Marie-Claude Lortie

Marie-Claude Lortie - Auteur
  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
  • Lire la suite »

    Partage

    Lundi 29 août 2011 | Mise en ligne à 17h09 | Commenter Commentaires (56)

    Attendre sur un pont, pour quoi au juste ?

    Capture d’écran 2011-08-29 à 17.06.51

    Le pont Champlain. Photo Alain Roberge, La Presse.

    Ceux qui me suivent sur Twitter — @mclortie — savent qu’hier après-midi, j’ai passé pas mal de temps, bloquée dans un immense bouchon, sur le pont Champlain.

    Il ventait à écorner des boeufs. Il pleuvait à l’horizontale. L’eau rentrait dans ma voiture par je ne sais quel trou invisible dans le toit. Et j’étais au milieu du fleuve sur un pont dont la solidité a fait récemment l’objet de quelques débats.

    Formidable.

    Et nous avancions à pas de tortue.

    Pourquoi ? Parce que trois des six voies du pont étaient bloquées.

    Pourquoi ? À cause des travaux de pavage.

    Évidemment, vous vous demandez comment les ouvriers pouvaient travailler au pavage du pont dans ce climat de fou. Rassurez-vous, le chantier était vide. Terminé. Rangé dès midi.

    Pendant que nous avancions, rapides comme des limaces, cordés comme des sardines sur notre demi pont, nous longions un autre demi pont vide, tout nu. On aurait pu y jouer aux petites autos avec un enfant de trois ans

    Pourquoi ?

    Parce qu’il y a tout simplement eu un léger décalage, m’a-t-on expliqué à la Société des ponts fédéraux, entre la fermeture du chantier pavage, vers midi, et la réouverture des voies en fin de journée. À 18h, on a ajouté un 4e voie de circulation. À 22h, les six voies étaient réouvertes, prêtes à affronter un lundi matin de rentrée scolaire.

    Pourquoi ne pas avoir tout réouvert tout de suite ? Parce que pour ouvrir à quatre voies ou même six, il faut d’abord réduire à deux voies, ce qui, selon la société, aurait causé trop de problème.

    En d’autres mots, pour ramener le pont à six voies, il faut passer à deux voies pendant trois heures.

    Ok, j’essaie différemment: pour enlever un bouchon, il faut d’abord en créer un plus gros.

    Vous auriez fait quoi, vous, à leur place ?


    • Attendre sur un pont… ?
      Parcequ’attendre en -dessous c’est trop dangeureux!

    • Pas si mal.
      Au Québec, il est préférable d’attendre SUR un pont, que SOUS un pont.

    • J’ai lu sur le site de Radio-Canada le commentaire d’un gars de la construction qui raconte avoir travaillé 17 heures –dix-sept heures!– samedi sur le pont Champlain et que des automobilistes passaient en les insultant. Ils devaient urgemment finir un travail avant la pluie. Ces travailleurs n’ont pas choisi d’être là et ils ne sont pas responsables de la (mauvaise) gestion du traffic sur le pont.

      Pas fort, les automobilistes incivilisés.

    • J’aurais demandé aux mêmes enfants de 3 ans qui jouent aux petites autos, ce qu’il faut faire pour que ça “jamme” moins…

      Pathétique…

    • Pourquoi habiter sur une rive du fleuve et travailler sur l’autre, à moins d’y être carrément obligé?

    • Mais pourquoi avez vous fait ce choix, alors que tout le monde savait que ce serait infernal ce week-end sur Champlain?

    • Si ils procedent comme ils le font, c’est qu’ils ont surement de bonnes raisons. Comme rien ne se fait sans 14 etudes au gouvernement, vous pouvez etre certaine qu’il y a, quelque part, 18 etudes de firmes independantes qui demontrent que fermer 4 voies sur 6 pour passer a 6 voies 3 heures plus tard, ca cause beaucoup de tort que ca n’en evite.

    • Hier, je suis passé rapidement sur le pont Victoria. Cela dit, sans remettre en question la nécessité de remplacer le pont Champlain, pourquoi ne pas permettre aux citoyens de se réapproprier le fleuve en instaurant également un système de navettes fluviales entre Montréal et Longueuil. Des navettes, ça ne coûte pas cher et c’est pas mal plus efficace que de traverser des ponts. J’ai, plus tôt cet été, fait l’expérience de telles navettes entre Nantes et Trentemoult, entre les dewux rives de la Loire. Le trajet a été à la fois rapide et agréable. Il suffit de prévoir des navettes et des points d’embarquement. Mais, il suffit surtout de faire preuve d’un peu d’imagination. Comme le dirait ma fille, nos élus sont pas mal ”brain dead” dans ce dossier de transport.

    • Ma solution est simple : ma demeure est fonction de mon travail, et inversement. Ça me permet de dîner à tous les jours à la maison, avec les enfants (qui vont à l’école)…

    • Alors là, Madame Lortie, vous ouvrez toute une canne de vers : les chantiers routiers où il n’y a personne qui travaille. Les travaux peuvent bien s’éterniser. Les entrepreneurs ouvrent plein de chantiers, mais n’ont pas assez de main d’oeuvre pour les faire fonctionner tous à plein régime. Alors ils saupoudrent leurs ressources sur les divers chantiers et posent inutilement plein d’entraves à la circulation. Il faudrait s’inspirer de ce qui ce fait ailleurs, aux USA notamment. Là bas, quand on ouvre un chantier, on met le paquet, et il y a deux, et parfois même trois quarts de travail, avec éclairage.

    • J’aurais rougi de honte lorsque confronté à mon incompétence.

      Ce qui prend quelques semaines aux États-Unis ou en Asie prend ici des mois; ce qui prend quelques mois aux États-Unis ou aux États-Unis prend ici des années… trop de bureaucratie, trop de pauses syndicales, trop de gestionnaires qui ne savent pas dans quelle direction aller.

      Le Québec à la dérive.

    • À leur place? Je me serais pogné le beigne jusqu’à ma retraite en devenant de plus en plus légume d’année en année.

    • Comme journaliste pouvez-vous exiger qu’un responsable de ces travaux explique publiquement la marche à suivre pour ouvrir des voies qui sont bloquées? Juste pour rire.

    • J’aurais fermé le pont au complet, à vrai dire tous les ponts, j’aurais rendu illégal toute possession de voitures et obligé les gens à demeurer sur l’Ile en se déplaçant en Bixi.

    • M. Lortie,

      J’ai été beaucoup plus intelligent que vous hier! En effet, lorsque j’ai vu le trafic sur le pont Champlain, j’ai utilisé mon intelligence supérieure pour sortir de ce trou pour prendre Victoria! Brillant comme je suis, j’ai pris la sortie 8 en riant de tous les poissons qui perdaient leur temps à l’approche de Champlain! Bon, c’est certain que je riais un peu moins lorsque je me suis rendu compte que Victoria était barré vers Montréal, mais pendant 10 bonnes minutes je me suis senti vraiment intelligent!

      Pas grave, j’ai finalement pris Jacques-Cartier. Avec la 720 Ouest, je vais me retrouver à deux pas de chez moi en 5 minutes! Du moins, en théorie. La 720 avait deux voies de fermer! Au diable la 720, je reste sur Viger! Trois blocs plus loin, Viger est bloqué, et je dois passer par le Vieux-Port pour me rendre à Atwater.

      Finalement j’aurais dû faire le cave comme tout le monde et attendre sur le pont Champlainu
      Signé, un Montréalais qui ne sort pas assez de son île, et qui n’a plus envi de sortir.

    • Mais bon, la solution est assez simple: nous devons acheter des véhicules amphibiens. Au diable les ponts, on traverse directement sur le fleuve! En hiver, on installe des patins sur nos voitures. Il faut arrêter de penser trop grand. Un pont, ça implique la construction, donc la mafia. Des chars amphibiens, ça crée des jobs!

      Un coup de fil à Bombardier et on règle le problème.

      On se voit sur le fleuve dans 18 mois, max.

    • Recapitulons.

      Vous z’êtes sur un pont dont la solidité fait l’objet de débat.
      Vouz savez pas par quel trou le pluie pénètre dans votre bazou.
      Vous z’êtes bien tannée et vous demandez pourquoi, POURQUOI DIANTRE FAUT-IL COMMENCER PAR DEUX VOIES.

      La réponse se trouve peut-être dans votre premier constat, et aussi probablement dans les méthodes standard d’exposition de l’asphalte frais à la circulation. Peut-être que si on ouvre toutes les voies quand ça fait seulement quelques heures, il se passe quelque chose ou il y a un risque pour la qualité de l’asphalte à long terme ou la structure du pont?

      En tout cas, j’espère que vous allez découvrir le trou dans votre log… votre voiture, c’est en effet déprimant d’être sur un pont instable repavé dans une voiture avec un trou non identifié.

    • Vous osez questionner la sagesse des autorités? Pas gentil ça, si vous poussez votre chance, votre nom va se retrouver sur une liste.

    • La plus forte des réponses est parfois le SILENCE.

    • Encore un coup de Bellatrix Lestrange!

    • Simple: ne jamais, jamais, au grand jamais prendre le pont Champlain. Ça fait dix ans que j’ai compris qu’il est toujours payant de faire un détour par n’importe quel autre pont ou tunnel. Champlain, c’est le nirvana de tous nos ayatollahs anti-bagnoles qui jouissent des malheurs et de l’écoeurantite aiguë des automobilistes.

    • Pourquoi ne pas essayer un pont flottant (amarré
      et ouvert sur le canal) libre à la circulation légère;
      en attendant la reprise, la finition des travaux,
      ou la construction d’un nouveau pont. (?)

    • J’aurais pris un autre pont que Champlain. L’information était disponible depuis quelques jours déjà…

    • Mieux que les navettes fluviales.. des aéroglisseurs 4 saisons sur le fleuve et sur la glace. Si on arrete de culpabiliser le monde qui ne font que venir travailler et on remplace la grisaille des transports en commun collectif ou automobile par des solutions amusantes. Les aéroglisseurs de l’Expo 67 étaient très populaires. On se sentirait plus intelligent. Allez Hop! comme Achiille Talon on franchirait l’obstacle. Des aéroglisseurs tout le tour de l’Ile.

    • Vous auriez dû prendre le transport en commun comme disent nos écolos!

    • Jumelé à des convois de ferry pour le transport en commun,
      et le transport lourd; le tout assorti évidemment de frais-taxe
      d’utilisation. Ou d’une ligne ferroviaire par le pont Victoria.

    • Le fait que faut descendre à 2 voix temporairement pour passer de 3 à 4 voies, c’est quoi la raison exacte ? On parle de cones ou d’un muret de ciment déplacable ? Dans les 2 cas, je ne vois aucune raison, surtout si les autos dans les 2 voies restantes sont pratiquement immobilisées !

      Ca me fait penser à la loi qui demande un camion du ministère des transports pour protéger chaque opération de remorquage… même quand c’est en plein bouchon de circulation et que tous sont immobilisés… On aurait le temps de faire un tailgate party avec des hot dogs dans la voie de gauche, mais le pauvre mec qui a sauté son radiateur et est dans l’accotemment, avec la dépanneuse derrière lui, doit patienter pour un camion du ministère des transports…

      On a tout plein de jolies lois pour nous protéger, mais en même temps on a enlevé toute possibilité d’utiliser un peu de jugement…

    • Le plus drôle c’est que les 3 dernières fins de semaines, les travaux du pont champlain ont été reportés à la dernière minute pour cause de pluie (qui n’est jamais venue). Et en fin de semaine, on savait depuis longtemps que Irène serait là dimanche, mais ils ont quand même fait les travaux!

      Mais sur quoi se base t-on pour prendre ce genre de décisions au MTQ? C’est ces questions que les journalistes devraient poser!

    • Je pense que la réponse est simple. Le problème que vous soulevez est généralisé. Je suis prêt à parier 100$ que quelque chose qui ressemble à “réduire l’impact sur le trafic” n’a pas de poids significatif dans le pointage qui détermine à qui va le contrat dans l’appel d’offres. J’ai répondu moi-même à assez d’appels d’offres (dans un tout autre domaine par contre) pour savoir qu’on propose uniquement ce qui permet de gagner le contrat (celui qui voudrait faire autrement ne gagne pas de contrat!). Cela dit, je suis 100% d’accord avec montrelaise qui rappelle jusqu’à quel point c’est con d’engueuler l’ouvrier qui travaille sur le chantier. C’est aussi con que d’engueuler la p’tite fille du kiosque d’information touristique parce qu’il pleut durant vos vacances.

    • Quand on pense aux pauvres chauffeurs de camions, payés au mile, ils peuvent bien peter leur coche et se tuer au volant!

    • Vous n’etes pas prise dans le traffic…vous ETES le traffic

    • J’ai essayé la lévitation ça fontionne très bien seul, mais avec l’auto et la famille c’est comme un peu trop lourd.

      Puis ils vont reconstruire le Pont dans 10 ans, à 3-6 voies, car les Écolos veulent pas un d’un pont à 8 ou 10 vies (c’est anti-transport en commun).

      Alors on fera la file Indienne sur un pont neuf qu’on aura tout le loisir d’admirer en moyenne 2 heures par jours y compris les week-end.

      On n’arrête pas le progrès mais on peut le ralentir au point de rèver à un autre nouveau pont…. dans 20 ou 30 ans.

    • Je vous demande lequel est vraiment le moins intelligent : le fonctionnaire qui peine à faire rouler un chantier avec toutes les contraintes que cela peut impliquer ou le banlieusard qui prend le pont deux fois par jour ?

      Pour moi la réponse est assez claire.

    • Montréal étant une île, il faut sortir les entreprises de Montréal.

    • moi j’ai pas attendu a avoir a faire quelquechose , me suis etablis proche de mon bassin d’emplois naturel (je suis a 20 min en velo du centre ville , a ndg) , oui j’ai sacrifie sur le potentiel de “hey check moi les 200 pied de facade!” (anyway beau frere est loin loin loin) mais 900 pied carre c’est en masse pour nous , sacrifie aussi le potentiel de vrom vrom , plus de voiture , anyway dans mon univers geek la virilitee se mesure en Pflops /s pas en rpm , pis voir les banlieusards cordes comme des bestiaux qui vont a l’abbatoir sur l’autoroute decarie c’est juste une capsule d’hummours de 2 minutes le temps que je passe par dessus.
      desole chose , juste le fait de parler de ponts / tunnels , autoroute , petoire a combustion interne te met dans la categorie LAME!!! yawn ,19xx. mononc a moustache

    • J’ai la même question que Johnnyrico … qui peut expliquer pourquoi les travaux ont été annulés à cause d’un risque de pluie prévus les dernières fins de semaines mais les maintenir pendant une tempête tropicale? Çà me laisse inquiet et songeur. Pense-t-on à la sécurité des travailleurs ballotés au vent? Pense-t-on à la qualité du pavage balayé par la pluie? Et maintenant, les explications des bouchons que vous donnez, non, mais, vraiment, pense-t-on?

    • J’ai fait comme vous. J’ai embarqué sur la rampe d’accès pour me rendre au pont Champlain à partir de l’autoroute 20. Il était 09h45. A 12h15 j’étais rendu à la sortie Atwater. J’avais mon voyage et à bout de patience. J’ai sorti à Atwater et changé mes plans pour l’après-midi. C’était infroyable. Nous étions quelques fois cinq minutes sans même avancer d’un mètre.

      Sans compter les “crosseurs” qui essaient touours de court-circuiter par la droite, et la gauche et la droite et la gauche. Ca n’aide pas la chose. Pas beacoup de civisme sur les routes du Québec, mais ca c’est un autre sujet.

    • Parce que vous habitez sur une île Mme Lortie…

    • Ça me fait penser à ceux qui reviennent des États Unis par Lacolle le dernier dimanche des vacances de la construction et qui se plaint que ça l’a été long…

    • Moi je crois que le coût de nos immatriculations / permis devraient baisser, parce que c’est tellement dangereux circuler sur les routes au Québec que le gouvernement du Québec devrait nous payer une prime de risques.

      Tous ceux qui font un métier très dangereux reçoivent généralement un salaire en conséquence, alors que les automobilistes du Québec, une activité hautement à risque, doivent payer très cher pour courir la chance de recevoir un pont sur la tête, ou de tomber à l’eau, ou de perdre une roue dans un nid de poule, ou de se faire ramasser par un camion à une intersection mal faite où la signalisation est déficiente….

      Allez, SAAQ, payez moi si vous voulez que je risque ma vie sur votre réseau pourri!

    • Je suis toujours un peu surpris de constater que certains semblent vivre sur une planète lointaine. Ça fait combien de temps que tous les journaux (incluant le vôtre Mme Lortie…) et autres médias annoncent que le pont Champlain est quasi-inopérant pour cause de travaux le weekend cet été et qu’il est impératif d’éviter de passer par là. Toutes les autoroutes affichent également le même message sur des panneaux des kilomètres d’avance…..

      Malgré tout, des milliers de personnes ont choisis de perdre leur temps en empruntant le même chemin que d’habitude et viennent se plaindre de la congestion sur ce blogue. Ces mêmes personnes se plaignent également que les routes sont en mauvais état et qu’on n’investit pas assez dans le réseau routier.

      Au secours!!!

    • @jaisouventraison 19h35

      Belle démonstration, sincèrement.

    • Ça me fait bien rire les gens qui habitent Montréal et qui regardent les banlieusards de haut. Comme quoi le simple fait d’habiter Montréal est une panacée, que ça constitue l’acte “vert” le plus noble qui soit. Et vos biens et denrées qui viennent de l’est du pays ou des ÉU, elles transitent par où? Ben oui. Le Pont Champlain.

      De plus, au prix ou sont les maisons à Montréal, même avec un ou deux bons salaires qui rentrent, c’est pas évident de trouver quelque chose de semi-abordable. J’ai habité NDG durant le “boom” immobilier. À chaque fois qu’un nouveau duplex était listé (à chaque semaine), il augmentait de $15,000. Pour un jeune couple qui amassait sa mise de fonds avec discipline, c’en était décourageant. C’est bien beau se priver de çi et se priver de ça, mais à un moment donné, il faut juste vivre.

      Ce n’est pas la faute des gens qui habitent la Rive-Sud s’il y a des chantiers sur Champlain. C’est un pont de juridiction fédérale, et ça fait des années que les ou les gouvernementeurs savent que le pont est fini. L’erreur, ce n’est pas que vous ayez été prise sur l’actuel pont dimanche dernier, c’est plutôt que vous n’étiez pas prise dans un bouchon lié à la construction du nouveau pont.

    • Et bien j’aurai tout lû! Vous n’avez pas aimé votre expérience dans un bouchon, bienvenue dans le club! Mais pourtant, il me semble bien vous avoir souvent lû qu’il fallait se débarasser des voitures, faire des pistes vertes sur le pont Champlain, éliminer des voies dans l’échangeur Turcot et d’autres trucs comme ça….est-ce que j’aurais la berlue?

    • Pour tous les Einstein qui parlent du travail de Mme Lortie. Dimanche, il me semble que ce n’est pas un jour de travail. Peut-être bien que Mme Lortie revenait d’un week-end passé ailleurs comme des milliers d’autres?

      Même question que Johnnyrico et labrecqued, comment se fait-il qu’il y avait des réparations cette fin de semaine-là? Ils ont annulé les travaux à plusieurs reprises à cause de conditions météo défavorables. Ils ne viendront pas nous dire que les conditions météo étaient favorables cette fin de semaine-là?

    • Je trouve très dommage qu’à chaque fois qu’on aborde un sujet propre à la congestion routière, cela tourne au sempiternal débat ville banlieue, où les montréalais blastent les “imbéciles” qui prennent le pont, ou alternativement, où les banlieusards crachent sur les montréalais de vivre entassés dans une ville sale et mal gérée (quoique banlieusards et montréalais soient passablement d’accord sur ce dernier point)

      Le choix de vivre en ville ou en banlieue, et les raisons pour faire ce choix, sont propres à chacun. Celà dit, l’étalement urbain n’est pas un phénomène facile à freiner – et où habiteraient tous ces banlieusards s’ils devaient rester sur l’île?? aux extrémités….et le problème de transport persisterait.

      Or, pendant que ce débat banlieue/ville distrait les gens, nos décideurs créent des imbroglios logistiques, même la fin de semaine. Le système routier est à l’agonie, et pourtant les lobbies, qu’ils soient, de droite ou de gauche, tirent la couvarte de leur bord, occupés à protéger leurs propres intérêt sans voir le problème de façon globale.

      Oui, il faut améliorer le transport en commun, mais il faut aussi construire des routes qui faciliteront le transport automobile. Des investissements massifs sont nécéssaires, mais cela ne s’arrête pas là. Il faut que les entreprises aident en facilitant le télétravail ou les horaires flexibles. Il faut que les villes de banlieue soient en mesure d’attirer ces mêmes entreprises en périphérie de Montréal, où ils auront accès à une main d’oeuvre qualifiée, écoeurée de se taper les ponts, vu l’étalement urbain croissant.

      …et dire que pendant ce temps, alors qu’on arrive au point de non retour saturation, on perd notre temps à questionner les choix de vie de nos semblables.

      Triste, mais possiblement représentatif de notre société

      A. Gagnon, ayant résidé à Laval et Montréal, et récemment domicilée à Brossard.

    • @sebastienmassey,

      Je me demande qui est le plus intelligent, le contribuable qui demande que les services qu’il paie des milliards soient fonctionnels et sécuritaires ou celui qui paie et qui dit qu’on a juste a pas les utiliser s’ils vont mal et sont gérés par des incompétents.

    • Il n’y a plus rien à dire concernant tout cela Mme Lortie.

      Montréal VA mourrir asphyxiée par son réseau routier déficient et nous en ferons le post mortem éventuellement. (Les villes peuvent mourrir, voyez Détroit aujourd’hui !)

      La question à se poser est plutôt celle-ci : Que deviendra le Québec sans son moteur économique, lequel englobe la moitiée de sa population ?

      Quel beau gâchis. Une si belle ville… Ma ville natale.

    • Ce que j’aurais fait? Grâce à l’arrêt prolongé de ma voiture et à l’absence des forces de l’ordre, j’aurais employé mon cellulaire pour contacter mon agent d’immeubles et l’enjoindre de me trouver un logement du côté du pont où se trouve mon lieu de travail.

    • Désolé mais ça ne vole pas très haut ici. J’ai la nette impression que tout le monde à tord.

      Pour essayer de relever le niveau:
      http://www.cyberpresse.ca/actualites/regional/montreal/201009/06/01-4313040-congestion-automobile-des-gouttes-deau-dans-un-vase-trop-plein.php

    • Il y a de cela très longtemps, un travailleur de la construction m’a raconté qu’un jour il a dû amener sa mère, très vieille et malade à l’hôpital à Montréal. Cela faisait des décennies qu’elle n’avait pas mis les pieds à Montréal et en traversant le pont Champlain la nuit, elle pleurait. Ce travailleur de la construction tout étonné lui demanda pourquoi elle pleurait et voici ce qu’elle a répondue.

      “C’est tellement beau Montréal la nuit que je suis contente de l’avoir vu avant de mourir!”

      Voilà pourquoi on devrait remercier le bon Dieu d’avoir la chance d’attendre sur un pont.

    • Le demi-pont à côté inutilisé, c’est l’estacade. C’est le seul endroit où on peut rouler en vélo rapidement et sécuritairement car c’est large et on n’est pas pris derrière les matantes et monocles qui font du 10 km/h pis les maudits scooters électriques.

      Nous sommes partis en vélo, mon épouse, nos trois enfants dans 2 remorques et moi vendredi et sommes rentrés dimanche matin via cette estacade. Si on veut des villes agréables, écolos et ayant une bonne densité de population, on ne scrappe pas le meilleur lien vélo entre Montréal et la Rive-Sud pour le dieu auto.

      Pardon Monsieur mais avez-vous lu mon texte ? mcl

    • On finit toujours par payer et quand ce n’est pas en argent c’est en temps. On a sous-investi dans le réseau, payons asteur. On veut pas mettre une cenne? Ben c’est ça, on perd notre temps sur des ponts. Le temps, c’est de l’argent.

      ex: à 30$ de l’heure, disons une heure et demi dans le traffic par jour ouvrable (disons 260 jours ouvrables dans l’année). Quelqu’un habitant en ville prendrait 30 min de moins par jour, minimum. Ça fait une perte nette en temps d’environ 30 min par jour par rapport a quelqu’un sur l’Île, donc environ 4 000$ par individu, juste en temps, sans compter les coûts d’une automobile, des assurances et de l’essence.

      Comme on s’achète généralement une maison pour y rester longtemps, disons 10 ans, ça fait 40 000$ right off the bat de perte en salaire brute. J’imagine qu’on peut ajouter un 20 000$ pour s’acheter une/des voitures pendant ces 10 ans (c’est pas beaucoup on s’entend, on aurait pu majorer le chiffre). On est à 60 000$.

      Essence? Disons quoi, 80$ par semaine et je suis pingre avec ce montant. 46 semaines * 80$/semaine = 3 700$ ou 37 000$ sur 10 ans.

      En tout, on en est donc à 97 000$ sur 10 ans.

      Ça explique la différence entre le prix d’une maison à Montréal en en banlieue. Faut pas chercher plus loin. Et on pourrait faire l’exercice sur 25 ans au lieu de 10 … environ 250 000 de différence.

      Je ne souhaite nullement dénigrer ceux qui font le choix de vivre en banlieue. Seulement il faut faire ses choix en toute connaissance de cause, en calculant tous les coûts. 2 000 pc, ça coûte potentiellement 2x plus à meubler que 1 000 pc … Je préfère chauffer 1 000pc que 2 000pc. Et ceux qui ont 2 voitures? Un terrain, faut l’entretenir. On continue?

    • Ne demandez pas au maire Tremblay, il n’était surement pas au courant…

    • Tout d’abord je tiens a féliciter cathou_76 pour son commentaire très bien articulé qui va dans le même sens que mon opinion sur la rivalité inutile des 450vs514.

      Ceci étant dit, je suis désolé de lire certains commentaires qui d’après moi, manquent de jugement et de vision de la part de certains intervenants mais je ne peux prétendre que j’en suis surpris.

      Premièrement, toute villes “majeures” doivent pouvoir compter sur un réseau routier adéquat. Présentement, le pont Champlain est le pont le plus achalandé du Canada et au grand dam de certain, cette réalité continuera et s’intensifiera au fil des décennies, on peut s’obstiner et devenir “trop” idéaliste mais cela ne changera strictement rien à cette réalité.

      Le problème est que si cette réalité persiste a long terme, les grandes entreprises situé au centre-ville hésiteront à renouveler leur bail au moment venu par faute de main d’œuvre fiable qui affecte leur productivité (retards et départs devancés) et vous savez quoi, la ville reine leur fait présentement de l’œil, croyez-moi. Ces entreprises de renom payent leur large part d’impôt et de taxes à la ville et paie de bons salaires à leur employé qui à leur tour cotissent largement au trésor public. Sans elles, l’impact économique serait très négative pour les habitants de l’île. Lorsqu’il y a moins de payeurs de taxes, cela augmente la facture et/ou le loyer très rapidement.

      J’ai la chance d’habiter sur la rive ouest de Montréal, près de l’Ontario et je travail au centre-ville. J’ai une belle demeure et mon propre terrain, je connais mes voisins depuis le premier jour que j’habite ce quartier. En vacances, je lui laisse mes clés et il surveille ma maison. Dans mon quartier, tout le monde se parle, les gens se sourie. Mon garçon peu jouer dans des grands espace vert avec un minimum d’inquiétude de ma part. J’ai un petit jardin ou je fais pousser mes propres légumes, l’air est respirable bref, ma qualité de vie est excellente et justifie amplement le 45 minutes de déplacement que je dois faire le matin et le soir. Je vous raconte cela pour répondre a celui qui “crachait” sur les 450. J’ai habité longtemps sur l’île de Montréal. J’ai payé une fortune en loyer. Durant ces années, mon autos s’est fait vandalisé, j’ai entendu a quelque reprise des coups de feu, mon voisins d’en haut était un drogué insomniaque bi-polaire, ma porte s’est fait forcé et j’en passe. Pour moi, avoir une qualité de vie a bon prix s’est de vivre à l’extérieur de l’ile, point final. Si tu aime ta réalité, tant mieux pour toi et je la respecte mais cela doit être réciproque. Et en passant, avant de m’établir a l’extérieur de l’île, quand j’ai eu l’idée de devenir mon propre propriétaire, j’ai d’abord regardé à Montréal mais je me suis vite rendu compte que s’était tout simplement inaccessible pour moi. Présentement, ca me coute même pas 1000$ par mois en hypothèque et taxes tandis que j’ai plusieurs amis qui paie plus cher en loyer à Montréal.

      Et pour les soi-disant “écolos” qui prônent les réductions de voies de circulation, je vous conseillerais de réfléchir un petit peu plus. On vit dans une démocratie qui donne le libre choix, si la majorité décide qu’il préfère se déplacer dans le confort de leur véhicule au lieu de faire les “zombies” au regard vide dans les autobus trop chargé, il faut composer avec ce fait, au lieu simplement le critiquer sans relâche. De plus en plus de monde prend leur véhicule, les bouchons sont de plus en plus énormes et cela crée plus de pollution, si on réduit davantage le nombre de voies, je doute que cela forcement vraiment le monde à changé leur habitude et ne ferait finalement qu’amplifié le problème. Un autobus prit dans la congestion ne résout rien. La solution réside a trouvé des alternatives non polluantes au pétrole, les voitures hybrides, l’hydrogène, le solaire. Au prix du pétrole, ce n’est qu’une question de temps avant que ces technologies prennent le dessus. Et lorsque cela arrivera, nous aurons encore besoin de voies de circulation…

      Finalement pour conclure sur le sujet principale, la seul chose qui me vient a l’idée est vivement l’arrivé de la 30. Je ne veux pas être trop pessimiste mais cela à prit 30 ans de promesses pour qu’elle prend finalement forme… le pont Champlain, ca fait juste 5 ans qu’on en parle!

    • Ah ouais, pour ceux qui parlent de navettes fluviales, j’aimerais leur demander comment ils comptent franchir la bande de terre qui sépare la voie maritime du fleuve avec une navette fluviale? Ok, vous allez utiliser DEUX navettes fluviales, gérer DEUX embarquements, DEUX débarquements et le stationnement temporaire sur la bande de terre qui sépare la voie maritime du fleuve St-Laurent. Bravo! Maintenant, expliquez-moi comment vous allez faire circuler des navettes fluviales sur la voie maritime en même temps que des cargos avec des trajectoires perpendiculaires? N’oubliez pas de calculer le dégagement requis par les quais.

      Je ne sais pas s’il y en a qui ont trouvé brillante votre suggestion de navettes fluviales, mais je ne fais partie de ceux-là.

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

    publicité

  • TWITTER

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    octobre 2011
    L Ma Me J V S D
    « sept   nov »
     12
    3456789
    10111213141516
    17181920212223
    24252627282930
    31  
  • Archives

  • publicité