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Zainab Shafia, une des quatre femmes assassinées.

Ricardo Sanchez et Sahar Shafia.
Photos rendues publiques durant le procès
Maintenant que le verdict Shafia est tombé, clair et déterminé, il faut passer à l’étape suivante. Il faut décortiquer en long et en large le cheminement de toute cette affaire pour tenter de comprendre comment, comme société, on peut agir pour qu’il n’y ait plus de crimes aussi terribles et dégoûtants. Où peut-on aider les femmes et les filles prises avec des pères, frères, oncles, cousins qui se croient supérieurs à elles au point de croire qu’ils peuvent même leur enlever la vie ?
La prison à vie pour les coupables et l’efficacité du système judiciaire dans ce dossier sont certes de bons outils de découragement pour ceux qui auraient songé à poser le même geste. Mais on peut faire plus.
Écoles, Direction de la protection de la jeunesse, organismes d’aide aux femmes en difficulté, travailleurs sociaux en tous genres, policiers… Autant d’acteurs cruciaux qui doivent être sensibilisés et de réglements qui doivent peut-être être adaptés pour que le sexisme entériné par ce qu’on appelle les “origines culturelles” ou la “religion” ou les “mentalités différentes”, soit dépisté et endigué.
Le Canada ne peut pas accepter de ne rien faire après qu’une telle horreur se soit produite chez lui. Réveillons-nous, arrêtons de regarder ailleurs plutôt que de confronter ces questions extrêmement difficiles car extrêmement délicates.
La liberté et la tolérance, sont des valeurs fondamentales au Canada. L’égalité l’est aussi. Cessons d’oublier cette dernière quand vient le temps de défendre les deux premières.
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