
La vraie nourriture, c’est celle qui n’est pas produite à rabais. C’est celle qui prend le temps de pousser naturellement, de grandir naturellement et d’être cuisinée naturellement.
Cette nourriture bien réelle, pas synthétique, pas transformée chimiquement, de bonne qualité, a un prix que la nourriture à rabais n’a pas. Est-on prêt à le payer ? Et si oui, peut-on le faire savoir aux commerçants, afin qu’ils ne fassent pas des ajustements à leur offre, à la baisse, pensant nous faire plaisir.
Je parle de toutes ces questions à la lumière de la décision de la chaîne Saint-Hubert de revenir aux poulets nourris en partie aux farines animales, dont la chaîne s’était pourtant éloignée dans la foulée du scandale de la vache folle. Ma chronique.
Tags: Marie-Claude Lortie, poulet, St-Hubert










flo-rence
17 août 2011
13h57
Je n’en reviens pas que St-Hubert ait fait un tel choix, uniquement basé sur une question de gros sous. Qu’est-ce que cela aurait coûté au consommateur si le poulet avait été nourri au grain et non aux farines animales? St-Hubert aurait pu faire une offensive sur le plan marketing en vantant la qualité de la viande et en clamant qu’ils se préoccupaient d’abord de la santé de leurs clients en vertu du “principe de précaution”. Ça aurait fonctionné si la campagne publicitaire avait été bien faite, mais ils ont opté pour la solution de facilité. Bye bye St-Hubert! Dommage, car c’était parfois un bon “dépanneur”.
larousse_estdouce
17 août 2011
14h03
Je vous avais d’ailleurs twitté à ce sujet. Je fréquente assez régulièrement St-Hubert (6-8 fois par année) et jamais je n’ai eu connaissance qu’on se soit informé auprès du public au sujet du retour des poulets nourris aux farines animales dans leurs succursales. Pas vu aucun sondage, questionnaire, rien. St-Hubert a simplement présumé que le consommateur ne voulait pas payer les 20 cents que coûtait le kiko de poulet végétal.
C’est vrai qu’en regardant le comportement des gens dans les épiceries, peu sont tentés de payer plus cher pour des produits biologiques; ça pèse dans le budget hebdomadaire pour se nourrir. Mais une fois qu’on est rendus au resto, va-t-on vraiment rechigner à payer un peu plus cher pour du poulet végétal?
La vérité, c’est que St-Hubert a simplement voulu augmenter sa marge de profits en s’approvisionnant discrètement aux poulet nourris aux farines animales.
Entre vous et moi, ça donne le goût d’aller manger son poulet ailleurs…
yomaurice
17 août 2011
14h06
cette décision de st-Hubert est vraiment décevante… j’avoue que 20 cents de plus le kilo; on parle ici de quoi 40 cents par poulet entier … 10 cents par “quart”. On peut donc déduire que la qualité vaut pas 10 cents aux yeux de cette corporation.
mxmxd
17 août 2011
14h10
Avec égards, je crois que les études de marché menées par les Rôtisseries St-Hubert sur sa clientèle en général doivent être considérées plus fiables que votre impression à ce sujet.
Je ne dis pas que vous avez raison ou tort : seulement qu’une entreprise de la renommée de St-Hubert en sait pas mal plus que vous sur ce qui attire sa clientèle (en général, et non quelques cas spécifiques), et qu’après tout, ce sera elle qui devra vivre avec ces choix (et ces dilemmes), et non vous.
De mon côté, je mange au RSH ou en commande environ 2 fois par année. La présente mesure ne changera absolument rien — surtout que les compétiteurs de RSH emploient fort probablement les mêmes méthodes, et que le 2 fois par année… c’était surtout de la livraison. S’ils devaient augmenter leur prix… Bah, je commanderais peut-être autre chose. Peut-être pas.
centre-ville
17 août 2011
14h16
Privilégier les produits frais aux produits transformés, oui! Choisir des produits locaux lorsque c’est possible et raisonnable, oui! Diminuer le sel, le gras, le sucre, absolument! Cuisiner ses repas soi-même, plus que jamais.
Me prononcer d’emblée disposé à payer plus cher pour quoi que ce soit, sous un prétexte ou un autre, dans ce cas-ci une nourriture réelle, naturelle, etc.? Tellement pas. Tout coûte déjà très cher, les impôts sont élevés, l’immobilier est en orbite, le lait à lui seul coûte cher… pour rien, et au fond, la nourriture naturelle existe depuis toujours aux côtés des cochonneries synthétiques suremballées. Prend pas la tête à Papineau pour savoir quoi choisir…
Du reste, les agriculteurs, intermédiaires et détaillants n’ont pas spécialement besoin de l’aval de leur marché captif pour gonfler leurs prix. Syndrome de Stockholm, anyone? Prix de l’essence, à titre comparatif en termes de prix totalement farfelus et arbitraires? C’est certainement louable de chercher à bien s’alimenter, mais j’anticipe une belle magouille du moment où les prix de la nourriture augmenteront (encore!) comme supposée garantie (encore!!!) que le produit est frais, naturel et se dandine en liberté… Le concept n’est même pas neuf.
Question que je me pose : quand St-Hubert a délaissé son poulet tout végétal pour revenir à son poulet cannibale, a-t-il baissé ses prix? Je parie que non. Je parie qu’on me répondrait que c’est impossible que les prix baissent, ils ne peuvent qu’augmenter, il faut seulement savoir combien plus les gens sont désormais prêts à payer, n’est-ce pas? Plus, plus, plus. Toujours plus. Pur marketing. Et belle magouille.
imposteur
17 août 2011
14h45
Tiens, j’avais trouvé que les prix avaient augmentés pour une qualité ordinaire (peut-être de grain, mais mal cuit), la dernière fois que je suis allée au St-Hub…. Je veux bien payer un peu plus pour la qualité, mais pas me faire exploiter. Ce resto est dispendieux pour la qualité. Je m’en sers pour dépanner les soirs où trop fatiguée pour faire le repas, sinon je préfère mon propre poulet de grain cuit à la maison.
flo-rence
17 août 2011
14h49
@centre-ville: très très bonne question (”St-Hubert a-t-il baissé ses prix?”) Réponse: pas du tout! Je le sais parce qu’il m’arrivait (notez l’imparfait!) de commander parfois. Ils nous ont bien arnaqués.
mxmxd
17 août 2011
15h06
(ajout)
À 20 sous le poulet, ca ne changera absolument rien à mon comportement.
Cela dit… Le resto doit d’abord et avant tout être perçu comme un luxe… Et non comme un besoin.
toutpartout
17 août 2011
15h23
Moi aussi je suis surpris de la décision de St-Hubert. Ils auraient dû au contraire axer leur publicité sur la qualité de leur produit et peut-être que leurs concurrents n’auraient pas eu le choix que de suivre. Je suis déçu de leur attitude parce qu’ils semblaient être un bon citoyen corporatif. St-Hubert a été la première chaîne de restaurants à interdire complètement la cigarette dans leurs établissements alors que la loi permettait encore des sections fumeurs.
ppp4960
17 août 2011
15h25
J’aime bien St-Hub, j’y amène ma famille. Les brochettes à la Thai, qu’il s font quelquefois encore, même si elles ne sont plus vraiment au menu. Une entreprise qui respecte ses clients, sauf pour cette décision malheureuse. Je sais que ça ne changera rien à leur avenir, mais je n’irai plus. Le prix n’avait pas autant d’importance que la qualité du poulet. Je trouve ça bien décevant.
kirkpitaine
17 août 2011
15h26
Je suis un gros mangeur de St-Hubert (j’en commande quoi? aux deux ou trois semaines?), et j’ai décidé de boycotter le restaurant pour cette raison.
Franchement, je vais vous le payer votre 20 cennes de plus, mais arrêtez de mettre de la scrap dans mon assiette! C’est exactement le genre d’attitude qui fait qu’on se retrouve avec des colorants cancérogènes dans notre yogourt, même si on a rien demandé.
kirkpitaine
17 août 2011
15h40
À 20 cennes toutes les trois semaines par année, ça fait presque 3,50 $. Wow, imaginez tout l’argent que j’aurais eu à débourser! Vite, tous au PFK.
bonjiourno
17 août 2011
15h42
J’aimerais ça payer plus cher, mais… malheureusement, je vis dans un pays socialiste.
Je gagne mettons $1,000.
Je paie mes impôts, il m’en reste $600.
Je paie 15% de taxes, il m’en reste $510.
Je paie mes taxes municipales, il m’en reste mettons $450.
Je paie mes taxes scolaires, il m’en reste mettons $420.
Je paie mes taxes sur l’essence, il m’en reste mettons $400.
Je paie mes permis, immatriculations et toutes les autres babioles qu’un gouvernement imaginatif a le don de multiplier, il m’en reste mettons $350. Avec ça, il faut que je me loge, m’habille, me déplace, mange, etc.
Oui, j’aimerais ça payer plus cher, mais…
davidsonstreet
17 août 2011
15h50
La vrai nourriture, c’est aussi celle qu’on peut produire sans épandage de pesticides et d’herbicides, sans une utilisation massive de la machinerie, sans dégradation de la qualité du sol, sans déboisement excessif, sans destruction des bassins versants; bref, sans transformer notre environnement en fosse sceptique.
Mais la vrai nourriture, c’est aussi celle que l’on peut produire sans faire travailler des enfants de 10 ans et des femmes enceintes à 1 $ par jour et sans avoir à faire venir des ouvriers agricoles de pays défavorisés pour la récolter…
Vivre au-dessus du seuil (canadien) de la pauvreté en faisant ça, c’est un méchant défi…
zazou123456
17 août 2011
15h52
Je trouve injuste de me faire traiter de pingre lorsque je cherche le plus possible a économiser . Vous faites quoi avec 125 $ par semaine pour une epicerie avec 2 enfants . Vous chercher les economies . Ouiiiii , 20 sous le kilos c’est important
simon_c
17 août 2011
15h58
Je suis toujours étonné de voir qu’on peut payer plus, sans sourciller, pour de l’essence super ou de l’huile synthétique dans sa voiture mais qu’on rechigne à dépenser un peu plus pour s’alimenter.
Si on veut moins dépenser, on peut réduire la taille de la viande dans notre alimentation. Par kg, la viande, ça coûte cher et nous n’avons pas besoin de manger 227 g (1/2 livre) de viande par repas. En fait, on peut tout simplement choisir un beau morceau plus petit. Selon Santé Canada, une portion de viande devrait être de 75 g. Tranquillement pas vite, on peut s’habituer à manger des portions de viande moins généreuses.
Mes portions de viande sont passée 200 g à un peu moins 100 g en 3 ans. On peut aussi choisir d’inclure quelques repas végétariens (sauf le lundi, où les grillades sur le BBQ, c’est sacré !) par semaine.
Sur les farines carnées : ces suppléments coûtent presque rien par rapport à l’apport protéique qu’ils confèrent, surtout qu’ils sont faits de résidus. C’est une source de revenus d’appoint pour les éleveurs. Certains craignent que les dépotoirs soient encombrés de ces résidus si on élimine totalement les farines carnées. Crainte non justifiée à mon avis : on peut très bien les convertir en bio-diesel et les vendre aux raffineurs.
jules30
17 août 2011
15h59
Moi je suis prête à payer plus cher pour de la ”vraie nourriture”, si ça peut mettre un frein à tout le gaspillage auquel on assiste actuellement; et qu’on arrête de dire que les gens pauvres n’ont pas les moyens de payer pour de la nourriture de qualité: mon chum gagnait en moyenne $8000 par année à venir jusqu’à récemment, et il n’a jamais manqué de nourriture saine et de qualité, parce qu’il savait quoi acheter et à quel endroit. Je précise qu’il n’avait ni voiture ni passe d’autobus. Évidemment, on s’entend qu’au salaire qu’il faisait, il ne payait pas d’impôt …
orbitalx
17 août 2011
16h01
Personnellement, je prefere le poulet naturel, nourri au grain au poulet carnivore et enfermé.
Par contre, si je me ramasse forcé a acheter un poulet chez Loblaws, c’est sur que je prend le poulet cheap maison.
Pourquoi? Parce que le poulet de grain n’est justement pas populaire. La maximisation des profits etant ce qu’elle est dans les supermarchés, acheter un produit non-congelé et non-populaire, c’est courrir apres le trouble. Les bons poulets, je ne les achetent que les rares fois ou j’ai le temps (luxe) de faire affaire avec des sources fiables.
J’aime mieux manger un poulet frais. La fraicheur des aliments a, pour moi, preseance sur leur provenance (et leur prix).
nike
17 août 2011
16h04
Le prix des fois c’est de se casser la tête pour obtenir mieux ce n’est pas nécessairement monétaire.
Voyez ce que je reçoit cette semaine de mon fermier de famille :
Voici vos légumes de la semaine:
- Maïs sucré (variété Honey select)
- Betteraves
- Melon d’eau
- Concombre
- Pâtissons
- Zucchinis
- Oignons grecs (le feuillage se consomme comme un oignon vert!) à conserver au frigo
- Poivrons verts
- haricots
- tomates
- tomates cerises
- brocoli ou cantaloups (selon le point de chute)
Valeur du panier cette semaine: 33.50$!!! (la valeur moyenne des paniers selon le contrat est de 23.00$… vous êtes gâtés!)
Le tout bio. Sauf que je le paie pour toute l’année en mars avant d’avoir recu un panier et je sais que vaguement ce que j’aurai.
Pour moi le problème avec St-Hubert n’est pas tant qu’il soit revenu a leurs anciennes pratiques. C’est de ne pas l’avoir publicisé sans nécessairement le crier sur les toits. Pour moi ça, c’est de la petite crosse, désolé pour l’expression.
frederik
17 août 2011
16h09
Il serait intéressant, Mme Lortie, de faire un reportage sur “comment manger local (et bio) à Montreal, toute l’année durant”. Quels produits peut-on avoir à longueur d’année, les bonnes adresses, etc… Merci!
frederik boivin
modele59commeneuf
17 août 2011
16h14
Comme je l`ai fait la semaine dernière , j’encourage tout le monde a formuler une plainte sur le site internet de St-Hubert, J`étais un client fidèle pour cette raison de Poulet 100% végétal. Comment perdre réputation et crédibilité pour .20$ le kilo.
En passant à la question de nourriture de qualité , oui il est possible de le faire sans se ruiner, mais ca prends plus de temps que de passer au surpermarcher. Je ne me considère pas comme riche et nous avons élevé 6 enfants, mais nous avons des paniers Bio (ASC) 52 semaines par an. Nous avons trouvé et entretenons des liens (très important) avec nos éleveurs de Poulet, Boeuf, Porc et agneau. Nous pouvons visiter les fermes en tout temps. Des èconomies ? Oui car il n’y a pas dìntermediaires. En bonus nous avons de nouveaux amis à visiter quelque fois par année. Bref chacun mets ses priorité selon ses besoins et goûts.
mon_wilson
17 août 2011
16h32
j’aime St-Hubert, et je ne vois pas comment ce petit détail pourrait m’influencer.
Tous les retos dit BBQ servent le même poulet qui viennent tous des même usines, des même poulailliers, seul le poid, l’âge, le degré de déchirures de la peau ou de patie, vont faire la différence. Si c’est bio, c’est o.k, si c’est pas bio c’est o.k
Presque personne n’achète du bio, alors pourquoi en faire un plat, en plus, les marges de profits sont minces pour tous les restaurants en ces temps difficiles et le produit servi est tout de même de très bonne qualité, et la renommée St-Hubert est toujours dans les tops des entreprises de prestige qui sont instinctivement nommées, comme Jean Coutu, Bombardier, Couche-tard, Uniprix.
J’aime St-Hubert et j’y vais aussi souvent que mon prote feuille et les fêtes de mes intimes me le permettent.
davidsonstreet
17 août 2011
16h35
Correction:
sceptique –> septique LOL!
saitek
17 août 2011
16h40
La vraie nourriture, c’est celle qui n’est pas produite à rabais. C’est celle qui prend le temps de pousser naturellement, de grandir naturellement et d’être cuisinée naturellement.
————————————————
Donc tout ce qui n’est pas certifié Bio n’est pas de la vraie nourriture.
litchi
17 août 2011
17h13
Quand je veux manger du bon poulet, je ne vais pas chez St-Hubert. D’ailleurs, je n’ai jamais compris l’engouement des québécois face à cette chaîne de restos. Je trouve que pour une assiette de poulet, cuisse ou poitrine, c’est très cher payé pour du simple poulet. Ça fait 30 ans que je n’achète que du poulet de grains et pour le prix d’un seul repas chez St-Hubert, je nourris une famille de 4 (2 adultes et 2 enfants). Quand Adonis, Mourelatos ou l’épicerie PA, font leur vente de poulets de grains ou de chapons, j’en achète 4 ou 5 que je congèle jusqu’à la vente suivante. Compte tenu de la grosseur des volailles, je suis certaine que je paie moins cher le kilo que ceux qu’on nous offre à 2 pour 10$ dans d’autres chaînes d’alimentation puisque je ne paie que pour une seule carcasse: plus de viande, moins d’os.
Pour le porc, nous avons notre éleveur de campagne chez qui nous nous approvisionnons. Autrefois nous faisions de même pour le boeuf mais comme maintenant nous en mangeons moins d’une fois semaine, je m’approvisionne chez un boucher qui a sa propre ferme d’élevage.
Notre potager nous fournit en légumes bio pour une grande partie de l’été et de l’automne et nous achetons tous nos légumes racines chez un agriculteur de la région d’Argenteuil pour tout l’hiver.
Une fois tout calculé, nous payons environ 100$ par année de plus qu’une famille qui fait ses achats au supermarché. Mais pour en arriver là, il faut prendre le temps de cuisiner et de trouver des moyens d’apprêter les restes, y compris les os qui font d’extraordinaires bouillons pour faire des soupes et des sauces.
Quand aux restaurants, nous y allons 4 ou 5 fois par année et nous privilégions ceux qui offrent une excellente cuisine familiale à petits prix. Les calmars de Marven’s sur la rue Ball dans Parc Extension, le fish and chips de chez Mommy’s sur la rue Notre-Dame à Lachine, l’extraordinaire cuisine indienne de chez Indien Palace sur le boulevard Cartier à Chomedey, la cuisine asiatique du Paris Pho sur le boulevard Poirier à Ville Saint-Laurent, sont tous des endroits où on peut manger à 2 pour moins de 50$, bière, taxes et pourboire inclus.
Comme vous, j’admets que pour les familles à faibles et très faibles revenus il est très difficile de manger ce que vous appelez de la bonne nourriture. Je crois que le développement de l’agriculture urbaine est de plus en plus une avenue à développer. Si une ville comme Laval est en mesure d’offrir à ses citoyens des fleurs vivaces, du compost et du paillis pour presque rien à chaque printemps, ne pourrait-elle offrir aussi des semences ou des plants de légumes? N’existe-t-il aucun OSBL ou centre d’aide quelconque qui soit en mesure d’offrir aux gens des cours d’horticulture maraichère?
Pourtant, dernièrement j’ai vu à la télé américaine un reportage dans lequel un CPE invitait chaque année un de ses voisins, (un vieux monsieur italien qui faisait pousser un jardin extraordinaire dans sa cours de banlieue) à venir montrer aux petits de 3 et 4 ans à semer et à cultiver des légumes bios. Une fois mûrs, les légumes étaient servis aux enfants pour leurs dîners et leurs collations, et les restes de table étaient compostés. J’y ai certes vu de très beaux légumes mais aussi de belles frimousses aux yeux brillants, fières de vous parler de leurs aubergines, de leurs concombres et de tout ce qu’ils avaient appris.
toutou35955
17 août 2011
17h37
Ca fais 10 sous par quart de poulet….ils prennent vraiment les clients pour des pauvres. Pas grave je vais recommencer a manger du Benny !! St Hubert a perdu un client qui aurait payer son du pour ne pas manger du poulet nourri avec de la marde de poule! Je ne mangerai plus jamais de st hubert juste pour ca!!
chrismaire
17 août 2011
18h05
En voilà une belle hypocrisie … Allons y jetons le blame sur St Hubert et voyons rapidement qui va acheter ses produits directement au producteur, qui va au marché plutôt qu’à l’épicerie, qui va chez un boucher plutôt qu’au rayon boucherie ? Et qui va se souvenir que le poulet de St Hubert n’est pas végétal dans 2 mois.
Qui boycotte les habits des sweatshops et va acheter des produits Blank fabriqués à Montréal ?
Quand je vois les stationnements des Wallmart, j’ai l’impression que le pourcentage des “boycotteurs” est infime, mais étonnamment il est sur représenté dans les lecteurs de ce blogue. Je l’avoue je mange du St Hubert, peut être 1 fois ou 2 par mois, ça me fait chier qu’ils aient pris cette décision, je pensais même qu’ils ne servaient que du poulet en liberté, mais je vais être honnête, si demain je n’ai pas envie de cuisiner , je vais retourner dans cette chaîne parce que c’est un excellent dépanneur. Quand l’émission Les Chefs va faire son épicerie chez IGA, est ce que le poulet acheté est celui de la ferme d’Amours ou le “no-name” boosté aux hormones.
legorf
17 août 2011
18h05
Si c’était payant, St-Hubert offrirait du poulet nourri au grain.
Est-ce si difficile à comprendre qu’une entreprise est en affaires pour faire des profits?
Si offrir du poulet de grain est profitable et permet de gagner des parts de marché, alors une entreprise concurrente l’offrira sous le nez de st-hubert pour s’accaparer ses clients.
La réalité c’est que le consommateur n’est souvent pas en mesure de reconnaître la qualité d’un produit par rapport à un autre. Donc le consommateur se fie à ce qu’il peut comparer d’un endroit à l’autre, le goût et les prix.
Dans les faits, si on faisait passer un test à l’aveugle aux consommateurs, combien sauraient identifier le poulet roti nourri aux grain et celui à la farine animale?
Si le poulet de grain avait vraiment meilleur goût, st-hubert y perdrait des plumes. Or gageons que le chiffre d’affaire n’en souffrira pas …
vincent_b
17 août 2011
18h25
Je suis heureux de voir que plusieurs commentaires écrits ici rejoignent ce que je mentionnais dans un commentaire sur le dernier billet. À mon avis, poser la question “est-ce que le monde est prêt à payer pour bien manger” ne s’applique pas dans le cas de St-Hubert, puisqu’on voit très bien qu’au final, le consommateur n’aurait certainement pas rechigné à payer 10-25 sous de plus son repas. Plus j’y réfléchis, plus je me dis que c’est une décision corporative pour ne pas avoir à _perdre_ 10-25 sous du repas, ne serait-ce qu’à cause du coût exorbitant qu’aurait engendré la réimpression de nouveaux menus si on avait voulu refiler cette hausse aux consommateurs. Au lieu, St-Hubert change de poulet, paie le même prix sinon moins cher qu’avant, et continue à empocher les profits. Belle diversion d’entreprise que de mettre ça sur le dos des clients…
fauconcanadien
17 août 2011
19h01
Je savais que j’avais raison de ne pas aller chez St-Hubert.
livebabylive
17 août 2011
19h41
Que St-Hubert ait pris cette décision écoeure et déçoit au plus haut point.
Le hic, c’est quand on commence à parler du prix de la nourriture en épicerie.
Parce sortir au St-Hubert, si la différence entre du poulet de bonne qualité et de qualité douteuse n’est que de 40 cents le poulet comme le prétend un de vos lecteurs, il faudrait s’attendre à ce que le restaurant monte le prix de ses quarts d’un dollar, et ses demi-poulets de deux. Et tant qu’à sortir et payer mon assiette 5 dollars, aussi bien la payer 17 pour bien manger.
Mais à l’épicerie, entre manger de la merde pour 100 dollars qui va durer moins d’une semaine ou tripler la facture pour quelque chose de meilleur, je vais être tenté de choisir l’option plus accessible, le prix des autres commodités (loyers à presque 1000$, passe d’autobus à 80, internet, Hydro, etc) primant et privant du véritable choix.
Mais si j’avais à voler de la bouffe, ce serait bio, sans additifs et 100% naturel à tout coup.
mlalonde1977
17 août 2011
22h11
Non mais, pensez-y, quand c’est rendu que ça coûte 50$ manger du poulet pour 2 personnes au St-Hubert (2 tables d’hôtes, 1 demi-bouteille de vin, pourboire et taxes), bien avec 50$ je peux très bien me payer du poulet bio en plus d’avoir un vin de bien meilleur qualité… Sérieux, c’est rendu très cher le St-Hubert….
blablablabla
18 août 2011
00h17
Ceux qui commandent un Coke (chimique) avec leur poulet, arrosent leur montagne de frites de ketchup (produit industriellement) et mangent avec un petit pain blanc (pas de gout, produit en masse) et une sauce brune très salée piquent une crise parce que leur poulet n’est pas aussi pur qu’ils pensent ?!?
St-Hubert a surement fait le calcul que son consommateur typique ne s’intéresse pas tant que ça à la source de ce qu’il mange. Le poulet végétal c’était peut-être pour profiter de la peur de la vache folle à l’époque, pas par souci pour votre santé !
Peut-être qu’à cause d’une minorité qui ne va pas souvent chez St-Hubert mais qui exige un certain standard qui indiffère la majorité des clients, il y aura des coupes ailleurs (réduction de la taille des portions, moins d’employés, plus d’eau dans leur boisson gazeuse etc…).
philivan
18 août 2011
00h48
Avec toute cette nourriture de qualité douteuse, je suis de plus en plus surpris d’avoir vécu… je devrais plutôt dire survécu… jusqu’à 65 ans. Mes ancêtres m’ont peut-être laissé quelques bons gènes… allez savoir !
jolico
18 août 2011
01h08
La meilleure poule que j’aie jamais mangée, c’était en Jamaïque, chez la mère d’un ami. Je l’avais vue bouffer son dernier “snack”. Elle était vraiment totalement bio et jamais plus je n’ai goûté volaille aussi savoureuse, aussi tendre, aussi juteuse. Plus ça va, moins je mange de viande et aussi moins de volaille.
Les bovins se font nourrir avec des aliments qui ne sont pas naturels pour eux, les volailles aussi. C’est triste. Pour que des gens puissent manger un gros steak 16 onces plus vite, pour que le poulet se rende à la table en trois ou qu
jolico
18 août 2011
01h11
… fausse manip, message parti trop vite. On nourrit anormalement les poulets pour qu’ils se rendent à la table en 3-4 semaines (en France, c’est 40 à 90 jours selon Wiki), on rend les vaches malades à leur faire manger autre chose que des herbes pour la même raison. Pourquoi ne pas changer notre source de protéines pour … des insectes?
chienpourri
18 août 2011
09h06
De toute façon St-Hubert c’est vraiment un restaurant surfait… j’y ai été quelques fois dans le passé et j’ai trouvé ça très dispendieux comparativement à d’autres endroits, pour ne nommer que Scores qui comprend buffet à soupe, salade et fruits à volonté avec tout plat de poulet. Ce changement est simplment une raison de plus pour les rayer de la liste!
fleurdelyse76
18 août 2011
09h54
Ça me fait rire, ce débat sur le prix de la nourriture … Sachant pertinemment que l’agriculture industrielle est subventionnée à mort. Oui, ça coûte rien de la moulée animale… Pourquoi ? Parce que la bête abattue a été nourrie aux grains subventionnés, que la bête a été subventionnée dans l’assurance stabilisation, que le gouvernement a racheté Colbex, etc …
Le lobby de l’UPA est immense… Et la majorité des députés viennent des régions…
Les boissons gazeuses seraient beaucoup moins populaires si on payait le vrai prix du sirop de fructose de maïs …
De plus, le prix de la vraie bouffe est très relatif de la source où vous la prennez et comment vous cuisinnez. Les fruits et légumes d’ici, on peut en trouver et pas cher. Faut juste ne pas aller chez IGA, Métro ou Lobela… De plus, si vous transformez vous même, pas de surprise. Une tarte aux pacanes de chez IGA: A vos propres risques sur le goût et le prix. De la cassonade, du beurre, de la farine, du sel, des pacanes… c’est pas cher…
mononke
18 août 2011
09h56
Il est difficile de croire que St hubert n’as pas eu le choix car le gouvernement canadien exige que le produit au grain ne soit pas fourni en capsule de vitamine qui ne contienne pas de gélatine ( un produit animal ) … On peut croire qu’avec notre gouvernement de’ultra droite les lobby de farines animales n’aiont pas eu de mal a les convaincre de poser une telle embuche pour retrouver leur traditionnel marché … Pourtant Personne ne semble remettre en cause cette exigence absurde du gouvernement canadien…
d’autre part puisque le fournisseur de St hub ne ouvait pas utiliser l’appellation nourri au grain on peut penser qu’un tel volume ne se trouve pas aussi facilement… un changment de fournisseur présente toujours un risque au niveau controle de qualité….et plutot que de changer de fournisseur St Hub a décidé de garder un silence qu’on ne peut que lui reprocher…
Comme quoi on ne peut donner le bon Dieu sans confession même a un Saint dont c’était la fonction principale …. décanonisons St Hubert….
nike
18 août 2011
10h05
Serez vous là ce soir au Diner en Blanc? J’y serai, je serai facile à reconnaitre je porterai un pantalon blanc et une chemise blanche.
J’ai vraiment hâte!
chouettemaman
18 août 2011
11h42
@jolico, je me souviens de mon premier poulet bio aussi! En France. Quand je l’ai fait revenir, il sentait la noisette et sa chair est restée bien dodue. Le contraire du poulet industriel qui se rapetisse énormément à la cuisson. Une fois qu’on a goûté à ça, comment apprécier le poulet industriel ? C’est du caoutchouc, beurk. J’aime mieux manger moins de viande et en manger de la bonne . Idem pour les restos, y aller moins souvent mais ne pas lésiner sur la qualité.
martlavo
18 août 2011
12h16
Votre article exprime bien comment j’ai reçu la nouvelle. Le président de St-Hubert, monsieur Léger, m’a toujours inspiré le respect. Ses valeurs correspondent un peu aux miennes (non fumeur, santé, …). Je suis déçue que le site, que je consulte en grosse gourmande que je suis, n’ait pas été modifié pour refléter la réalité. Et, évidemment, j’aurais assumé la hausse de prix pour la qualité du poulet végétal sans rechigner.
mononke
18 août 2011
12h55
Difficile de mesurer le vrai prix de la vraie nourriture, il y a longtemps quand on s’approcisionait directement à la ferme c’était pour économiser sur les couts des intermédiaires mais les producteurs ont rapidement su que l’argent économisé pouvait aller dans leur poche et on est tous conscients que les vacances à Cuba ça coute pas moins cher si t’est producteur ou commerçant ….évidemment les producteurs bio on avantage à dire que ça leur coute plus cher parce qu’ils ont intérêt è justifier un prix plus élevé , l’UPA a intérêt à dire que ç coute trop cher pour justifier la culture industrielle mais qui dit vrai ? Il faudrait trouver une source neutre pour nous donner l’heure juste.
Comparons avec le papier recyclé au début tout le monde disait impossible ça coute plus cher jusqu’au jour ou l’on a calculé le vrai cout de l’enfouissement des déchet et que on a refilé la facture a ceux qui abusaient… oups tout à coup ça coutait miraculeusement moins cher d’utiliser du papier recyclé.
Quelques sous de plus ne justifient pas toujours un choix. Quel est le prix à la livre de la truite sauvage a la pourvoirie ou du chevreuil isu d’un forfait de trois jours ?…
Il n’y a aucune raison que le bio coute plus cher a moins que l’industrie de la «Swirl» nous empoisonne a petit feu avec ses déchets en subventionnant le conventionnel….
Qui nous dira la différence entre le McDo et le McLortie?
jolico
19 août 2011
00h12
@chouettemaman – nous sommes privilégiées d’avoir manger de telle volaille. En passant, une des raisons pour lesquelles le poulet commercial diminue autant à la cuisson, c’est qu’il est rempli d’eau (”ils” appellent cela “assaisonné” … vous ne voyez pas d’assaisonnement, mais c’est piqué et bourré d’eau!). Ça fait paraître la bête dodue quand elle est maigrichonne, et faut pas s’étonner que des p’tites bêtes de 3-4 semaines soient maigrichonnes.
louise52
19 août 2011
10h22
Impossible pour des restaurant comme St-Hubert, McDo et autres de cette catégorie de servir des plats santé avec un débit aussi important de clients. C’est une nourriture potable sans plus et le profit est a la tëte comme priorité et c’est normal. Mon chum et moi allons dans les restaurant environ une fois par mois, mais, nous préférons payer un peu plus et avoir dans nos assiettes un met préparé avec qualité et un service attentif du personnel.
Le beau, bon, pas cher, ça s’applique aussi pour les restaurants. Mon temps est fait dans
les restaurants fast food de haute game. Et surtout n’allez pas croire que nous sommes des hautains, mais, a un äge certain l’estomac oblige. (Problème de clavier, accents )
needle
19 août 2011
16h57
“un débit aussi important de clients. C’est une nourriture potable sans plus et le profit est a la tëte comme priorité et c’est normal”
La marge de profit chez les fast food est très élevée?