionnées ou les milieux familiaux. Je connais beaucoup d’histoires d’horreurs concernant les deux derniers, mais aucune concernant les CPE. De ce que je vois de mon CPE et de ceux que les enfants de mes amis fréquentent, il est clair que ce milieu de garde offre davantage aux enfants que les autres, ne serait-ce par la qualité de la nourriture, des installations, des politiques encourageant les jeux à l’extérieur et surtout l’absence totale de la télévision si présente ds plusieurs autres type de garde.

      Pour moi, un réseau national de garderie, au même titre qu’un réseau national d’école est ce qu’il y a de mieux, même avec ses défauts, même avec ses syndicats. Évidemment, il y a un manque de place, c’est un problème qui, je l’espère, se réglera avec le temps.

      L’argent directement aux parents, alors non, non et non pour moi. Cet argent est mieux investit à assurer des services de gardes de qualité encadré par une politique rigoureuse et constante que le n’importe quoi qui sévit actuellement dans les autres types de service de garde.

      Quant au temps partiel, c’est un problème et non les enfants qui paient temps plein et qui fréquente le CPE temps partiel, c’est extrêmement rare. La plupart des CPE condamne cette pratique et sont très strict sur ce point. Les milieux familiaux subventionnés par contre, c’est une autre histoire.

      R. Guillet

    • On ne parle que d’argent… je n’en reviens pas. On parle ici de nos enfants, de l’avenir du Québec… Je n’ai jamais vu autant de familles endettées et surmenées… De notre côté, nous avons pris les décisions qu’il fallait pour que je reste à la maison avec nos deux enfants. Nous considérons que ce sera beaucoup mieux pour eux! Pour les prochaines années nous paierons moins de taxes au gouvernement, mais nous inculquerons les meilleures valeurs qu’il soit à nos enfants. Le fait que je reste à la maison amenera ce qu’il y a de mieux à nos enfants, mais aussi à toute notre famille. (Moins de stress, plus de temps de qualité, etc.) C’est ça le bonheur….

      A O. Gagnon

    • Tellement rentable qu’ils coupent des postes au CPE ou travaille ma femme et pour compenser les travailleuses doivent se contenter d’une seule pause de 30 minutes quelquepart durant leur journée. Cela vient nous dire que pour que des gens puissent avoir un boulot grace aux lucratives garderies à 7 dollars, des femmes qui frisent qsuotidiement le burnout vont élever leurs enfants.

      Denis Roy

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