Marie-Claude Lortie

Archive, juin 2011

Jeudi 30 juin 2011 | Mise en ligne à 9h20 | Commenter Commentaires (55)

Gai ou pas gai, telle est la question…

Je suis tombée ce matin sur cet article du New York Times, qui relate une poursuite entamée par des joueurs de balle-molle privés de leur médailles aux Séries mondiales de balle-molle gaie pour cause… d’hétérosexualité.

L’article pose des questions intéressantes. Oui, rejeter des joueurs pour cette raison peut sembler bien peu inclusif et donc contraire aux principes d’ouverture prônés par ceux qui luttent contre l’homophobie.

Mais quand on sait à quel point certains milieux sportifs masculins traditionnels peuvent être homophobes — petit rappel ici sur la controverse récente déclenchée par la prise de position du joueur de hockey Sean Avery en faveur du mariage gai — on comprend aussi l’importance des équipes et ligues “oasis” pour les gais.

Que faire alors ?

Vidéo du joueur de hockey Sean Avery qui enjoint les New-Yorkais à appuyer le mariage pour conjoints de même sexe, ce que New York vient de faire…

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Mercredi 29 juin 2011 | Mise en ligne à 12h57 | Commenter Commentaires (14)

Les dernières semaines du Tchang Kiang

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Siao Wong et ses fameux koutien, des ravioles au porc, dont nous avons déjà publié la recette ici. Photo Marco Campanozzi. La Presse.

Une autre institution montréalaise s’apprête à fermer ses portes: le restaurant chinois Tchang Kiang de la rue Sherbrooke ouest.

Après plus de 35 ans, la table chinoise qui se démarquait jadis non seulement par la qualité de sa cuisine, sa localisation excentrée par rapport au quartier chinois traditionnel — Notre-Dame-de-Grâce — et parce qu’on y parlait français — rare dans les années 70 — tire sa révérence. Le restaurant ne rouvrira pas ses portes après les vacances annuelles estivales.

“Nous sommes à vendre”, m’a confié tout à l’heure la propriétaire, Siao Wong, fille du fondateur, un Chinois originaire de Hong Kong qui a immigré à Montréal via Paris. “Je suis épuisée. Je dois m’arrêter sinon ça va me tuer.”

Si vous voulez manger une dernière fois du poulet en papillote, spécialité des lieux ou du porc aux champignons noirs, reçus avec la traditionnelle hospitalité de Siao, vous avez jusqu’au 17 juillet. Ensuite, une pause de longueur indéterminée commence. Si l’établissement n’est pas vendu d’ici environ 6 mois, Siao pense réouvrir, mais avec une autre formule. Sinon, les lieux passeront entre d’autres mains.

Quoi qu’il en soit, le Tchang Kiang tel qu’on le connaît n’en a encore que pour trois semaines.

Dommage. Vraiment dommage.

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Mardi 28 juin 2011 | Mise en ligne à 14h55 | Commenter Commentaires (51)

Les poules en ville, finalement

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Poule urbaine. Photo David Boily.

Après Seattle, Portland, New York, Los Angeles et San Francisco — entre autres — Montréal se lève finalement à l’heure des poules.

L’arrondissement Rosemont-Petite-Patrie vient en effet d’autoriser un projet-pilote pour l’élevage de cinq Chantecler — variété rustique — dans le cadre d’une activité éducative pilotée par la Maisonnette des parents. Cet organisme aide les familles défavorisées, notamment en les aidant vers la voie de l’autonomie alimentaire par le biais de l’agriculture urbaine. Après avoir cultivé tomates et salades, les enfants participant au projet pourront maintenant rapporter des oeufs à la maison.

Il était temps que l’idée des poules en ville fasse finalement son chemin à Montréal. Objet de blagues sans fin depuis qu’il a été lancé sur la place publique l’été dernier par Collectif en aménagement paysager et en agriculture urbaine durable, le sujet est amusant mais est en réalité totalement sérieux. Élever des poules en ville n’est pas un jeu. C’est une façon naturelle et écologiquement sensée de s’approvisionner. On nourrit les poules avec des déchets de cuisine. On se sert du fumier pour engraisser le potager. On mange des oeufs frais dont on connaît l’origine, pondus dans des conditions normales et non pas par des poules vivant possiblement dans des conditions industrielles difficiles.

La ville doit encourager et aider les citoyens qui le peuvent et le veulent à se lancer dans l’agriculture urbaine, une activité d’appoint qui permet un accès à tous à des produits naturels souvent réservés aux familles et individus dont les revenus sont plus élevés, vu le coût des produits non-industriels.

Bravo aux élus de Rosemont-Petite-Patrie d’ouvrir la porte au changement.

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