Marie-Claude Lortie

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  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Lundi 31 octobre 2011 | Mise en ligne à 11h33 | Commenter Commentaires (97)

    Affaire Shafia: l’urgence de se réveiller

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    Zainab, une des trois filles Shafia dont la mort fait l’objet du procès. Photo fournie par la Cour.

    Les éléments déposés en preuve par la Couronne jusqu’à présent sont tellement bouleversant qu’ils en deviennent enrageants.

    Comment a-t-on pu laisser les indices nous passer sous les yeux comme ça ? Y a-t-il des protocoles pour ce genre de scénario ? Le relativisme culturel nous empêche-t-il de voir ces crises venir ?

    Les trois accusés sont présumés innocents jusqu’à preuve du contraire. Soit. Mais certains faits montrés en preuve sont néanmoins plus que troublants: la fuite d’une des soeurs en maison pour femmes en détresse. Les demandes à la DPJ de la plus jeune…

    Ma chronique sur le sujet ici.

    Les textes de ma collègue Christiane Desjardins ici, ici et ici.

    Et la chronique de mon collègue Yves Boisvert, qui analyse la marche du procès, ici.


    • Qui aurait dû faire quoi selon vous?

    • A cela je dirais que la DPJ est debordee, les femmes en detresses ne sont pas prisent
      au serieux et, par craite de se faire accuser de xenophobie, les autorites font preuve
      d’une certaine retenue face aux ecarts de conduites qui peuvent s’inscrirent comme
      us et coutumes d’immigrants. En esperant qu’au final la justice n’en tienne pas compte.

    • Ce sont à mon avis des déces évitables et des conséquences d`un multi-culturalisme naif truffé d`accomodements raisonnables.

      Tant qu`il ne sera pas spécifié ce qu`est une société laique et ce qu`interdit une telle société, il y en aura toujours pour interpreter que leur comportement ,us et coutumes seront tolérés voir peut-être vénérés dans leur pays d`accueuil.

    • @MCL: «Tout ce que l’on sait, c’est qu’on ne veut pas d’une réponse pensée et exprimée par des courants de droite, car ils auront été les seuls à oser poser le débat de front.»
      ++++++++

      Le fameux débat gauche-droite.

      Mon philosophe préféré l’a si bien défini. Parlant des réactions de la gauche face aux affirmations de la droite, il écrivait:

      «Les ”démocrates” s’en scandalisent, tout en sachant que la ”réaction” traduit souvent leurs arrières-pensées, qu’elle donne expression à certains de leurs mécomptes intimes, à mainte certitude amère, dont ils ne peuvent faire publiquement état. (…..)
      Des optimistes la mort dans l’âme, tiraillés au milieu de leurs ferveurs et de leurs rêves, emportés et paralysés ensemble par un idéal inutilement noble, inutilement pur.
      Combien de fois, dans leur for intérieur, ne doivent-ils pas envier le sans-gêne doctrinal de leurs ennemis! Le désespoir de l’homme de gauche est de combattre au nom de principes qui lui interdisent le cynisme»*

      *Emil Cioran, in: Exercices d’admiration. Arcades,Gallimard, 1986

      Comme je ne pourrais mieux exprimer cette pensée, je n’ajouterai rien, vous laissant, ainsi qu’aux blogueurs le soin d’en tirer quelque enseignement. Mais je doute que nos «relativistes culturels» changent quoi que ce soit à leur pensée et manière de faire.

    • Je suis écoeuré des gens qui viennent ici et qui ne veulent pas s’intégrer. J’ai rien contre les immigrants d’où qu’ils viennent. Ceux qui veulent amener leur culture et la partager, sont les bienvenues. Ceux qui veulent amener leur politique et leur lois ici devraient être sorti à coup de pied au cul!

      Les shafia vivent physiquement ici mais virtuellement dans leur pays d’origine. Ils viennent ici que pour avoir la liberté que nous nous sommes bâti avec le temps. Car chez eux ils n’ont pas encore passer l’étape d’un “Refus Global”. Ils vivent encore dans les murs lisses de la peur.

      Là dessus y en a pas d’arrangement…

    • Comment limiter l’immigration provenant de certains pays? Ne me censurez, je ne fais que répondre à votre “mais” …

    • Je suis de celles qui pensaient, et qui pensent encore, que la tolérance envers le port du voile islamique a été notre premier pied dans l’engrenage. À force de ce faire dire que nous sommes une bande d’intolérantes, racistes et sectaires, nous avons fini par nous taire. Mais nous n’en pensons pas moins. Ces femmes enturbannées, coincées dans leur tente mobile, font reculer la société québécoise de 50 ans. Elles et leurs époux, frères, fils, ne cherchent pas à s’intégrer, ils veulent simplement reproduire leur vie d’ailleurs, ici. Et nous laissons faire, sous le faux prétexte que nous ne voulons pas donner l’impression d’être intolérants. Taisez-vous, dit la gauche! Et c’est ce que nous faisons. Et quand il arrive des drames comme celui-ci, on est tout surpris que ça se produise?

      Les immigrants, musulmans ou pas, s’intègrent généralement assez bien à notre société occidentale. Pour la plupart, il s’agit d’une deuxième vie, bien meilleure que la précédente. Il y aura toujours quelques extrémistes bornés qui réussiront à s’infiltrer ici et là. Si en plus, nous leur facilitons la vie, alors je me demande qui ont doit blâmer. Pourquoi s’empêcheraient-ils de traiter leur femme comme de la merde puisqu’ils le font avec notre bénédiction.

    • Quand je lis que la plus vieille a été privée d’école durant 1 an pour avoir fréquenté un garçon; Quand je lis que 4 membres de la famille ont fait le 9-1-1 pour essayer de protéger celle-ci des représailles de son père lors d’une fugue; quand je lis que l’un d’elles parlait à ses profs de ce qu’elle vivait; quand je lis qu’une autre a demandé l’aide de la DPJ et de ses professeurs; Qu’ont fait les profs, la police et la DPJ pour protéger ces femmes contre leur père? Rien, semble-t-il. Enrageant, navrant, honteux. C’est aussi pire que la petite chinoise qui s’est fait frappée en Chine sans que personne n’intervienne. Sauf que cette fois-ci les lâches peuvent se cacher derrière la bureaucratie et prétexter avoir suivi le protocole. Je suis franchement dégoûtée.

    • Je trouve cette affaire ÉPOUVANTABLE et c’est vrai que nous sommes trop accomodants et que nous devrions être clairs concernant notre société laïque et la définir et qu’elle soit égale pour tous: chrétiens, musulmans, juifs… Ceci étant dit, il y a aussi des québécois “pure laine” qui tuent leurs enfants, et peut-être aussi pour défendre leur honneur (Turcotte), et cela aussi c’est ÉPOUVANTABLE. J’espère que justice sera faite cette fois-ci parce que dans l’autre affaire justice n’a pas été rendue. En ce qui concerne la DPJ et autres autorités alertées, ils n’ont pas fait leur job. Il n’y a pas suffisamment de ressources et beaucoup d’incompétence dans notre services de santé et sociaux.

    • Calmez-vous, madame Lortie! C’est comme lorsqu’un chirurgien poignarde ses deux enfants, il faut se calmer, vous en conviendrez…

    • C’est une histoire triste sans fin. Le père, le fils et la deuxième femme sont des meurtrier qui, espérons-le, paieront pour leur crime. Maintenant, il ne faudrait pas perdre de vue que la violence familiale est un problème qui déborde des religions et qui n’a rien à voir avec le multiculturalisme. Ce que l’on nomme “crime d’honneur” pour eux, certains hommes très blancs, très catholiques, et très francophones en commettent tous les jours. On pourrait appeler ça des “crimes de fierté amochée”. Ce fait divers (car s’en est un) semble bien commode pour ceux qui voudrait l’utiliser pour exacerber les préjugés raciaux.

    • Est-ce que les Shafia ont été condamnés ? Sinon, aucun commentaire, car un procès est en cours et personne ne peut se substituer à la loi pour condamner ou juger qui que ce soit.

    • Dans sa chronique, Mme Lortie écrit :
      « Chaque fois que le sujet est lancé, on brandit le spectre du Québec intolérant, comme si remettre en question les orthodoxies religieuses était tout simplement une façon de refuser la différence.
      Ce n’est pas totalement faux. Il existe bien des intolérants. Des êtres sectaires qui préféreront toujours le statu quo social, allergiques à la diversité. Et il est vrai aussi que plusieurs d’entre eux ont commencé à s’inquiéter d’égalité des sexes le jour où ils ont compris que le sexisme des religions pouvait être invoqué pour dissimuler leurs instincts réactionnaires. »

      Ça m’a fait réagir. Parce que je me fait régulièrement fourrer dans cette catégorie.
      J’ai pourtant une feuille de route impeccable en termes d’ouverture à l’autre. –J’ai grandi dans un quartier multiethnique, avec des petits amis haïtiens, algériens, latinos, portugais, polonais… –Dès que j’ai pu, j’ai voyagé, et même vécu plusieurs années à l’étranger, en Asie, où j’ai activement étudié les cultures locales. –Je parle plusieurs langues étrangères. J’ai choisi l’ethnologie comme domaine d’étude. Et si vous tenez à savoir, j’ai toujours voté à gauche.

      Malgré tout ça, je me fais régulièrement traiter de sale raciste, de xénophobe et d’intolérant. Quand ? Dès que je critique l’islam. Pour le compte, on m’a même déjà accusé d’être sioniste, d’être impérialiste, et même de secrètement prôner le génocide de 2.5 milliards d’êtres humains (!!!).
      Franchement, il y a des idéologies qu’on critique à ses risques et périls…

      Dans mes critiques de ce système idéologique totalitaire, j’ai beau citer des islamologues, j’ai beau amener pour preuves de ce que j’avance les textes sacrés de l’islam (que j’ai étudiés), ainsi que les prêches d’imams… J’ai beau montrer en exemples des cas de sociétés islamistes… Rien n’y fait : je ne suis qu’un sale raciste qui imagine des choses.

      Ne vous demandez pas ensuite pourquoi aucun des intervenants dans cette histoire n’a osé sonner l’alarme. Je suis certain que plusieurs se sont censurés : soit qu’ils ont eu peur de se faire accuser comme moi; ou alors — et c’est pire — ils ont intériorisé ce sentiment de culpabilité, et se sont forcé à croire que ce qu’ils voyaient pourtant devant leurs yeux était le fruit d’un supposé racisme de leur part.

      Oui, le relativisme culturel nous empêche de voir. Ça, et la bienpensance multiculturaliste, qui préfère nier des faits afin de mettre de l’avant sa version bien particulière de la vertu.

    • Je ne veux pas ouvrir un débat sur le fatalisme. Mais certains faits et gestes de société même si on les tolère comme arrangements raisonnables ne sont pas prêts de s’éteindre. Le pire fléau qui puisse exister est de croire aux impostures que véhiculent les imposteurs via les religions, leurs rituels incluant les us et coutumes qui s’y rattachent. La famille Shafia formaient deux clans; le père, la mère et le fils super programmés fondamentalistes et les quatre femmes plus ouvertes d’esprit qui voulaient se déprogrammer du joug ancestral. L’affrontement que l’on connaît était prévisible et fatal: meurtres déguisés en crimes d’honneur par le biais d’une croyance fausse et combien archaïque.

      Les rivières et les fleuves ne sont ni religieux, ni laïques, ils sont universalistes. On n’arrête pas l’eau de couler. Aussi terrible et bête à le dire qu’à l’écrire.

    • Je trouve que les groupes de femmes du Québec devraient passer un peu moins de temps à râler contre “les hommes” et un peu plus à s’attaquer au problème de l’immigration.

      La grande majorité s’intègre, oui, mais le fait est que l’on laisse les petits napoléon à barbe faire leurs petits tortionnaires dans leur communauté et/ou leur famille. Ces gens-là, ils faut les identifier et s’en débarasser. Ceux qui ont le plus à gagner sont d’ailleurs les mmebres de leur communauté.

      Un musulman se présente à l’hôpital et désire être absolument vu par un homme ou une femme? Désolé vieux, c’est pas comme ça que ça marche chez-nous! Tu t’adaptes, ou tu t’en vas. À toi de choisir.

      Une musulmane veut pas se découvrir et quand même conduire? Désolé madame, c’est pas de même que ça marche. Et ta fille, elle a besoin de se pointer à l’école fringuée correctement.

      Une fille se plaint d’un traitement brutal à la maison? On envoie vite la DPJ avec la police s’il le faut. C’est ce qui arrive dans les cas des Québécois pure-laine, alors pourquoi ça serait différent ici?

      Le gentil monsieur et la gentille madame, faut pas l’oublier elle, si c’est prouvé qu’ils ont tué leurs filles, il faut les emprionner, et après, s’ils ne sont pas citoyens, les déporter directement sur Kaboul.

      Mais c’est pas ça que l’on fait ici. Regardez juste toutes les contorsions intellectuelles que l’on peut adopter quand un petit caïd (le plus vieux des Villanueva) se fait finalement montrer la porte. “Ah, pauvre petit, il connait pas le Honduras, etc”. Peut-être, mais ça fallait y penser AVANT de se comporter en petit caïd!

    • Les malades restent des malades… qu’ils soient peres traditionalistes musulmans ou peres saoulons catholiques.

      La constante n’est pas “les traditionalistes sont des meurtriers”, la constante est “les malades sont des meurtriers”.

      Sinon pourquoi ce ne sont pas tous les tradionalistes qui sont meurtriers?

      Je demeure a Ville St-Laurent, des traditionalistes musulmans il y en mouille. Vous savez combien de peres musulmans en toge et longue barbe je vois pousser une poussette ou jouer avec ses petites filles ou parc? Beaucoup plus que j’en vois les assassiner.

      Et vous MCL, que suggerez vous comme solution?

      Voici la mienne: mettez les meurtriers en prison.

    • Le problème ce n’est pas les immigrants. C’est à nous, au Canada, de leur expliquer, les former à leur arrivée pour leur expliquer comment les choses se passent ici.

      On devrait fournir à TOUTES les femmes (et hommes, pourquoi pas) de l’information sur leurs droits (droit à l’égalité, à la sécurité etc), une liste de ressources en cas de difficullés, et la liste de ce qui est considéré comme un crime au Canada. Il faut leur faire comprendre que dans notre pays, ce genre de crime est punissable par la loi.

      Autre chose: la plus jeune de 13 ans avait demandé de l’aide à la DPJ, à l’école, à un travailleur social…Pourquoi ne l’a-t-on pas aidée?

      C’est un gros échec de notre part! Ses 4 femmes auraient pu apporter beaucoup à la société quelques années plus tard (en ayant une profession, en payant des impôts, en élevant une famille, etc.) pourquoi ne les a-t-on pas protégée?

    • Va falloir à un moment donné que l’on cesse de mettre toutes les cultures sur un même pied d’égalité et avoir comme référence acceptable la nôtre. D’un autre côté des morons blancs. catholiques, francophones il y en a aussi.

    • Bon, c’est sûr que le jugement du peuple a d’or et déjà établi la culpabilité des 3 accusés, et j’en suis. Je ne me considère pas comme un intolérent, mais il y a des choses sur lesquelles il faudrait organiser un vote avec les personnes concernés seulement, et ici je parle des femmes musulmane.

      Est-ce que porter le hidjab ou autre symbole religieux en public est une contrainte pour elles. La réponse n’est pas suffisemment claire. Le gvt devrait organiser un vote secret pour ces femmes afin qu’elles aient une chance de s’exprimer sans danger. Si le vote dit que oui elles se sentent forcées de le porter, le Québec devra alors interdire le port de ces vêtements-prison.

      Ça ne règlera pas tout, je sais, mais c’est un début.

    • C’est triste de voir que l’on fait ici un débat sur l’immigration.

      Les jeunes ont cherché de l’aide comme l’aurait fait la plupart(je dis bien la plupart) des petites québécoises de souche vivant dans la violence. Elles ont donc eu un comportement qui n’était à mon avis ni immigrant, ni mulsuman. Au Québec, Crier à l’aide est tout simplement humain peu importe l’origine ethnique.

      Que tous fassent leur mea culpa pour que ne se produisent plus des drames aussi difficiles au Québec et qu’on arrête de blâmer l’immigrant, Apprécions l’autre pour ce qu’il apporte acceptons le dans sa différence pour qu’il s’intègre.

      Si on pense qu’à chaque fois qu’un jeune non souche fait une demande et que l’adulte qui l’accueille voit non pas un enfant québécois mais un immigrant, ces accidents seront toujours présents.

      Nous avons des lois ici appliquons les . Mais SVP ne blâmer pas l’immigration pour tous les maux du Québec.

      Vous avez certainement droit à vos opinions mais pensez y.

    • Le problème vient du fait que la bureaucratie prime sur les faits réels… on ne peut arrêter une personne tant qu’elle n’a pas posé de geste violent envers une autre personne… et souvent lorsque le geste violent se produit, il est trop tard… Notre système judiciaire a des failles énormes: quand on dit qu’un criminel doit avoir un procès juste et équitable, et que le juge refuse les preuves incriminantes pour quelque motif que ce soit, cela est-il vraiment un procès juste et équitable, ou une simple mascarade où l’on essaie d’innocenter le criminel par tous les moyens?

      De plus, avant d’accepter les gens qui demandent à émigrer au Canada, les gens qui font cette demande devraient signer des formulaires stipulant qu’ils acceptent de se comporter selon les lois du Canada et qu’ils renoncent aux droits ancestraux qui leur donnent droit de vie et de mort sur leur descendance, de même qu’à la liberté des individus: liberté de parole, de religion, de choix de conjoints, etc… Les lois de l’immigration ne sont pas assez sévères… Les immigrants quittent leur pays d’origine, pour des motifs, mais ils veulent recréer ces conditions de vie au Canada: on ne peut accepter cela sous aucune forme…
      Et ce n’est pas de l’intolérance mais du respect pour la terre d’accueil…

    • Tout ca avait été annoncé et prédit par Le Pen au début du FN il y a 40 ans!

      Regardez les banlieues françaises, regardez les émeutes en Grande-Bretagne, regardez les ghettos en Belgique, en Allemagne, en Hollande, au Danemark. Tout ça a été annoncé et prédit par Le Pen et le FN

      Nous, ici, on suit la même voie. On n’a rien appris de l’Europe. Regardez la ghettoisation au nord de l’ile, à Cote-des-Neiges, à Pointe St-Charles. Regardez les voiles se multiplier en ville (y’a en avait même à l’ADISQ!!!). Tout ça arrive ici. A vitesse grand V.

      Et on trouve des journalistes du Plateau pour enfin s’étonner que la sharia fait des victimes! Mieux vaut tard que jamais.

    • C’est le mot “urgence” ici qui me semble le plus pertinent: les intervenants de première ligne comme les policiers n’ont pas semblé comprendre le drame qui se jouait dans cette famille. Au Québec, il a fallu énormément de temps avant que les policiers reconnaissent la violence conjugale, il a aussi fallu des lois criminalisant cette violence. Un gros travail doit être amorcé auprès de toutes les instances: police évidemment, mais aussi refuge pour femmes violentées et DPJ ainsi qu’enseignants et directions d’écoles. La bien-pensance qui sévit chez nombre de gens instruits encourage les comportements déviants: on a si peur de se faire accuser d’intolérance! Quand je vois des commentateurs masculins dirent que les opposantes à la charia frôlent l’hystérie, je me désole de leur manque de sensibilité par rapport à l’oppression quotidienne vécue par des milliers de femmes. Patrick Lagacé peut bien trouver que Djemila Benhabib “exagère”, on peut quand même lui rappeler qu’on a dit la même chose des suffragettes qui s’enchaînaient aux grilles du palais de Buckingham pour réclamer le droit de vote au 19e siècle. Il a fallu que des femmes crient très fort pour que les Occidentales aient aujourd’hui le privilège de parler doucement. Laissons donc les musulmanes s’exprimer au nom de leurs semblables: elles seules connaissent le calvaire qu’on leur réserve trop souvent.

    • @danbel: 12:02

      Excellent commentaire. Plein de réalisme et de lucidité si je dois ajouter.

      En effet, nous avons fini par nous taire et ainsi éviter de porter la “marque de la honte”, c’est-à-dire celle de l’intolérance et du … racisme … tellement à la “mode” à notre époque.

      Suite à votre commentaire, je poserais les deux questions suivantes:

      .Pourquoi les “imams modérés” restent-ils silencieux?

      .Pourquoi la communauté musulmane reste-t-elle silencieuse?

    • De la façon dont tu écris ton article, on dirait que tu supposes non seulement que la société accepte les meurtres “d’honneur”, mais qu’en plus il y a moyen de prévenir les meurtres. C’est complètement marteau.

      Le fait est qu’un meurtrier devient un meurtrier quand il tu quelqu’un, pas avant. Les 3 Shafias n’avaient pas d’antécédent judiciaire, et même si la première femme était réellement traitée comme une esclave, ce n’était certainement pas évident qu’elle (et 3 des filles) allaient se faire tuer. Quand un dépressif tue ses enfants et sa femme, est-ce que tu blâmes les voisins? L’école des enfants? La société? La police? Ben non, tu blâmes le gars qui a appuyé sur la gachette, et tu l’envoies en dedans pour 25 ans.

      Même chose pour les shafias. (NDLR: S’ils sont reconnus coupables car pour le moment ils sont toujours présumés innocents), ils vont prendre prison à vie pour meurtre prémédité pis on va être débarassé d’eux pour 25 ans ou plus.

    • Je trouve cet extrait particulièrement parlant:
      “L’idée qu’un crime aussi abominable puisse avoir été justifié dans la tête des présumés assassins par des concepts archaïques et profondément immoraux «d’honneur» liés à la religion … ”
      Dans l’esprit d’une personne normale, rien ne peut justifier un crime aussi abobinable! Une personne normale doit alors présumer que les religions comportent certains “concepts archaïques et profondément immoraux” qui cautionnent ces comportements de cinglés.
      La vérité est justement que les cinglés, religieux ou non, se comportent en cinglés. Nous n’avons pas à invoquer les dérives de la religion pour expliquer de tels actes. Ils sont tout aussi inexplicables qu’il sont inacceptables.
      Je crois que c’est là clé du paradoxe. Nous pouvons promouvoir la liberté de religion sans pour autant tolérer ces gestes inhumains. Il suffit une fois pour toute de refuser cette thèse des dérives des religions pour adopter celle des dérives humaines.
      C’est une nuance qu’il faut avoir le courage de faire. À partir de là, ce sera plus simple d’adopter une ligne dure pour mettre fin à ce genre d’hécatombe, d’arrêter de tolérer l’intolérable sans se faire taxer de vieux réactionnaires …
      Bref, mon frère, tu peux tourner ton visage vers l’est autant de fois que tu le souhaites, mais gardes toi bien de substituer ton orgueil à la sagesse du Prophète.
      Cela dit, les questions que vous posez, Mme Lortie, sont fort pertinentes. Est-ce que nos mécanismes actuels sont suffisants pour empêcher ce genre de tragédie, sans égard à la culture des victimes et des aggresseurs. Qu’aurait-on pu faire pour les empêcher?
      Des questions qu’il est d’autant plus impératif de répondre qu’il est difficile d’y trouver une réponse …

    • Vous auriez fait quoi dans le systeme actuel …

      le pere semble semble avoir les services d’un bon avocat.

      il vont être libéré pour vice de procédure, Un vice du genre: “le juge a éternué lorsque l’accusé s’est levé lors du proces”

      il vont resortir de là innocenté et blanc comme neige.

    • Ouf, la présomption d’innocence passe au tordeur ici !!!

      Mais supposons qu’un père ou un frère, par aveuglement doctrinal, tue sa famille en de pareilles circonstances, peu de choses auraient pu être faites, considérant que

      1) Il n’existe pas de droit de l’enfant de s’intégrer à la société Québécoise. Sans quoi, la DPJ aurait le mandat de débusquer les écoles talmudiques et ramener à la “lumière québécoise” les petits hassidims, privés de nos “éclairantes idées”…

      Ça et les pensionnats autochtones…

      2) Il existe un principe juridique voulant le développement de l’enfant doit passer par les parents, à moins que le développement et le bien être de l’enfant soit menacé.

      Ici, peut-on prouver qu’il y ait eu des violences physiques ou sexuelles, menaçant le développement des enfants ? Non, du moins, ce n’est pas au dossier, pour l’instant. Peut-être la preuve révèlera que les enfants ont séjournés à l’hopital pour coups et blessures.

      Peut-on prouver qu’il y ait eu des violences psychologiques ou monétaires menaçant le développement des enfants ? Peut-être

      Mais la violence psychologique est très difficile à prouver en cour. C’est du témoignage et dans le cadre d’une relation parentale, il faut considérer que le parent peut (et doit) inculquer des valeurs, dont la discipline, à ses enfants. N’oublions pas qu’on parle de deux adolescentes, donc avec des attitudes de confrontation et d’affirmation de soi.

      Ex: Je serais en beau joualvert de voir la DPJ m’enlever la garde de mon fils, suite à une discussion mouvementée parce qu’il s’est paqueté la fraise à 13 ans…

      Entendons nous, je ne défend pas Shafia. Mais je trouve que c’est très difficile de faire une introspection à la “Post-Aurore Gagnon” compte tenu des circonstances …

    • @NOIROD Entièrement d’accord avec vous!!!!
      Les intervenants sociaux dans cette histoire, comme le dit aussi pmarois plus haut se sont cachés derrière bureaucratie et protocole mais surtout derrière les fichus accommodements raisonnables pour “intervenir” tout croche et ménager les susceptibilités religieuses rétrogrades.
      Un 10$$$ qu’ils auraient agi différemment avec…disons….un chrétien…???

    • @MCL: «Tout ce que l’on sait, c’est qu’on ne veut pas d’une réponse pensée et exprimée par des courants de droite, car ils auront été les seuls à oser poser le débat de front.»

      Votre texte était parfait jusqu’à cette remarque. Je crois que vous avez oublié le mot “extrême” avant le mot “droite”. Sinon, c’est franchement un des arguments les plus déplacés et méprisants que vous avez jamais émis. Je sais bien que vous êtes une spécialiste en gastronomie mais que vous donne le droit de la vertu?

      Je ne me considère pas de droite ni de gauche mais plutôt au centre du spectre, et je suis persuadé que les idées émanant de la droite sont autant à prendre en considération que les idées de la gauche. Dire le contraire est faire preuve de très peu de discernement, d’ouverture d’esprit et de jugement…

    • Mon équation est assez simple en ce qui concerne des immigrants ayant commis des crimes graves au sens de la loi : après les avoir traduit en justice ici, s`ils sont reconnus coupables, on les retourne dans leur pays d`origine dans les 48 heures. POINT FINAL !

      Tous les Shafia et Villanueva de ce monde, qui sont venus ici en profitant de l`accueil et de la générosité de notre démocratie, ne la mérite plus ! Nous n`avons pas à payer pour des gens qui viennent ici et ne respectent pas nos lois. Nous n`avons pas non plus à payer pour les mettre en prison ici, et continuer à payer ! Encore moins pour tenter de les réhabiliter !!

      Tous les autres immigrants, quelques soient leurs origines ethniques ou leurs religions qui s`établissent et contribuent à notre société sont bienvenus !

    • danbel le 31 octobre 2011 @ 12h02

      Je ne suis pas certain que nos reproches peuvent aller aux victimes.

      Mon avis est qu’il faudrait plutôt dire tout le bien que l’on pense de l’imposition du voile et du coincage dans les tentes mobile aux époux et aux hommes qui imposent ce tribalisme moyen âgeux.

    • L’important c’est d’en parler le plus possible. Il y a sans aucun doute encore des milliers de jeunes filles qui vivent cette situation au Canada aujourd’hui pendant qu’ont émet nos opinions et ça leurs donneras peut-être le courage de demander de l’aide et ouvriras les yeux aux autorités pour les prendre au sérieux. Chacun de nous tous peux être alerte sur ces signes qui ne trompe pas et offrir son aide pour éviter qu’elles se sentent isolés.

    • Qu’aurions-nous pu faire de plus comme société ?

      Les protocoles et la propagande en matière de violence domestique sont déjà à leur maximum. Plus de refuges ? Ils sont à moitié vides ! Plus de crédibilité pour les femmes qui manifestent des craintes ? Un appel au 911 suffit à sortir tout conjoint de son propre domicile au mépris de sa présomption d’innoncence ! Plus de moyens de détection hâtives ? Comme le profilage racial ou culturel ? Ca ne passe pas ! Faut assurmer ses contradictions. La gauche refuse le profilage culturel ou racial mais demande qu’on discipline ces cultures jugées rétrogrades…

      En attendant qu’on se le dise : ce qui apparaît de plus en plus comme un quadruple meurtre sexiste demeure un fait rarrissime. Un édiotrial de la Presse évoquait dernièerement comb ien le Canada et le Québec en particulier étaient des oasis de violence. Au sein de ces sociétés, il est un groupe préservé de la violence plus que tout autre. Ce sont les femmes. La femme québécois est sans doute l’être humain étant le moins cofronté èa la violence de tous les groupes de l’Histoire humaine ! Et pourtant, il va s’en trouver pour utiliser cette histoire sordide pour nous faire croire èa un véritable état de siège justifiant plus de $$$ et plus d’atteinte aux libertés civiques, au nom de la sécurité.

      Ce qui est arrivé est un dram sordide. Un acte répugnant. Mais la violence zéro n’existera pas. Comme société, il y a peu que nous puissions faire de plus, je le crains…

    • Cette tuerie bouleversante ne nous confère pas le droit de condamner le port du voile islamique ou de tout signe religieux. Ni même n’est l’occasion de s’improviser bien pensant d’une société qui n’est pas, loin s’en faut, irréprochable.

      Pour tout dire, je ne vois pas une si grosse différence entre l’égo meurtri du docteur Turcotte et celui de M. Shafia. C’est l’intolérance narcissique qui est ici en cause et non pas la capacité culturelle à inhiber, ou pas, celle-ci.

      La vie dans un tout nouvel environnement ne se vit pas sans grandes tensions. N’ajoutons pas aux difficultés en imaginant que le simple port du voile est le signe indubitable d’un asservissement dégradant que nous devrions tolérer qu’au mépris de ce que nous imaginons être le meilleur de nous-mêmes.

      Fermeté et bienveillance ne sont pas incompatibles

    • Pendant qu’un père Afghan vivant au Québec peut interdire à sa fille de fréquenter l’école pendant une année entière…

      Les soldats canadiens meurent en Afghanistan pour permettre aux filles Afghanes de fréquenter l’école.

      On combat les islamistes à l’autre bout du monde. Mais quand les islamistes vivent à Laval, on se mêt à genou et on leur lèche les souliers.

      Pour ce qui est des féministes, c’est évidemment le silence total. En 2011, des dizaines de milliers de femmes Québécoises sont traitées comme des animaux, et on n’entend jamais un seul mot de protestation de leur part. Les féministes préfèrent combattre l’intégrisme chrétien et les annonces de bière sexistes.

      4 femmes massacrées en même temps au même endroit, ce n’est pas une mince affaire. Pour l’Est du Canada, il faut remonter à la Polytechnique pour trouver un événement d’une telle ampleur.

      Hier Gamil Gharbi, aujourd’hui peut-être les Shafia. Qui demain commettra le prochain massacre de femmes?

    • @ danbel: je n’ai qu’une chose à ajouter à votre excellent commentaire. Contrairement aux prétentions de la gauche, un pays a le DROIT de choisir les gens qu’il admet dans sa population en tant qu’immigrants. Chaque fois que je vois, par exemple, un immigrant Chinois travaillant qui paie des taxes, avec ses trois enfants qui “pètent des scores” à l’université, j’ai envie de demander à Charest: “Hey, le Grand Bâtisseur, c’est quoi l’idée d’aller chercher des Afgans et d’autres de la même idéologie?”

    • Je ne dis pas que c’est ce qui s’est produit du côté de la DPJ (qui est effectivement débordée) et des autorités mais de plus en plus, des “multiculturalistes extrêmes” ou tout simplement des gens qui ont peur des accusations d’intolérance, pratiquent la discrimination positive envers des minorités religieuses et ferment les yeux sur des choses qu’ils ne laisseraient jamais passer chez des “de souches”.

      Il me semble à moi que d’atténuer la responsabilité des familles des jeunes filles musulmanes qui dénoncent des mauvais traitements ou qui ont peur pour leur vie, en se disant “Il ne faut pas trop leur en demander, après tout ils viennent de tel ou tel endroit”, c’est de la discrimination crasse! C’est comme si on les considérait comme tellement sus-évolués qu’il fallait se réjouir qu’ils arrivent à utiliser des ustensiles! La famille Shafia n’est pas passé de l’Afghanistan au Canada sans transition de toute façon puisqu’elle a séjourné en Nouvelle-Zélande et en Australie.

    • Pourquoi devrions nous nous sentir coupable ? Si cette famille serait restée dans son pays nous n’en aurions jamais entendus parler: les crimes d’honneur sont monnaie courante en Afghanistan et on n’y peut rien….

    • @danbel Bravo

      @ Marie-Claude

      Très bon article qui mérite bien plus d’attention.

      C’est un sujet religieux et la religion est associer de façon automatique à la bonté, le partage etc.. Les gens ne s’en préoccupe pas. Ça ne les intéressent pas. Qui va être éliminer à Occupation Double ou si le Canadien va faire les séries par contre les préoccupent grandement.

      Je publie sur ma page Facebook multitude d’article qui nous montre les troubles que l’Europe vit depuis qu’ils sont envahi par l’Islamisme radicale. Les zones ou la police, LA POLICE ne mets plus les pieds de peur de représaille, où les lois civile sont bafouer. Je ne reçois que de très rare ‘J’aime’. Les gens ne sont pas conscient du danger qui nous guète, du sort de ces pauvres femmes.

      La suprématie de ‘Allah’ et du Coran implique une impossibilité de coexistence, de liberté et d’égalité pour les femmes de ces Islamiste fanatique. Nous luttons contre une croyance, aucun argument logique ne fait le poids dans leurs conception de la vie.

      Alors, pour s’assurer que les musulmans, les modérer venue chercher une terre d’accueil puissent vivre en paix et ne pas faire les frais d’un rejet systématique, nous devons continuer à dénoncer et de demander l’application de loi laïque dans l’espace publique.

      Ce sera une tâche très difficile à réaliser. Les résultats de la commission bidon Bouchard-Taylor en est la preuve.

      Continuer votre bon travail.

      Pierre Lacombe

    • Vous dites, dans votre chronique : “Comment agir pour que les domiciles familiaux ne deviennent pas un lieu de tous les dangers pour les fillettes?”

      Les « progressistes » et multiculturalistes à la Bouchard-Taylor nous martèlent que le plus grand danger pour les musulmanes, c’est l’islamophobie. Cette vision nous interdit de dire que le plus grand danger pour nombre de fillettes musulmanes, c’est leur propre famille.

    • Bravo! (…) j’ai bien aimé votre article, tout à fait d’accord avec vous, il y a une limite à la tolérance, l’Europe en subit les contrecoups et la montée de l’extrême droite en est le résultat.

    • Je suis d’accord avec Broadcast. Rien à ajouter sauf que j’enrage aussi d’apprendre que plusieurs personnes ont été alertées et n’ont rien fait… Honteux!
      Tu veux immigrer ici? Ben, tu respectes nos us & coutumes. Point. Pas d’accommodement possible. S’il s’avère que les trois accusés soient déclarés coupables, j’ose espérer que nous les retournerons sans appel et reappel dans leur pays d’origine. Ils vont apprendre qu’au Canada, on ne tue pas pour l’honneur!
      Je rajouterais que s’ils ont tué pour l’honneur, ils n’ont pas eu assez d’honneur pour dire la vérité! C’est d’une lâcheté sans nom!

    • @broadcast – 31 octobre 2011 – 12h01
      Vous êtes un peu carré dans votre commentaire, mais je suis d’accord! Je suis bien content de l’immigration et de la richesse que ça nous apporte au Québec et au Canada. Toutefois, on veut qu’ils s’intègrent et profitent d’une nouvelle vie et de l’incroyable liberté dont nous jouissons, s’ils veulent continuer à vivre comment ils vivaient dans leur pays d’origine, c’est pas compliqué, ils n’avaient qu’à y rester.

      Lorsque des gens immigrent au Canada, je suppose qu’ils sont avertis d’un certain nombre de choses:
      1) Egalité entre les hommes et les femmes;
      2) La charte des droits et libertés;
      3) Notre système de justice;
      4) …

      Les Shafia ne savaient pas cela et les conséquences qu’ils encouraient en faisant le geste dont on les accuse. S’ils sont reconnus coupables, on ne parle pas d’une tape dans le dos et ne recommence plus, c’est plutôt une très longue période à l’ombre, ce qui est bien pire qu’une soi-disant perte d’honneur. Si tous les parents au Québec avaient tués leurs enfants suite à un comportement qui entache la réputation ou l’honneur des parents, il ne resterait plus âme qui vive au Québec :-).

      En tout cas, SI les Shafia sont reconnus coupables de meurtres, je ne vais pas pleurer sur leur sort. Ils auront le temps en prise de prendre conscience de l’incroyable horreur de ce qu’ils ont fait: shame on them! La vie est un miracle et on vient d’en priver des gens qui l’avait toute devant eux:-(.

    • Notre vulnérabilité c’est notre tolérance. On n’aime pas la chicane au Québec. Cela veut aussi dire qu’on est des tapis. On s’enfarge dans le politiquement correct. On tolère le voile sous prétexte que sans ça les nouveaux immigrants ne s’intégreront pas à notre société.

      Vous souvenez-vous de la fameuse maudite vielle anglaise de chez Eaton? Celle qui a pu vivre toute sa vie au Québec sans jamais apprendre le français. Elle l’a pourtant appris quand elle n’a plus eu le choix avec la loi 101, et encore, du bout des lèvres seulement.

      Maintenant qui oserait parler du “maudit barbu et de sa femme fantôme”. Ce n’est pas “poli”. Quand des gens peuvent venir ici et continuer à vivre comme dans leur pays d’origine avec les épiceries etniques, la télé par satellite et un marché du travail qui ne leur impose pas de s’adapter, quand la société leur accorde toutes sortes d’accommodements, pourquoi feraient-ils l’effort de s’adapter et de s’intégrer?

      Si on avait mis carte sur table en s’affirmant, en affirmant notre culture, en disant haut et fort que pour nous l’égalité de chacun est une valeur sacrée que personne ne peut enfreindre, cette famille aurait probablement choisi de quitter et de s’intaller ailleurs où l’écart culturel aurait été moins grand.

    • Tient Madame Lortie, vous commencez à vous réveiller.Oui notre société fait face à un grave danger que les politiciens en Occident prennent à la légère.Les Croisades n`ont pas été faites pour rien.Il y avait une invasion musulmane en Europe vlà plusieurs centaines d`années.C`est sur et certain que le plus grave n`arrivera pas d`ici 25-30 ans.Mais si vous avez des enfants,pensez-y.Savez-vous qu`en Europe il y a des zones de non-droit ou la charia s`applique.Si on ne fait rien,un jour,les habitants d`occidents de souche finiront comme les coptes d`Egypte.2 bons sites pour renseigenment,Poste de Veille et Bivouac ID.

    • kliff: Impossible de contrôler l’immigration équitable car voyez vous les musulmans islamistes vivent déja dans plusieurs pays non-musulmans (France-Angleterre-Hollande-ect…) et sont les immigrants majoritaires venant de ces pays ce qui a comme conséquence que nous héritons de 60% d’immigrants musulmans total en comptant tous les immigrants de tous ces pays. Et comme nos politiciens sont aveugles et mauviettes lorsque vient le temps de “mettre son pied a terre” ce n’est pas demain la veille qu’il y aura des contrôles plus serrés a cette anomalie.

    • Tel qu’expliqué dans le livre Les soldats d’Allah à l’assaut de l’Occident de Djemila Benhabib, il y a effectivement un islam politique qui s’implante dans nos sociétés occidentales et, aidé par la dhimmitude de certains partis de gauche qui défendent le multiculturalisme et le relativisme culturel, qui peut s’installer impunément et assouvir une partie du peuple d’accueil à la charia et à certaines lois coraniques.

      Pour protéger nos sociétés contre l’islamisation, il ne faut pas tomber dans le piège du relativisme culturel. Toutes les cultures ne se valent pas. Ce serait comme dire que toutes les idéologies se valent et donc mettre le nazisme, le communisme, le conservatisme occidental et le sionisme sous un même pied d’égalité.

      Certaines cultures sont rétrogrades, misogynes, totalitaires et racistes. C’est le cas de l’islam radical. Je ne dis pas en affirmant cela que tous les musulmans sont des radicaux, mais je crois qu’il y a certains musulmans qui sont radicaux et qui sont porteurs d’une idéologie totalitaire qu’ils veulent implanter dans notre société.

      Le meilleur moyen de combattre cette idéologie, c’est d’abandonner le multiculturalisme et de redonner le devoir d’intégration aux immigrants au lieu de forcer la société d’accueil à subir collectivement cette volonté politique d’intégration.

      Dans ce cas-ci, on parle de crimes d’honneur. Je crois que ce type de crime est particulièrement troublant. Les filles de la famille Shafia avaient une volonté d’intégration à la société d’accueil, ce qui n’était pas le cas de leur père, qui était probablement islamiste. Lorsque la communauté musulmane apprend que certains éléments intégristes sont capables de commettre des meurtres pour “sauver l’honneur familiale”, ça ne fait que décourager les musulmans modérés à s’affirmer et à s’intégrer de peur qu’il y ait des représailles.

    • Nous ne pouvons pas nous battre contre la culture de ces gens. Elle est profondément enracinée dans leur être et consciemment ou inconsciemment elle gère la façon dont ces personnes vivent, indépendamment du pays où ils résident et des raisons qui les ont amenées dans le notre. Seules les générations qui succèderont à ces immigrants pourront peut-être vivre selon nos valeurs, à moins que nous les laissions prendre encore plus de terrain. Pour le moment le seul pouvoir dont nous disposons c’est la loi et le choix d’être tolérants ou non tolérants. Il est impérial que ces gens aient l’obligation claire de se conformer à nos lois, sans la moindre marge de manœuvre. Terminé les accommodements raisonnables. Nous avons choisis de vivre dans une société laïque et devons nous tenir debout devant quiconque tentera de changer cette situation à l’avantage de sa religion et au détriment de la liberté.

    • pmarois.

      Vous avez une suggestion pour intervenir quand à chaque fois qu’on ouvre le bec, on se fait dire qu’on est racistes, xénophobes, incultes, intolérants, islamophobes etc ?

      Le cas de la petite fille de 9 ans, agressée par son beau-père, condamné à une petite tape sur les doigts soit 23 MOIS alors que ça vaut 10 ans pour n’importe qui d’autre. Cherchez “le ménagement d’une mineure selon la Juge Verreault” sur un moteur de recherches.

      Qui osera se lever quand ceux qui doivent faire régner la loi sont dotés d’un jugement aussi lamentable?

    • @pierrelacombe1
      Ce n’est pas un sujet religieux. Le Coran ne demande pas aux femmes de se voiler, de ne pas voir des garçons, d’être l’esclave de ses parents.
      C’est un sujet d’extrême intolérance et de vision tordue de la réalité qui fait que c’est plus “honorable” de tuer 4 femmes que de vivre avec le supposé déshonneur que cause leur émancipation.

    • Je trouve dépriment les commentaires du genre : « Il ne faut surtout pas faire un lien avec l’islam / Il ne faut surtout pas condamner leur culture ».

      Je me demande si vous auriez dit ça de la religion et de la culture du Québec, du temps où les curés décidaient du nombre d’enfants par famille, de ce qu’on avait le droit ou non de lire, de voir, de dire et de penser, et du temps où les curés avaient un tel pouvoir qu’ils pouvaient abuser des enfants en toute impunité…

      Si l’émancipation a été bonne pour les québécois jadis catholiques, pourquoi ne croyez-vous pas qu’elle soit bonne pour les musulmans ? Racistes peut-êtres ?

    • Erratum : je voulais dire “déprimant”.

    • Jackwood:

      On se calme à propos des Croisades. Ne venez pas me faire croire que ces opérations militaires étaient faites de bonne foi.

    • Bravo Madame pour votre article courageux, lucide et intelligent ! Les accommodements raisonnables n’existent pas et n’existeront jamais avec des gens vivant dans l’obscurantisme et la rancune. De même, le printemps arabe n’a jamais existé et n’existera jamais. Bonne journée !

    • L’autre jour en faisant mon jogging j’ai croisé pour une deuxième fois une dame voilée. Je lui ai demandé pourquoi elle ne respectait pas nos coutumes en se costumant de la sorte. Elle m’a dit de me mêler de mes affaires.Je lui ai répondu c’est exactement ce que je fais je me mêle de mes affaires.Elle m’a envoyé paître. Je suis à Québec. Les HLM du bas de la ville sont remplis de ce genre d’immigration. Nous n’y sommes pas habitué comme les gens de Montréal.C’est indignant et surtout inquiétant.

    • @doumguy
      “Je ne suis pas certain que nos reproches peuvent aller aux victimes.”
      Mes “reproches” s’il y en avait, n’allaient certainement au victimes. Elles ont, à leur manière, avec leur moyen, vainement tenté de changer les choses. Nous les avons laissé tomber. Nous les avons sacrifié à l’autel de la tolérance infinie.

      Mon propos était de nous dire, à nous LA société occidentale, qu’on ne peut pas tenir un double discours. On ne peut pas dire à ces femmes qu’elles sont arrivées dans un pays libres et faire la sourde oreille lorsqu’elles demandent notre aide pour le devenir.

      Bien que je suis de celles qui seraient tentée d’interdire toute forme de signes religieux dans l’espace public, si nous choisissons de ne pas le faire, il faudrait au minimum supporter toutes celles qui refusent de vivre dans ce carcan. On préfère se réfugier derrière le paravent de la tolérance à tout prix.

    • Il ne faut pas oublier qu’il y a quelques années, l’Ontario est passé très près d’accepter de laisser appliquer la charria sur son territoire par tous ceux qui le désiraient pour des motifs religieux. Il s’en est fallu de peu. C’est incroyable mais vrai! Il faut être très vigilant et ne pas manquer une occasion pour dénoncer cette abomination et contrer le lobby religieux islamiste (et peut-être religieux en général) qui est très actif ici comme ailleurs.

      Pierre Lemelin

    • @jackwood, Madame Lortie “qui commence à se réveiller” ???
      Wow, toute une affirmation… fausse, injuste et gratuite! Ce n’est pas la première (ni dernière!) fois que Mme Lortie pose un regard brasse camarade sur des faits troublants.
      Ce sont plutôt les politiciens qui dorment au gaz, qui peuvent changer quelque chose, mais qui ne font rien en accommodant à qui le demande!

    • Toutes les institutions canadiennes sont profondément influencées par une tradition d’accueil, de tolérance et d’acceptation de la diversité religieuse et culturelle des nouveaux arrivants au pays. D’ailleurs, les postulants à l’immigration au Canada reçoivent le message qu’ils pourront vivre ici sans aucune contrainte, dans le respect de leurs traditions et de leurs valeurs culturelles et religieuses. En conséquence, les immigrants en provenance de pays où le sexisme est érigé en système, confrontés aux valeurs libérales et égalitaires véhiculées en Amérique de Nord, vont INÉVITABLEMENT éprouver différents problèmes d’adaptation et d’intégration.

      Sachant cela, lorsque que de telles familles traversent des crises, les intervenants des organismes publics qui sont appelés à intervenir, comme dans les écoles, dans les CLSC ou à la DPJ, usent naturellement de diplomatie et mettent surtout l’accent sur l’information et sur l’enseignement, plutôt que sur l’imposition de règles et de contraintes. Ces intervenants ont d’ailleurs cette obligation, dans leur mandat, de se montrer courtois, ouverts, acceptants et compréhensifs. Ce n’est qu’à force de patientes discussions et d’interventions ciblées, qu’ils pourront faciliter l’adaptation et l’intégration progressive de ces familles.

      Toutefois, malheureusement, à mon avis, RIEN ne permet aux intervenants de nos organismes publics de distinguer une famille qui va parvenir à cheminer et à résoudre sa crise d’adaptation, d’une autre famille, (…), où la démarche échouera et se transformera exceptionnellement en drame meurtrier. À moins, bien sûr, qu’un parent oserait exprimer clairement vouloir venger son ‘honneur’ dans le sang, ou qu’un enfant dise avoir été menacé de mort, comment les intervenants d’un organisme quelconque pourraient-ils deviner qu’un drame se prépare ?

      André-Félix Delisle, Montréal

    • La présence de ces gens à l’idéologie totalitaire chez nous questionne directement les règles fédérales en matière d’immigration (multiculturalisme de notre ex P.E.T. national) . Concernant le Québec ces règles consistent principalement à faire entrer le plus grand nombre possible de partisans du “non” peu importe leur culture. Il serait bien effectivement que nos féministes se réveillent et qu’elles aillent voir ce qui se passe de ce côté.

    • @skidooman

      Bonne question, où sont les groupes de femmes ? Occupés à critiquer les hommes, je ne sais pas ? Mais surtout occupés à critiquer les belles filles sexy dans les pub de bière et dans certains sports. Il faut croire que les femmes voilée et couverte de la tête au pieds ne les dérangent pas le moins du monde mais les filles en bikinis parcontre… je me demande bien ce qu’il faut en conclure ?

    • Mme Lortie…..vous écrivez: [l’urgence de se réveiller.......]

      Pour qui?
      Pour qui, l’urgence de se réveiller?

      J’ai participé aux accommodements raisonnables.
      Je vis entouré d’immigrants très bien intégrés.
      Avant ma retraite, mon travail m’impliquait directement
      avec les nouveaux arrivants, très agréable expérience.

      Au Québec, la majorité des citoyens sont réveillés.
      La majorité des citoyens sont ouverts et tolérants.
      Je crois sincèrement que les gens sont très accueillants.
      Comme citoyens nous sommes réveillés.

      Moi, je voudrais BRASSER la cage de nos politiciens.
      Nos politiciens lâches, peureux, chi–x qui carburent aux votes.

      Moi, je voudrais BRASSER les associations qui trop facilement
      tombent dans l’accommodement…..DÉraisonnable.

      Moi, je voudrais BRASSER la communauté musulmane elle-même,
      beaucoup trop silencieuse( la partie bien intégrée).

      Réveillés nous le sommes et pas à peu près……
      Seul problème….. nous n’avons pas la parole en général.

      Et quand on prend la parole on nous sort tout de suite…..
      l’intolérance, le racisme, la fermeture à l’autre…..et
      surtout….la peur, la maudite peur…..

      Je ne veux pas du retour de la religion dans l’espace public…
      J’ai peur.
      Je ne veux pas du retour de la religion dans l’administration ……
      J’ai peur.
      Je ne veux pas de faux masques religieux dans ma société …….
      J’ai peur.
      Je ne peux être d’accord avec un recul de 50 ans en arrière…
      J’ai peur.

      Mme Lortie, les citoyens sont réveillés.
      Faudrait peut-être que nos politiciens se réveillent.
      Qui sont responsables des lois et de leurs applications?

      (…)
      Louise April(Laloue)

    • Question pour tout un chacun, est-ce une guerre contre une religion? J’espère que non. Mais les dires de Madame Lortie et de biens d’internautes et même de la société québécoise me fait penser que c’est le cas. On n’attaque pas des gens, leur culture et leur mentalité mais toute une religion qu’est l’Islam. En tant que musulmane, j’apprécierai qu’on arrête de me traiter automatiquement d’islamiste radicale, de femme sans droit, de femme fantôme et j’en passe. Le pire, c’est que des gens comme madame Djemila, vous réconforte dans cette vision qui est la sienne. Elle vient d’Algérie, je viens d’Afrique de l’Ouest. Nos pays sont majoritairement musulmans, oui, mais je ne connais de son pays que le FIS (Islamiste), elle y a vécu surement et a vécu sa religion (si elle en a) tel que sa société et la mentalité de sa société et sa culture algérienne voulait qu’elle l’a vive. Moi, musulmane d’une famille islamisée depuis des générations, j’ai découvert en même temps que l’opinion mondiale pour la plupart le terrorisme, l’Islamisme radicale. Je suis toujours aussi choqué de ce qui s’est passé le 11 septembre. Ma mère vient d’une ethnie ayant un système matrilinéaire et mon père d’une ethnie avec un système patrilinéaire mais la sœur du frère détient tous les droits. Cette culture a-t-elle une incidence sur ma façon de vivre l’Islam, je crois que oui. EN plus ayant lit le Coran et lu les enseignements de prophète Mohamed (Psl) jamais je n’ai vu que je n’ai pas de droit en tant que femme. J’ai été comme tout être normal choqué et touché par la mort de ces 4 personnes. Pour moi ce procès et toute cette incidence médiatique sont le fruit de la méchanceté et du sadisme de Shafia, femme et fils. Je présume qu’ils le paient très cher. À leur place, je serai morte de honte. Et ce sera le cas pour tout être qui fera du mal à son prochain quelque soit sa croyance. Cette dichotomie entre islam et ces crimes d’honneurs doit cesser. Oui ces gens viennent de pays musulmans et ils ont aussi une culture qui varie d’un pays à l’autre. Rien qu’hier, il y’a eu encore un autre parricide, dois-je le lier à la culture québécoise ou occidentale……..

    • @skidooman

      “Une fille se plaint d’un traitement brutal à la maison? On envoie vite la DPJ avec la police s’il le faut. C’est ce qui arrive dans les cas des Québécois pure-laine, alors pourquoi ça serait différent ici?”

      Je suis tout à fait d’accord avec vous. J’ai un ami, Québécois pure-laine, qui a vécu cette situation pour une simple question de x-box confisqué, après plusieurs avertissements. Son fils de 12 ans passait des heures devant ce bidule, ne faisant pas ses devoirs et ses notes s’en ressentaient, évidemment. Après lui avoir dit à plusieurs reprises qu’il pouvait y jouer de telle heure à telle heure et ensuite il fallait qu’il fasse ses devoirs, il a fini par se rendre compte que son fils continuait à y jouer en cachette. C’est là qu’il l’a averti qu’il finirait par le lui confisquer. Rien n’y fit, alors, évidemment, confiscation du dit x-box.

      Résultat: plainte à la DPJ avec fausses accusations de voies de faits et menaces de mort. La DPJ et la POLICE ont débarqué illico et amené mon ami au poste. Je dois ajouter que cet ami n’a jamais eu d’antécédants judiciaires. Il a dû subir un procès au cours duquel son fils est venu témoigner. Le fils avait également été envoyé aussitôt à l’hôpital pour faire constater, par un médecin, les coups qu’il disait avoir reçu. Mon ami fut acquitté faute de preuves (son fils ne présentait aucune trace de violence) et parce que son témoignage était incohérent.

      Toutefois, le mal était fait. Mon ami a perdu son emploi, s’est retrouvé en dépression et a fini par faire faillite tellement cet évènement et cette trahison de la part de son fils l’a dévasté.

      Aujourd’hui, avec l’affaire Shafia, nous nous retrouvons avec des faits troublants. Une soeur qui fuit le foyer pour demander de l’aide dans une maison pour femmes en détresses, 4 membres de la famille qui composent le 911 parce qu’ils redoutent la colère du père à son retour, la plus jeune qui parle de ses problèmes familiaux à des intervenants, professeurs, travailleur social et demande même l’aide de la DPJ… Et PERSONNE, dans tout ce beau monde ne réagit, ne fait quoi que ce soit?? Je n’en reviens tout simplement pas.

      Quelqu’un peut-il m’expliquer comment fonctionne ce système de merde?

    • “L’autre jour en faisant mon jogging j’ai croisé pour une deuxième fois une dame voilée. Je lui ai demandé pourquoi elle ne respectait pas nos coutumes en se costumant de la sorte. Elle m’a dit de me mêler de mes affaires.”

      @ blitz ~

      WOW! Quelle bravoure et quel courage!

      J’espère que vous aurez le même comportement civique exemplaire
      la journée où vous croiserez un Sikh sur votre route.

      Vous savez… les hommes qui se promènent avec un turban sur la tête.

      Je vous conseille aussi d’éviter d’aller faire votre jogging
      du côté d’Outremont à Montréal…

      Vous risquez de rencontrer pleins de Juifs hassidiques
      qui ont la mauvaise manie de ne pas s’habiller comme vous.

      On aurait pas tous ces problèmes au Québec
      si tout le monde mettait un habit de jogging pour sortir!!

    • Princesse_Africaine, j’ai deux mots pour vous: Mouna Diab.

      Il serait peut-être temps que vous cessiez d’être sur la défensive pour admettre qu’il y a un RÉEL problème. Et pour que vous vous mettiez à nos côtés pour le dénoncer.

      Sinon, qui ne dit mot consent.

    • Avec l’immigration on importe aussi de la misère dont nous n’avons pas besoin. Mais je constate que les soi-disant ouvert d’esprit commence enfin a s’ouvrirent les yeux.

    • Chronique d’une mort annoncé 2.

    • @loubia

      Il ne faut pas exagérer non plus. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’abord et AVANT TOUT d’une histoire de violence familiale comme il en arrive dans d’autres familles canadienne (Turcotte, le policier de la GRC, etc.) Pour moi, ça ne fait pas tellement de différence les raisons du meurtre: un meurtre n’est pas plus condamnable parce qu’il a été commis par des immigrants!

      Je n’ai pas de stats là sous la main, mais si on comparait le taux de violence familiale grave entre les Canadiens de souche et les immigrants, je pense que le taux serait pas mal semblable, voir inférieur pour les immigrants (la majorité sont des gens pacifiques et les extrémistes ne forment vraiment pas une majorité au pays, sauf qu’on en entend plus parler).

      En tant que pays ouvert, le Canada accepte des personnes réfugiées en provenance de pays en guerre. Le Canada n’est pas obligé de le faire, cela fait partie des valeurs qu’on a intégrés volontairement. C’est à NOUS de prévenir ce genre de drame, en fournissant des ressources solides et efficaces, en faisant de la prévention, en encourageant l’entraide, etc.

      Mais cessons de nourrir notre xénophobie (je m’adresse ici aux lecteurs) en faisant des raccourcis trop simplistes. Les réfugiés forment moins de 15% des immigrants, le reste ont été sélectionnés vigoureusement sur la base de leur éducation, leur compétences, leur désir de s’intégrer.

      Rappelez-vous: les petites Shafia ont demandé de l’aide à plusieurs reprises. Personne ne les a écouté. Nous ne sommes pas coupables des meurtres, mais en avons une certaine part de responsabilité.

    • @ kliff «Comment limiter l’immigration provenant de certains pays? Ne me censurez, je ne fais que répondre à votre “mais” …»

      Ce serait se priver de bien des gens bien. Rima Elkouri, par exemple.

      @ jellybinne « où sont les groupes de femmes ? Occupés à critiquer les hommes, je ne sais pas ? Mais surtout occupés à critiquer les belles filles sexy dans les pub de bière»
      Ce serait bien si vous vous informiez un peu sur ce que font les groupes de femmes, avant de dire des conneries et de sortir vos préjugés.

    • @Princesse_Africaine

      C`est vous qui apportez une connotation religieuse à ce sujet car le Québec est une société laique et lorsque des gestes sont posés qui vont à l`encontre de la liberté fondamentale (pour nous) il n`est pas question de viser une philosophie ou une religion. Certains diront que c`est ce qui nous permet de chialer contre tout mais reste que ce qui prime c`est la liberté, l`égalité et les droits pour les femmes ,les hommes ,les enfants et tous ceux qui veulent vivre dans une société avec toutes ses opportunités et tous ses défis. Et oui il est aussi question de liberté de religions et l`égalité de celles ci s`arrête ou celle de l`autre commence…

      Si les évenements mondiaux sont venus entacher la réputation de plusieurs religions et sectes il n`en faut pas plus pour qu`ici au Québec on prenne le droit d`en discuter et de débattre sur le bien fondé de celles ci et que du même coup vous jugiez que nous portions un jugement de valeurs. Ce n`est pas le cas et nous comprennons l`ayant vécu nous même à un degré différent ,que la religion s`impregne dans les valeurs fondamentales des humains et qu`il est difficile de s`en affranchir. C `est un débat infini et il doit être abordé et examiné sous toutes ses coutures afin que soient préservée cette liberté qui nous permet de s`exprimer et d`avoir les mêmes droits que les auto-proclamés bien pensants.

    • Et cette semaine, on nous annonçait qu’on accueillera 50 000 immigrants… Je dis oui, mais il faudrait qu’une convention soit signée avec ces arrivants: de respecter les us & coutumes de la terre d’accueil et qu’à la 1ère offense criminelle, dehors! Pas d’appel sur appel aux frais des contribuables. Il faudrait que cesse aussi la double nationalité, comme aux USA. Tu deviens canadien? Tu perds ta nationalité d’origine. Point. On a vu des Libanais qui vivaient au Liban, mais qui avaient la citoyenneté canadienne, et lorsque les troubles ont commencé en 2006, ils ont brandi leur passeport canadien pour être rapatriés ici. Idem pour le père Shafia qui retournait régulièrement en Afgahistan pour s’occuper de ses affaires. On veut des immigrants qui s’intègrent et qui travaillent ici. Ce n’est pas négociable.
      De toutes façons, si notre société était clairement laïque, on éviterait sans doute beaucoup de problèmes. Mais ici, on est tellement “accommodants”!

    • Complément d’info au commentaire de Loubia 21.03: Mouna Diab

      http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201110/25/01-4460718-larrestation-de-mouna-diab-etonne-a-herouxville.php

      Mme Lortie,
      Pourquoi le grand silence des médias?
      Pourquoi le silence de la communauté musulmane?

      Oui, il est grand temps que nos gouvernements se réveillent.
      Louise April(Laloue)

    • danbel le 1 novembre 2011 @ 06h24.

      Mon propos est à l’effet que nous devons faire attention de ne pas faire le procès des victimes ou celui de la DPJ car cela viendrait déresponsabiliser et cautionner les assassins.

      Les faits concernants les appels au 911 ou les démarches auprès de la DPJ sont pertinents à la cause, mais l’utilisation de ces fait pour faire le procès parallèle de la DPJ ou de la société me semble pervers.

      Il me semble que nos règles ont été respectés par nos organisme. Ce qui importe maintenant c’est de trouver les faits et prouver ce qui s’est passé afin de déterminer s’il s’agit d’un accident ou d’un meurtre.

      Le tribunal fera appliquer nos lois, je l’espère avec rigueur. Il m’importe que ce soit un procès juste et équitable aux yeux de la loi canadienne, sans égard religieux, sans égard culturel et sans égard des traditions familialles en vigueur chez les Shafia.

      Si le tribunal venait à déclarer les trois prévenus non criminellement responsable, c’est que le tribunal aura été convaincu de cette non responsabilité. J’aimerais bien mieux un tel verdict qu’un accomodement raisonnable ou juridique.

    • Je voudraiscrevenir sur certains commentaires qui montrent une grande confusion : ce crime odieux n’est pas dicté par la religion ou la foi : AU CONTRAIRE ! Ces coûtumes barbares ne font partie ni des Valeurs, ni des Prescriptions de la religion musulmane. Quel rapport ce crime a avec la laïcité ou les accomodements raisonnables ? Absolument rien !
      Est-ce que la majorité les Immigrants Afghans portent en eux et supportent ces
      pratiques? Je n’en sais rien, je ne me suis jamais documentée sur le sujet. (tiens, je demanderai à mon fruitier qui est un Afghan fort sympatique et bien intégré). Par contre, je parle de ce que sais, qui est ma religion et ma spiritualité. Il y a des lois, et quelque soit le mobile du crime (la folie et ou
      des coûtumes, le procès le déterminera), ce crime horrible doit être puni.

    • Dimanche soir, l’ADISQ a honoré Gilles Vigneault. On lui a chanté Les Gens de mon pays. A la fin une chorale formée d’une trentaine d’élèves de l’école élémentaire Gilles-Vigneault sont montés sur scène. Dans le tas, il y avait une jeune fille portant le Hijab. On l’a bien vue. Dix ans et le hijab entourant tout son visage. Pourquoi l’ADISQ a-t-elle toléré qu’une enfant voilée monte sur scène? Ca fait trois jours que je me pose la question.

      Si vous avez 2 minutes Mme Lortie, pourriez-vous demander à l’ADISQ pourquoi ils ont toléré une enfant voilée de 10 ans sur scène pour honorer le plus grand chanteur québécois?

    • @maillet (et tous, bien sûr)

      moi, ce que je trouve déprimant, ce sont les commentaires du genre « Il ne faut à tout prix faire un lien avec l’islam / Il ne faut surtout pas accepter leur culture ».

      Bon, vous avez droit à votre opinion car je vous devine bien renseigné sur ce sujet. Mon impression personnelle est que ce genre d’événement a moins à voir avec la culture ou les religions qu’avec le radicalisme ou les problèmes sérieux d’un individu donné.

      C’est pourquoi je sourcille quand je vois des commentaires affirmant qu’il faut rejeter en bloc les cultures différentes de la nôtre tout comme je le fais quand je lis des gens prétendre qu’il faut tout accepter.

      C’est l’essence même de mon point précédent (même si je l’ai peut-être mal exprimée): on veut se montrer très accomodants, ou non; c’est une position qui se défend, mais le hic est que nous connaissons généralement très peu par rapport à cette culture sur laquelle porte la question.

      Trop souvent notre analyse se fonde sur des préjugés, l’entraînant dans la mauvaise direction. L’exemple du port du voile est particulièrement éloquent à cet égard.

      Nous, occidentaux, considérons le port du voile comme un acte de soumission. D’aucuns n’oseraient même pas croire que l’on puisse le porter volontairement, que ce ne doit être qu’une manifestation de l’opression d’hommes rétrogrades sur leurs femmes.

      La vérité est qu’il se trouve beaucoup de femmes pour qui le port du voile est un geste de modestie, de pudeur, de respect de soi. À la limite je l’assimilerais à une sorte de discipline intérieure à l’image des soeurs cloîtrées d’autrefois, des voeux de silence.

      Certes, il existe des “control freak” qui se complaisent à dominer leurs femmes, leur imposer notamment le port du voile, et toute remise en question de leur autorité se traduit malheureusement en des conséquences regrettables.

      J’ai une mauvaise nouvelle pour les “croisés”: Il existe des “control freak” dans toutes le cultures et toutes les religions. Dans un monde idéal, on saurait les déceler et les intercepter à temps. Ce n’est pas toujours possible. Pas pour autant qu’il faut abandonner nos efforts.

      Cela dit, on pourrait malgré tout interdire unilatéralement le port du voile (ou d’autres signe religieux). Après tout, dans un pays majoritairement musulman comme la Tunisie, le port du voile a été interdit pendant plusieurs années.

      L’important est que cette décision de le faire ou non soit prise sur la base d’un raisonnement éclairé par les connaissances sur les religions et des cultures qui en dérivent et non sur des préjugés. Il en va de même pour toutes les facettes de cette problématique.

      Une question qui m’a particulièrement chicotté dans l’article de Mme Lortie est à savoir si nos mécanismes de protection des citoyens victimes de maltraitance réagissent différemment à un cas impliquant une culture “exotique”.

      Non pas par racisme, mais plus naïvement par simple ignorance de l’autre, ou comme on dit souvent par intention de “se mêler de ses affaires”. Si c’est le cas, on a un grave problème et il est urgent de corriger la situation.

      C’est peut-être autre chose, mais on a certainement des questions à se poser en tant que société. Au final, vous avez raison, mon cher @maillet, c’est quand même une question de cultures et de religions.

      Pas dans le sens direct du caractère admissible ou non d’une culture donnée mais bien plus dans le sens de notre relation avec celle-ci. C’est une réalité aujourd’hui qui prend une importance grandissante, en cette ère de multiculturalisme.

      Le choc des cultures crée des malaises inévitables face à des gestes jugés inacceptables que certains n’oseraient pas interdire en raison de la liberté de religion. Il n’y a pourtant pas de conflit entre l’interdiction de tels gestes et l’autorisation de pratiquer librement sa religion.

      Il existe seulement un flou dans ce que l’on aime appeler liberté qu’on doit impérativement préciser et encadrer. La mutilation n’est pas une liberté de religion. Les comportements violents ne sont pas acceptés par aucune religion. Pourquoi devrions-nous les accepter?

    • Avant d’Accepter l’Autre, de Comprendre l’Autre, de s’Ouvrir à l’Autre etc…il faut d’abord ÊTRE. Et nous sommes incapables de nous entendre sur CE QUE NOUS SOMMES.
      Mais pouvons-nous au moins voir des choses très simples. Que font au Québec ces gens qui ne savent pas CE QUE NOUS SOMMES. Ces gens ne connaissent même pas notre langue ce qui est essentiel si on veut leur donner les quelques directives à suivre pour s’intégrer.
      Pour moi il est clair que le premier bout de chemin à parcourir doit venir de l’Autre. Les filles semblaient sur la bonne voie. Quelle absurdité de laisser entrer ces gens “attardés sociaux”.

    • @Kanaille

      Pour votre information, mes parents n’avaient absolument rien lorsqu’ils sont arrivés en 1980. Ils ont amené leur misère et sont devenus d’honnêtes citoyens avec 3 enfants qui sont à l’université donc l’un a fini son barreau.

      Je peux vous dire que la famille Safia constitue la minorité et non la majorité.

      Faites attention à ce que vous dites. Vous, aussi, êtes descendants d’immigrés. Simplement que les vôtres sont venus avant les miens.

      D’un fils fier de ses parents immigrants qui ont voulu donné une meilleure vie à leurs enfants.

    • Comme dit Eddifalcon:

      Et comme nos politiciens sont aveugles et mauviettes lorsque vient le temps de “mettre son pied a terre” ce n’est pas demain la veille qu’il y aura des contrôles plus serrés a cette anomalie.

      Je pense comme vous mais un peu différemment. C’est à nous de mettre notre pied parterre, sortir dans la rue par milliers, et je vous garanti que le gouvernement suivra. En France, les bottines suivent les babines comme on dit.

    • Madame Marie-Claude Lortie,
      Votre réaction par rapport à cette histoire est absolument scandaleuse. Vous êtes entrain de transformer un acte qui est condamné par l’islam en véritable opportunité de dire des choses mensongères. L’islam dénonce les crimes d’honneur et ce cas est un exemple d’instrumentalisation d’un cas pour s’attaquer à la religion de l’islam. Combien de crime d’honneur fait par des musulmans envers leur femme se fait-il au Canada. Et bien il y a l’affaire Shafia et euuuh ensuite rien. Vous citez l’exemple de Aqsa Parvez et vous dites vous-mêmes qu’il ne s’agit pas de dossiers qui sont les mêmes mais qu’il existe le fait que ce sont des musulmans qui les connaissent. Le crime n’est pas musulman. Dans toutes les sociétés, il existe des gens qui sont des criminels et ce n’est pas les Shafia qui l’ont commencé au Canada. L’explication que vous dégagez de toute cette histoire est que l’islam est une religion sexiste et que si l’on n’intervient pas on risque de se retrouver avec d’autres Shafia sur le dos. Encore là, ils restent innocents jusqu’à preuve du contraire. Je suis désolé, mais lorsque Guy Turcotte tue ses enfants, on ne saute pas sur tous les médecins du Québec pour les traiter de criminels. En réagissant contre l’islam, Madame vous instaurez un climat de méfiance envers les musulmans qui vivent pleinement et qui sont intégré à la société à laquelle ils vivent. Les musulmans vivent en paix avec eux-mêmes et avec les autres.
      Madame Lortie, il est évident qu’il existe des femmes qui sont terrorisées, qui font l’objet de sexisme non pas religieux, mais traditionnel. Ici, on doit condamner ses actes on devrait agir pour changer les mentalités. Cette démarche de faire évoluer les mentalités sont indispensables pour éviter des choses déplorables dans se genre. Vous mentionnez Madame Benhabib et elle parle d’islam politique… Quel est le lien avec tout sa.. Quelle est la pertinence de parler d’islam politique dans une affaire de crime d’honneur..

    • @noirod “Tant qu`il ne sera pas spécifié ce qu`est une société laique et ce qu`interdit une telle société”. Je ne comprends pas pourquoi on accorde la citoyenneté canadienne sans obliger les candidats à faire préalablement serment de leur adhésion à la Charte des Droits dûment étudiée et expliquée, un faux serment pouvant mener au retrait de la citoyenneté, à l’expulsion et à l’interdiction de séjour. Ce n’est pas de l’intolérance, c’est le bon sens.

    • @bernardmspock “.Pourquoi les “imams modérés” restent-ils silencieux?

      .Pourquoi la communauté musulmane reste-t-elle silencieuse?” Par peur des réprésailles? Par lâcheté?

    • @tokyo “demander à l’ADISQ pourquoi ils ont toléré une enfant voilée de 10 ans sur scène”. Elle avait le visage découvert. Devrait on aussi interdire les casquettes à l’envers?

    • @bongolio
      Merci de votre réponse et de vos réflexions.
      Je retiens 2 de vos points. Et je réfléchis un peu tout haut.

      1) Vous dites, en gros, que le problème n’est pas la culture ou la religion, mais le radicalisme. C’est une opinion qu’on entend très souvent.
      Mais je vous demande : est-ce qu’un bouddhiste radical est la même chose qu’un islamiste radical ? Si c’est simplement le radicalisme qui est le problème , alors il faudrait répondre oui. Or ce n’est pas du tout le cas, parce qu’on n’est jamais simplement un radical : on est un radical « de quelque chose », d’une idéologie. Alors le contenu de cette idéologie a une grande importance.
      Là où le bouddhisme enseigne de manière très explicite et consistante des valeurs de renonciation et de compassion, l’islam enseigne entre autres que rien n’est plus valeureux que de mourir en combattant les ennemis d’Allah. Et pour cette raison, un bouddhiste radical sera une personne qui abandonnera toutes ses possessions, vouera sa vie à la méditation, et fera des efforts considérables pour ne faire de mal à aucune créature vivante. Au contraire, un islamiste radical considérera légitime de se faire exploser dans une foule de civils.
      Le contenu des idéologies (religieuses, politique, philosophiques ou culturelles) compte. De la même manière, un communiste radical n’aura pas en tête le même programme qu’un nazi radical; ni un libertarien et un socialiste radicaux; un humaniste ou un hédoniste radicaux; etc.

      2) Vous mentionnez que différentes femmes se voilent pour différentes raison. C’est tout à fait vrai. Mais c’est aussi vrai de tout symbole d’adhésion à une idéologie. Si vous croisez 2 personnes qui portent une croix gammée, ou 2 personnes qui ont un écusson communiste, il est tout à fait probable que ces personnes en soient venues à porter ces emblèmes pour des raisons personnelles différentes. Mais ça ne change rien au fait que le communisme et le nazisme constituent des programmes idéologiques précis. C’est la même chose pour le voile islamique.
      Peu importe les différentes raisons pour lesquelles certaines musulmanes choisissent de porter ce symbole, une chose les relie toutes : elles affichent de manière ostentatoire leur adhésion à cette religion. Elles en font donc un acte public, et même politique : c’est-à-dire qu’elles refusent une définition de la religion qui serait personnelle et privée, pour plutôt tenter d’insérer leurs convictions religieuses dans les rapports sociaux. Il y a deux problèmes avec ça.
      —D’une part, cette attitude conduit à la division de la société en communautés endogames, qui vivent plus ou moins séparément, avec des rituels différents, des menus différents, des activités différentes, des valeurs différentes, etc. À terme, ceci peut nous conduire à une situation comme celle du Liban (et bien d’autres pays) où l’identité religieuse est affichée et sert à définir les individus. En démocratie, on évite normalement de brader son identité religieuse et ses affiliations politiques. Il y a une très bonne raison à ça : on essaye de créer une citoyenneté commune, plutôt que de créer un climat de conflits sectaires. En refusant de se plier à cette règle, certains musulmans, ainsi que des juifs, sikhs et autres, cherchent au contraire à renforcer le sentiment d’appartenance à leur communauté, au détriment de la cohésion sociale.
      —La deuxième raison pour laquelle je n’aime pas le voile et autres symboles religieux — et c’est peut-être la plus importante — est qu’elle donne du pouvoir aux communautés sur le destin des individus. Le « marquage » des individus à l’aide de tels symboles permet à la communauté de les contrôler. Pour donner un exemple, une femme musulmane qui déciderait d’abandonner sa foi, ou déciderait de se convertir à une autre religion, ne peut le faire discrètement si elle porte le voile. Le simple fait de cesser de le porter signalera son choix à sa famille, à ses voisins et à toute sa communauté. Et dès lors, elle peut devenir victime de pressions, d’injures, de menaces, d’ostracisme, ou pire…

      C’est pour cette dernière raison qu’une société démocratique doit décourager — ou en tout cas ne pas encourager — les manifestations individuelles publiques de la foi. Le cas Shafia devrait nous le démontrer clairement : ces jeunes femmes refusaient d’adopter les codes de conduite strictement définis par leur père et par leur communauté. Elles devenaient donc des « renégates ». Et elles en ont payé le prix. Cela est aussi vrai d’un juif ou d’un sikh orthodoxe qui décide de devenir plus libéral et d’adopter un style vestimentaire plus occidental : ils risquent tous de se faire « rentrer dans les rangs ».

      3) Un dernier point. Je ne crois pas qu’on puisse rejeter « en bloc » une culture, ou que ce soit souhaitable. Mais je crois que les cultures peuvent se critiquer, s’adapter et évoluer. Or, en ce qui concerne l’islam particulièrement, mais bien d’autres cultures, on est très gênés de le faire. On s’empêche toute critique. Et, comme j’explicais dans mon premier message, ceux qui le font se font traiter de racistes. Cette attitude ne permet pas aux communautés de s’adapter; et conforte plutôt leurs radicaux, qui peuvent ensuite jouer à la victime dès que ça fait leur affaire.

    • @ tokyo ~

      Hola! Vous êtes vraiment sérieux?

      La vue d’une enfant de dix ans portant le voile vous perturbe à ce point-là?

      Pensez-vous vraiment que la sauvegarde de votre identité et de votre culture
      et l’intégration des immigrants doit passer par l’obligation d’ostraciser une enfant
      dont le seul crime est de porter une pièce de vêtement qui vous dérange?

      Et, question pour question, j’aimerais savoir à quel moment
      l’Assemblée nationale a-t-elle interdit le port du voile?

      Je suppose que cette loi, si elle existe(!!), s’applique aussi
      pour les turbans sikhs, la kippa des juifs, sans oublier
      les *dreadlocks” des rastafaristes…

      Gros malaise…

    • Incendie criminel à Charlie Hebdo. Que diront les dirigeants religieux musulmans? Ils tergiverseront, comme l’ont fait les dirigeants religieux chrétiens dans les débuts des scandales de pédophilie. La mauvaise foi est malheureusement trop souvent présente chez les puissants des fois.

    • ”@ nininou Il faudrait que cesse aussi la double nationalité, comme aux USA.”

      Euh…vous êtes mal informé. La double citoyenneté est acceptée aux États-Unis, personne n’a besoin de renoncer à sa citoyenneté pour devenir Américain.

    • @ latour

      Un petit saut sur les forums de meijliss.com aujourd’hui. Selon tout le monde là-bas, Charlie Hebdo c’est un coup monté par l’extrême droite française pour “stigmatiser” encore plus les musulmans, et pour mousser les votes du FN avant les élections…

      Personne n’avait encore pointé du doigt la CIA ou le Mossad. Pas encore. Mais ça ne saurait tarder.

    • La réputation de la famille est plus importante que l’individu ds ces cultures. C’est grâce à cela que cette société s’est perpétuée depuis des milliers d’années. Le chef de famille et le frère aîné sont les maîtres de ces sociétés. L’individualisme n’est pas une valeur asiatique ils n’auraient jamais pu survivre. C’est pas parce qu’on sort un gars de l’Afghanistan que l’Afghanistan sort du gars. Les québécois en Floride parlent tous anglais? je ne crois pas. Ici par contre, cela devrait être tolérance zéro…un état laïc point à la ligne. La religion à la maison et pour tous! Si vous voulez un autre sujet pour vous plaindre, pensez aux excisions exercées ici même ou encore les échographies pro-mâles chez les Indiens du Canada,pas les amérindiens, ceux que cherchait Jacques Cartier…

    • Ce qu’on a vraiment appris aujourd’hui, c’est que la (deuxième) femme de Shafia a menti et qu’elle est probablement de ces femmes engluées dans une culture d’asservissement. Ça ne l’innocente pas mais ça donne une idée de la complexité de ce genre de problématique.

    • Anecdote: le mari de ma soeur (Chilien) a reçu sa citoyenneté avec 400 autres personnes. À l’ouverture de la cérémonie, un responsable a demandé que tous se découvrent sauf ceux qui doivent le faire pour des questions religieuses.
      Ben, ça commence là les accommodements!
      Bienvenue au Canada!
      Mais c’est vrai, comme le mentionne certains internautes, qu’il ne faut pas faire dévier l’histoire des Shafia en débat sur l’immigration. On a affaire à des meurtres au nom du soitdisant honneur. On a tué des jeunes filles et une dame qui voulaient s’intégrer et se libérer du joug patriacal. Le témoignage de la mère vient de confirmer qu’elle a assisté à la scène des meurtres, mais qu’elle et son fils n’ont pas participé (une entente entre eux?), mais n’ont rien fait non plus pour les sauver… Horrible! Elle a tellement peur de son mari qu’elle dit à l’enquêteur: vous ne devez pas le dire à mon mari que j’ai parlé…
      Je fais confiance en la justice.
      On n’a pas pris au sérieux, malgré plusieurs appels à l’aide, le drame qui se pointait. Ça doit servir de leçon. Il faut multiplier les actions dans les écoles auprès des jeunes immigrants issus de pays intégristes pour les inciter à parler de leur situation familiale et les sortir de là s’il le faut afin de les protéger.

    • @maillet
      je vous remercie à votre tour pour vos réflexions “à haute voix”. Si tous les intervenants avaient votre verbe, nous aurions une discussion bien plus intéressante.
      Comme vous, je suis d’avis que la religion doit être laissée à la maison, dans l’espace privé (bon ce n’est peut-être pas si simple en pratique). Pour certaines personnes, cela signifierait un recul par rapport à leur agenda et il ne faut pas s’étonner de trouver une résistance farouche lorsqu’on propose une telle éventualité.
      Concernant votre point sur le radicalisme, je suis prêt à l’accepter: les effets peuvent varier. D’ailleurs je disais justement que l’extrémisme était un facteur plus important (à mes yeux), pas qu’une idéologie donnée n’avait strictement rien à voir, seulement ce n’est pas le facteur principal dans la situation qui nous intéresse.
      On peut bien sûr être un extrémiste de la “philosophie du bon gars”, sans que ça soit perçu comme étant néfaste pour autrui, mais il ne faudrait pas qu’on devienne pour autant un paillasson, on en conviendra, il faut parfois avoir un peu de mordant dans la vie sans quoi on risque de se retrouver avec des problèmes, même si on est “le meilleur gars au monde”!
      De même, si vos critiques à l’endroit de certaines idéologies se sont vues refusées et ont donné lieu à une colère sans nom, c’est parce qu’elles sont tombées dans les oreilles de personnes fermées à la discussion, eu quelque sorte, d’extrémistes. Un résultat semblable peut s’observer chez certaines personnes lorsqu’on ose remettre en question le libre marché ou le syndicalisme.
      Toute idéologie se doit d’être remise en question sans quoi elle risque de sombrer dans l’extrémisme. Et c’est ce dernier qu’il faut s’affairer à combattre et non une idéologie en particulier. S’il se trouve, les fondements idéologiques qui ont mené aux dérives du régime nazi avaient probablement quelque vertu. Mais orchestrés dans une telle ferveur radicale, ils ont engendré les conséquences désastreuses que nous connaissons tous aujourd’hui.
      Avant de terminer ce qui est devenu une conversation entre vous et moi, j’aimerais servir un avertissement sérieux à tous les gens ici:
      Nous sommes tous susceptibles de devenir le prochain Hitler. En nous opposant à un courant d’idée radical donné, il faut faire attention de ne pas sombrer dans le même extrémisme que celui que l’on souhaite dénoncer. Le glissement est plus facile qu’on pourrait le croire, il faudrait savoir tirer des leçons de l’histoire pour qu’elle ne se répète pas. Ce serait malheureux qu’il arrive aux Musulmans d’occident le même sort que celui des Juifs d’Europe du début siècle dernier …

    • @Larousse, vous avez raison. Je croyais que les USA faisaient partie des pays interdisant la double nationalité. Mais pas plus. Si on a déjà deux nationalités et qu’on veut la nationalité américaine, il faudra renoncer à une des deux autres nationalités. Par contre, plusieurs pays interdisent la double nationalité comme par exemples la Chine, l’Arabie Saoudite, le Japon, la Finlande, Haïti, l’Egypte, le Soudan, la Mongolie, l’Argentine, le Chili, les 3/4 des pays d’Afrique du sud. Tu dois choisir!

      La question est comment est-il possible d’avoir une double fidélité, une double appartenance et une double série de droits et de devoirs, comment est-il possible de s’intégrer si un lien te rattache toujours à ton pays d’origine, mais la question est vaste et n’a pas vraiment sa place ici, car cela ne sera jamais remis en question au Canada.

    • Madame Lortie, je décide finalement de commenter votre article, malgré l’angoisse, malgré la peur irrationnelle qui remonte et fait sortir mon coeur de ma poitrine, rend mes mains moites et mes doigts tremblants sur le clavier. J’évite avec très grand soin les actualités dernièrement, pour ne pas être exposée aux informations concernant la mort de ces 4 filles/femmes. Voir les photos des victimes me rend littéralement malade. Un psychiatre diagnostiquerait probablement un cas de trouble de stress post-traumatique.

      J’étais venue visiter votre blogue pour me mettre au courant de l’actualité concernant les poules urbaines à Montréal. Je sais que vous suivez cette affaire de près et je rêve du jour où je pourrais en avoir légalement chez moi. Puis j’ai pris goût à vos écrits et j’ai continué à tourner les pages virtuelles de votre blogue. Et me voilà devant la photo de cette jeune fille, Zainab, morte, avec ses soeurs et sa belle-mère, toutes assassinées par leurs proches. L’horreur de mon enfance est remontée et m’a frappée, à la manière d’un tsunami émotionnel, de plein fouet. Si je compare une de mes photos et Zainab au même âge, nous avons la même peau, café au lait, les mêmes cheveux bruns et coiffés selon a mode du moment et surtout, nous vivons la même chose, mis à part, fait important, que j’avais appris, moi, dès l’âge de 8 ans (ma première fugue, très naïve, qui s’est terminée terriblement) que, les services sociaux et la police ne me seraient d’aucune aide, et même, qu’ils mettraient ma vie en danger si je m’en remettais à eux. Alors bien sûr, lorsque j’ai f.i.n.a.l.e.m.e.n.t !!! eu 18 ans, âge tant attendu de la majorité, âge qui obligerait la police à répondre à mes parents que j’étais majeure et qu’ils ne pouvaient me faire revenir de force à la maison, ni compter sur eux (la police qui m’avait retournée 10 ans auparavant entre les mains de mes tortionnaires) pour dépenser leur temps à rechercher une simple fugueuse, le dernier endroit où je voulais me retrouver est un centre social pour femmes démunies ou battues. Les dernières personnes auxquelles je voulais parler et à qui je voulais demander de l’aide étaient bien les travailleurs sociaux (dont je reconnais par ailleurs, pour d’autres cas, la très grande qualité des services qu’ils rendent à la société).

      Contrairement à Zainab, je savais, je savais tellement qu’ils étaient bien mal équipés pour comprendre. J’étais trop propre, trop bien éduquée, trop bien habillée, trop bien articulée dans ma façon de m’exprimer, trop bien coiffée et trop “intégrée” à la société occidentale pour qu’ils conçoivent, contre tout ce qu’ils ont appris sur le terrain ou à l’université, que nous, victimes de sévices liés à l’honneur, nous n’entrons certainement pas dans les “stéréotypes” des femmes malmenés ou socialement dans le besoin. Il m’est arrivé, plus tard, bien plus tard, de parler à des travailleurs sociaux (des gens rencontrés au hasard de ma vie professionnelle) de mon histoire et je souriais de voir l’incrédulité dans leurs yeux… Je me demandais parfois s’ils me croyaient.

      Le crime d’honneur est très différent des autres abus faits aux enfants. Les victimes sont très différentes des victimes d’autres crimes. Il faut ne pas oublier une chose très importante, ultra importante de mon point de vue d’ancienne victime : les criminels de l’honneur sont tous, sans exception, des despotes de l’image (une expression que j’emprunte à Dimitri Orlov qui l’utilise dans un contexte totalement différent, mais qui, je trouve va si bien à ces hommes et ces femmes qui blessent, torturent et tue au nom, non pas de la religion (et si loin s’en faut) mais de l’image, toute importante et toute puissante à leurs yeux, que dégagent leur famille auprès des autres membres de la communauté.

      Ces criminels, au lieu de dire “plutôt mourir que mal paraître”, disent “plutôt tuer mes enfants et aller en prison que de mal paraître”. C’est ce que me répétait mon père, ce qu’il m’a dit un jour, lorsque j’avais 7 ans, que je suis rentrée de l’école toute heureuse d’avoir été acceptée en cours de danse classique en curriculum de gym, “tu ne t’inscris pas à la danse, la danse c’est pour les prostituées. Il n’y a pas de prostituées dans notre famille.” Il parlait à voix basse, les cordes vocales vibrantes sous l’effet de la rage, son rasoir classique (ceux des barbiers) qu’il tenait d’une main ferme, sous mon menton, collé à ma gorge, l’autre main me tirant les cheveux pour tenir ma tête bien en arrière, de façon à bien libérer ce cou qu’il voulait trancher. Puis de continuer, postillonnant à profusion tellement mon inscription le rendait fou furieux, que s’il entendait encore une fois parler de danse ou de chant, il me tuerait “Je préfère passer ma vie en prison pour t’avoir tuée de mes propres mains que de te laisser danser ou chanter en public.”

      Oui, j’avais le droit de danser, seulement en famille, et seulement s’il en avait donné la permission, et seulement des danses et chants qu’il estimait honorables, habillée de soie et couverte de lourds bijoux en or 24 carats qu’il avait acheté, une fois par an, à chacune de mes fêtes, depuis l’âge de 1 an, pour que l’image aisée et bourgeoise de ma famille soit sauve avec une telle dot, le jour de mon mariage.

      J’arrête là les souvenirs odieux. Je n’avais jamais écrit sur cette période de ma vie. Mon coeur bat toujours à la chamade, même si je suis aujourd’hui hors de danger. Mes peurs sont différentes aujourd’hui. J’ai peur de l’islamophobie dans le contexte de la crise économique et financière mondiale, et j’abhorre l’antisémitisme (le journal d’Anne Frank est tombé trop tôt entre mes mains de lectrice avide, seul moyen de m’évader des sévices psychologiques et physiques de mon enfance, et m’a marqué à tout jamais).

      Pour finir, et encore une fois, les crimes d’honneur ne sont pas liés à la religion. Mon père, musulman pratiquant, ne supportait pas les bigots et les islamistes. Il les méprisait avec autant de passion qu’il défendait l’honneur familial.

    • Voilà, maintenant je ne peux quitter Zainab des yeux. Je me demande ce qu’elle aurait à dire si elle pouvait parler. Je me demande ce qu’elle aurait à raconter. Je me demande ce que me diraient ses petites soeurs, ce qu’elle me raconteraient de leur vie. Je sais qu’elles souriraient, riraient, auraient les yeux sur l’heure de façon presque compulsive (l’heure, le temps hors de la maison, si précieux et si court, si dangereux d’arriver en retard, d’éveiller les soupçons, la colère). Elles n’auraient pas dit du mal de leur parents. Elles ne veulent pas décevoir leur famille, elle se sentent si coupables de ne pas être capable de résister à l’appel de la culture occidentale, ne pas être capables d’embrasser les vues de la communauté. Elles m’auraient dit qu’ils ne comprennent pas, qu’ils ne comprendront jamais.

      Que faire? Plier et perdre son âme ou résister et risquer la mort? Et si elles résistent, ne vont-elles pas radicaliser plus encore le comportement de leurs parents vis-à-vis des plus jeunes frères et soeurs?

      Lorsque Zainab est revenue après sa fugue, ça a du lui prendre un courage absolument faramineux. Un courage extraordinaire que seules les nouvelles de la corde de l’horrible répression parentale, au lieu de se relâcher après son départ, s’est resserrée encore plus fort sur ses soeurs.

      Lorsque je suis partie de chez nous, à mes 18 ans, je m’étais entendue avec mes soeurs. Je me souviens bien. Comment oublier. Je leur avais dit “la corde va se relâcher, parce que maman et papa vont enfin comprendre qu’ils ne peuvent nous faire vivre ici comme eux ont vécus là-bas, ou la corde va se serrer. Si elle se serre, dites le moi, je reviendrai pour éviter le pire. Si elle relâche, j’aurais gagné mon pari sur l’intelligence de papa et la peur de maman d’être considérée comme une mère incapable.”

      La corde s’est relâchée chez nous. Je crois que la corde s’est resserrée pour les soeurs de Zainab. Elle est revenue. Ils ont été été odieux jusqu’au bout. Plus d’un mois après son retour à vivre l’enfer avant de mourir dans le canal.

      Oh le courage de Zainab. Le courage de ses soeurs, de sa belle-mère… Le courage de Zainab.

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