Marie-Claude Lortie

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  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Mardi 28 juin 2011 | Mise en ligne à 14h55 | Commenter Commentaires (51)

    Les poules en ville, finalement

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    Poule urbaine. Photo David Boily.

    Après Seattle, Portland, New York, Los Angeles et San Francisco — entre autres — Montréal se lève finalement à l’heure des poules.

    L’arrondissement Rosemont-Petite-Patrie vient en effet d’autoriser un projet-pilote pour l’élevage de cinq Chantecler — variété rustique — dans le cadre d’une activité éducative pilotée par la Maisonnette des parents. Cet organisme aide les familles défavorisées, notamment en les aidant vers la voie de l’autonomie alimentaire par le biais de l’agriculture urbaine. Après avoir cultivé tomates et salades, les enfants participant au projet pourront maintenant rapporter des oeufs à la maison.

    Il était temps que l’idée des poules en ville fasse finalement son chemin à Montréal. Objet de blagues sans fin depuis qu’il a été lancé sur la place publique l’été dernier par Collectif en aménagement paysager et en agriculture urbaine durable, le sujet est amusant mais est en réalité totalement sérieux. Élever des poules en ville n’est pas un jeu. C’est une façon naturelle et écologiquement sensée de s’approvisionner. On nourrit les poules avec des déchets de cuisine. On se sert du fumier pour engraisser le potager. On mange des oeufs frais dont on connaît l’origine, pondus dans des conditions normales et non pas par des poules vivant possiblement dans des conditions industrielles difficiles.

    La ville doit encourager et aider les citoyens qui le peuvent et le veulent à se lancer dans l’agriculture urbaine, une activité d’appoint qui permet un accès à tous à des produits naturels souvent réservés aux familles et individus dont les revenus sont plus élevés, vu le coût des produits non-industriels.

    Bravo aux élus de Rosemont-Petite-Patrie d’ouvrir la porte au changement.

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    • depuis le temps que leurs nids les attendaient ……

    • Finalement? Tant qu’à, je préfère de loin les cochons. De quoi bien remplir un congélateur.

    • Il manque quelques détails dans votre euphorique texte pro-poules.
      Les poules ne mangent pas que des restants de table (en particulier l’hiver)
      Il manque aussi le chaînon manquant à toute cette exploitation: qu’advientra-t-il des poules l’automne venue, elles finiront à la casserole? Elles seront abattus comment?
      Il y a des centaines de producteurs d’oeufs biologiques au Québec, pourquoi ne pas les encourager eux, au lieu d’introduire des poules dans une ville? Les poules mal-aimées vont-elles finir au Berger Blanc?
      Même en magasin, les oeufs ne coûtent pas chers. Alors que garder une poule, la nourrir, lui faire un abri pour la protéger des prédateurs, va revenir assez cher de l’oeuf.
      Avec cette décision, la Ville est…un vraie poule pas de tête.

    • Moi aussi je me réjouis d’avoir des poules pondeuses à Montréal…puisque notre élite politique, elle, ne pond pas vite des infrastructures routières viables comme en fait foi certains ponts….

      Et comme les camionneurs vont bientôt nous imposer une surtaxe sur tous les produits qu’ils nous emmenent en ville à cause de la congestion chronique, c’est une très sage idée de commencer à faire de l’agriculture en ville dès maintenant.

      Question d’économie bien sûr mais aussi, à long terme, de voir à sécuriser les approvisionnements. On doit arrêter de se fier sur la campagne pour nous nourrir
      car Montréal est une île ne l’oublions pas! Aujourd’hui c’est le pont Mercier mais demain…ce sera le pont Champlain, Turcot etc…

      Très réconfortant de savoir qu’on a des politiciens qui veillent aux bien-être des montréalais en mettant les priorités là où ça compte vraiment.

    • Je suis pour les poules en ville. Par contre, j’espère que la ville rendra obligatoire une formation d’un ou deux jours sur l’entretien du poulailler et les soins à apporter aux poules.

      Je vois malheureusement venir à des miles à la ronde les “hipsters” (excusez le préjugé) qui vont se dire que c’est “cool” d’avoir des poules en ville, mais qui ne seront pas capable de s’en occuper parce que ça demande un effort soutenu, pour finalement redonner les poules une fois que leur trip sera passé. C’est souvent ce qui se passe avec les chiens, qui demandent une énergie/discipline qui se marient mal avec les effets de mode. Il ne faut pas oublier qu’on parle d’êtres vivants, et pas juste d’un gadget qu’on peut délaisser après quelques semaines quand on est tannés.

    • Dire qu’il y a moins de 50 ans, plusieurs montréalais avaient poules et lapins dans leur cours. Il y avant de petits poulailler et de petits clapiers dans la cours. Mais les lois de l’hygiène sont venues mettre la hache dans tout ça. C’était trop bruyant et pas propre apparemment. (Ceux qui étaient des “vrais” citadins n’avaient plus de poules depuis longtemps, c’était surtout des gens de l’extérieur de Montréal qui venaient s’y installer qui en avait avant la loi.)

      Personnellement, je ne suis pas contre. J’ai quelques réticences pourtant. Je trouve que trop de Montréal (ça va pour bien d’autres villes aussi remarquez), sont irresponsable, surtout lorsqu’il s’agit d’animaux. Beaucoup trop nombreux sont les propriétaires de chiens qui ne ramassent pas les besoins de pitou et les propriétaires de chats qui laissent minou vagabonder comme bon lui semble (Ça évite souvent la litière). Ça va être beau avec des poules.

      Donc, rien contre, en autant qu’il y ait une bonne éducation et un bon suivi derrière le tout. Voir des permis (ABORDABLE – Je pense que entre 5$ et 20$ par an ce n’est pas exagéré) pour pouvoir faire le suivi des propriétaires de poules (conditions des poules, conditions de l’environnement, condition d’hygiène, on évite d’avoir 20 poules, etc.).

    • Il y a changement et changement…..

      Depuis quand le prix des oeufs est-il si exorbitant?
      Au marché, la traçabilité des oeufs est très facile.

      Et le fumier avec une humidité chaude comme aujourd’hui……
      BRAVO…..pour les odeurs…….

      Montréal est une ville….. pas la campagne.

      Très mauvaise décision, selon moi.
      Louise April(Laloue)

    • Un beau recul de 100 ans niveau salubrité…bravo!

      Ce que les grands principes écologiques peuvent nous faire faire…

    • Excellent problème de tracabilité des aliments en perspectives en cas d’épidémie. Un peu comme les chifonniers en Égypte qui utilisait les porc pour éliminer les détritus dans la ville, ils ont du tuer tous les porcs, maintenant les déchets s’accumulent.

      Ne serait-ce pas un changement intéressant pour les rues de Montréal d’appliquer le même principe que les chifonniers égyptiens?
      http://unesdoc.unesco.org/images/0011/001181/118139fb.pdf
      Le parallèle avec les éleveurs de poules est intéressant.

    • Ce petit projet vise à éduquer, dans un camp de jour, c’est louable.

      L’élevage de poule en ville par les citoyens est une connerie et j’espère que l’administration va résister au retour des poules et de la vermine qui les accompagnent.

      Les poules ont été interdites en ville parce qu’elles sont accompagné de vermines dangereuses pour l’hygiène, telles que, mais non limité aux rats et les maladies que ceux ci transportent et transmettent.

      Nous avons au moins mille autres problèmes à régler à Montréal avant celui de l’approvisionnement en oeufs de poule.

      Eh misère …

    • En tout cas, ça fait longtemps qu’il y en a une pas de tête à l’hôtel de ville.

    • J’en ai 4 chez moi dans le coin de Rougemont.

      Chaque matin, j’ai des oeufs frais et les poules habitent dans un cabanon que j’ai construit avec du bois. 3 ouvertures de ventilation et hop, pas d’odeurs. De temps en temps, je vide la grande quantité de fumier (mélangé avec de la paille et des branches de cèdre que je taille) dans mon jardin et hop, les fleurs et les plantes explosent un peu partout.

      L’hiver, une ampoule de 150 watts garde l’habitation à 2 degrés et tout est tiguidou.

      Pour ceux qui parlent de recul dans les normes de salubrité, ne me faites pas rire.

    • “Bravo aux élus de Rosemont-Petite-Patrie d’ouvrir la porte au changement.”

      Wow, cinq poules dans un cadre expérimental spécial. Tout un changement. Bravo à ces politiciens visionnaires qui révolutionnent la vie citadine. Franchement tout cela n’est qu’un coup de relation public, pas un changement à quelque réglementation que ce soit.

      Et à tout ces rabat-joie, qui se plaignent des problèmes de salubrité et de vermine potentielle, vous voyez vraiment que ce que vous voulez voir. La ville de Montréal, même dans ses plus beau cartiers, regorgent déjà d’animaux sauvages: pigeons, goélands, écureuils, rats mais aussi (pour en avoir vu plusieurs fois moi-même dans Rosemont) de raton-laveurs et de mouffettes. Ce n’est pas quelque misérables poules dans un enclos de fond de cours qui va ramener la peste bubonique au goût du jour.

    • Pour un camp de jour, ça peut toujours aller.

      Quant à l’élevage de poules en ville, décision aberrante dans une ville réputée pour abandonner les chiens et les chats à la faveur d’un déménagement.

      L’élevage d’animaux, ça se fait à la campagne, où il y a de l’espace, où il n’y a pas de problèmes d’odeurs, pas de problèmes de voisinage, et pas de pseudo-éleveurs qui veulent avoir quelques animaux pour faire cool.

      Me semble de voir ça en ville, un petit élevage de poules, en pleine canicule, avec un poulailler pas nettoyé… En tous cas, j’en veux pas dans mon voisinage et j’habite dans Rosemont. Salubrité please !

    • Les poules se promènent librement dans le village de Key West en Floride qui reçoit des centaines de millier de touristes par année. Le village semble bien se porter et est d’une propreté à faire rougir Montréalais. Je n’ai vu quoique ce soit qui justifie l’alarmisme de ceux qui sont contre les poules en ville.

    • Pour ceux qui n’auraient pas lu le texte de Madame Lortie, il s’agit d’un projet-pilote dans un groupe communautaire.
      Avant de sauter trop rapidement aux conclusions et se plaindre de l’administration municipale (alors que c’est une décision prise par un arrondissement – ce qui est aussi indiqué dans le texte), on pourrait peut-être laisser la chance aux coureurs.
      On élève des poules dans de nombreuses villes nord-américaines, incluant Moncton et Vancouver. Pourquoi ne pas faire un essai contrôlé à Montréal?

    • Comme disait Donald Lautrec

      Moi dans ma campagne, ce n’est plus comme avant

    • Le problème, c’est que le Montréalais (et les Québécois en général) ne sont pas aussi civilisés que les gens de Seattle, ou Vancouver.

      Je crains les poules abandonnées en pleine ruelle, les chicanes de voisins, etc.

    • Après les poules, pourquoi pas les vaches et les cochons?! Insalubrité? Pas de problème, y a qu’à transformer le Parc Sir-Wilfrid-Laurier en un immense centre de traitement bio des déjections animales; une sorte de bac à compost géant! De toute façon, l’agriculture industrielle, c’est tellement dépassé…

      Le délire bobo sans limite…

    • Bof, 5 poules dans un enclos comme projet pilote… Tant que ça reste juste ça.

      Faut vraiment pas comprendre grand chose pour vouloir des poules en ville. Le monde moyen achètent des diners congelés au lieu de se faire à manger, ils oublient de nourrir leurs chiens (ou le laissent tout seul plusieurs jours quand ils partent en voyage), pensez-vous qu’ils ont la capacité de faire de l’élevage comme du monde? Vaut vraiment être naif…

      Et à part de ça, comme projet pour aider les pauvres, c’est vraiment pas fort. C’est totalement impossible de produire des oeufs en ville pour moins cher que ce qu’ils vous coutent à l’épicerie.

      Si vous voulez aider les pauvres, commencez dont par leur expliquer que le 6/49 et les cigarettes, c’est jeter son argent par les fenêtres. Ça sera déjà un pas 100 fois plus grand que de l’élevage de poules.

    • Faudrait pas venir fou. Tout ce battage médiatique depuis des mois pour 150 douzaines d’oeufs à $3.00.

      Z’avez pas d’autres poules à fouetter?

    • DOOS
      Je dirai plus,
      La nostalgie n’est plus ce qu’elle était – Simone Signoret.

    • @ louisjean

      Ce n’est pas pour le prix des oeufs mais pour le plaisir de les ramasser soi-même et de prendre soin de quelques poules. C’est une belle activité, non ? Tout comme nous mangeons les framboises, les fraises, les tomates et la rhubarbe de notre jardin juste pour le plaisir de cultiver soi-même.

      Lorsque ce sera permis dans notre quartier, nous nous proposons d’avoir des poules. Nous avons l’espace, la volonté d’y arriver en tout respect du voisinage.

    • Ça sent la fausse bonne idée… Pas trop envie de me faire réveiller à l’heure des poules par le salut au soleil des volatiles du voisin qui se trouve cool (j’imagine que les coqs ne seront évidemment pas admis, mais les poules, bien que moins bruyantes, dérangent tout de même).

      Petit, j’ai reçu des poussins à Pâques. Devenus adultes, ils sont assez rapidement devenus une nuisance et ont fini à la casserole. Dans Hochelaga, ils dérangeaient pas mal de monde, nous les premiers. Or, point de vue densité, on est là dans la même ligue que Rosemont-Petite Patrie.

      Pour éliminer les bruits matinaux, on doit s’assurer de pouvoir maintenir une obscurité totale. Ça suppose des dépendances supplémentaires (électrifiées et chauffées pour l’hiver) et, donc, des dépenses que les oeufs frais seuls ne sauraient amortir. Je vois mal comment un ménage à faible revenu (locataire presque par définition) pourra investir les sommes requises tout en obtenant l’aval du proprio.

      Le recours aux pauvres comme argument-massue me rappelle par ailleurs étrangement le discours trompeur qui a a mené à la naissance des CPE: les pauvres y sont aujourd’hui sous-représentés alors qu’ils étaient initialement censés en être la clientèle cible (le nécessaire apprentissage de la socialisation par des enfants sous-stimulés au sein de leur famille occupait alors l’avant-scène, discours totalement évacué depuis).

      La cohabitation avec les chats me semble aussi assez problématique. Le mien durant ses balles années de rez-de-chaussée m’a fièrement rapporté des pigeons (des rats et des grenouilles, aussi). J’ose à peine imaginer tout le plaisir qu’il aurait eu à égorger une poule.

    • Quelle mauvaise idée.
      On est en ville, il y a déjà assez d’animaux comme ça, on va pas commencer à installer des animaux de ferme.
      Je m’oppose fortement à cette initiative insensée

    • ah… ce sujet des poules en ville. un ‘magnifique’ sujet prétexte a tapper sur marie-claude lortie et sur les maudits Montréalais : )

      pt’it peuple : D

    • Des poules urbaines, c’est tellement in!

      J’imagine déjà tous ces gentils bobos installer leurs poulaillers design et y loger leurs poules, de race, bien entendu. Ils parleront à leurs amis de Titinette leur poule préférée et leurs amis les trouveront tellement branchés.

      Mais après quelques mois, ou même quelques semaines, après avoir réalisé la quantité de soins que nécessite un élevage ainsi que les odeurs et le bruit qui s’en dégage, alors là nos bobos branchés abandonneront Titinette et ses consœurs sur le bord de l’autoroute ou dans un parc. Titinette en bavera avant de crever. Peu d’animaux domestiques ne peuvent en effet survivre seuls.

      Et ce, c’est sans compter que plusieurs germes pathogènes peuvent se transmettre des espèces aviaires vers l’humain.

      Mais, des poules en ville, c’est tellement in!

    • Il y a des HLM ou des gens d’une culture différente, élèvent des poules dans leur cuisine depuis bien des années. Ben oui. On arrache les portes d’armoire et on met un peu de broche et les poules seront bien gardées.
      J’exagère ? Non. Pas pantoute.

      @tikobrahey
      Si je pousse votre raisonnement un peu plus loin: les gens qui vivent sur des fermes ou il y a des poules vivent dans des conditions insalubres ? Hummmm ?

    • On reconnait bien là le dernier petit trip éco-hipster en vogue sur l’île aux génies lol

      On retourne en arrière de 100 ans… à quand le retour des calèches et des champs de blé au centre-ville?

    • C’est une idée de bourgeois branchés bienveillants. Il est non seulement peu probable que ces poules changent substantiellement l’alimentation en ville, la prochaine grippe aviaire va nous porter à nous en débarraser. C’est du urban chic très suspect.

    • C’est une excelente nouvelle!

      On avait déja la corruption, les gang de rues, les rues sales et pleine de trou. Il nous manquait que les cages a poule pour finalement passer faire Montréal au tier-monde.

    • @tesl_2004, vous habitez Rougemont, pas le Centre-Sud de Mtl… Pas pareil!
      L’an dernier, madame Lortie, vous parliez d’un citoyen du Plateau, je crois, qui avait des poules sur son toit. Donc, ce citoyen était en situation illégale puisque la Ville ne le permettra qu’en pilote.
      Excellente idée dans le cadre d’une activité éducative, mais pour le simple citoyen en pleine ville, non, pas d’accord du tout. Me semble de voir ça sur les balcons des HLM Ontario/Sanguinet…

    • À Québec ce sont les abeilles qui arrivent en ville. Ça ne manque pas de piquant.

      http://montoit.cyberpresse.ca/cour-et-jardin/201106/23/01-4412167-vie-urbaine-une-ruche-chez-soi.php

    • @tikobrahey, Insalubrité, déjections animales? Désolé il n’y aurait plus s de place pour les animaux dans le parc Sir Wilfrid Laurier, il serait plein à craquer d’humains.

    • Pour ceux qui sont pour les poules en ville:
      1-Vous oubliez que les gens irresponsables > que les gens responsables = insalubrité et pollution sonore.
      2-Conséquemment à 1, ce sont les poules qui vont le plus en souffrir. Ce ne sont pas des objets qui servent un trippe de hipsters urbains.

    • Je suis un peu scandalisé par la décision de la ville. J’ai rien contre l’agriculture, au contraire, je crois qu’on ne reconnaît pas suffisamment le mérite de nos agriculteurs qui accomplissent un travail incroyable. Cependant, quelle absurdité de vouloir élever des poules en milieu urbain. Si tu veux tant que ça élever des poules, pourquoi ne pas tout simplement le faire à la campagne comme tout le monde? Si tu détestes tant que ça toutes ces lois “urbaines” sur l’hygiène, pourquoi tu ne n’installes pas en campagne? On manque d’agriculteurs en campagne, pas en ville.

    • Quand je me sens down, que je trouve la vie médiocre, qu’il y a plein de chialeux, de bosseux et de gérants d’estrade; je viens ici me ressourcer, c’est plein de gens positifs qui connaissent tous les sujets, des grands connaisseurs.

    • De l’histoire pour mieux se comprendre. Il y 50 à 100 ans, les gens de la campagne sont venus s’installer en ville en grand nombre. Nos campagnes vidées, la dernière chose que ce gens voulaient voir en ville: la poule. Pour plusieurs raisons mais bon. Or donc, 100 ans plus tard, les petits-petits enfants de ce mêmes gens ont une vie folle de créer l’environnement (ou une partie) de ce qu’ils n’ont jamais connu. Aux nouveaux éleveurs, je vous souhaite bonne chance et beaucoup de plaisir avec vos poules. Un petit conseil: surveiller bien la moufette.

    • On voit encore que les “antis-tout” mènent encore le bal avec leur chiâlage préventif. Des vrais belles-mères incapable de comprendre que tous ne peuvent et ne veulent vivre comme eux. On voit que ce monde là n’ont rien d’autre à faire que de s’occuper de ce qui se passe dans la cour du voisin. 1 projet pilote avec quelques poules et voilà t’y pas les hystériques à l’oeuvre déchirant leur chemise et faisant d’un fait diver une histoire nationale. Ah ces inférieurement-complexés-pense-petit…

      Sylvain Pelletier

    • Pour un projet communautaire, je crois que c’est une idée splendide et j’espère que les projets se multiplieront dans différents quartiers.

      Pour ce qui est d’éventuellement permettre des poules dans les cours des citoyens, en principe, oui, c’est une idée géniale, écologique et sensée. Mais je m’inquiète un peu du manque de civisme des montréalais. Je suis d’accord avec vous @kainfury, les montréalais ne sont pas aussi bon citoyens que les gens de Vancouver ou Seattle. Je me pose la même question quand il s’agit de nourriture de rue.

      Tiens Mme Lortie, un bon sujet pour votre blogue ou votre chronique : le sens civique des montréalais. Voilà un cheval de bataille à mener en même temps que les poules urbaines et de la bouffe de rue. Mes concitoyens ne sont pas seulement fermés d’esprit, ils sont invidualistes et vivent dans leur bulle sans se soucier des uns et des autres. Alors ça donne ceci : les poules de rue, gna, c’est non. La bouffe de rue, gna, c’est nono. Ramasser mes déchets et embellir mon environnement pour le bien de tous, gna, pas le temps. Wow, je suis impressionnée.

    • Non mais quel idiotie, des poules ça va a la ferme en campagne pas en ville . Non mais qui est assez irresponsable pour avoir des poules en ville. Par respect pour les poules

    • Si je comprends bien…
      On peut utiliser un scie ronde à partir de 7h le matin pour le simple plaisir de bricoler, on peut refaire un mur de brique un dimanche matin à 8h, on peut rouler dans une voiture modifiée qui fait un bruit infernal, un Hummer peut rouler à toute vitesse dans une ruelle, les voisins ont le droit de cuire des sardines sur un BBQ, on peut croiser des milliers de chats, chiens, goélands, mouettes et rats (comme le dit si justement @anamorphique) mais il ne faudrait surtout pas permettre les poules… parce que c’est sale et bruyant.

      Pour ma part, je salue ce projet-pilote – c’est un test qui permettra de voir si le fait d’avoir des poules à Montréal est possible.
      Et si on devait adopter un règlement en ce sens, comme c’est le cas dans de nombreuses autres villes nord-américaines, il me semble évidennt que les autorités baliseraient le projet : pas plus de 5 poules, espace suffisant pour la construction d’un poulailler, etc.

      Il me semble qu’il y a une grande différence entre ce projet-pilote ou un possible règlement intelligent et un hipster bobo (comme certains l’ont fait remarquer avec ce qui me semble un peu de mépris) qui installe cavalièrement une poule sur son balcon avant.

    • Que de procès d’intention sur les Montréalais ici… C’est triste.

    • Je vis en région et en campagne.J’aurai des poules qund elles auront des dents.

    • On voit de quelle façon les gens abandonnent leurs chats et leurs chiens lors de déménagement… maintenant les poules! Super

      Ne vous interposez surtout pas entre un citadin en plein ego-trip hipster et sa poule!

    • Finalement ?

    • Peu importe le bien fondé ou non des poules en ville, il me semble que débourser 3000$ pour un organisme communautaire dans le but d’élever 5 poules, ça n’a pas trop d’allure…

      Ces organismes ne cessent de se plaindre de sous-financement. Si on voulait vraiment aider des familles plus démunies, il me semble que cet argent aurait pu être mieux utilisé. Et si on veux montrer des poules aux enfants, c’est plus simple de les amener faire une visite à la ferme…

    • Je vis à la campagne, j`ai un chien, des chat, des poules (3) et un coq.
      J`aime beaucoup avoir des poules pour aller chercher des oeufs frais au poulaillier. Mais si je demeurerais à Montréal, je n`aurais aucun animal…par respect pour eux.

    • correction: chat avec un s: chats

    • Quand ce sujet est apparu l’an dernier, je croyais que c’était une blague… Semble t’il que c’était sérieux… Par contre, le ”finalement” est vraiment drôle!!

    • L’humain se coupe de la nature avec le béton et le bitume. Je peux comprendre le citadin moyen d’être horrifié par l’arriver des poules en milieu urbain.

      Avec un taux d’urbanisation qui frise le 80% au Canada, il ne faut pas s’étonner que de plus en plus de personne désire reprendre contact avec la nature sans perdre les avantages d’habiter la ville.

      Claude Desjardins

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