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Êtes-vous allé voir The Iron Lady, le nouveau film inspiré de la vie et de la carrière de l’ancienne première ministre britannique ?
Moi oui. Ça m’a inspiré une réflexion, une chronique. Pas sur l’oeuvre de Mme Thatcher, dont je n’ai jamais partagé les idées politiques. Loin de là. (Pour moi, Mme Thatcher, c’est non pas une chanson, comme l’a écrit ma collègue Nathalie Petrowski mais plutôt le chaos londonien mis en avant-plan par Stephen Frears dans le film Sammy and Rosie Get Laidqui commence avec Mme Thatcher en voix hors champ commentant sur le travail à faire dans les quartiers chauds…).
Le Iron Lady de Phyllida Lloyd et Merryl Streep m’a plutôt fait réfléchir à la difficulté d’être une femme au pouvoir, d’y arriver, d’y rester, d’y occuper une juste place.
J’aurais pu parler dans ce texte de toutes les femmes qui ont été ou sont actuellement au pouvoir, d’Indira Ghandi (Inde) à Benazir Bhutto (Pakistan), en passant par Michèle Bachelet (Chili), Dilma Rousseff (Brésil) ou Christina Kirchner (Argentine), du fait que les femmes avancent, oui, ailleurs, loin. J’ai surtout pensé aux pays du G8 et au Canada où les femmes avancent encore trop lentement et semblent pouvoir faire leur place plus facilement lorsqu’elles sont conservatrices, ce qui n’est paradoxalement pas le cas dans les pays du sud dont le stéréotype est pourtant qu’ils sont plus machos…
Le sujet est vaste et je vous encourage à lire à cet égard le livre de Pascale Navarro sur la question. J’ai choisi de parler du malaise de voir que les avancées semblent toujours être accompagnées de reculs… Et que 20 ans après Mme Thatcher, j’aurais aimé qu’on soit plus loin.
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