Marie-Claude Lortie

Archive, août 2011

Mercredi 31 août 2011 | Mise en ligne à 22h32 | Commenter Commentaires (4)

Quand la peine devient une vidéo

Des étudiants amis de Valérie Leblanc, cette étudiante du cégep de Gatineau retrouvée assassinée la semaine dernière ont témoigné dans cette touchante vidéo postée par Olivier Joyal.

Comme je le disais ce matin dans une chronique sur les cellulaires, je ne suis pas pour l’adoption tous azimuts des nouvelles techno dans la vie de nos enfants. Parfois, il faut savoir mettre des limites. Mais quand la modernité ouvre l’accès aux langages, comme celui de la vidéo, et permet à tous de dire toutes sortes de choses rapidement, aisément, avec des outils jadis réservés à des minorités de spécialistes, bravo.

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Mardi 30 août 2011 | Mise en ligne à 20h21 | Commenter Commentaires (5)

Le légume nouveau

betterave

Betterave à l’eau de rose salée, chez COI à San Francisco. Photo Marie-Claude Lortie, La Presse

Le légume est de retour. En force.

Oui, les végétariens hippies des années 60 et 70 en parlent depuis longtemps — avec, dans leur foulée, Alice Waters, qui en a fait le sujet de très beaux livres de cuisine — puisque nos interrogations sur la surconsommation de viande industrielle ne datent pas d”hier.

Oui, le légume a toujours occupé une place de choix dans la grande cuisine française, de la Nouvelle cuisine à la très actuelle — de la purée folle de Joël Robuchon à la mousse d’épinard de Paul Bocuse, en passant par le gargouillou de Michel Bras et les mille créations aux champignons sauvages de Régis Marcon.

Oui, le chef français Alain Passard en parle tout particulièrement depuis longtemps, tellement, que des gens comme les Montréalais Stelio Perombelon et Claude Beausoleil ont eu le temps de lui rendre hommage avec leur restaurant Les Chèvres, de tenir le cap pendant quelque temps, de mettre la clé dans la porte et de repartir ailleurs.

Mais le légume n’a jamais été aussi à l’avant-plan que maintenant dans la très grande cuisine. On ne le met pas simplement sur un piédestal, nature. On le travaille, on le transforme, on le réinvente. Foie gras, caviar et compagnie, enlevez-vous du chemin. On est en train de chercher dans le règne végétal des équivalents encore plus rares, tout aussi savoureux, et beaucoup plus créatifs, inédits. Caviar de germes de noix de pin, pollen d’asperge, micro-endives, pistaches ou petits pois sphérifiés…

Mon dossier dans La Presse sur la question

À vos légumes. Ça tombe bien, c’est le temps des récoltes.

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Lundi 29 août 2011 | Mise en ligne à 17h09 | Commenter Commentaires (56)

Attendre sur un pont, pour quoi au juste ?

Capture d’écran 2011-08-29 à 17.06.51

Le pont Champlain. Photo Alain Roberge, La Presse.

Ceux qui me suivent sur Twitter — @mclortie — savent qu’hier après-midi, j’ai passé pas mal de temps, bloquée dans un immense bouchon, sur le pont Champlain.

Il ventait à écorner des boeufs. Il pleuvait à l’horizontale. L’eau rentrait dans ma voiture par je ne sais quel trou invisible dans le toit. Et j’étais au milieu du fleuve sur un pont dont la solidité a fait récemment l’objet de quelques débats.

Formidable.

Et nous avancions à pas de tortue.

Pourquoi ? Parce que trois des six voies du pont étaient bloquées.

Pourquoi ? À cause des travaux de pavage.

Évidemment, vous vous demandez comment les ouvriers pouvaient travailler au pavage du pont dans ce climat de fou. Rassurez-vous, le chantier était vide. Terminé. Rangé dès midi.

Pendant que nous avancions, rapides comme des limaces, cordés comme des sardines sur notre demi pont, nous longions un autre demi pont vide, tout nu. On aurait pu y jouer aux petites autos avec un enfant de trois ans

Pourquoi ?

Parce qu’il y a tout simplement eu un léger décalage, m’a-t-on expliqué à la Société des ponts fédéraux, entre la fermeture du chantier pavage, vers midi, et la réouverture des voies en fin de journée. À 18h, on a ajouté un 4e voie de circulation. À 22h, les six voies étaient réouvertes, prêtes à affronter un lundi matin de rentrée scolaire.

Pourquoi ne pas avoir tout réouvert tout de suite ? Parce que pour ouvrir à quatre voies ou même six, il faut d’abord réduire à deux voies, ce qui, selon la société, aurait causé trop de problème.

En d’autres mots, pour ramener le pont à six voies, il faut passer à deux voies pendant trois heures.

Ok, j’essaie différemment: pour enlever un bouchon, il faut d’abord en créer un plus gros.

Vous auriez fait quoi, vous, à leur place ?

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