Marie-Claude Lortie

Marie-Claude Lortie - Auteur
  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
  • Lire la suite »

    Partage

    Lundi 7 février 2011 | Mise en ligne à 22h08 | Commenter Commentaires (29)

    Accro à la bière de gingembre

    bruce cost

    Photo Marie-Claude Lortie, La Presse

    Je vous ai dit, en décembre, qu’une de mes découvertes de l’année était la ginger ale de Bruce Cost, bue à New York.

    Eh bien en allant en Oregon, j’ai réalisé qu’il s’agissait en fait d’une vraie tendance. Les États-Unis sont en train de tripper à fond sur la bière de gingembre artisanale ou naturelle, qui n’a rien à voir avec la Canada Dry. La bière de gingembre goûte vraiment le gingembre et racle le fond de la gorge. Elle est piquante et sucrée. Dans la Bruce Cost, il y a même des morceaux de gingembre qui flottent dans la bouteille.

    Je suis allée un midi dans un deli à côté de mon hôtel et je leur ai demandé s’ils avaient la Bruce Cost. “Non, m’a dit la femme derrière le comptoir, mais j’ai la Cock’n'bull et la Reid et la Thomas Kemper…

    En fait, il y a des tonnes de bière de gingembre aux États-Unis. Suffit de les chercher.

    Très hâte que cette tendance arrive ici. À moins que vous en connaissiez déjà ?


    • On a la bière d’épinette Marco qui fait dans l’artisanal recette à l’ancienne…

    • La Chi Orientale – Brasseurs de Montréal

    • La cock’n'bull est pas mal mais la meilleure que j’ai bu ici, ça remonte à plus de 20 ans. Une bière jamaïcaine achetée chez Steinberg dans Côte-des-Neiges. Déja 20 ans que je ne suis plus un pauvre étudiant !!

    • Il y a la Ginger Beer, de la Microbrasserie du Lièvre à Mont-Laurier!!! Très rafraichissante comme bière!!!

    • La Microbrasserie du Lièvre de Mont-Laurier commercialise une bière au gingembre depuis quelques années…un vrai délice, surtout l’hiver!

    • Mon grand-père en faisait ici au Québec comme de la bière d’épinette(la vraie).

    • Souvenir de mon enfance lors de visites en famille à East-Angus: http://www.bulls-head.com/indexfr.html. Commandes web, masi pas de distribution dans la région de Montréal. Dommage.

    • J aime pas la biere mais je devrais peut-etre gouter celle-ci !

    • Vous DEVEZ écrire un article sur la bière d’épinette Marco à votre retour!!! C’est trop bon et j’espère toujours qu’une tendance “bière d’épinette” démarrera un de ces jours au Québec.

    • Ma première expérience avec des boissons au gingembre fut en Jamaique. Un goût qui m’était totalement étranger pour la profane que j’étais. J’ai aimé, et beaucoup cette subtilité dans la saveur.
      Je me permets de joindre un article :
      Le terme « gingembre » est dérivé du sanskrit shringavera, qui signifie « en forme du bois du cerf ». De là sont apparus le grec ziggiberis et le latin zingiber, puis « gingibre » en français, et finalement « gingembre », qui apparaît pour la première fois en 1256 dans un ouvrage écrit.

      On pense que le foyer du genre Zingiber se situe dans le sud de l’Inde et de la Chine, où on l’emploie comme plante condimentaire, alimentaire et médicinale depuis plus de 5 000 ans, mais on n’a jamais retrouvé ses ancêtres sauvages.

      L’une des premières épices orientales à faire son entrée en Europe, le gingembre y fut amené par des marchands arabes environ un siècle avant notre ère. Deux siècles plus tard, le Grec Dioscoride et le Romain Pline l’Ancien en font mention dans leurs écrits médicaux, soulignant ses propriétés carminatives et ses vertus comme antidote contre les poisons. Il était connu en France et en Allemagne au IXe siècle et en Angleterre au Xe siècle. Lors de la conquête, les Espagnols l’implantèrent aux Antilles et au Mexique de sorte que, dès le milieu du XVIe siècle, l’Espagne put importer de cette partie du globe la précieuse épice. C’était d’ailleurs la première fois que l’on cultivait avec succès une épice d’origine orientale dans le Nouveau Monde.

      Des crus

      Une épice qui trompe le nez
      Au XVIe et au XVIIe siècles, dans plusieurs pays européens, on mit au point le célèbre pain d’épices, aux nombreuses variantes régionales et qui, à l’origine, comprenait toujours du gingembre. Pourquoi? Parce que cette épice fortement aromatique permettait de masquer la saveur de la farine, qui était pratiquement toujours rance.

      De nos jours, on cultive le gingembre dans toutes les régions chaudes de la planète. Tributaires des conditions climatiques, de la nature du sol et des méthodes de culture, la composition et la qualité des rhizomes varient considérablement d’un pays à l’autre, si bien qu’on en est venu à établir une sorte de carte des crus :

      ?le jamaïcain, réputé pour son arôme délicat et qui se sert surtout frais, dans la cuisine et pour aromatiser diverses boissons. C’est celui-là qu’on est le plus susceptible de trouver dans nos épiceries;
      ?l’australien, à saveur nettement sucrée et citronnée, que l’on réserve pour les confiseries;
      ?l’africain du Nigeria et du Sierra Leone, plus corsé, possède une puissante saveur camphrée qui en fait un produit de choix pour la production d’huile essentielle et d’oléorésine, dont on tire des arômes employés en cuisine, en parfumerie ou dans les médecines de l’Extrême-orient;
      ?l’indien, à la saveur agréablement citronnée : on le destine surtout à l’exportation, si bien que la plus grande partie de la production de ce pays est déshydratée;
      ?le chinois, produit en très grande quantité, mais dont les rhizomes sont généralement écartés de nos marchés du fait qu’ils sont traités au dioxyde de soufre.
      Usages culinaires
      haut ?Râpé ou haché frais, le rhizome de gingembre s’utilise dans les plats sautés et les currys, les soupes, les ragoûts à l’orientale et les plats de poisson. Penser à l’ajouter dans une vinaigrette composée d’huile, de vinaigre, de miel et de sauce soya. On peut aussi en ajouter dans l’eau du thé ou en faire une infusion à prendre à la fin du repas : faire chauffer ½ c. à thé de gingembre râpé et trois ou quatre graines de cardamome dans une tasse d’un mélange mi-lait mi-eau ou dans de l’eau. Passer. Prendre chaud ou glacé.
      ?Mariné, il est indispensable dans la cuisine japonaise. On le sert avec les sushis, les sashimis, les nouilles orientales, la tempura, etc.
      ?Confit ou cristallisé, il entre dans la composition de biscuits, gâteaux ou autres desserts. Haché finement, il est excellent dans de la crème fouettée.
      ?Séché et moulu, il convient aux pains, pâtisseries, confiseries, poudings et entremets. Avec la noix muscade, il assaisonne à merveille la soupe à la citrouille. Il entre dans la composition du quatre-épices, dont on se sert pour assaisonner les plats mijotés.
      Si vous cultivez le gingembre, vous pourrez employer les jeunes pousses lorsqu’elles auront atteint sept ou huit centimètres. Faites-les sauter à la manière chinoise, ou mariner, à la japonaise, dans un mélange de vinaigre de riz, sucre ou miel et huile de sésame.

      Conservation
      haut ?Au réfrigérateur, le conserver sur une tablette et non dans le tiroir à légumes qui est trop humide, ce qui risque de favoriser le développement de moisissures. On peut facilement le garder quelques semaines. On peut aussi le conserver dans la dépense, comme les oignons et les pommes de terre.
      ?Mettre les rhizomes dans un bocal, les couvrir de xérès ou de brandy, fermer et réfrigérer. Ils se garderont pour ainsi dire indéfiniment.
      ?Au congélateur : il suffit de sortir un morceau de rhizome au besoin, et de le râper tandis qu’il est encore gelé. On évitera de le laisser dégeler, car il prend alors une consistance molle et devient difficile à râper.
      ?En morceaux, on peut le faire sécher au four à basse température, porte légèrement ouverte, pendant 10 à 12 heures, après l’avoir ébouillanté une dizaine de minutes pour éviter qu’il ne germe en cours de séchage. Si on le pèle et le coupe en rondelles, il n’est pas nécessaire de l’ébouillanter. Il séchera en quelques jours à la température ambiante.
      ?Les Asiatiques le conservent dans un sirop de sucre. Le sirop d’érable devrait convenir parfaitement à cette fin.
      (passeportsante.net)

    • Hahaha, je croyais que c’était un billet sur la Chi (Brasseurs de Montréal) ou la Ginger Beer (Brasserie du Lièvre!).

    • La Chi Orientale comme mentionne rochonjp. Délicieuse bière blanche de riz aromatisée aux agrumes, à la citronelle et au gingembre. Disponible dans la plupart des épiceries.

    • En fait, je m’en étais rendu compte quand j’étais allé au American Beer Festival à Denver il y a 7 ans. Ce festival est tout ce qu’un vrai festival de bière devrait être. Si on y boit 1oz de chaque bière de chaque (micro)brasserie, on ressort avec une demi-douzaine de caisses de 24 dans le corps. Pas de billets, de tickets modérateurs, pas d’achats supplémentaires. On y est, on a un verre, et vous pouvez vous le faire remplir jusqu’à la barre d’un once autant de fois que vous le désirez.

      On peut acheter son billet régulier à 60$ (d’après leurs derniers tarifs sur leur site web), mais aussi on peut acheter son billet de conducteur à 20$, qui offre accès à toutes les bières d’épinette. ET IL Y EN A! Quand j’y suis allé, au bas mot une microbrasserie sur deux en offrait, toutes plus succulentes les unes que les autres. C’est un véritable phénomène.

      Mais la bière de gingembre, la ginger brew, ne contient pas d’alcool. Mcl

    • En attendant de trouver mieux, le Golden Cockerel de Canada Dry fait la job… sinon c’est pas très difficile d’en faire soi-même, mais il faut être patient. Ma recette ressemble à celle-ci mais un peu moins sucrée: http://www.wikihow.com/Make-Ginger-Ale

    • Il y a aussi la bière d’épinette de chez Paul Patate à Montréal…depuis 50 ans…home made…..très rafraichissant et piquant !

    • > Mais la bière de gingembre, la ginger brew, ne contient pas d’alcool. Mcl
      Exactement, c’est le but. Tu payes le gros prix pour l’entrée, tu as accès à tout. Tu es conducteur désigné, tu peux faire le parcours toi aussi, mais essayer les innombrables bières au gingembre, donc pas d’alcool, mais (presque) autant de plaisir. :)

    • Si je me souviens bien, outre Canada Dry, il y avait Cott et Denis qui fabriquaient du ginger ale quand j’étais petite. C’était la boisson préférée de ma mère et il y en avait toujours à la maison. L’été, lorsqu’il fait très chaud, il m’arrive encore d’en acheter et je le mélange à de la vraie bière. Mais ça n’a rien à voir avec ce que vous nous présentez. Si vous cherchez quelque chose de vraiment différent, essayez un petit cocktail, bière et jus de pamplemousse rose. Vous m’en direz des nouvelles

    • D’accord avec vous hdufort! La bière d’épinette Marco est excellente, surtout en été par temps de canicule.

    • La bière au gingembre Grace est importée de la Jamaïque et disponible dans plusieurs supermarchés. Elle n’est pas artisanale mais très piquante avec son goût de gingembre prononcé. À défaut d’avoir goûté autre chose, je l’aime bien.

    • La marque Grace fait quelque chose d’assez bon (même si à facture un peu commerciale) que l’on peut retrouver au “Real Canadian Superstore” (cheap Loblaws) en Ontario.

    • Certaines “bières” de gingembre ou d’épinette sont faiblement alcooliques, alors que d’autres ne contiennent pas du tout d’alcool. Cela dépend du procédé utilisé. Dans certains cas, on utilise la méthode traditionnelle, qui consiste à faire fermenter le mélange directement dans la bouteille avec des levures. Dans d’autres cas, on embouteille en ajoutant du gaz carbonique sous pression (ce qui en fait une boisson gazeuse).

      Dans la méthode traditionnelle, il suffit d’utiliser une levure à pain pour que la bière d’épinette (ou de gingembre, ou d’herbes amères) ne contienne pas d’alcool. Si on utilise une levure à bière, alors elle sera alcoolisée à divers degrés.

    • Cet été, nous sommes allés dans le Maine et manger chez Federal Jack a Kennebunkport. Ils offraient toute une série de boisson gazeuse faite maison. Leur Boisson au gingembre est piquante et très goûteuse, jamais ne but rien de tel. Une explosion de saveur ou des morceaux de gingembre flottaient à l’intérieur de la bouteille.
      La compagnie s’appelle Capt’n Eli’s soda basé à Portland dans le Maine.

    • Il n’y a pas que le Ginger Ale de Canada Dry, il y a aussi le Ginger Beer (cannette dorée). Ça gratte un peu dans la gorge, c’est très bon.

    • La bière d’épinette Marcos n’a rien à voir avec ce que nos mères fabriquaient , on croirait qu’elle est dilué tellement elle est peu gouteuse . J’ai arrêté de l’acheter après être tombé sur plusieurs bouteille complètement flat .

    • La Ginger Beer de la Micro du lièvre est excellente. Il y a aussi la Ginger de Broawday Pub mais elle est plus subtile.

    • @felicio de parma – Si vous aimez le gingembre mais pas sous forme de bière, achetez-vous tout simplement des racines de gingembre en épicerie. Faites bouillir deux litres d’eau environ, pelez les racines (au moins toute une sinon deux), coupez-les en morceaux que vous ajoutez à l’eau bouillante, puis ajoutez une cuiller à thé de miel juste pour réduire l’âpreté. Conservez dans un récipient et buvez avec plaisir, avec ou sans glaçons! C’est aussi excellent pour tout le système digestif. À consommer aussi quand on a la nausée.

    • @litchi – Un mélange de bière et de ginger beer s’appelle “Shandy Gaff”.

    • @jolico
      Et Molson, Labatt ou O’Keefe (?) a déja essayé de populariser ce délicieux mélange d’après golf sous le nom de Twist Shandy. Ca venait en bouteille, déja tout mélangé. C’était pas buvable.
      On est mieux de le mélanger nous-mêmes en plus qu’on peut ajuster la dose à notre gout. Moi j’aime bien, un ginger beer pour 2 bières (de mon choix bien entendu).

    • Ha oui. On peut trouver du gingembre cristallisé che Métro ou ailleurs. C’est excellent dans le bois l’hiver. Ca donne de l’énergie et le piquant réchauffe le corps.
      Et bien entendu le gingembre mariné. Hummmm.

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

    publicité

  • TWITTER

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    juin 2009
    L Ma Me J V S D
    « mai   juil »
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
    2930  
  • Archives

  • publicité