
Saumons d’élevage. Photo AP
Si j’avais été chef de pupitre ou chef d’antenne ou lectrice de nouvelles, c’est cette nouvelle que j’aurais jouée en deuxième hier, juste après la suspension du procès Shafia. C’est mon collègue Charles Côté qui a écrit le troublant article.
“Trois hauts dirigeants de Cooke Aquaculture, plus grand éleveur de saumon du pays, font face à des accusations pénales. Ils sont soupçonnés d’avoir déversé un pesticide illégal dans les eaux du Nouveau-Brunswick pour lutter contre un parasite du saumon.”
Pourquoi jouer la nouvelle si gros ?
Pour réveiller un peu la population, bon sang !
Partout autour de moi je vois du saumon d’élevage et des gens qui en mangent sans se poser la moindre question, alors que voilà des années que les journalistes et les groupes environnementaux s’évertuent à leur dire que les élevages sont tous sauf angéliques. Ils en train de bousiller les côtes de nos océans avec leurs grands parcs surpeuplés où doivent être constamment contrôlés maladies et parasites. Ils sont en train de menacer les espèces sauvages par contaminations puisque ces parcs d’élevage sont directement en mer. Aussi, veut-on vraiment manger du saumon soufflé à la moulée, “coloré” à la caroténoïde ? Et veut-on encourager une pisciculture où le nombre de kilos de poissons produits est moins élevé que le nombre de kilos en petits poissons et autres aliments marins nécessaires pour nourrir les élevages ?
Et veut-on manger de ce saumon quand on sait maintenant que le pesticide utilisés pour leur pisciculture tue les homards ?
Les accusations portées contre les éleveurs de poissons sont simples: on dit qu’ils ont utilisé une sorte de pesticide tellement forte pour débarrasser leurs saumons de parasites — des poux de mer, hyper répandus dans les élevages — que cela attaquait aussi les systèmes nerveux des crustacés des côtes. Je ne sais pas si vous vous rappelez d’une nouvelle étrange, il y a plusieurs mois, de milliers de homards morts probablement empoisonnés…
Donc voilà.
Voulez vraiment manger de ce type de saumon là ?










syl20_65
4 novembre 2011
12h02
B’en voyons Mme Lortie, il faut bien que ces compagnies crée leur richesse…et ce même si ça empoisone ce qui se trouve sur leur passage. C’est bien connu. Il faut faire confiance à l’industrie agro-alimentaire qui fait preuve d’une grande responsabilité et d’un éthique sans faille. Je ne vois pas le problème, c’est le marché qui dicte….dit-il ironiquement, vous l’aurez compris.
austerlitz
4 novembre 2011
12h06
En fait ils utilisent l’ingrédient principal qu’on retrouve dans le fossoyeur d’insectes RAID.
Pierre Tremblay
ellelitout
4 novembre 2011
12h07
Vous avez raison de vouloir nous faire sortir de notre coma Mme Lortie. Dernièrement j’ai demandé à un poissonnier s’il avait du saumon sauvage et sa réponse fût “non madame, notre environnement est très important pour nous et nous le protégeons en vous vendant du saumon d’élevage”. Vous voyez comme ils ont bien réussi leur boulot de marketing quand même le poissonnier y croit.
xrayone
4 novembre 2011
12h20
C est l aquaculture qui va sauver les poissons des mers, que vous le vouliez ou non.
Qu il arrive qques jambettes a gauche a droit c est normal, on n a partout dans notre societe, je ne vois pas pourquoi ce serait si different dans l elevage de poissons.
Les parcs a poissons sont en milieu naturel partout dans le monde entier, et je ne vois pas comment on peut faire autrement.
Il ne faut certainnement cesser de manger ce succulent saumon d elevege parce que Mme Lortie capote
La justice va faire son oeuvre, et va condamner les mechants garnements qui ont lance de mechant produit dans la mer, les lois vont se resserrees, et bingo,,, on passera ensuite a la prochaine castastrophe denoncee par le prochain ecolo/gauchiste faiseur de lecon
davidsonstreet
4 novembre 2011
12h25
Bon nombre de personnes vont vous réondre l’une des chose suivantes :
1. elles s’en sacrent;
2. vous ne comprenez pas à cause de votre manque de « culture scientifique »;
3. vous n’avez aucun droit de leur « faire la morale ».
Comme elles forment la majorité de la population, je vous trouve bien courageuse de persévérer à vous adresser à elles.
gallag
4 novembre 2011
12h34
Non merci…de toute façon, j’ai fait provision de truites de mer pêchées cet automne sur la Petite Cascapédia…Hum que ça c’est bon…en plus, il y a encore de la truite à pêcher jusqu’à la mi-novembre…
ultrator
4 novembre 2011
12h40
Le saumon d’élevage est pro-inflammatoire (indice d’inflammation de + 500) vs le saumon sauvage qui est anti-inflammatoire (-500). Il contient peu d’oméga 3. Il contient des anti-biotiques et des dioxines et là, on apprend qu’il contient de la cyperméthryne. Mmm, bonne apétie.
kirkpitaine
4 novembre 2011
12h45
La salmoniculture est une plaie, et je suis en faveur d’un boycott, mais il est bien difficile de savoir d’où vient le poisson qu’on achète à la poissonnerie. Comment s’y retrouver? On nous enfonce jour après jour dans la gorge des produits dont on ne veut pas, mais qu’il est presque impossible d’identifier. C’est la même chose pour les viandes. Si au moins le choix était facile à faire, je serais bien content de payer un peu plus cher pour de la vraie bonne bouffe qui ne risque pas de m’empoisonner.
Ah, et tant qu’à choisir, je préfère manger du poisson infesté de “poux” que du poisson bourré de pesticides…
jnb77
4 novembre 2011
12h52
En effet, c’est très inquiétant. Tant au niveau de la nouvelles qu’au niveau de la pisciculture. Et. est-ce mieux dans no champs?? Voyons, c’est encore le far-west!
Il y a toujours de ces nouvelles qui méritent d’être publicisés et celle-ci en fait partie. Dis de-même, c’est plate, mais la poule ou les douche-bags seront toujours plus important pour 80% des gens.
/Gros soupir
Je vais revoir mes habitudes avec le saumon. Dommage, un si bon poisson…
jeffypop
4 novembre 2011
12h53
Le saumon sauvage aussi consomme plus que son poids dans sa durée de vie. Plus tu montes dans la chaîne alimentaire plus tu consommes.
maison33253
4 novembre 2011
12h58
“sont tout sauf angéliques” (pas “tous”)
Ceci dit, article intéressant. Y a-t-il du saumon ne provenant pas d’élevage, au supermarché ?
marclamarre
4 novembre 2011
13h05
Bonjour! Je pense que la véritable question devrait être: les consommateurs ont-ils VRAIMENT le choix? Il faut aller au-délà de cette nouvelle et s’éduquer soi-même. Un documentaire comme les AliMenteurs décrit très bien ce genre de problématique…
Oui, les consommateurs ont le choix. Votre argent peut s’exprimer fort, et finalement c’est tout ce que l’industrie alimentaire veut entendre: Que veut le consommateur? Si vous répondez: rien merci! alors vous aurez: rien, merci! Marc
jutamat
4 novembre 2011
13h15
Ils ont utilise le meme pesticide que dans le RAID. L’avantage, c’est qu’on aura pas
de mouches autour de notre assiette.
argyle
4 novembre 2011
13h24
Merci! Mais, on ne sait plus où donner de la tête. Serait-ce là le résultat de laxisme gouvernemental en cette période de ”déréglementation”?
druillet
4 novembre 2011
13h35
Merci de me rappeller ce fait. Je me nourris presqu’uniquement de saumons. Je n’ai pas porté assez attention à ce problème… C’est fini pour moi le saumon d’élevage! Le problème sera de me trouver des sources de saumon sauvages non colorés….
gilless
4 novembre 2011
14h25
juste un mot tab……..
badacon
4 novembre 2011
15h23
L’utilisation de pesticide en mer est évidemment illégale et je suppose que c’est marginale – on parle de 1 million d’amende!
J’ai un peu de misère avec la culture de poisson en mer, ça modifie immanquablement l’environnement et il faut être bien prudent avec ce genre de pratique.
Mais pour avoir jaser avec des gens qui étudient l’alimentation des poissons, on travaille en ce moment pour rendre la culture de truite plus propre. C’est pas une mauvaise idée de cultiver du poisson mais il faut que ça soit fait plus intelligemment. Moi j’ai pas de trouble à manger du poisson gonflé à la moulée et coloré artificiellement.
boum13
4 novembre 2011
15h28
Et en plus, ces élevages font un tort considérable à nos saumons “sauvages”…
Il y a un article dans la dernière revue de l’ASF sur de nouvelles manières de produire du saumon d’élevage sans faire trop de dégat…
Mais tout est une question de sous encore…
numero6
4 novembre 2011
15h59
Tout à fait d’accord avec vous sur la gravité de la situation de l’industrie de l’aquaculture, au niveau mondial.
Malheureusement, il est impossible de connaitre l’origine d’un poisson lorsqu’on l’achète… ou même à quelle espèce il appartient réellement.
Nos gouvernements refusent obstinément d’instaurer des mesures de traçabilité, ou même d’étiquetage, qui protégeraient les consommateurs.
Force est de constater que l’industrie alimentaire est plus facilement entendu par nos gouvernants que nous le sommes… sans doute les oreilles de nos élus sont-elles sensibles au tintement des dollars qui tombent dans leurs caisses électorales, ou ailleurs.
mononke
4 novembre 2011
16h27
On devrait trouver ça sur la UNE … c’est pas rien … Bien sur y a des gens qui vous dirons qu’ils achètent juste de la truite et du Saumon du Chili pour protéger notre environnement et exporter notre pollution!
Par contre juste pour me rassurer un peu la perméthrine et ses dérivés était à l’origine tiré d’un plante le chysantème un peu plus naturel mais ça n’excuse rien le cyanure et l’arsenic sont aussi des produits naturels!
L’organisme de certification est dans la merde de saumon jusqu’au cou…sa seulle valeur ajouté étant la confiance…
Je suppose qu’en cour comme défense il vont dire au juge que de toute manière le homard ça résiste a rien… juste à le mettre dans l’eau bouillante 100 % pure et il meurt!
Et quel nom prédestiné : cooke … they are cooked! ie: sont cuit!
lindala
4 novembre 2011
16h55
Je le savais déjà, mais de lire votre blog me le rappelle. C’est décourageant, je doute souvent de la qualité des aliments, surtout des viandes et poissons. Antibiotiques, pesticides, OGM, nommez-en…
mascotte
4 novembre 2011
17h11
Non merci, vraiment pas!
sahara36
4 novembre 2011
17h20
Pour répondre à votre question ; bien sûr que non ! Ç’aurait été quoi s’ils n’avaient pas été pris et accusés ? Je veux dire ici qu’il y a tellement de produits de consommations dont on ignore leur procédé jusqu’à notre assiette ! Mais savez-vous quoi ?
De toutes les façons, l’humain va périr par l’humain. Oui, oui !
Sept (7) milliards d’individus sur la planète et nous avons de graves problèmes de surconsommation, de surpêche etc. Les chinois qui mettent de la mélamine dans le lait, on met des pesticides pour détruire les parasites etc. On est de plus en plus malades, le cancer progresse à vitesse grand V et désormais, on ne sait plus ce qu’il y a dans nos assiettes. L’environnement se dégrade, la pollution est partout et grandissante, la terre s’appauvrie et le chimique prend le dessus. Sincèrement ? Je ne suis pas malheureuse de ne (pas) avoir de descendants qui écoperont de tous ces fléaux … que l’Homme a malheureusement créé.
Je ne suis ni pessimiste et alarmiste mais plutôt un brin réaliste, voilà. Ça va être beau tantôt …
glepage
4 novembre 2011
18h23
Tout à fait, que le monde se réveille.
D’ailleurs, je n’étais pas contente que l’émission Les chefs! fasse de la publicité à un éleveur de saumons dans de grandes piscines au bord des côtes.
taqulik
4 novembre 2011
19h13
C’est effectivement un désastre environnemental très considérable. Sur la côte ouest, il y a présentement une commission d’enquête sur les saumons sauvages du Pacifique parce que les montaisons il y a 2 ans se sont complètement effondrées. Il y a 5 sortes de saumons sauvages sur la côte ouest et il y en a 3 qui sont directement menacées d’extinction. On place les fermes d’aquaculture sur les routes de migration des saumons sauvages, en particulier le quinnat (Sockeye) et le coho et l’infestation du pou du saumon est en train de décimer les populations de saumon sauvage qui migrent près de ces fermes d’aquaculture.
Dernièrement on a découvert un nouveau virus du saumon (ISA) qui est dévastateur mais le gouvernement fédéral garde le tout secret et il a fallu que ça sorte dans le NY Times pour qu’on en entende parler ici, au Canada. Si cette question vous intéresse allez voir le site d’Alexandra Morton (http://alexandramorton.typepad.com) qui se bat contre Pêches et Océans depuis plusieurs années et contre l’aquaculture qui est en train de faire disparaître les saumons sauvages de la côte ouest. Le plus choquant c’est que l’on élève du saumon de l’Atlantique en Colombie-Britannique et c’est ce qui est en train de faire disparaître le saumon sauvage du Pacifique qui, comme je le disais, est divisé en 5 espèces différentes, toutes plus succulentes les unes que les autres. Le fédéral est en train de faire la même chose à la côte ouest que ce qu’il a fait à la côte est avec la morue…
Si vous en avez la chance, essayez le saumon sauvage du Pacifique pour voir. En CB les gens boycottent le saumon d’élevage et sur les étiquettes de saumon dans les épiceries ils doivent mentionner si c’est du saumon sauvage ou d’élevage et peu de gens achètent le saumon d’élevage, sachant très bien les dommages irréparables que cette industrie est en train de faire à nos saumons sauvages. Dans les restaurants c’est la même chose, la plupart ne vendent que du saumon sauvage et ils l’indiquent dans les menus, car bien des clients ne veulent rien savoir du saumon d’élevage. L’industrie de l’aquaculture de saumons s’en fiche car ils exportent la plus grosse partie de leurs saumons à l’étranger.
fran6b
4 novembre 2011
20h11
Voici l’inscription bien en vue sur la page d’accueil de Cooke Aquaculture :
-At Cooke, the environment is a top priority. We are committed to the long-term social, economic and environmental sustainability of the communities in which it operates and the health of the marine resource on which it depends.
En plus, ils ont une certification Seafood Trust.
Tout ça me trouble. Il y a quelque chose de parfait dans leur déclaration. Ils nous disent exactement ce que nous voulons entendre. L’environnement est une top priorité. Ils sont engagé dans un développement durable social, économique et environnemental envers la communauté et envers la préservation d’un environnement marin sain dont la ressource dépend.
C’est l’incohérence parfaite du discours et des gestes qui me trouble. Mon cerveau est incapable de synthétiser l’information et me laisse pantois.
jeffmorin99
4 novembre 2011
21h19
Merci pour ce billet. C’est exactement le but des journalistes de nous éveiller sur ce genre de pratique. Je suis toutefois très déçu car j’adore le saumon! Je crois que je devrais m’en tenir à mes tomates de jardin…tanpis pour les carences!
q.terreux
4 novembre 2011
22h22
davidsonstreet
4 novembre 2011
12h25
Je crois que si on “sacrait tant” nous ne serions pas si nombreux à nous informer auprès d’elle !
Courageuse oui et non. Elle fait son boulot, elle relate des faits ! Elle prend parti ? Oui. Et c’est tant mieux pour nous pauvres ignares que nous sommes.
Ceci en toute ironie bien sûr !
p.s. Faut pas prendre tous les gens pour des cons. Parfois on a des surprises !
bill_ronca
4 novembre 2011
22h40
Beaucoup d’indignés ici… Peu dans les rues… ; )
Le monde ressemble à ce qu’on laisse une minorité en faire…
sach
5 novembre 2011
00h01
C’est bien beau tout ça mais on mange quoi alors? du tofu?? Si l’élevage existe c’est parce qu’il y a une très forte demande pour le saumon! Si tout le monde mange du saumon sauvage, il en restera plus dans l’eau et nous ne serons pas plus avancés! Le problême c’est que nous sommes beaucoup trop…et nous voulont tous manger des produits qui ne sont pas supposés être disponible à tous…
Réflexion juste. J’ajouterais: nous mangeons trop, point. D’ailleurs, ça nous rend malade. C’est aussi cette mentalité qu’il faut changer. Manger du saumon deux fois par semaine ? Non. Mangeons en une fois par mois, mais du bon qui coûtera plus cher et qui ne bousillera pas tous les écosystèmes. Et mangeons plus de végétaux, notamment, le reste du temps — légumineuses, grains non issus de monocultures, etc. mcl
ayalune
5 novembre 2011
01h24
Nous-mêmes sommes des produits toxiques…tellement on en en cumule dans nos tissus comme les bélugas.
Les fruits et légumes, viandes et le reste qu’est -ce qui n’est pas contaminé, par les OGM, pesticides, hormones, antibiotiques et j’en passe. Le pire avons-nous le choix? Ça devrait être obligatoire l’étiquetage des produits utilisés pour nous aider à faire les bons choix et pour notre santé.
Je réduis au max les boites de conserve…les produits transformés, je n’achète aucun fruit et légume de Chine, Chili, Mexique, etc… et même là je ne suis plus certaine de rien. Un jardin, quelques poules, notre propre compost mais il faut un petit bout de terrain. Et récupérer d’année en année ses semences…À part cela, nous ne sommes pas à l’abri et qui sait demain, la prochaine série d’alertes.
Merci pour cette info. Vous faites du bon travail.
alphaville
5 novembre 2011
09h02
Il y a 7 milliards d’individus sur terre et la pression pour nourrir tous ces gens à bon marché ne cesse d’augmenter. Le prix à payer pour votre saumon bon marché c’est l’extermination de la diversité biologique et la pollution que nous allons léguer aux prochaines générations.
C’est le prix à payer pour la surpopulation de la planète.
flo-rence
5 novembre 2011
09h45
Lors des innombrables émissions de cuisine présentées à la télé, le saumon est souvent présenté comme un aliment succulent mais… il n’est jamais question de sa provenance. On aimerait savoir où acheter du “bon” saumon!
Demandez à votre poissonnier du saumon sauvage de la Colombie-Britannique ou de l’Alaska. Ou alors du saumon d’élevage bio, cultivé en “circuit fermé” (dans des bassins qui ne communiquent pas avec la mer). mcl
tcheck
5 novembre 2011
12h04
Et pendant ce temps, le gouvernement Harper est a sabrer massivement dans les ministères, notamment Pêches & Océans et Environnement Canada. Ceux-ci risquent fort de ne plus avoir les ressources pour exercer la surveillance, mener les enquêtes ou déveloper la science pour comprendre les impacts de la mariculture…Qui protégera nos ressources?
DanielleGlo
5 novembre 2011
15h00
Ce serait bien aussi que les chefs enlèvent le saumon d’élevage de leur menu. Plusieurs devraient prendre part à “éduquer” leurs clients.
xrayone
5 novembre 2011
15h27
Avant que l aquaculture industrielle existe, la mer Medditerranee c est pratiquement fait vider au complet de ses poissons, pis on etait pas encore 7GM a vivre sur terre
Maintenant il y a de l aquaculture un peu partout en Grece, Italie, France, Angleterre,etc.,,,et tout ca en milieu naturel sans aucun domage notable sur l environnement ou tout au plus negligeable
Je navigue la bas 4 mois par annee et je cotois a tous les jours de ces fermes a poissons
Il n y a aucuns drames, aucunes crises comme ceux exprimes sur ce blog
Et fort heureusement qu on a ces ferme a poissons eleves, ce me permet de manger du bon poissons grilles sur le BBQ du bateau tout l ete a prix raisonnable
et aussi de donner un break aux poissons sauvages de la mer Medd.
PS. Le poisson sauvage local est aussi toujours disponible(il est bien meilleur) mais je dirais a seulement 10% des etalages et a 2 a 3X le prix de l elevage
Habituellement je l achete directement des pecheurs,,,, quand qu ils sortenten mer, car ils sortent de moins en moins souvent
flo-rence
5 novembre 2011
16h02
Merci Madame Lortie pour l’info concernant le “bon” saumon à acheter. Très appréciée!
infophile
5 novembre 2011
23h18
J’espère que ces trois hauts dirigeants de Cooke Aquaculture vont écoper d’une peine exemplaire. Mais, Harper serait-il le complice de gens de cet acabit? À le voir diminuer les postes et les budgets à Pêches & Océans et Environnement Canada on le dirait bien!
Votre sortie madame Lortie est très à point.
À propos des coupures à Pêches et Océans Canada:
“M. Toone ajoute que cette coupure est le début d’une vague de compressions se chiffrant à près de 57 millions $ prévues pour le ministère des Pêches et Océans. «Les Canadiens comptent sur Pêches et Océans pour prendre des décisions basées sur la science, a déclaré le député à la Chambre des communes. Sans oublier les plus grands connaisseurs : les pêcheurs eux-mêmes. Comment est-ce que le gouvernement peut gérer les pêches sans l’avis d’experts? A-t-il carrément abandonné?»”
http://www.graffici.ca/nouvelles/nouvelle-coupure-chez-peches-oceans-philip-252/
austerlitz
6 novembre 2011
08h07
Je suis désolé de démolir de mythe du beau-poisson-dans-la-petite-rivière-sauvage-près-de-ma-cabane-et-mon-canoe mais, à ma connaissance, au moins 2 études scientifiques depuis 5 ans ont démontré et documenté le fait que le poisson sauvage du Québec est plus toxique que celui de la pêche océane. Je suppose que ça pourrait se vérifier pour les autres provinces.
Je sais, ça ne fait pas plaisir à lire mais c’est ça, la raison principale étant que plus le cours d’eau est petit, plus le poisson est soumis à une forte concentration d’éléments néfastes qu’il absorbe dans sa chair, plomb, mercure, etc.
Autre mythe à déboulonner : dans les conditions de production et de distribution industrielles actuelles – alors qu’on nous propose un classement dans un monde idéal et absolu. basé exclusivement sur les gras -, la pire des 3 viandes est le poisson car sa toxicité est plus dommageable pour l’humain que les shoots d’hormones de la volaille ou les colorants et additifs des viandes rouges.
D’ailleurs, si le mythe du bon poisson perdure, il le doit à l’inconscient de l’héritage chrétien qui l’a positionné comme étant LA viande de prédilection du Christ. Les gens ont oublié que ce qui pouvait être vrai pour la Méditerranée de l’époque, ne s’applique plus aujourd’hui. Il y a 50 ans, l’Église catholique imposait à ses fidèles de manger “maigre” – i.e. du poisson – au moins une fois par semaine, plus souvent le vendredi. La source idéologique étant la même que le jeûne musulman ou les manipulations juives.
Pierre Tremblay
lucky_thirteen
6 novembre 2011
09h43
L’avenir est aux insectes, eh oui, c’est les insectes qui sauveront le monde, et que ça vous plaisent ou non, l’humain n’aura d’autre choix pour assurer sa survit que de s’alimenter avec des insectes.
En peu de lecture (et d’ouverture d’esprit aussi) : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/preparez-vous-a-manger-des-insectes-pour-sauver-la-planete_27143/
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/homme/d/manger-des-insectes-pour-prevenir-les-famines_14767/
L’homme préfère sacrifier son avenir pour avoir une plus grande richesse monétaire aujourd’hui, l’héritage que nous léguerons aux générations futures, en sera une de destruction. On tente de jouer à Mère Nature avec la bouffe et l’environnement, certains n’ont surement pas compris que Mère Nature a mis plusieurs milliards (oui milliards) d’années pour arriver à se modeler à ce que l’on connait aujourd’hui, et nous, en petits êtres supposément intelligents, sommes en train de modifier, éliminer, exterminer en plus ou moins un siècle et demi ce qu’elle a mis si longtemps à modeler, faut quand même le souligner.
On m’accusera d’être écolo, c’est vrai et j’assume, il faut réaliser que la Terre nous accueille, il faudrait peut-être penser à la respecter, après tout notre passage n’est qu’éphémère sur ce magnifique biotope.
_____
Marc Savard
annickguenette
6 novembre 2011
10h32
excellente texte… triste nouvelle… merci de faire passer le message… même si tout le monde est égoïste au point de se foutre des générations futures…
hagen
6 novembre 2011
11h47
Madame Lortie, en recommandant d’acheter du saumon sauvage vous encouragez la disparition de l’espèce par la surpêche. Il n’y a pas de solutions faciles. Le problème principal est qu’il y a trop de prédateurs (nous) pour le nombre de proies. Ce n’est pas en changeant pour le saumon “bio” que le problème sera résolu. Cela va juste créer une pression trop forte sur l’offre et les prix vont augmenter encore plus qu’ils ne sont maintenant si ce n’est une pénurie tout simplement. Le vrai problème c’est que les gouvernements sont trop laxistes sur la surveillance et l’application des règlements envers les fautifs. Ce n’est pas vrai que nous pouvont tous retourner vers les animaux sauvages pour assurer notre subsistance. Cela sera de plus en plus vrai à mesure que la population s’accroissera.
tendrement
6 novembre 2011
18h47
Comme vous le dites il faut 10kilo de poisson pour faire 1 kilo de saumon. Alors penser que le poissons d’élevage va sauver les poissons de l’océan comme le prétend xrayon est faux.
Savoir cuisiner le petit poisson sauvera plus le poisson des océans que l’aquaculture industrielle.
davidsonstreet
7 novembre 2011
22h06
@q.terreux
« p.s. Faut pas prendre tous les gens pour des cons. Parfois on a des surprises ! »
Procès d’intention.
Je ne prends personne pour un con, je constate et j’appuie mes observations sur des faits. Vous pouvez vous fermez les yeux sur l’indifférence de la majorité (pas totalité, majorité) si ça vous chante. La réalité est indéniable : les stocks baissent et ce ne sont pas les Terriens les plus pauvres qui les mangent…
Quand on vit dans un pays où la très grande majorité des gens savent lire et ont accès à Internet et qu’on ne connaît rien des enjeux environnementaux, on peut parler d’indifférence.
La réalité, c’est que la SEULE solution, (comme l’a répondu Mme Lortie à un intervenant) consiste à modifier notre alimentation : beaucoup moins de viande, beaucoup moins de poisson, plus de légumes, plus de céréales. Solution très peu populaire, vous en conviendrez.