Marie-Claude Lortie

Archive, avril 2012

Jeudi 26 avril 2012 | Mise en ligne à 23h12 | Commenter Commentaires (74)

Sous la pluie, la police et la manif, encore

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Capture d’écran 2012-04-26 à 23.05.24
Une manif, encore. Photo Édouard Plante-Fréchette. La Presse.

“F*** off”
J’étais en train de regarder l’interaction entre des policiers à cheval et la fin de la vague de manifestants remontant la rue Saint-Denis, quand j’ai vu l’un des agents en selle lancer cette phrase choc. Évidemment, ce n’était pas gratuit. Il était en train de se faire houspiller par des grévistes au langage à peine plus élégant.

La phrase m’a néanmoins choquée. De la même façon que la décision de la ministre de l’éducation Line Beauchamp d’expulser un des groupes étudiants de la négociation m’a choquée.

Où sont les adultes, coudonc ?

Où sont les policiers neutres, sages, effectuant sans broncher leur rôle de protecteur de la loi et de l’ordre en parlant poliment, même pour exprimer une certaine colère ? Où sont les politiques adultes et responsables, sachant que leur rôle est de maintenir la paix sociale au-delà des calculs politiciens ?

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a dit aujourd’hui que les Montréalais étaient “écoeurés” de ce qui se passe chaque soir maintenant. Je crois effectivement que les Montréalais sont écoeurés. Mais de plus en plus de ces Montréalais sont écoeurés autant de l’incapacité du gouvernement à régler le conflit qu’ils le sont des étudiants avec leurs demandes de gel à tout prix et leurs manifs qui finissent pratiquement toujours mal.

Je reviens de la manifestation de ce soir, jeudi soir. Il pleuvait. Il faisait froid. Il y avait des voitures et des voitures de police partout. Des tas d’agents en vélo, à cheval, la SQ en bus… l’hélico. Bref, la totale. Il y avait même un petit côté Blade Runner à tout ça, probablement à cause du reflet de touts ces gyrophares dans les flaques d’eau.

Et malgré ça, malgré ces conditions détestables, des centaines de manifestants sont partis vers 20h45. Ils n’avaient pas fait trois pas qu’on leur bloquait la rue Sainte-Catherine. Ils ont descendus par Berri, ils ont tourné sur René-Lévesque et rendus à Saint-Denis, la manif était déclarée illégale. Ça s’est passé tellement rapidement que j’ai ironisé sur Twitter. J’avais l’impression d’avoir tout raté, cinq minutes après avoir commencé à marcher. De toute évidence, la police en a marre. Et son écoeurement est à peu près égal à la la détermination des étudiants. Cette danse en rond n’a pas de raison de cesser.

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Jeudi 26 avril 2012 | Mise en ligne à 0h02 | Commenter Commentaires (107)

Cette situation est pathétique

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Photo Bernard Brault, La Presse

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Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse

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Photo Bernard Brault, La Presse

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Photo Bernard Brault, La Presse

Jour après jour après jour il y a des manifs à Montréal.

Toujours le même scénario. Une majorité d’étudiants manifestent pacifiquement. Des imbéciles cassent des vitres et vandalisent. La police arrive et utilise ses outils de façon pour le moins généreuse pour mâter le tout. Les ambulances arrivent. Les arrestations sont nombreuses. Les étudiants dénoncent la violence mais certains pas trop. La ministre est fâchée. Charest plane au dessus de tout cela, comme si c’était le problème de quelqu’un d’autre. Rien ne bouge sur le fond…

Et le lendemain, ça recommence, encore, pareil, toujours pareil…

Cette situation est pathétique.

Le gouvernement ne peut pas passer son temps à blâmer les étudiants. C’est aussi son travail de régler le conflit et de permettre aux citoyens de vivre dans une ville paisible. Il n’y a plus deux parties dans ce conflit, il y en a trois, quatre, cinq… Les casseurs, les étudiants pacifiques, le gouvernement Charest, la police et les passants silencieux qui se font poivrer, se prennent dans les embouteillages, ont peur de se faire défoncer leur voiture ou leur vitrine et commencent à en avoir vraiment assez.

Je sais que le gouvernement fait de l’acrobatie à la Harper dans le dossier, en ne cherchant pas à faire consensus mais en comptant uniquement sur la force électorale des appuis qu’il va chercher avec sa ligne dure. Sauf qu’il joue avec le feu. J’en demeure convaincue.

Sérieusement, je sais que même moi je me répète mais ça prend une médiatrice ou un médiateur…

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Mercredi 25 avril 2012 | Mise en ligne à 12h44 | Commenter Commentaires (11)

Barack Obama aussi s’inquiète pour les étudiants

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Je sais que la vidéo est virale et que vous êtes nombreux à l’avoir déjà vue, pas besoin de me le répéter, mais je trouvais que ce numéro avait quelque chose de particulièrement pertinent dans le contexte actuel québécois même si techniquement, leur problème est différent.

Amusez-vous…

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