Marie-Claude Lortie

Marie-Claude Lortie - Auteur
  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
  • Lire la suite »

    Vendredi 14 octobre 2011 | Mise en ligne à 12h00 | Commenter Commentaires (30)

    Pas de condo dans notre frigo

    Capture d’écran 2011-10-14 à 11.53.21

    Photo François Roy, La Presse

    Est-ce nécessaire de rezoner des terres cultivables en terrains de construction pour centres commerciaux et néo-manoirs ? Voilà, en gros, la question que posent agriculteurs et architectes, étrange mais logique nouvelle alliance dans la grand débat actuel sur le plan de développement de la grande communauté montréalaise élargie. Parce que les constructeurs résidentiels, eux, croient qu’il faut plus de terrain pour bâtir plus... Ils invoquent même une pénurie de terrain et une crise en vue pour nouvelles familles incapables de se faire construire de nouveaux bungalows…

    Ne dit-on pas partout, sur toutes les tribunes sensées, qu’il faut plutôt arrêter l’étalement urbain ?

    Ma chronique ce matin dans le journal à ce sujet.

    Le texte de mon collègue Bruno Bisson sur les maires de la couronne nord qui n’aiment pas le plan proposé par la Communauté métropolitaine de Montréal.  Un autre de Charles Côté sur l’importance de la densification des banlieues. Et un autre sur les difficultés qui se posent durant le processus.


    • La solution serait d’avoir des logements sociaux, de grands édifices à logement pour accueillir les familles dans des 4 1/2 et des 5 1/2. Le tout serait géré par l’état (à bas prix parce qu’il n’y a pas de profit). On pourrait faire une densification de population assez impressionnante et développer des réseau de transport en commun qui seraient rentable (car il serait impossible d’avoir une voiture dans de tel complexe). Vivement un développement immobilier par le public! On pourrait aussi développer des réseau de distribution alimentaire (aka épiceries) qui seraient aussi géré par le public. Les employé de ces centres alimentaire seraient payé décemment, contrairement au secteur privé qui fait de l’esclavagisme.

      Le privé fait du développement sauvage et ne pense qu’au profit en souhaitant arnaquer les citoyens et les réduire à l’état de consommateur. Vivement un développement public, responsable et efficace géré par des gens ayant l’intérêt commun à coeur.

    • J’me suis amusé à compter le nombre de piscines que l’on voit sur la photo ci-haut: 16 ! 16 piscines pour seulement 34 maisons ! Ça fait presque un ratio d’une piscine pour 2 maisons.

      Alors, non seulement on gaspille des bonnes terres agricoles pour construire des grosses cabanes papier-pâte de banlieu (les unes aussi grotesques que les autres), mais en plus, on gaspille de l’eau pour que le joyeu banlieusard puisse avoir les fesses au frais pendant, disons, deux mois et demi par année. Une baignade à la piscine municipale, ça vous dit quelque chose? Bien sûr que non.

      Vous voyez le gros bloc carré devant nous qui s’agrandit de fur en mesure? C’est le mur dans lequel on s’apprête à entrer dedans.

    • Il y a comme une contradiction.

      D’un coté on nous dit de faire plus d’enfants et d’accepter plus d’immigrants et de l’autre on nous empêché d’occuper le territoire.

    • Oui les terres agronomes doivent être protégées. Si ce n’est pas pour aujourd’hui, ce sera pour demain. J’ai zéro doute là-dessus.

      Oui cela va faire augmenter le coût des terrains dans la région. Mais entre deux mal, on choisi le moindre, car il est impossible de revenir en arrière. De plus, ça va simplement favoriser d’autres villes tout comme les coûts exorbitants de l’immobilier dans la région de Montréal ont favorisé le développement économique de Québec.

      Mais les producteurs agronomes ont souvent très peu de considérations pour l’environnement. Ils ne sont pas condamnables. Ils ont simplement le même état d’esprit et les mêmes valeurs que la plupart des gens: «il n’y a que mes petits problèmes qui comptent. Le reste, je n’en ai cure.»

      Avec les résultats qu’on connaît…

    • La virtue verte est proné partout, par tout le monde, jusqu’au moment ou elle vient te toucher. Le syndrome “pas dans ma cours”. Que tout le monde se sacrifie, sauf moi, qui veut son confort dans son gros manoir chauffé au bois, avec son beau gazon vert plein de pesticide, avec un voisin a pas moins de 100 mètres et son Hummer pour aller travailler au centre-ville. Et demander moi pas de trier mes déchets, trop compliqué! Pis je veux tout au plus bas prix pour garder ce rythme de vie, peu importe les conditions de travail des ouvriers qui on manufacturer mes biens, ou de la distance qu’à parcouru mon épicerie.

    • C’est tu beau des petites maisons toutes identiques les unes à coté des autres.
      Des belles p’tites maisons construites en aspenite, au design novateur et unique.
      Wow… la classe moyenne… est vraiment “moyenne” dans tous les sens du terme.

    • petit vidéo proposé par le site de David Suzuki
      http://www.sagacite.org/

    • Un des effets pervers est que si on densifie, le prix des condos va monter pour moins de confort. Il faudra renommer Montréal pour Nouveau-Toronto où beaucoup de gens paient la moitié de leurs salaire pour un logement.
      Ne rushons pas pour trouver des solutions faciles mais incomplètes s.v.p.

      Il faut décentraliser les pôles industriels. Ca va créer de la richesse. C’est surtout ça que le Grand Montréal a besoin d’après les maires de la couronne nord.

    • Les gens des banlieus ne devraient pas chialer

      Pourquoi?

      Parce que si on met un moratoire sur le dézonage agricole, l’offre de bungalows va diminuer, la demande risque de demeurer élevée, et donc les prix des bungalows existants vont augmenter.

      Si j’habitais Terrebonne, je fermerais simplement ma gueule et je profiterais du gain en capital …

    • Personnellement, je crois que les élus de l’Ile de Montréal n’ont strictement rien à cirer des terres agricoles. Ils se servent de cette couverture bien confortable pour dissimuler leur peur de voir Montréal perdre de son influence au profit des banlieues.

      Je vis et travaille en banlieue et je m’en porte très bien.

      Dans les dernières années, certains quartiers de Montréal ont signifié aux banlieusards qu’ils ne voulaient plus les voir. Ils ont alors développé des infrastructures locales qui ont littéralement transformé le concept de ville-dortoir qui caractérisaient les banlieues par le passé. Les banlieues ave leurs parcs industriels, commerces et infrastructures de loisirs et services sont de plus en plus autosuffisantes.

      J’ai aussi énormément de difficulté avec l’idée de forcer les ménages dans des types d’habitations qui ne leur conviennent pas. Si pour les Montréalais, vivre empilé sur leurs voisins leur convient, grand bien leur fasse. Certains ont besoin d’espace. Que faites vous des jeunes familles avec 2,3 ou 4 enfants pour qui les condos ne sont absolument pas une option.

      Concernant les terres agricoles votre statistique de 2% que vous nous sortez dans votre chronique est d’une malhonnêteté sans nom. 2% du territoire total du Québec est en culture? Ok, mais si on considère que la majeure partie du territoire Québécois (en gros tout ce qui est au nord de l’Abitibi) n’est pas cultivable car la période sans gel est trop courte, votre statistique ne tient plus la route. Le jour ou vous ferez pousser des tomates au Nunavik, on s’en reparlera.

      Si on recule de quelques décennies, un pays s’est essayé sur un modèle ayant quelques ressemblances avec ce que proposent les élus de Montréal : densification des villes et coercition de la population dans des tours d’habitation au détriment des maisons individuelles.

      Ce pays était la Roumanie, dirigée par un certain Ceausescu.

      Un modèle de réussite….

    • C’est bien beau s’empiler dans des tours de condos, mais il va falloir sérieusement revoir les normes de construction pour améliorer la qualité, l’insonorisation et prévoir les services, les parcs, les commerces, etc. AVANT que le monde s’installe. Je n’ai pas aimé la vie de condo, les réunions, le bruit, les cotisations spéciales, les réglements sans fins, bref, tu es proprio sans l’être tout-à-fait.

    • C’est bien beau de vouloir que les familles s’installent à Montréal, donc densifier, mais les familles ont au moins 2 voire 3 enfants et à Montréal les constructeurs de condo ne construisent très peu de 5½ et plus. Donc, il faut inciter les constructeurs à construire des logements pour les familles et “abordable”.

    • Il est clair et évident que l’étalement urbain a assez duré. C’est même rendu au-delà de tout ce qui est soi-disant “normal”…

      Bâtir pour bâtir est devenu d’un ridicule consommé! Il y a de + en + de Bungalows usagés à vendre et il y en aura encore des centaines de milliers de plus dans les quelques 15 à 20 ans à venir pour cause que les Baby-boomers s’en vont dans les Condos et les CHSLD !

      Les Maires profitent de la vente de terrains, en recevant des enveloppes brunes…
      Les Maires profitent de la vente de maisons, en recevant des enveloppes brunes…
      Les promoteurs profitent de la vente de terrains, en recevant des enveloppes brunes…des
      maires….
      Les constructeurs profitent de tout… la vente de terrains, de maisons, de ristourne d’hypothèques des banques, de ristournes sur ceci, sur cela et j’en passe.

      Alors qui paient encore pour les écoles à bâtir, les routes à construire, les centres d’Achats à ériger, les Dépanneurs à dépanner, etc…?? Eh oui, encore les payeurs de taxes…

      Faut que ça cesse !

    • Mais ces mêmes architectes qui déplorent l’étalement urbain sont incapables de concevoir des appartements pour élever une famille! Parcourez les guides de projets immobiliers à Montréal : vous n’y trouverez que des appartements à 1 chambre, parfois 2, à prix exorbitants. Comment voulez-vous qu’une famille, qui a moins d’argent à consacrer au logement, puisse s’y installer? Le but des constructeurs n’est pas de combattre l’étalement urbain mais d’aller chercher le maximum de fric là où il se trouve, chez les célibataires et les retraités.

    • Si encore il ne s’agissait que de nouveaux “bungalows”… En fait, ce sont les néo-manoirs qui ont la cote et pas seulement en dehors de l’île. Dans un arrondissement limitrophe de Ville Saint-Laurent, un boisé complet a tout bonnement disparu pour laisser place à des constructions hideuses. Le résultat: circulation automobile beaucoup plus importante, camions roulant sans arrêt pour acheminer les matériaux de construction puis pour l’aménagement paysager mais surtout, disparition complète de plusieurs espèces d’oiseaux, sans parler de la flore totalement éradiquée. Il faut un plan d’ensemble et il faut en priorité faire en sorte d’éviter que de petits roitelets de banlieue puissent faire la pluie et le beau temps sur leur territoire.

    • On n’a qu’à foutre l’aéroport PET à Mirabel, et déjà il y aura de grands terrains sur lesquels bâtir, puis tout autour on pourra bâtir des tours, ce qui n’est pas possible avec PET Airport. Mais Montréal continuera quand même de s’enlaidir et de ne plus devenir vivable pour les personnes à faible revenu. Y’a qu’à voir Saint-Laurent avec ses tranchées à ciel ouvert, son parc industriel, pas (assez) d’arbres, du bruit pas du tout camouflé sur un terrain plat à mourir que le vent se fait un plaisir de faire ressentir. Entre la 15, la 13, la 40 etc., le bruit de fond est épouvantable … et je n’ai pas encore parlé des avions…

    • Le 2% ne veut pas dire grand chose quand on regarde la superficie de la province et le nombre d’habitants. Il faudrait plutot comparer la superficie des terres agricoles et celles des autres zones habitees ou y aller en superficie reelle…et voir ce qui se fait ailleurs. Le total des zones habitees au Quebec avec les terres agricoles est peut etre de 4-5% seulement.

      http://www.statcan.gc.ca/pub/16-002-x/2011002/part-partie4-fra.htm

      Je suis pour la protection du territoire agricole mais j’en ai marre qu’on utilise des chiffres qui ne veulent rien dire. Mais la question est complexe: avec ce plan on vient imposer des restrictions aux villes de banlieues, limiter leur capaciter de taxer (en limitant le territoire qui peut etre utilise a d’autres fins que l’agriculture) et d’offrir des emplois (industries) pour concentrer tout ca dans quelques villes qui ramasseront tout…

    • Ah, cette bonne vieille uniformisation coloniale par alignement docile sur la “capitale”… Et pourtant Saint-Eustache n’est pas Saint-Henri, il s’en faut de beaucoup. Il y a des différences qualitatives majeure. La densification urbaine des Basses-Laurentides, c’est la montréalisation d’un environnement encore en grande partie villageois beaucoup plus intime avec la vie sauvage et dont on détruit irremédiablement la proximité à la nature sous prétexte de protéger des terres “agricoles” parfaitement mythologiques… Ce qui marche pour l’ile de Montréal ne vaut plus pour pour l’ile Bigras (dont la condoisation serait une absurdité cynique totalement non écologique et désastreuse).

      Pas de condos dans mon micro-climat fragile… Cessez, montréalais uniformiseurs, de prendre Deux-Montagne, Pointe Calumet et Saint-Eustache pour Montréal-Est ou Repentigny… L’ignorance myope et condescendante du patrimoine historique et naturel de la ceinture nord (nord de l’ile de Laval inclusivement) ne peut aucunement tenir lieu d’analyse d’urbanistique pour yuppies urbain mal renseignés sur ce qui n’est pas leur fond de cours et leur living chic.
      Paul Laurendeau

    • justanopinion

      14 octobre 2011
      13h22

      C’est tu beau des petites maisons toutes identiques les unes à coté des autres.
      Des belles p’tites maisons construites en aspenite, au design novateur et unique.
      Wow… la classe moyenne… est vraiment “moyenne” dans tous les sens du terme.

      Moi je dirais plutôt, c’es-tu beau de les voir, tout collé les un sur les autres, avez-vous déjà vu des animaux vivre en condo(bin oui, on appelle ça domestiqué…).

    • “Personnellement, je crois que les élus de l’Ile de Montréal n’ont strictement rien à cirer des terres agricoles. Ils se servent de cette couverture bien confortable pour dissimuler leur peur de voir Montréal perdre de son influence… ”

      Alors, là, je seconde. Et le fin mot actuele de ce soucis de maintien d’influence c’est: densifivation. Bon, alors, allons-y, causons densification. Voyez Pointe-Calumet, petit bled lacustre de la ceinture nord, de 7,000 âmes. Le bord de l’eau, inexploitable agricolement, était constitué de semi-cloaques, viviers et frayères pour toutes sortes d’espèces d’oiseaux et de poissons inusités, le tout proche de résidences aux terrains en semi-jachère, datant de deux générations, dans un dégradé parfaitement intégré, vernaculaire, semi-sauvage. Il y avait de la place entre la berge et les premières maisons, surtout après qu’on ait démoli stratégiquement les plus vieilles maisons au bord de l’eau, graduellement, en hypocrite. Alors on a densifié, hein, on a construit intra-muros, en plein cœur de Pointe-Calumet, sur la bande de terre qui restait entre le vieux bled et la rive. On a tout remblayé solide et on a érigé une ligne de manoirs tocs, colossaux et affreux aux terrains immenses, gazonnés, solidement clôturé. Vue sur la rive pour grands bourgeois ostensibles, micro-dispositif écologique désormais pulvérisé et/ou inaccessible, McManoirs comme ceux que vous dénoncez défigurant désormais durablement le point de raccord d’un de nos petits villages patrimonial avec sa berge fragile de jadis.

      C’est à ce genre de densification absurde et destructeur que les maires et les mairesses de la ceinture nord s’objectent, attendu les particularités historiques et naturelles des Basses-Laurentides. Écoutez un peu leurs arguments. Au moins, quand la même hideur est construite à la périphérie de la ville (comme c’est partiellement le cas à Deux-Montagnes, par exemple), sur du terrain vide, le patrimoine villageois du «vieux» Deux-Montagnes ou du «vieux» Pointe-Calumet, intimement implanté dans la nature et harmonisé avec ladite nature par l’histoire, est préservé. On n’écrapoutit alors que les patates et les carottes de l’UPA qui d’ailleurs, notons le au passage, n’y poussent même pas, dans ce territoire périphérique…
      Paul Laurendeau

    • Dans ma région, un petit village en Estrie, il y a de plus en plus de terres agricoles qui sont vendues pour construire des champs de maison. Pas des petits bungalow pour les familles là. Des genre de supers grosses maisons, vraiment laides avec aucun arbres, car elle sont construite sur des champs maudine ! Ces maisons-là sont vendues très cher, détruisent le paysage et détruisent surtout d’excellent terres agricoles. C’est pas juste une petite guerre Montréal-banlieu. Ça arrive dans la plupart des régions au Québec. Alors que plusieurs petites maisons ont de la misère à se vendre, ces simili-manoirs prennent de plus en plus de place. On ne parle pas juste de condos vs maisons et d’être empilé les uns sur les autres. C’est plus maisons complètement démesurées sur des terrains pas fait pour ça VS habitation normale.

    • @Brillant1981 et yul-plage, bingo! Les projets réalistes pour les familles, je ne les vois tout simplement pas à Montréal. Ex. des logements 5 1/2 ou plus (un 6 1/2 spacieux est parfait pour élever 2 enfants) avec une cours de verdure, commune, pouvant inclure un espace de jeux pour tous les enfants du bloc ? Est-ce trop demander ? Condos, condos, condos pour couples et célibataires, ou maisons hors de prix. Entre les deux, c’est le désert.

    • Rigolo tous ces discours gauchistes-communistes, d’anti-banlieusards vivant surement dans leur miserable 1-2-3 1/2 bruyant, empile les uns sur les autres et jalousant morbidement la qualite de vie des residants des banlieux.
      Et on se permet de faire la lecon aux autres,,,, pathetique

    • Personne ne veut forcer les banlieusards à vivre empilés dans de gigantesques tours au centre ville.

      Ce dont il est question, c’est de mieux construire sur les territoires existants et disponibles.

      Entre le néo-manoir dans un petit croissant isolé et la tour, il y a un paquet d’alternatives viables et saines, même et surtout pour les familles.

      Par exemple, les maisons jumelées. Dans des quartiers de banlieue, c’est plus efficace que des série de bungalows. Ou encore la maison en rangée. Les “-plex” intelligemment dessinés peuvent et doivent aussi être considérés.

      La densification permet de réduire certains coûts, tel les routes, le transport scolaire, les collectes des matières résiduelles, assumés en partie ou totalement par l’ensemble des contribuables.

      La population vieillit et croit peu. Il n’est pas impossible de penser que dans un certains nombre d’années, on devra gérer la décroissance. J’ai cette impression que les premiers quartiers visés seront ceux les plus éloignés.

      Faut faire face à d’autres réalités, comme la hausse inexorable du prix du carburant et les problèmes écologiques majeurs causés par l’auto-solo, et je ne parle pas que des gaz à effet de serre : la minéralisation des sols, le bruit, la production et la disposition de ces voitures ont tous des impacts importants.

      Pour se donner une petite idée du terrain disponible, regardez la photo qui coiffe le blogue et tentez de calculer l’espace, soi les routes, les entrées de garage et garages, dédié à l’auto. Imaginez maintenant si la moitié de cet espace était vert ou habité.

    • Moi je la trouve très bien cette photo.

      Si la clique du Plateau ne faisait pas suer le monde, peut-être que plus de gens seraient intéressés à vivre à Montréal.
      Mais non, on préfère leur faire la morale et leur pourrir la vie avec des idées éco-fascistes, et après on se demande pourquoi le monde quitte pour aller vivre à la place dans d’autre endroits comme par exemple sur cette photo idyllique.

    • @ ysengrimus

      Si l’on suit votre pensée, les nouveaux développements immobiliers (530 000 nouveaux ménages selon l’APCHQ, si je ne me trompe?) devront alors s’étendre de plus en plus loin, contaminant d’autres milieux “en grande partie villageois beaucoup plus intimes avec la vie sauvage”, pour vous citer. Une métropole n’a d’autre choix que de s’agrandir (autrement, ça va mal pour tout le monde, comme à Détroit), et il faut à un certain moment donné accepter de densifier les zones qui entourent la ville-centre afin que celle-ci ne soit pas entourée par des étendues infinies de banlieues pavillonnaires, qui sont un casse-tête au niveau du transport. Si les couronnes n’acceptent pas de s’urbaniser un minimum à leur tour, où se fera le développement?

    • Une trentaine de maison, une quinzaine de piscine et aucun arbre, une à deux autos par famille. Ça c’est des gens qui aiment la nature, qui veulent s’en rapprocher.

      Je suis 100% d’accord qu’on mette un moratoire sur le développement sur des terres agricoles, mais pas juste pour 5 ans ou pour 20 ans, pour toujours.

      Cela dit, personne ne voudra vivre en ville si on ne change pas certaines choses. J’avais un condo idéal en ville, 51/2, sur une rue tranquille, garage, bien situé, etc. Deux défauts principaux, pas assez insonorisé et une voisin intolérant. Je ne pouvais sortir la poele pour cuire mes oeufs le matin sans qu’il cogne comme un défoncé pour se plaindre du bruit, de même après 8 hres, ses enfants étant couchés, il voulait le silence. Comme il était membre du CA avec deux incompétentes comme lui, je n’avais aucun recours. L’immeuble était mal géré par des gens mal renseignés.

      Donc, avant de vouloir augmenter la densité, imposons des normes de construction pour que le niveau d’insonorisation soit suffisant, un niveau FIIC d’au moins 60.

      De plus, il faudrait éviter de faire de Montréal le dépotoir de tout ce qu’on ne veut pas. Présentement, à moins d’être bien nanti, on n’a pas les moyens d’habiter les quartiers paisibles. Même si idéalement les transports en commun peuvent répondre à la plupart de nos besoins, on aura toujours besoin d’une auto. SVP, ne nous écoeurez pas avec des difficultés de stationnement. Ce n’est pas tout le monde qui veut vivre en côtoyant les “poqués” de ce monde, le bruit. À défaut d’avoir une cour, il faudrait augmenter le nombre de petits parcs, plus d’espace verts pour les enfants. Plus de verdure et de silence.

      Bref, repensez le développement, ce n’est pas juste mettre des entraves à l’étalement urbain, mais aussi augmenter la qualité et l’agrément de vivre en ville.

    • “Si les couronnes n’acceptent pas de s’urbaniser un minimum à leur tour, où se fera le développement?

      Sur l’île de Montréal de mes rêves. Une île bien gérée, avec un transport collectif efficace et du logement durablement abordable. Il reste immensément de place sur l’île de Montréal et la portion sud de l’île de Laval. Transformer Saint-Eustache, le site historique des Patriotes, avec certaines de ses maisons datant de 1780, en Ville-Legardeur-bungalow-boites à beurre, C’EST DÉJÀ basculer dans l’étalement pavillonnaire excessif que vous dénoncez. Il n’y a pas que des larbins à parquer, il y a aussi un patrimoine historique et naturel à gérer.

      Une île densifiée, une ville densifiée…
      P.L.

    • J’inviterais les gestionnaires du territoire à s’inspirer du modèle suédois (ou d’ailleurs). Les développements de la banlieue sont planifiés par secteur. Au départ, l’on installe un système de transport collectif efficace reliant le site de développement à la ville principale. Un développement est principalement composé de tour de 6 ou 7 étages. Il y a des unités d’une seule chambre mais plusieurs vont aisément jusqu’à 5 chambres ou plus pour les familles. Les immeubles sont agréablement espacés. Des corridors piétonniers serpentent le quartier. Il y a les services de proximité regroupés, au milieu les garderies, les écoles et les parcs. Le stationnement est regroupés dans la périphérie du développement. Tous les services sont accessibles en cinq minutes de marche et la majorité des gens ne sentent pas l’obligation d’avoir une voiture. La gestion du territoire peut se faire de façon intelligente. La densité peut aller de pair avec la qualité de vie.

    • @piedvert, ce que vous décrivez est pour moi le paradis. C’est exactement ce dont je rêve pour ma famille mais c’est pratiquement introuvable ici.

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

    publicité

  • TWITTER

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

  • Calendrier

    août 2011
    L Ma Me J V S D
    « juil   sept »
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
    293031  
  • Archives

  • publicité