Marie-Claude Lortie

Marie-Claude Lortie - Auteur
  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Lundi 30 janvier 2012 | Mise en ligne à 8h57 | Commenter Commentaires (67)

    Shafia: les leçons

    Afin d’encourager un débat respectueux, seuls les commentaires signés sont publiés. Merci.

    Capture d’écran 2012-01-30 à 08.51.23
    Zainab Shafia, une des quatre femmes assassinées.
    Capture d’écran 2012-01-30 à 08.52.53
    Ricardo Sanchez et Sahar Shafia.
    Photos rendues publiques durant le procès

    Maintenant que le verdict Shafia est tombé, clair et déterminé, il faut passer à l’étape suivante. Il faut décortiquer en long et en large le cheminement de toute cette affaire pour tenter de comprendre comment, comme société, on peut agir pour qu’il n’y ait plus de crimes aussi terribles et dégoûtants. Où peut-on aider les femmes et les filles prises avec des pères, frères, oncles, cousins qui se croient supérieurs à elles au point de croire qu’ils peuvent même leur enlever la vie ?

    La prison à vie pour les coupables et l’efficacité du système judiciaire dans ce dossier sont certes de bons outils de découragement pour ceux qui auraient songé à poser le même geste. Mais on peut faire plus.

    Écoles, Direction de la protection de la jeunesse, organismes d’aide aux femmes en difficulté, travailleurs sociaux en tous genres, policiers… Autant d’acteurs cruciaux qui doivent être sensibilisés et de réglements qui doivent peut-être être adaptés pour que le sexisme entériné par ce qu’on appelle les “origines culturelles” ou la “religion” ou les “mentalités différentes”, soit dépisté et endigué.

    Le Canada ne peut pas accepter de ne rien faire après qu’une telle horreur se soit produite chez lui. Réveillons-nous, arrêtons de regarder ailleurs plutôt que de confronter ces questions extrêmement difficiles car extrêmement délicates.

    La liberté et la tolérance, sont des valeurs fondamentales au Canada. L’égalité l’est aussi. Cessons d’oublier cette dernière quand vient le temps de défendre les deux premières.


    • Et les fonfons de l’Immigration qui ont laissé rentrer les deux épouses de Shafia? Depuis quand peut-on avoir deux épouses au Canada?

      jean lapointe

    • Bonjour,

      Le message est clair pour tous les arrièrés qui veulent profiter des avantages du Canada tout en voulant reproduire ici les manières de vivre de leurs pays-asiles (maisons de fous) qu’ils ont fui. Ceci étant dit, je reconnais qu’il y a aussi d’excellent immigrants musulmans. J’ai eu le bonheur d’étudier, de travailler et d’en fréquenter plusieurs. On ne doit plus courber l’échine pour aucune considération. Tous ceux et celles qui sollicitent une place dans notre Pays doivent accepter notre système de valeurs, sans accommodation, sans discussion. La liberté est ici totale et pour tous, qu’on se le dise pour de bon.

      Gaston Langlais – Gaspé.

    • Bonjour
      Une petite précision.

      Vous dites: «…au point de croire qu’ils peuvent même leur enlever la vie ?»

      En fait, ce qu’ils ont cru, c’est qu’ils avaient le droit.

      Alors, inculquer à tous que personne n’a le droit d’enlever la vie, pour aucune raison, serait un petit pas dans la bonne direction.

    • Je trouve le crime d’honneur inacceptable. Mais il existe au Canada. Ici, on lui donne un autre nom. Que ce soit drame familial, jalousie, etc… Il existe et n’est pas plus acceptable.

      Mon impression est que le jugement est correct. Mais dans les faits, il n’y a pas de témoins et certains éléments sont sans réponses. Pourquoi on a pas retrouvé de traces de violence sur les corps? On a seulement des faits qui tendent à prouver que….

      Avouons-le, ce que nous savons de la preuve est léger pour condamner quelqu’un au meurtre prémédité.

      François Racine

    • Les leçons…

      Se qui a ternie et ruiner tes libertés dans ton pays d’origine, laisse le dans ton pays d’origine.

      On ne quitte pas sa femme en lui reprochant son alcoolisme pour aller marier une autre alcoolique.

      Tony Paradis

    • Vigilance. Le procès Shafia et ses conclusions rappellent les tentatives répétées de groupes islamistes de faire adopter la charia, notamment en Ontario. La charia, selon plusieurs interprétations dont nous disposons, exclue les crimes d’honneur comme passibles de sanctions criminelles. Il y a derrière ce concept du crime d’honneur l’omniprésence d’une discrimination violente contre les femmes et d’une violence arrogante et intolérante des hommes à l’égard de leur conjointe et de leurs filles. L’éducation, la scolarisation et la démocratie sont des antidotes efficaces contre de telles discriminations systémiques ce dont ne disposent pas plusieurs pays dont nous viennent les personnes qui immigrent au Canada. Nous avons cette chance d’en disposer et d’en faire usage. Heureusement, pour nous et pour elles.

    • Ce que les misogynes Islamistes ne comprennent pas c’est que Le québec étant une société matriarcale c’est une femme qui va régler nos problèmes. Un homme ça ne passerait pas. Et cette femme s’en vient. Elles ont réussis le bout facile, conquérir le droit, la médecine, bref le « par cœur » ce que n’importe quelle personne vaillante peut faire. Maintenant, qu’elles ont fait leur preuve, les métiers d’avocat et de médecin sont des professions équivalentes à être secrétaire ou infirmière pour les meilleurs d’entre elles. Regardez les bien allez. Et elles n’ont peur de rien. Paradoxalement, c’est la femme québécoise qui va libérer l’homme québécois et qui va faire augmenter notre indice de liberté trop basse.

      Simon Picotte

    • Mme Lortie, vous demandez:
      [comprendre comment, comme société, on peut agir pour qu’il n’y ait
      plus de crimes aussi terribles et dégoûtants]

      Il n’y a rien à comprendre.

      C’est le meurtre de 4 personnes.
      3 personnes ont décidé d’en tuer 4 autres.
      3 personnes ont commis, 4 meurtres terribles et dégoûtants.
      Un meurtre est un meurtre, point……4 meurtres sont 4 meurtres.
      Seules les circonstances changent…..!

      Il ne faudrait pas justement que notre société revienne en arrière.

      Le Canada n’a pas de responsabilité dans ces 4 meurtres.
      Ces meurtriers ont immigré ici avec leurs idées, leurs cultures.
      Le Canada ne pourra jamais rien faire contre ces idées et ces
      cultures d’arriérés.

      N’oubliez pas que nous avons une MAUDITE charte des droits et libertés…
      qui protège ces origines culturelles, ces mentalités différentes, ces religions….
      Le Canada ne peut refuser ces meurtriers en puissance.
      Très difficile pour tous les intervenants, très difficile d’agir.

      Et n’oubliez pas aussi que les Shafia avaient BEAUCOUP d’argent…
      Money Talk comme on dit, ces investisseurs sont très bien accueilli$$$$$$$$.

      Impossible d’entrer dans la tête des gens.
      Louise April(Laloue)

    • Le problême des “crimes d’honneur” existe au Québec et au Canada depuis fort longtemps.

      Monsieur Mario Roy, de cyberpresse nous dit en éditorial:
      “Au Canada, on a sacrifié depuis 1999 une douzaine de victimes à ce code «tordu», un mot qu’a employé le juge Robert Maranger, hier. L’une d’elles est Aqsa Parvez, 16 ans, d’origine pakistanaise, tuée en 2007 par sa famille parce qu’elle refusait de porter le voile islamique. Les adolescentes Shafia (Zainab, Sahar et Geeti), d’origine afghane, aspiraient elles aussi à se libérer d’un carcan à la fois culturel, religieux et profondément misogyne.”

      (Les sacrifiées, publié le 30 janvier 2012 à 09h01)

      À côté de ça, on a des centaines d’organismes féministes subventionnés et salariés avec nos impôts qui ne font rien face à cette problématique et préfèrent la facilité de faire du lobbyisme de gauche.

      Ça et se scandaliser publiquement devant les médias devant leur conception du “sexisme” quand passe une publicité qui ose montrer un quart de fesse féminine dans une pub avec Georges Laraque.

      Mettez “table de concertation des femmes” dans Google et vous en verrez quelques exemples.

      Quelques “actions” de ces organismes:

      -pétition en ligne sur le site de l’Assemblée nationale du Québec, pour l’allaitement dans les lieux publics;
      -Coalition nationale contre les publicités sexistes (CNCPS), pour la dénonciation de publicités sexistes;
      -pétition en ligne, pour la parité femmes-hommes dans les conseils d’administration;
      -Confédération des syndicats nationaux (CSN), pour le droit de choisir, à la Journée internationale des sages-femmes;

      Rien sur les crimes d’honneurs.

      Autre chose, les centaines de soldats Canadiens qui font le vrai travail d’essayer de changer les choses pour les femmes en Afghanistan sont des hommes en très très grande majorité.

      Ça ne tenterait pas certaines féministes de contribuer à ce vrai travail pour l’amélioration du sort des femmes dans le monde de s’engager dans l’armée au lieu de laisser entièrement des hommes faire toute la sale besogne à leur place ?

      On ne refuse aucune candidature féminine dans l’armée Canadienne et pourtant ce métier continue d’être boudé par les femmes en général et les féministes en particulier.

      Jean-Charles Tremblay.

    • Le temps de l’angélisme mutlticulturel est terminé. Ce procès montre que nous avons le droit de juger les autres religions et cultures quand leur pratique débouche sur le mépris et l’écrasement des femmes, quand ce n’est pas sur des actes de barbarie. Il est faux de croire que tous les immigrants vont spontanément adhérer à nos valeurs d’égalité des sexes, de liberté et de démocratie, si nous fermons les yeux sur certaines pratiques, comme les crimes d’honneur.

      André Racicot

    • Vous écrivez : “Où peut-on aider les femmes et les filles prises avec des pères, frères, oncles, cousins…”

      La mère n’a-t-elle pas été reconnue coupable? Pourquoi la liste ne comprend-elle pas “des mères”?

      Robert Lemieux

    • J’abonde dans votre sens. Je crains cependant que la solution réside à l’intérieur même de ces groupes. Voyez ce qui se passe depuis plusieurs années en Europe. Dans certains pays, ces communautés ont créé de véritables ghettos à l’intérieur desquels ils font la loi et personne ne parle ou ne bouge. Si quelqu’un se lève pour dénoncer, il(elle) est immédiatement accusé de racisme, d’islamophobie , de tous les crimes que les bien-pensant vont défendre au nom de la liberté individuelle et qui font que tous s’écrasent et regardent de l’autre côté. Les femmes victimes de ces ghettos sont condamnée à se taire ou elles seront battues ou carrément éliminées. Le changement doit venir de l’intérieur de ces groupes. Le plus bel exemple est l’excision qui est déclarée illégale dans tous les pays civilisés. La famille envoie donc la jeune fille, en vacances, au pays d’origine où quelqu’un s’occupera de ‘’l'affaire’‘ pour la retourner ensuite à son nouveau pays après ses vacances. Nous sommes des hypocrites à faire semblant que nous y croyons. Cela me met en colère.

      F.Fortin.

    • “Il faut décortiquer en long et en large le cheminement de toute cette affaire pour tenter de comprendre comment, comme société, on peut agir pour qu’il n’y ait plus de crimes aussi terribles et dégoûtants.”

      Vraiment pas non. Comme société, il y a des choses plus urgentes à régler. De toute façon, il est totalement impossible “comme société, d’agir pour qu’il n’y ait plus de crimes aussi terribles et dégoûtants”.

      C’est vraiment n’importe quoi!

      Réjean Larouche

    • Je me souviens d’un petit garçon de 4 ans, d’origine grecque, qui fréquentait ma classe de francisation au début des années ‘80. Il était agité et avait énormément de difficulté à se concentrer. Très nerveux, il avait des tics et se mettait à paniquer au moindre changement.
      Tous les matins, il arrivait à l’école en pleurant et c’était souvent la crise quand sa mère, refusant qu’il prenne le transport scolaire, essayait de quitter la classe.
      Un jour où la crise fut particulièrement important, la mère, en colère, est revenue en classe et a tenté de le frapper. Je me suis interposée et je lui ai demandé de quitter mon local immédiatement. J’ai barré la porte mais madame restait derrière, regardant par la fenêtre en jetant des regards menaçants à son fils. À ma demande, la direction est intervenue et madame a été invitée à quitter l’école sur le champ.
      À cause de son âge, la psychologue de l’école ne pouvait ni l’évaluer, ni le référer à la DPJ à cause de la culture ethnique de mes élèves. À l’époque, seuls les enfants de 5 ans étaient admissibles au service. J’ai donc pris sur moi d’aller rencontrer l’oncle de mon élève qui était le seul membre de la famille à parler français, les parents ne parlant que le grec. Celui-ci m’a expliqué les principes de l’éducation grecque et je lui ai expliqué à mon tour les tenants et aboutissants de l’éducation au Québec. Je l’ai aussi avisé que je devrais faire une plainte à la DPJ si la violence continuait. Heureusement, mon mensonge pieux a fonctionné mais je vous assure que j’étais révoltée de constater une telle discrimination à l’égard des enfants d’immigrants, que l’on refuse de protéger pour cause d’usages culturels.
      C. Gosselin

    • La sentence étant maintenant prononcée, le contribuable canadien devra débourser quelques $5 millions pour les héberger alors que dans leur pays d’origine, ils seraient libres, voir même applaudis.

      Quelle ironie

      http://www.radio-canada.ca/actualite/lafacture/161/cout_161.html

      Jean Ladouceur

    • Première leçon (tout spécialement dédiée à la 2ème femme de Shafia et à tous ceux qui sont témoins d’activités criminelles): quand vous êtes témoin de crimes ou d’intention criminelle, dénoncez le criminel à la police, même s’il s’agit de votre mari ou de votre fils. Ne devenez surtout pas complice.

      J’ai trop souvent vu des mères prêtes à défendre un criminel, ou à demeurer silencieuse, sous prétexte que “c’est mon fils” ou “c’est mon mari”!

      Olivier Bamville

    • Malheureusement, les atrocités commises au nom de la réputation ne disparaîtront jamais. Je doute que la société, aussi évoluée et outillée serait-elle, puisse avoir une influence quelconque sur des esprits démoniaques. Dans l’affaire de Kingston, le ‘’shit happens” s’avère d’une inflexible et cruelle vérité. Quant aux assassins Shafia, ils me font vomir.

      R. Cardinal, Montréal

    • Il faut retenir votre conclusion.
      Si certains croient venir au Canada, notamment à cause de notre Charte Canadienne des droits et libertés, car elle donne la liberté fondamentale de religion; les actes de barberies y étant liés ne sont pas tolérés ici, car bien que nous ayons liberté de religion, nous avons des droits relatifs à l’égalité.
      Annie Czevek

    • @litchi…C.Gosselin…..: 1980!!!!

      Vous décrivez tellement bien la situation…..:-)
      Toujours la même en 1994 lors de ma retraite…

      Et je serais très curieuse de demander aux intervenants d’aujourd’hui
      si ce n’est pas pire maintenant…..

      Oui on excuse beaucoup de chose sous l’idéologie culturelle et la religion….:-(

      Désolant.
      Louise April(Laloue)

    • Ben voyons, il ne faut pas porter de jugement sur les excellentes pratiques culturelles de certaines communautés que nos gouvernements insistent pour attirer au Canada. C’est raciste, ça.

      De toutes façons, ce genre de tuerie est rare, car dans la grande majorité des familles islamistes, les femmes se tiennent tranquille, et mettent leur voile.

      L’important, c’est de ne pas perdre de vue le fait que c’est l’homme occidental qui est le pire ennemi des femmes dans toute l’histoire de l’humanité.

      G. Lalande

    • Il faut prendre ces crimes au sérieux et faire de la prévention active pour les décourager et, surtout, soutenir les victimes potentielles de ce genre de comportement inacceptable dans une société libre et démocratique. Le laxisme des pouvoirs publics est pathétique et il y a des dizaines de cas comme celui des Shafia qui n’ont pas abouti devant les tribunaux.

      Je pense en particulier à l’affaire Jassi Sidhu qui a été assassinée il y a plus de 10 ans en Inde sur une «commande» de son oncle et de sa mère qui vivent en banlieue de Vancouver. Jassi s’était rendu en Inde pour épouser l’élu de son coeur malgré les souhaits de sa famille et ces derniers ont commandé son meurtre (et celui de son conjoint mais lui, il a survécu à l’agression). En Inde les auteurs ont été rapidement identifiés et condamnés mais les vrais auteurs du crime, ceux qui l’ont commandé n’ont pas été inquiété jusqu’à il y a quelques semaines alors que Linden Mc Intyre de l’émission The Fifth Estate de la CBC a démontré sur la place publique qu’il y avait une preuve accablante contre ces gens qui ont été arrêtés le même jour par la GRC… Quelle coïncidence! Mais encore là, au lieu de les juger ici, comme le crime a été aussi commis au Canada (par complicité), nos autorités ont choisi de s’en laver les mains et ont commencé un processus d’extradition vers l’Inde contre ces individus sachant très bien qu’ils ne purgeront pas de peine là-bas, étant très proche des milieux influents en Inde et compte tenu du fait que l’auteur du meurtre est encore en liberté malgré sa condamnation à l’emprisonnement à vie pour meurtre…

      Ce sont des cas très complexes et souvent les autorités ne sont pas à la hauteur et semblent hésiter à prendre des actions claires pour dénoncer ces crimes honteux. Les services sociaux et policiers devraient s’ouvrir les yeux et prendre ces cas au sérieux et ne pas attendre qu’il y ait des victimes comme celles qui ont été assassinées par les Shafia.

      P. Rousseau.

    • Pour les ceusses qui nous rappellent nos drames familiaux pour banaliser les Shafia:

      1) au Québec, un drame familial c’est un parent (la plupart du temps le père, mais parfois la mère) qui tue l’autre parent, ses enfants et qui se suicident après. A ce point (3 morts et plus), y’en a que quelques-uns par année. Et l’un d’entre eux est généralement une famille immigrante.

      2) Le seul cas de deux parents ayant tué leurs enfants est le cas du Saguenay il y a quelques années. Un cas vraiment unique

      3) Comme les Shafia, c’est-à-dire 3 personnes qui décident froidement de tuer 4 autres membres de leur famille, on n’a jamais vu ça. D’où notre écoeurement profond

      jean lapointe

    • Cette condamnation ne m’apporte aucun réconfort. C’est vraiment atroce comme affaire. Je suis d’accord avec vous Mme Lortie, et cette décision est un premier pas.

      M. Jobin

    • J’espère que cette tragique histoire va faire réfléchir les occidentaux qui passent leur temps à décrire les sociétés occidentales et le Québec en particulier en les termes les plus méprisants, sans même se rendre compte qu’ils encouragent ainsi indirectement les intégristes religieux au replis culturel. Je n’écris évidemment pas ça pour trouver des excuses aux Shafia mais à force de lire et d’entendre partout que nous sommes décadents, matérialistes, corrompus ou sans aucune spiritualité et que les femmes d’ici sont superficielles, s’habillent comme des prostituées et couchent avec n’importe qui, entre deux avortements, bien des familles immigrantes choisissent d’isoler leurs filles le plus possible de notre influence “diabolique”. Lorsque ces filles se mettent à vouloir plus de liberté, ne serais-ce qu’en s’habillant de façon occidentale “standard” et en sortant chastement avec des garçons, certains parents violents et dominateurs répondent à leurs aspirations par la violence et ça peut aller jusqu’au meurtre, avec la bénédiction du reste de la famille!

      Si nous voulons vraiment que les immigrants s’adaptent bien à notre société, ce ne sera pas suffisant de leur dire “Ici c’est comme ça!” et d’appliquer les lois une fois qu’un crime est commis. Il faut relever la tête et réaliser que nous avons le droit d’aimer l’Occident et d’en parler en termes positifs! Célébrons nos qualités, nos efforts pour un monde plus juste et notre richesse culturelle! Le Québec ne doit pas être une terre si épouvantable que ça puisque autant de personnes arrivent du monde entier pour y vivre!

      C. Tremblay

    • Bravo pour votre texte Madame Lortie. Vous y résumez l’opinion du plus grand nombre avec beaucoup de bon sens. Il y a des comportements qui ne s’importent pas au Canada et c’est aux agents canadiens d’immigration de le faire savoir clairement aux aspirants citoyens. Ceux-ci devraient d’ailleurs faire l’objet d’une enquête dans leur pays d’origine si ce type de pratique barbare s’y pratique.
      R.Ducharme

    • Il y a une question qui me chicotte depuis un petit bout de temps, peut-être que quelqu’un a la réponse. Dans son journal personnel, Rona la première femme Shafia disait que la famille n’avait pas été acceptée pour immigrer en Australie (ou en Nouvelle-Zélande peu importe), c’était de la faute du père, mais l’origine du refus n’était pas précisée. Qu’est-ce qui avait cloché pour l’Australie, et pas pour le Canada? Je me le demande bien…

      Julie Vaillancourt

    • Le remède, que vous semblez favoriser, m’apparait plus dangereux que le mal.
      Peut-on justifier l’intervention de l’état dans une famille où les valeurs d’égalité entre les sexes ne sont pas appliquées ?

      Doit-on envoyer la DPJ dans les familles hassidiques ? Les sectes ultra religieuses qui pronent l’homophobie, le racisme, l’intolérance ou la simple blague déplacée ?

      Car poussé à l’extrême, on parle d’enlever la charge parentale à un parent parce que son idéologie n’est pas conforme à l’idéologie reçue de la société. Tu penses mal, donc, tu n’as pas le droit d’avoir d’enfants.

      Allo 1984 !!!

      C’est là, la question selon moi. En filigranne, votre réflexion (du moins, vos questions “réfléchissantes”) place une certaine hierarchisation du droit à l’égalité sur le droit de libre pensée, de conscience et de religion.

      C’est, en soit, un débat de société que l’on doit avoir. C’est, en soit, une modification majeure à apporter à la constitution. Tout comme la reine de la poutine, le Act of Settlement, le statute of Westminster, le GG, le sénat, le pouvoir politique du Québec, le billinguisme …

      En bref, vous parlez de mettre dans l’exécutif, des mesures qui doivent être débattues sur le front politique, en premier lieu. Puis, de faire suffisamment l’unanimité pour outrepasser les divisions géographiques et ethno-linguistique d’un pays comme le Canada pour être approuvées par le législatif, sous approbation référendaire dans au moins 3 provinces sur 10 …

      PS: pour les fédéralistes, parler de constitution, c’est MAL.

      Bonne chance

      F. Picard

    • Je suis content de ne pas avoir le travail des travailleurs social, policiers, etc, qui doivent jongler avec des ethnies différentes. Si tu sonnes l’alarme, tu risques de te faire traiter de raciste, de profilage racial, etc. Si tu ne fais rien, ce genre d’horreur peut arriver. Pas souvent, mais on voit bien que c’est possible.

      Laurent B. Collin

    • @ tokyo
      Si ma mémoire est bonne, Shafia est entré au pays en faisant passé l’une de ses femmes pour une soi-disante cousine. Comme quoi il est plutôt facile d’entrer au pays sans que l’immigration pose trop de questions. Si cela a été le cas pour les Shafia, imaginez combien de personnes sont désormais au pays sous fausses déclarations !

      La polygamie n’étant pas acceptée ici (fausse déclaration des Shafia dès leur arrivée), je les retourneraient tous les trois dans leur pays et ça nous éviterait ainsi de payer leurs 3 repas par jours pour les 25 prochaines années.

      N. Maranda

    • Ce que je retiens de ce procès, c’est le danger que peut présenter le grand public qui se permet de «jouer» au jury par médias interposés. Ça été le cas pour le procès du Dr Turcotte.
      Sinon, je suis d’accord avec ce que vous écrivez. Lorsqu’on émigre dans un pays, on prend la culture qui vient avec (même si le Canada est beaucoup trop permissif). À Rome, on fait comme les Romains.
      GTremblay
      Montréal

    • “d’acteurs cruciaux qui doivent être sensibilisés et de réglements qui doivent peut-être être adaptés pour que le sexisme entériné par ce qu’on appelle les “origines culturelles” ou la “religion” ou les “mentalités différentes”, soit dépisté et endigué.” marie-claude lortie

      je suis d’accord avec vous sur se sujet, et je trouve paradoxal que le conseil du statut de la femme ait approuvé le port du voile chez la femme musulman dans la société québécoise.

      et bon billet d’Isabelle Maréchal ou elle souligne la participation de la mère, ELLE.

      danny mansour

    • jeancharles80

      30 janvier 2012
      10h14

      Ça ne tenterait pas certaines féministes de contribuer à ce vrai travail pour l’amélioration du sort des femmes dans le monde de s’engager dans l’armée au lieu de laisser entièrement des hommes faire toute la sale besogne à leur place ?

      On ne refuse aucune candidature féminine dans l’armée Canadienne et pourtant ce métier continue d’être boudé par les femmes en général et les féministes en particulier.
      _________

      Vous devriez vous informer un peu mieux sur le nombre de femmes dans les FC et aussi sur l’histoire des femmes dans l’armée canadienne.

      Votre commentaire n’a qu’un but, discrédité les femmes et leurs rôles dans la société. Comme si elles étaient responsables de la mort des filles Shafia !
      Vous voulez-rire !

      Robert Duquette
      Saint-Luc-de-Bellechasse

    • L’immigration australienne est beaucoup plus stricte dans sa politique d’immigration. D’ailleurs, ils n’hésitent pas à le proclamer bien fort. Avec eux, il faut passer un test de langue anglaise.”Si tu ne parles pas notre langue et n’adhères pas à nos valeurs, tu peux t’abstenir de venir chez nous”; c’est le message de l’Australie.

      Bernie DAY

    • Ces gens font terriblement pitié. Victimes de l’obscurantisme prêché par des ayatollahs irresppnsables pas tellement différents de nos anciens curés. Il s’est tué des millions de gens au cours des siècles au nom de multiples religions toutes aussi délirantes et castrantes les unes que les autres…Seul Raël, qui s’habille en blanc, comme le pape, prêche l’amour dans tout ce qu’il a de simplement charnel… et on ose rire de lui. Il est vrai que son histoire d’hélohim est à dormir debout, mais pas plus qu’un homme-Dieu né d’une vierge (avant, pendant et après sa naissance) et qui est mort puceau à 33 ans… Jésus, Mahomet, Boudah, Raël? Je prendrais ce dernier n’importe quand… mais je préfère rien du tout.

      Charles Talon

    • ..@fleurdelyse76,30 janvier 2012,12h48.

      Serait-il pensable d’appliquer aux familles déjà constituées les mêmes règles auxquelles on soumet les couples qui désirent adopter? Si on faisait cela, je pense qu’on manquerait de familles d’accueil. Questions: Les règles concernant l’adoption sont-elles trop sévères? Ou sont-ce les lois de la famille qui sont trop laxistes?
      Je dis ça de même!

      J-F. Couture.

    • Il y a 2-3 ans (ou à l’époque des débats sur les accommodements raisonnables), Pierre Foglia a écrit une chronique sur l’immigration. Son approche était la suivante : les immigrants ne sont pas des gens qui arrivent ici, ce sont des gens qui partent de quelque part. Il faisait cette distinction, si mon souvenir est bon, en disant qu’il faut du temps pour s’intégrer dans une nouvelle société notamment parce qu’il faut commencer par laisser derrière ce que l’on a été, ce que l’on a appris et donc, embarquer dans une grosse entreprise de déracinement à faire en parallèle avec le travail d’enracinement dans la nouvelle société.
      Pas question ici de donne un quelconque aval ou une approbation à ce qui s’est passé dans le cas des Shafia. Cependant je suggère qu’il s’agit là d’un cas extrême mais révélateur de ce simple fait : on ne renie jamais complètement son passé, son éducation, ses valeurs. Chassez le naturel et il reviendra au galop dit le dicton populaire … Pour une raison inconnue, à un moment donné le seul refuge qu’a pu imaginer le père face au comportement des jeunes filles et de sa première épouse a été de les placer devant l’obligation de préserver l’honneur de la famille … une notion qu’on voudrait très étrangère à notre culture judéo-chrétienne mais qui, il n’y a pas encore si longtemps, faisait des filles-mères des parias au sein de leur propre famille sans parler du microcosme paroissial … alors que l’on fermait les yeux sur la responsabilité du garçon.

      Dès lors, tout devait inévitablement s’accélérer … les solutions allant du bannissement des enfants ou le renvoi de l’ex-épouse au pays d’origine en passant par les menaces de violences physiques ou de contraintes puis, l’échafaudage d’une solution définitive correspondant à un schème de valeurs venu d’ailleurs et, aux yeux de l’instigateur, parfaitement légitime malgré toute l’horreur qu’il aurait dû provoquer chez le père Shafia à titre de premier protecteur de ses enfants.
      Cette affaire nous renvoie face au miroir avec une question … si jamais nous étions dans une situation d’escalade similaire, saurions-nous identifier le moment où l’on s’apprête à franchir cette mince ligne au-delà de laquelle le retour en arrière n’est plus possible ou, écouterions-nous ceux qui tenteraient d’intervenir? Le meurtre est le geste le plus répréhensible mais d’autres décisions peuvent, en pratique, tuer les liens familiaux ou sociaux… et, quelque part, tuer les gens qui en sont l’objet.
      Malheureusement pour les quatre disparues, le père Shafia n’a pas compris et, si quelqu’un a voulu intervenir, il n’a jamais écouté … et il a entraîné sa femme et son fils avec lui. J’ai lu quelque part que certains membres de la communauté afghane de Montréal disaient aujourd’hui ne jamais l’avoir connu. Se pourrait-il que le père Shafia ait souillé l’honneur de la communauté afghane et si oui, comment celle-ci réagira-t-elle?

      Daniel Richard

    • Je pense que ce n’est pas seulement le machisme qu’il faut cibler mais la source (la coupable, celle qui entretien plus souvent qu’autrement celui-ci): la religion.

      À la place du cours “Éthique et religions” à l’école, on devrait plutôt enseigner la pensée critique et la morale.

      Et tant qu’à y être, on devrait faire passer exactement le même cours aux gens qui comptent immigrer dans ce pays.

      Marie-Eve Landry

    • Quelqu’un va sûrement me huer pour ramener ici le débat sur le voile qui cache le visage, mais justement, quand on ne voit pas le visage d’une personne, il est évidemment impossible d’y lire la misère, d’y voir l’oeil au beurre noir, la trace rouge (ou bleue ou jaunie) laissée par un coup au visage. Un jour, quand la violence envers les femmes était bien moins connue, bien moins médiatisée, je me trouvais à un Steinberg et une femme qui passait à la caisse avant moi avait un méchant oeil au beurre noir et je l’avais retenue pour lui demander: “Est-ce que quelqu’un vous a fait du mal?” Elle avait commencé par sembler surprise, mais ensuite m’avait dit en souriant: “Oh non! je me suis frappée!” Sans le sourire, je ne l’aurais pas crue, mais il faut comprendre qu’il est quand même possible d’intervenir, ce qui est impossible quand on ne voit pas les visages.

      Josette Lincourt

    • Bonjour,

      Vous avez écrit :

      « Où peut-on aider les femmes et les filles prises avec des pères, frères, oncles, cousins qui se croient supérieurs à elles au point de croire qu’ils peuvent même leur enlever la vie ? »

      – — –

      Je vous dirais que ces « pères, frères, oncles, cousins qui se croient supérieurs à elles (femmes et filles) au point de croire qu’ils peuvent même leur enlever la vie » ont eux aussi besoin d’aide.

      Et besoin d’aide avant de commettre l’irréparable.

      Quand la baignoire déborde, on ferme le robinet avant d’éponger le plancher.

      Daniel Verret (nadagami)

    • Clair et déterminé? C’est loin d’être fini! On apprend que la défense ira en appel plaidant que certains faits n’auraient pas dû être présentés aux jurés et qu’il faut un nouveau procès! Si par malheur la Cour d’appel accepte, j’ose espérer que la Couronne, en contrepartie, dévoilera certains faits qui ont été cachés et qu’elle présentera aussi le témoignage de la soeur de Tooba (fait à la journaliste Michèle Ouimet) prouvant hors de tout doute que la notion d’honneur est bel et bien présente dans cette famille.

      Nicholas Ninousky

    • @ q.terreux

      Mon commentaire ne veut rien dire d’autre que ce que j’y ai écrit avant que vous tentiez d’en déformer le sens.

      Il y a eu 158 décès dans les forces armées qui combattent en Afghanistan pour entre autres sortir les femmes du genre de sort qui prévaut pour elles là-bas.

      Sur ce nombre seulement 4 étaient des femmes-soldat.
      Tous les 154 autres étaient des hommes.

      Source:
      http://www.ctv.ca/war/

      C’est un effort minuscule de la part des femmes en général et surtout de la part des féministes que de laisser des hommes faire tout le travail d’aider les femmes Afghanes à se libérer de leur situation pendant qu’on subventionne les groupes féministes Québécois à faire confortablement du lobbyisme de gauche et à encourager le port du voile comme l’a fait la Fédération des Femmes du Québec au mépris de toute logique et de toute solidarité.

      Jean-Charles Tremblay.

    • Dans un premier temps il y aurait lieu d’organiser une manif pour réclamer la libération de Mme. Shafia. On devrait reprendre le procès de cette dernière et orienter sa défense dans le sens d’une non-responsabilisation pour cause de santé mentale. Cette femme était sous l’emprise extrême d’un contexte idéologique patriarcal. Elle est une victime et ce dont elle elle a besoin,d’abord et avant tout, c’est de l’aide et de la compréhension d’une équipe thérapeutique entièrement dévouée à son mieux-être. C.Boily.

    • @ berniedupaysderetz

      L`Australie a ses problèmes avec l`immigration musulmane. Il y a même une Austalian Defense League qui luttent contre l`islam radical en Australie.

      http://www.libertiesalliance.org/2010/01/25/australian-defence-league-%E2%80%93-the-defence-league-movement-against-sharia-law-goes-global/

      George Larimé

    • @dgj2003d

      “Cette affaire nous renvoie face au miroir avec une question … si jamais nous étions dans une situation d’escalade similaire, saurions-nous identifier le moment où l’on s’apprête à franchir cette mince ligne au-delà de laquelle le retour en arrière n’est plus possible ou, écouterions-nous ceux qui tenteraient d’intervenir? Le meurtre est le geste le plus répréhensible mais d’autres décisions peuvent, en pratique, tuer les liens familiaux ou sociaux… et, quelque part, tuer les gens qui en sont l’objet.”

      Il ne faudrait peut-être pas partir apparemment du postulat qu’il y avait forcément des liens familiaux à tuer entre le père et ses filles, qu’il est en quelque sorte passé de père “normal”, aimant et protecteur à père assassin à cause de tiraillements existentiels et identitaires consécutifs à un changement de pays. Selon ce qu’on en sait, il était déjà violent et dominateur avec les femmes de sa famille, bien avant de projeter de tuer les victimes. Même si ça nous paraît incroyable, il est possible qu’il n’ait jamais aimé ses filles, indépendamment de sa culture. Ça se voit en Occident aussi des parents comme ça. Le crime qu’il a commis est trop méthodique, trop froid pour que j’y vois le moindre désespoir. Ça ressemble plus à de la rage et de la haine. Qui qu’il en soit, évitons de glisser sur la pente savonneuse de l’explication culturelle du crime.

      C. Tremblay

    • Au Canada, ce n’est pas l’égalité qui prime, mais la légalité.

      Ces femmes assassinées ne sont que la pointe de l’iceberg.

      Combien de gens ont transformé leurs enfants en automobiles?
      Il y a plus d’assassins au pays que l’ont pense.

      Charles D’Amboise

    • 30 janvier 2012
      20h20

      La religion? Où êtes vous? Il y a beaucoup de musique qui joue où vous êtes?
      On se croirait de retour dans les périodes les plus sombres que l’humanité a vécu.

      http://www.youtube.com/watch?v=SKL254Y_jtc

      Charles D’Amboise

    • Les victimes d’un crime d’honneur sont les femmes évidemment. Mais c’est dans l’ordre que leur réserve la religion. Ce genre de crime est indissociable de l’intégrisme religieux. Et le plus absurde, c’est que les autres femmes aussi réclament le chatiment pour la réparation. L’intégrisme n’est malheureusement pas réservé aux hommes.
      A ce titre,Mme Yahya est sûrement sous l’emprise de son mari mais ce n’est pas ça qui a guidé son comportement dans cette affaire. Elle s’est soumise aux régles de sa culture. Autrement dit elle voulait, elle aussi, sauver l’honneur de sa famille (comme les deux autres). Sans cela, comment peut-on expliquer son attitude au tribunal?
      A la différence des deux autres meurtriers, elle avait une chance de s’en tirer. Malgré cela, sa défense fut ridicule. Surtout qu’elle a omit tout ce qu’il lui aurait donner un avantage. Elle aurait pu invoquer l’aliénation provoquer par la domination de son mari pour se dépeindre en victime obligée d’être une tortionnaire. Le problème est, qu’en utilisant ces arguments elle aurait reperdu l’honneur…qu’elle venait tout récemment de récupérer. La condamnation, dans ce type de crime, peut faire partie des dommages collateraux. On doit agir peu importe les conséquences. Après tout l’honneur, comme disait M Shafia, c’est ce qu’il y a de plus important…non!?
      La seule véritable surprise est de la part d’Ahmed, il aurait dû prendre toute la responsabilité et sauver ses parents(plusieurs exemples européens de crime d’honneur le démontre). La communauté lui reprochera sûrement!?!?
      Comme l’excison, les femmes sont victimes des hommes mais aussi des autres femmes. Réduire ces crimes au machisme est répondre à un problème d’une autre société par une réponse à un problème(fondamentalement différent) de notre société. Ce serait surement plus facile mais sans aucune utilité.
      En terminant, ce qui me chagrine le plus dans toute cette histoire, c’est que les trois meurtriers ont tout de même atteint leur objectif: ils ont sauvé leur honneur!?!?

      B Belley

    • A mon avis,l’erreur des Shafia a été de prendre des «nobody» comme avocats ( Scusez moi,avocats de la défense mais c’est comme ça que je le perçois.)

      Ok vous ne connaissez pas la réputation des avocats d’ici et c’est ça qui vous a perdu car de l’argent,vous en avez,vous auriez pu vous payer les meilleurs!

      Les frères Poupart,avez-vous déja entendu parler?

      Tant pis pour vous et tant mieux pour la vraie justice,vous ne les connaissiez pas sinon vous seriez déja de retour dans votre palace en Afghanistan.

    • scuzez,j’ai oublié
      P.Pilon

    • Bien que ces meurtres soient révoltants, il faut garder la tête froide. Dans trop de ces commentaires, le fiel du racisme -ou celui d’un manque d’éducation- est débordant et est suffisant pour faire peur à de nombreux autres immigrants potentiels de venir ici au Québec.
      Il ne faut surtout pas généraliser, il faut éviter d’en tirer des conclusions à appliquer à tous les émigrants s’établissant ici.
      Pierre Rheault, St-Jean-s-Richelieu

    • Que c’est désolant de lire certains commentaires…

      C’est inconcevable d’abord de se réjouir du verdict. Je vois la chose à l’envers: il y a bel et bien eu meurtres quadruples et la thèse de l’accident est complètement rejetée.

      De savoir les Shafia en prison ne me réjouit pas particulièrement. TOUT LE MONDE PERD DANS CETTE HISTOIRE.

      D’abord, les 4 femmes, mortes assassinées par leur propre famille. Quatre femmes (dont 3 très jeunes) qui auraient évolué et contribué au sein de notre société, comme vous et moi. Cette perte est énorme pour nous.

      Ensuite, les enfants “orphelins” des Shafia, qui sont condamnés à vivre séparés de leurs parents, en famille d’accueil. Belle enfance, bel avenir…c’est certain.

      Les Shafia eux-même, qui avaient tout pour avoir un avenir prometteur au Canada: à l’aise financièrement, habiles dans les affaires et parents de 7 enfants. S’ils n’avaient pas inculqué le “mauvais” de leur culture, ça aurait fait une famille formidable et bien intégrée.

      Notre système n’a pas permis de protéger ces femmes. C’est un constat d’échec auquel il faut réfléchir.

      Et cessez de dire qu’il ne faut pas recevoir ces immigrants. Les immigrants sont un apport important pour notre société. Ils consomment, paient des taxes et impôts (d’ailleurs, les Shafia sont arrivés à titre d’immigrants investisseurs), travaillent ou mieux créent des emplois, font des enfants. Le Canada doit absolument investir pour accueillir, préparer et suivre les immigrants provenant de pays où la culture différent considérablement de la nôtre. Il faut fournir de l’information, parler des ressources (femmes ou hommes victimes de violence, droits et obligations au Canada, etc.), surtout ne pas les laisser à leur sort. Oui ça coûte des sous mais certainement moins que de payer un méga-procès et 100 ans d’emprisonnement.

      La prévention, il n’y a que ça.

      S. Larousse

    • “Où peut-on aider les femmes et les filles prises avec des pères, frères, oncles, cousins qui se croient supérieurs à elles au point de croire qu’ils peuvent même leur enlever la vie ?”

      Étrange que vous ayez “omis” de mentionné les mères. Un peu biaisé ?

      Pierre Tremblay

    • Il ne faut pas oublier les crimes passionels et les drames familials … il est clair ici qu’il s’agit d’un “crime d’honneur”, et on doit s’assurer de donner un verdict clair pour eviter de faire comme si on fermait l’oeil. Il ne faut pas oublier quele docteur Turcotte a ete reconnu, lui, “non criminellement” responsabble du meurtre de ses deux filles …

      Crime passionel, drame familial, crime d’honneur, jalousie … Quand les hommes arreteront de frapper femmes et enfants, on aura un bien beau monde. D’ici la, bcp d’education et de prevention.

      Peut etre un “trop peu trop tard”, mais un autre cas difficile, et felicitations a nos forces de l’ordre qui effectuent un travail ingrat.

      David Cormier

    • la_souris

      30 janvier 2012
      16h53

      Je pense que ce n’est pas seulement le machisme qu’il faut cibler mais la source (la coupable, celle qui entretien plus souvent qu’autrement celui-ci): la religion..

      ____
      Entièrement d’accord avec vous. Mais allez dire ça à nos évangélistes fédéraux.

    • Signature du 09h00 Robert Duquette

    • D’abord, permettez-moi cette petite intrusion par cette article paru sur TvaNouvelles en faisant référence à ce que dit l’avocat Julius Grey qui croit qu’ “il faut rejeter le multiculturalisme tel qu’il est conçu au Canada” (article http://tvanouvelles.ca/lcn/judiciaire/archives/2012/01/20120130-160924.html)

      Dit-il… “Entérinée en 1988, je pense que le Canada est allé beaucoup trop loin dans le multiculturalisme et dans l’acceptation des coutumes et des façons de vivre d’autres pays. On n’a pas l’obligation de le faire et ce n’est pas salutaire de le faire», estime le spécialiste des droits et libertés individuelles”

      La chose qui me choque le plus c’est bien d’entendre parler d’ “Accommodation raisonnable” comme on le fait politiquement présentement et qui pour moi veut tout simplement dire “si on permet aux femmes de votre pays (le Pakistan par exemple) de porter le voile ici, il faut que vous acceptiez que nos femmes canadiennes chez-vous ne portent pas le voile”. Ce serait là à mon avis de la vraie “accommodation raisonnable” juste.

      Mais, ce n’est pas comme ça que ça se passe dans ces autres pays; les femmes, de chez-nous, sont obligées de porter le voile, donc pourquoi, nous ici, permettrions-nous aux femmes d’ici de le porter leur voile ? Et qui nous dit et dans ce cas qu’il n’y a pas des terrorismes qui se cachent derrière ce voile pour commettre leur méfaits au Canada, ou encore aux États-Unis en prenant le Canada comme porte d’entrée chez nos voisins du sud ?

      Et quand un immigré s’intègre chez-nous, lui faut-il se “fondre” dans nos coutumes et nos lois, comme dit-il Me Julius Grey, nos manières d’être, de vivre et de se conduire, en vrai canadien; se comporter comme de vrais canadiens, et non pas entretenir leur coutume et manière de vivre désuètes et insensées comme ce fut le cas et qui a conduit à ces odieux massacres des quatre femmes Shafias, sous une dictature sans merci de Mohammad Shafia, sa femme Tooba Yahya Hamed Shafia, contrôleurs sans merci de la pire espèce en brimant le droit d’expression de leur filles et de l’ex-femme Rona sous leur ancienne bannières “afghanes” par exemple. En permettant à chacune le libre droit d’expression et d manière d’être, comme elles voulaient le faire.

      Aura-t-il fallu que ce drame odieux arrive pour qu’on se mettre à réfléchir fort pour changer les choses, si on les changera, afin que tel drame ne se produise plus, et pourquoi pas avant que tel drame arrive.

      Je remarque souvent dans des articles que c’est toujours après qu’on y pense, mais pas avant.

      À quoi nous servent les politiciens si on ne prévoit pas avant que drame arrive plutôt qu’après, quand c’est trop tard ? Comme ce fut le cas de ces scandales qui ont tant fait parler d’eux, les Vincent Lacroix et Earl Jones ?

      Si nos politiciens réfléchissaient, et avaient réfléchi plus fort, probablement mais sûrement que les quatre femmes afghanes, qui réclamaient le droit de vivre leur vie ici au Canada, au Québec, comme elles le voulaient, en TOUTE LIBERTÉ ET LIBERTÉ D’EXPRESSION, elles seraient encore vivantes. Mais, auraient eu que ce drame odieux arrive pour leur reconnaître ce droit. TROP TARD HÉLAS.

      Et combien d’autres y en aura-t-il encore dans l’avenir pour qu’on change nos lois en vertu d’une reconnaissance d’expression libre juste pour que tel drame ne se reproduise plus en faisant en sorte de BIEN intégrer les nouveaux arrivants comme il se doit, comme dit l’avocat Julius Grey. Ou de retourner quiconque ne voudront pas s’y soumettre là d’où ils viennent sans tarder, avant que tel drame ne se reproduise plus. Faudra-t-il attendre que d’autres drames du genre arrive ? Ou si l’on va prévenir avant que cela arrive ?

      Posons la question à Harper… Et vite svp …

      Jean-Guy Dupont – Montréal

    • @berniedupaysderetz
      Le gouvernement du Quebec est desormais au meme niveau d’exigence que l’Australie concernant les tests de langue.Vous ne le saviez pas?
      Maintenant le message est le meme,mais dans une langue differente.
      Aoutman.M.

    • Qu’est-ce qu’il se passe avec le reste des enfants Shafia maintenant que leurs parents sont en prison?

      Kakei Chan

    • Aujourd’hui après les faits, on apprend bien des choses, comme d’habitude vous réclamez plus de contrôles sans prendre le temps de vous informer si ceux qui existent fonctionne efficacement.

      On apprend aujourd’hui que la DPJ est fractionné en deux pallier, anglophone/francophone et que les deux entités ne communiquent pas.

      égal à vous-même vous réclamez toujours plus de contrôle et de coercition envers le peuple, tout en prenant soin d’appuyez sur le bouton qui fera mal paraitre les hommes seulement tout en balayant sous le tapis qu’une mère figure au tableau des accusés.

      Nous sommes en 2012, il serait temps que le discourt féministe évolue.

      L’infanticide est régulièrement pratiqué par la femme, il est malhonnête intellectuellement de ne ciblé que les pères, les frères et les oncles.

      Je suis un père de famille, et comme vous je suis complètement horrifié par ce genre de comportement complètement aberrant.

      Dany mansour

    • Vous et monsieur Marissal vous félicitez de ce verdict, mais vous étiez d’accord avec celui du procès Turcotte ???

      A. Duval

    • la prison à vie et le système judiciaire, de bons outils de dissuasions. ahaha faites moi rire. Aux É.-U. ils ont la peine de mort et ça n’empêche personne de tirer à vue sur tout ce qui bouge.

      ben oui !

      pierre collard

    • Vous cherchez le moyen de prévenir le crime d’honneur ? (ou culturel, selon certains)
      Facile : vous n’avez qu’à copier coller la procédure de l’État en matière de violence conjugale ou d’agression sexuelle alléguées (à l’égard d’une femme, s’entend) : nul besoin de preuves ou témoins, on arrête l’homme sur simple présomption, on le cuisine au poste, et même si la preuve est inexistante, on l’accuse devant les tribunaux, juste au cas où l’allégation s’avérerait véridique.

      Ça n’a jamais réglé quoi que ce soit, et ça ne réglera jamais rien, mais cette forme d’arbitraire à la dérobée (on fait semblant qu’il n’existe pas, mais on le pratique impunément ) contente le groupe de pression, inquisiteur bien de son temps à l’origine de cette spoliation des droits de la personne à grande échelle, qui martèle depuis toujours (en privé, bien entendu) qu’il s’agit là du seul moyen concret à la disposition de l’État en matière de ”violence faite aux femmes”.

      Quant aux innocents qui font l’objet d’une machination ou d’une simple vengeance par une femme ou une jeune fille dénuées de sens moral, peu importe. Après tout, il faut bien sacrifier quelques innocents au profit du ”Bien Commun”. En effet, le Mal fait à certains sera compensé par le Bien du plus grand nombre.

      Pourquoi ne pas appliquer le même principe à tous les autres hommes-immigrés soupçonnés d’être un Shafia en puissance ?

      Juste au cas où…

      Gordon Sawyer

    • La composante culturelle est évidente. On fera tout pour ne pas l’avouer. Il y aura d’autres victimes de notre bien-pensance…. Dégoûtant de veulerie.

      http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/07/25/kingston-une-affaire-dhonneur/

      Pierre JC Allard

    • @bend

      “Réduire ces crimes au machisme est répondre à un problème d’une autre société par une réponse à un problème(fondamentalement différent) de notre société.”

      Il est vrai que le machisme “ordinaire” seul n’explique pas le crime culturel, auquel des femmes peuvent effectivement participer comme dans ce cas-ci mais on ne peut nier que l’obsession de la virginité des jeunes filles est à la base du désir de contrôler leur habillement et toutes leurs allées et venues car c’est là-dessus que repose l’honneur de la famille dans plusieurs sociétés humaines.

      Si des jeunes filles se font tuer par leurs propres parents pour sauver l’honneur supposément souillé de la famille c’est parce que leur habillement et leurs comportements sont associés à l’expression d’une sexualité que leur culture leur interdit tant qu’elles ne sont pas encore mariées. Elles peuvent être encore vierges au moment d’être tuées, ça ne change rien du tout à partir du moment où des parents, voisins et autres membres de la communauté peuvent être témoins des éléments visuelles de cette émancipation.

      Les garçons de plusieurs cultures sont en principe tenus eux aussi à la continence sexuelle avant le mariage mais on sais combien nombreux sont les garçons musulmans par exemple, autorisés par leurs parents à s’habiller comme des occidentaux ou à sortir tard avec des amis sans chaperon. Ils ne peuvent pas tomber “enceints”, ils ne risquent pas d’être traités de “putain” par leurs coreligionnaires, au pire ils seront regarder avec un air désapprobateur. On voit aussi l’été des hommes musulmans en short et en chemise à manches courtes accompagnés d’une épouse en niqab.

      C’est cette discrimination sexiste-là, celle qui fait de la virginité des filles et seulement des filles le gage de l’honneur de la famille et qui place celle-ci au-dessus de toute autre considération, qui génère le crime culturel.

      C.Tremblay

    • La famille Shafia a été jugée en sol canadien pour un acte qui a été commis au Canada. Il est bien normal de les punir en sol canadien. Peut-être que certains d’entre nous diront que notre système ne fait que protéger un acte qui est hautement répréhensible, mais en Afghanistan, ce genre de crime peut être passible de la peine de mort. On les enverrait au bucher en les faisant juger par un autre système pour se débarrasser des coûts que ça coûte aux contribuables?
      Une fois leur peine purgée, il seront expulsés. Dans leur pays d’origine? Peut-être, peut-être pas. Le Canada fera en sorte de passer un accord afin que leur vie ne soit pas mise en danger délibérément, mais chose certaine, ils ne garderont pas les pieds en sol canadien. Ils sont jugés ici, on les punit ici! On veut de l’égalité? En voilà! Pourquoi faire autrement?
      Mais de toute façon, croyez-vous vraiment qu’ils s’en sortiront une fois qu’ils auront quelques années de pénitencier derrière la cravate? Hmm…

      Karine B. – Ottawa

    • Lecon #1: la DPJ, cette gang de … aurait du faire de quoi. Quand il s’agit de détruire des familles sans histoire, mais pas assez riches pour se payer des gros avocats… la il n’y a aucun problème, ils y vont à fond la caisse. Mais quand c’est une famille riche et que les enfant sont réellement en danger, (peut-être que l’origine ethnique a eu un effet, je dis peut-être), la DPJ a une peur bleu de perdre son score de 99% de procès gagnés et que leur petit travailleurs sociaux soit agressé physiquement. Si la DPJ avait fait son travail, 4 personnes seraient toujours de ce monde.

      Lecon #2: c’est un drame familial. De la façon dont j’ai compris le procès, jamais les Shafia n’ont tenté de se justifier en disant que c’était un crime d’honneur. C’était le mobile présenté par la couronne. Les Shafia ont plutôt tenté de nier le crime, ce qui selon mes critères personnel est d’une lâcheté intolérable. La couronne a simplement trouver la corde sensible du jury et des canadiens en général en concluant qu’il s’agissait d’un crime d’honneur. Elle a fait sortir le racisme en chacun de nous. Qu’ils ait été innocent; on les aurait reconnu coupable pareil.

      Dans ce qui a été transmis dans les média; il semblerait qu’il le soit réellement. Mais on les a condamné d’avance parce qu’ils était immigrant.

      Ce n’est pas une preuve que le système de justice fonctionne bien; ni qu’il fonctionne mal. C’est juste une preuve supplémentaire que le jury est toujours influencer par des considération émotives, que les avocats savent manier avec brio. Et c’est celui qui sait le mieux jouer avec les cordes sensible qui gagne (comme dans un autre procès célèbre au Québec). Peu importe le jury et peu importe la situation. Un avocat qui demanderait au jury d’être analytique n’aurait pas une longue carrière!

      Lecon #3: D’un point de vue féministe ce procès n’apporte pas grand chose: certaines communautés culturelles refuse de percevoir une réelle égalité homme-femme. C’est un fait, connu depuis longtemps. Ce procès n’apporte pas de réponse, ni de solution. Les chefs religieux des communautés musulmanes au Canada on passer une éternité devant les caméra pour nous convaincre qu’ils n’étaient pas comme ça et qu’il ne le prêchait pas les crimes d’honneur.

      Hors toutes religion, incluant l’Islam, inculque qu’une femme doit être modeste, et c’est là que le bas blesse. Même dans les foyers québecois de souche du fond des bois, on ne permettra jamais qu’une fille ait réellement les même liberté que ses frères: elle seront toujours réprimander parce qu’elle sorte avec X et non avec Y. On leur dit constamment qu’elle sont toutes nue et que ca excite les grand méchant hommes, et que si elle continue comme ca elle vont se faire violer (dixit Gilles Proulx). L’hypersexualisation, ca vous dit quelque chose? On en fait des gorges chaudes dans les média a répétition! Au Québec, on ne les tue pas, on est plus civilisé: on les lynche en public! C’est vraiment beaucoup mieux. Morale: on est pas bien mieux qu’eux.

      En résumé: on a laisser quatre personnes se faire assassiner, parce qu’elle ne répondait pas à des codes sociaux d’hommes préhistoriques (finalement pas si différent des nôtres).

      Finalement, ça nous prend une petite analyse de conscience, qu’en pensez-vous?

    • oups! A. Sinotte

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