Marie-Claude Lortie

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  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Lundi 26 mars 2012 | Mise en ligne à 18h14 | Commenter Commentaires (9)

    Leçons berlinoises

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    Des artistes qui perdent leurs studios à Griffintown car le proprio veut transformer les espaces en bureaux. Photos Benoit Plante-Fréchette. La Presse.

    Beaucoup aimé les articles de ma collègue Nathalie Petrowski sur Berlin, ville culturelle pauvre mais sexy.
    Pourrait-on dire la même chose de Montréal ?
    Probablement.
    Surtout pour le côté sexy.
    Une des leçons qu’elle tire du succès de Berlin à promouvoir l’effervescence culturelle ?
    Garder les loyers d’artistes le plus bas possible.
    Pendant ce temps, à Griffintown, des artistes doivent se reloger…
    Une chance qu’on consulte sur l’avenir du quartier.


    • …Pour que Montréal ressemble à Berlin en 2012, aurait-il fallu que Montréal ressemble au Berlin des années 1945 à 1989?

      Jean-François Couture

    • Ahhhh chère madame Lortie… Vous savez très bien comment la plupart des consultations sont truffées de personnes devant faire pencher la balance, le plus souvent du côté de ceux qui détiennent soit le pouvoir, soit les billets de banque! (Et ça, c’est quand la consultation n’est pas une consultation-bidon comme il y en a déjà eu.)

      J. Lincourt

    • Il faut être aller à Berlin et y avoir rencontrer les artistes pour constater que les gens là-bas créent pour l’art et pour le plaisir, pas pour l’argent ni la reconnaissance. Grande différence avec Montréal, la culture y est désinstitutionalisée. Le vrai sens de «arm, aber sexy» (pauvre mais sexy) – un slogan d’ailleurs très mal vu à Berlin même – c’est ça. Ça devrait même plutôt être «sexy, weil arm» (sexy parce que pauvre). La Berlin d’aujourd’hui est née des ruines de Berlin-Est et des quartiers pauvres immigrants de Berlin Ouest. Le «Quartier des Spectacles», lieu culturel à la nord-américaine, c’est l’opposé suprême de Berlin et de l’argent à la mauvaise place. Si on veut encourager la culture locale, on devrait d’abord arrêter de faire la vie dure aux lieux culturels les plus innovateurs (Green Room, Zoobizarre, Casa del Populo, et les autres, «illégaux»). En fait, c’est peut-être la seule comparaison possible entre Berlin et Montréal: à Berlin aussi, on a fermé l’an passé le légendaire Bar 25 pour y construire des combos. À l’entrée on peut maintenant y lire: «DIE BAR ist TOT» (Le bar est mort). Montréal, sexy? Il faut être nécrophile. Dans l’article de Nathalie Petrowski, on interviewait le DJ montréalais Guillaume Coutu-Dumont, un des djs les plus respectés de la scène house mondiale. Ce qu’on ne disait pas, c’est qu’il a été forcé de déménager à Berlin, pas pour le fun, parce qu’il ne pouvait pas (sur)vivre de son art ici. Et ne parlons pas d’Arcade Fire, ils sont devenus ce qu’ils sont malgré Montréal, pas grâce à elle. Ça leur a même pris un Grammy avant qu’on se rende compte qu’ils existaient.

      Nicolas Dagenais

    • Montréal est à des années lumières de l’urbanisme génial et de l’architecture de Berlin. Aucune comparaison possible.

    • J Paquet Québec

    • Une des leçons de Berlin pour Montréal tirées par Mme Petrowski m’a fait sourire : garder les loyers bas. Berlin offre encore (même si les prix ont explosé depuis trois ans) des loyers bon marché justement parce que les Berlinois sont pauvres. La raison est simple : le chômage est extrêmement élevé. Les industries et entreprises se trouvent ailleurs en Allemagne.
      Maintenir des loyers bas artificiellement est impossible : c’est la loi de l’offre et de la demande qui influencent les prix avant tout. L’Etat peut toujours encadrer à la marge, mais le principe de base ne change pas.
      Même chose pour “l’âme” culturelle de la ville : on est porté sur l’art ou on ne l’est pas. On est sexy ou on ne l’est pas !
      Montréal n’a pas à rougir de ce qu’elle est.

    • oups ! G. Renand

    • Que l’on envoie les artistes en banlieue, il parait qu’on y ait très bien.
      Montréal à besoin d’espace pour y faire vivre nos familles. C’est la seule et unique façon de freiner l’étalement urbain.
      Nous avons besoin d’espace, de quartiers résidentiels denses et de transports.
      Nous n’avons pas besoin d’artistes, de studios, d’ateliers, et d’espaces de création. Qu’ils s’en aillent.

      B Plante

    • il y a Berlin, mais également Soho dans l’après-guerre et Montmartre au début du siècle. a chaque fois qu’un quartier ‘pauvre’ dans une ville en effervescence est disponible, il y a souvent un regroupement artistique, un boom de la culture. Soho aujourd’hui n’a que des lofts de riche et Paris, on n’en parle pas.
      M Lessard

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