Marie-Claude Lortie

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  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Vendredi 30 septembre 2011 | Mise en ligne à 9h54 | Commenter Commentaires (43)

    Princesses déchues

    Ce matin, gros gros coup de coeur pour les photos de Dina Goldstein, une artiste de Vancouver qui sera exposée à partir du 5 novembre à la galerie Art-Mûr, rue Saint-Hubert.

    La série d’images qui sera présentée — en fait seulement une partie de la série complète — s’appelle Fallen Princesses. Les princesses déchues.

    C’est très bon.

    J’ai fait ces saisies d’écran sur le site de l’artiste. Ça vous donne une idée…

    Capture d’écran 2011-09-30 à 09.44.13

    Belle de La Belle et la Bête, revue par Dina Goldstein

    Capture d’écran 2011-09-30 à 09.43.38

    Blanche-Neige revue par Dina Goldstein

    Capture d’écran 2011-09-30 à 09.43.57

    Jasmine — l’héroïne du film Aladdin,  inspiré par le récit et les personnages du Conte des Mille et une nuits — revue par Dina Goldstein


    • L’idée est bonne, mais l’exécution et la qualité des images sont… correctes.

    • Très bon, en effet. Les princes (charmants ou non) et les princesses finissent toujours par tomber dans la bouette…

    • En espérant que Disney, qui on le sait, a le bras long, ne fera pas un plat de cette exposition. C’est bien d’actualiser la situation des princesses chéries. Parce lorsque l’on est adulte, on se demande comment elles vieillissent pour voir si leur vie reste enchanteresse, ou bien si comme nous, elles rejoingent le plancher des vaches :)

    • Je trouve ces photos très intéressantes et j’aime leur humour noir.

      Les contes de fée traditionnels se terminent toujours par la mariage de l’héroïne avec le prince, on ne voit jamais ce qui arrive après. C’est pourquoi notre culture a longtemps considéré que le mariage était une fin en soi, surtout pour les filles, et jamais le début ou le prolongement de quelque chose. Pour cette raison, le mariage a malheureusement souvent signifié la pertes des illusions liées au romantisme à l’eau de rose. Pour les hommes aussi sans doute.

      C’est normal que les enfants idéalisent la vie dans un château, les contes ne leur montrent que le bon côté des choses. Les unions des princes et des princesses dans la réalité étaient loin d’être idylliques à l’époque des mariages arrangés, du divorce interdit (sauf dans les cas de répudiation de l’épouse royale pour cause de stérilité).

      Quand j’étais petite, bien qu’aimant les contes traditionnels, j’avais adoré “La princesse souillon”, le premier conte de fée non traditionnel dont j’aie eu connaissance (la fin par contre était terriblement conventionnelle…) Aujourd’hui, j’aime bien Fiona et je trouve agréable que les personnages féminins aient évolué pour devenir autre chose que de ravissante idiotes.

    • Il me semble qu’on n’en finit plus de déconstruire les héros, depuis quelques années. Même si l’exercice demeure pertinent (et impertinent, n’est-ce pas?), le public n’en peut plus de visionner des contes “revisités” à la Shrek, où le prince est paresseux, l’héroïne lance des grenades et le monstres sanguinaire se mue en héros au coeur d’or. À force d’inverser les stéréotypes, nous véhiculons les mêmes stéréotypes sous une autre forme, pas forcément plus “morale”. Et l’effet de surprise s’estompe; à la longue, les anti-héros / bizarro-héros deviennent plus barbants que ceux qu’ils ont remplacés.

      Quelques exemples: EverAfter (1998), Shrek (2001), La véritable histoire du petit chaperon rouge (2005), Mystery Men (1999), etc.

    • Ça fait penser au collage de Rauschenberg avec le culturiste et la rein de beauté.
      Les couleurs très saturées donnent un air irréel ou cinématographique aux photos.
      Mais politiquement, Jasmine n’a pas les mêmes choix que Belle et Blanche-Neige qui, après tout, sont consentantes.

    • Il est inconcevable pour moi madame Lortie de voir une personne de votre statue avoir un coup de coeur pour ces photos. Il est très décevant de voir que vous faites de la publicité pour une exposition avec un tel titre. Je ne vois pas comment ces photos représentent des princesses déchues, tout spécialement celle de blanche neige. On semble vouloir paser le message que son prince est loin d’être charmant et qu’elle doit tout faire seul. Je me demande si blanche neige se souvient que sans cet homme, elle serais encore sous une cage de verre. Grace a lui, elle a maintenant l’opportunité d’elever des enfants et de profiter de la vie, mais elle ne semble pas apprécier ce que son homme lui donne. Pour la premiere fois de ma vie je vois a quel point les comptes de fées peuvent ressembler a la réalité. En espérant que nos futures générations reves aux films de disney plutot qu’aux horreurs que vous nous présentez aujourd’hui

    • Intéressant.

      Mais je ne comprends pas la démarche.

      Pourquoi avoir utilisé des princesses et leur donner vie dans des contextes de vie dit ”normaux” ? C’était quoi le but de l’exercise ?

    • Ça fait très AdBusters comme style et propos, malheureusement c’est surfait depuis de nombreuses années.

    • De mon côté, ça me fait plutôt penser à Jonathan Hobin, en beaucoup moins provocateur. La dernière fois que je l’ai vu, c’était à Ottawa. Voici le lien http://www.dalesmithgallery.com/artists/40

    • Personne n’a appelé la DPJ pour dénoncer la mère du petit chaperon rouge qui envoyait sa fille toute seule dans une forêt pleine de loups? ;)

    • Je ne vois rien ds ces photos d’original et même que c’est du déjà-vu…Gotlib a déjà fait cela ds les années 60 ds les Dingodossiers. Après les films et la mode, la photographie vampirise maintenant les années 60…

    • @gofrankeigo
      C’est de l’Art.
      Lisez sur la démarche de l’Artiste. Vous lirez plein de mots en -isme. Ca sera flou. C’est le flou artistique. Moi, j’aime ça comme ça. C’est relaxant. Et il faut relaxer des fois.

    • Art ou pas, Nelly Arcan avait raison; le corps, cette burqa de chair! Dommage, on a pensé qu’elle fabulait à travers ses livres à propos de son image publique.

    • @Stephanie

      En fait les contes de fée traditionnel tendent à être plutôt sombre. Avant de compter sur un mariage heureux, les héroïnes se compteront d’abord chanceuse de ne pas mourir à la fin du conte…

      Les films de Disney sont ceux qui finissent systématiquement par un heureux mariage. Tu comparera la fin de la Petite Sirène de Hans Christian Andersen à la version Disney pour rigoler.

    • @ Ti-Paul04

      De quessé???

    • @Ti-Paul

      Tu prend les contes feés ET les photos au premier degré. Qu’est-ce que tu fait de l’ironie?

      Moi ce qui me fait rigoler à première vue c’est que, dans le compte, les 7 nains accueillent Blanche Beige sous réserve qu’elle soit essentiellement leur femme de ménage. Mais il y a le poison, le sommeil, le miraculeux sauvetage par le prince pour enfin… Et bien regarde la photo. Rigolo, non?

    • @ti-paul04
      Un jour ta princesse viendra
      Un jour, elle t’aimera,
      Dans son château, heureux, s’en allant
      Goûter le bonheur qui vous attend !

      Quand le printemps, un jour,
      Ranimera l’amour,
      Les oiseaux chanteront,
      Les cloches sonneront,
      L’union de vos coeurs,

    • -55-

      Vrai pour la petite sirène mais même si Disney beurre épais sur le côté féérique, les contes impliquant un prince finissent en général par un mariage… princier! Quant à Disney, l’entreprise est devenue une “référence” si incontournable que beaucoup de jeunes, qui n’ont jamais entendu parler de Anderson ou de Perrault, croient que leurs contes sont des créations Disney et n’existaient pas avant! :)

      Il y avait une version russe de “Blanche-Neige et les 7 nains” qui s’intitulait “Blanche-Neige et les 7 chevaliers”. Un court métrage d’animation a même été réalisé en 1951 et présenté à Télétoon ou Canal famille il y a une douzaines d’année. J’ai aussi déjà lu dans un recueil de conte russe une histoire qui ressemblait drôlement à celle de Cendrillon!

    • @stephanie2009

      Perrault n’a fait que coucher sur papier ses propres adaptations de contes souvent bien antérieurs (comme La Fontaine a beaucoup adapté Ésope) dont il existe une multitude de versions. Idem pour Andersen ou les frères Grimm.

    • @stephanie

      L’histoire de Cendrillon (Ashenputtel) a été écrite par les frère Grimm. La version de Disney est nettement plus édulcorée; je me souviens des méchantes belles-soeurs qui se font manger les yeux par les oiseaux à la fin.

    • @gl000001

      Ah bon … merci de l’information.

      On a plus l’Art qu’on avait!

      Moi qui me suis émerveillée devant certaines toiles de grands peintres , devant les beauté de l’architecture médiévales et des cathédrales, qui ai été enchanté par un orchestre symponique des dizianes de fois alors là, je suis estomaquée par l’étrangeté de cet art qui ne procure aucune sensation agréable ni pour l’oeil, ni pour l’ouie, ni pour aucun de mes sens !

      Mais bon, à chacun ses plaisirs !

    • c’est de l’art… bon, l’art a bon dos mais passons, c’est vraiment SA vision des contes de fées qui sont, à leur lecture, beaucoup plus profonds et éducatifs (et même traumatisants) que ces photos. Par contre, celle qui me fait poser des questions est la dernière. Pourquoi Jasmine (l’Arabe) devient une militaire, armée comme il faut, dans la tourmente, sachant que Dina Goldstein est Israélienne… bref.

    • @cathou_76

      La version de Perrault du conte de Cendrillon est bien antérieure à celle des frères Grimm. On doit notamment à Perrault la pantoufle de verre (seconde charnière du titre originel de son conte – et qu’on ne retrouve pas chez les frères Grimm, je crois), transformée ensuite en pantoufle de vair (de la fourrure d’écureuil gris) au XIXe siècle par des écrivains qui, sympathiques à Perrault et à son oeuvre, mais plus soucieux de vraisemblance que de magie, ont entrepris de corriger une faute d’orthographe imaginaire.

      J’ai initialement lu Cendrillon à 6 ou 7 ans dans un livre intitulé “Contes” publié par les Éditions de Crémille (1973 – je l’ai en mains, l’ayant toujours conservé), inspirées elle-même des ré-éditions du XIXe siècle (accompagnée de gravures de Gustave Doré superbes mais terrifiantes) où l’on avait substitué “vair” à “verre”.

      J’ai longtemps fustigé Disney pour le détournement de sens qui avait fait d’un soulier de fourrure un soulier de verre, mais c’était avant de tomber sur des versions antérieures à ce remaniement pragmatique et donc plus près de l’originale, où il devenait clair que Perrault avait vraiment décrit des pantoufles de verre.

      La morale de l’histoire, c’est que les contes se prêtent, pour peu qu’on en conserve les messages essentiels, à toutes les adaptations utiles, en fonction du moment et du contexte socio-culturel où leur pertinence peut opérer. Les versions de Disney valent bien n’importe quelle autre en autant qu’elles ne diluent pas excessivement les messages clefs de l’oeuvre.

    • @gofrankiego

      Dans cette même veine qui consiste à revisiter les classiques de manière subversive, je vous conseille la série “Goup of Seven Awkward Moments” de Diana Thorneycroft, qui est est bâtie avec, en toile de fond, des classiques du Groupe des Sept, y ajoutant à l’avant-plan des dioramas souvent très drôles.

      http://dianathorneycroft.com/portfolio-seven-awkward.php

    • @gofrankiego
      Le cri de Munch, c’est de l’Art
      Jerome Bosch aussi : http://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%A9r%C3%B4me_Bosch

      L’art ne pas “beau” pour tout le monde. Ca reste de l’art pareil.

    • @verret
      Excellent. On y voit Blanche-Neige justement. Et Guy Lafleur qui coupe au but alors que Raymond Bourque passe au travers de la glace. Merci.

    • Est-ce que quelqu’un connaîtrait le titre du conte suivant:

      Une fillette orpheline, réduite à la servitude par une méchante belle-mère qui a une fille détestable, casse une cruche. Sa belle-mère la chasse de la maison en lui ordonnant d’en trouver une autre. Alors que la fillette pleure assise sur une pierre, un chat qui parle lui demande ce qu’elle a et, après explication, lui dit de le suivre jusqu’au royaume des chats. Elle y offre son aide à des chats serviteurs avant de se voir offrir une cruche remplies de pierreries.

      Devant le prodige, la belle-mère donne une cruche à sa fille en lui demandant de la casser puis de faire semblant de pleurer dehors pour attirer le chat. Le même scénario se répète, sauf que la méchante fille nuit au travail des chats plutôt que de les aider. Elle se voit tout de même offrir une cruche mais ce sont des serpents ou des araignées qui en sort lorsqu’elle arrive à la maison.

      J’avais vu cette histoire dans un dessin animé muet dans les années 80 et j’ai lu des années plus tard un contre traditionnel avec une histoire de structure semblable mais avec des éléments différents (que j’ai complètement oublié…)

    • Je me souviens d’un détail de l’autre version: en “récompense”, la bonne fille se mettait à cracher des pierres précieuses à chaque fois qu’elles parlait alors que la méchante crachait des crapauds et des serpents (entre vous et moi, aucun de ces “dons” n’est très pratique au cours d’une conversation!..)

    • Je suis un fan de Disney. J’ai 58 ans et j’ai encore mon âme d’enfant. Je visite WDW depuis plus de trente ans presqu’à chaque année. Je possède la plupart des classiques de Disney. J’ai déjà visité Disneyland et EuroDisney. Mon opinion au sujet de ces trois photos: je trouve intéressant cette démarche. Je voudrais voir les autres photos des princesses déchues.

      Cliquez sur les mots “fallen princesses” dans mon texte et vous allez vous rendre sur le site de l’artiste avec toutes les photos, dont Ariel, La Belle au bois dormant, Raiponce, etc. mcl

    • Merci, Madame Lortie. J’ai déjà consulté le site que j’ai bien apprécié, tout de suite après avoir écrit mon commentaire et relu votre article. Malheureusement, la paresse m’a empêché de l’écrire… ;-)

    • @stephanie2009

      Le poisson d’or, un conte de Pouchkine, est bâti sur le même principe de la femme acariâtre et ambitieuse qui tente d’abuser de la générosité d’un animal magique, dans ce cas, un poisson d’or qui exauce les souhaits de son mari après que celui-ci eût consenti à le libérer de ses filets de pêche et lui laisser la vie sauve. Au fil des souhaits exaucés, la femme passe graduellement de paysanne aigrie à impératrice toute-puissante – mais non moins aigrie. Découragé, le paysan, que son épouse traite désormais comme un gueux indigne qu’elle menace de faire exécuter par la garde impériale, retourne voir le poisson pour déplorer les excès de sa femme ivre de pouvoir. Le poisson disparaît sans mot dire. De retour chez lui, le vieux constate que le palais a fait place à la cabane des débuts et que sa femme a retrouvé sa condition d’origine. La boucle est bouclée.

      La Vieille, dans l’adaptation de Jacques Demy du Peau d’âne de Perrault (avec Catherine Deneuve dans le rôle titre), crache elle aussi des crapauds et des serpents (ce qui ne se retrouve pas dans le conte, où, par contre, l’âne du roi chie des pierreries et de l’or).

      http://www.youtube.com/watch?v=-9dQysBGyPw

    • @gl000001

      Sa série “There must be 50 ways to kill your lover” est aussi très bonne.

      Lors de la dernière édition d’Art souterrain le printemps dernier, Thorneycroft exposait une dizaine des photos de sa série “Group of Seven awkward moments” dans le hall du siège social de Quebecor (je ne la connaissais pas auparavant, mais ça valait le déplacement). En grand format, c’est absolument délicieux vu la quantité de détails hilarants que les petits formats ne permettent pas de saisir.

      L’année précédente, c’était des photos du projet Admission, du photographe Jocelyn Michel, qui avait été exposées dans ce même espace (on ne s’en doute pas du tout de l’extérieur, mais le hall est très haut, à la fois minimaliste et raffiné, et se prête très bien à ce genre d’expo). La palette de couleurs de Jocelyn Michel est assez semblable à celle de Thorneycroft, même si les thèmes sont différents. Il s’agit de scènes ludiques et assez étonnantes mettant en scène des comédiens connus. Là encore, en grand format, c’est vraiment autre chose.
      http://www.projetadmission.blogspot.com/

    • @verret: merci pour les précisions!

    • @verret

      Je ne connaissais pas le conte du poison d’or. C’est sur un site de contes traditionnels que j’avais trouvé l’histoire le conte “Les fées” de Perrault et je viens d’y trouver le conte “Le pêcheur et sa femme” des frères Grimm qui ressemble à l’histoire du poisson d’or, le poisson de cette version étant un prince victime d’un mauvais sort et transformé en “grosse barbue” (?!?):

      http://contes.biz/conte-464-Le_pecheur_et_sa_femme.html

      http://contes.biz/conte-21-Les_fees.html

      Je vais lire tout les contes s’il le faut mais je vais bien finir par trouver cette histoire de chat magique! :)

    • Pardon, le “poisson d’or” (encore que le roi Midas serait sans doute d’accord avec mon lapsus!) :D

    • @stephanie2009

      “Le Pêcheur et sa femme” est assez clairement une variation sur le même thème.
      Une barbue, c’est une espèce de poisson-chat..
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Barbue_de_rivi%C3%A8re

    • @verret

      Plus moustachue que barbue donc! :D

      Nous sommes sans doute les deux derniers à lire ce post mais, j’aimerais vous donner un dernier résumé de conte que j’avais lu dans un numéro de J’aime lire dans les années 80, des fois que se serait basé sur un conte traditionnel et que ça vous dirait quelque chose:

      Un orphelin vivant dans une misérable cabane travaillait durement chaque jour, ne mangeant qu’un morceau de pain quotidiennement. Un jour, un lutin (peut-être étais-ce un elfe ou un nain) lui propose de se rendre au coucher du soleil au pied d’une colline avec deux grands sacs. Le garçon obéi et le lutin lui montre une porte magique au pied de la colline et l’amène dans son royaume sous-terrain. Le sol y est couvert de pierres précieuses. Le lutin dit au garçon qu’il peut ramasser autant de pierreries que peut en contenir ses sacs mis qu’il devra être rentré chez lui avant le lever du soleil car si un seul de ses rayons de touche les sacs avant qu’il ne soit rentré, les pierres se transformeront en poussière.

      Le garçon s’active toute la nuit à remplir ses sacs puis remercie le lutin et part en direction de sa cabane. Les sacs sont lourds et après un certain temps, le garçon voit que l’aube approche. Réalisant qu’il ne réussira pas à rentrer avant le lever du soleil, il creuse un grand trou et enterre l’un des sacs. N’ayant plus le temps ni l’énergie d’en creuser un autre il se couche sous un arbre pour se reposer. Un autre garçon s’approche de lui et lui demande ce qu’il y a dans le sac à côté de lui. “De la poussière” lui répond le premier garçon. Devant l’air interrogateur du second garçon, le premier lui raconte sa mésaventure. Le second garçon se promet d’aller lui aussi à la colline avec deux sacs. Le même scénario se reproduit, sauf que le second garçon veut toujours plus de pierres et lorsqu’il se décide enfin à partir, l’aube est sur le pont de se lever ce qui fat qu’il ne ramène aucune pierre chez lui. Le premier garçon peut enfin avoir une vie décente.

    • @stephanie2009

      Je ne connais pas l’origine précise de la version que vous relatez, mais la trame générale, avec le thème de la cupidité punie, ressemble assez à celle du conte des frères Grimm “Les présents des gnomes.”

      http://www.grimmstories.com/fr/grimm_contes/les_presents_des_gnomes

    • @verret

      Merci pour le lien!

    • bonjour pourriez vous résoudre ce qui est une colle pour moi: quel est le titre du film inspiré d’un conte de Grimm “le roi barbabec”
      une princesse aussi belle que prétentieuse rejette en les humiliant tous ses prétendants jusqu’à ce que le roi son père excédé lui promet qu’elle partira avec le 1er venu. Un mendiant se présente et elle doit le suivre. peu a peu la mégère s’adoucit et le mendiant se révèle être bien sûr un des princes humiliés… Jean Marais ou Gérard Philip auraient pu tourner ce film histoire de situer l’époque de sortie de ce film

    • @roxiroxiroxi

      Il n’y a aucune trace d’une adaptation cinémotagraphique (”Verfilmungen”) française dans l’article alemand de Wikipedia sur ce conte. Ça ne signifie évidemment pas que l’épisode soit clos, mais ça ferme un peu les perspectives de recherche.

      http://de.wikipedia.org/wiki/K%C3%B6nig_Drosselbart

    • @ti-paul
      J’aime bien:
      “…une personne (M.-C.Lortie) de votre statue…”
      PS: ‘c’tais-tu’: “statue” ou “statut”?

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