Marie-Claude Lortie

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  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Dimanche 30 janvier 2011 | Mise en ligne à 11h31 | Commenter Commentaires (58)

    Sommes-nous des parents trop mous ?

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    Amy Chua. Photo Larry D. Moore/AP

    Doit-on être plus stricts avec nos enfants ? Doit-on leur en demander plus ? Leur rendons-nous service en cherchant à dorloter leur estime de soi, devrions-nous plutôt les confronter jeunes à la dure réalité de la vie et de la concurrence, où tout le monde n’est pas le meilleur et ne reçoit pas de médaille de participation ? Mais en revanche, quand est-ce qu’une éducation stricte devient un frein au développement de la créativité et de l’autonomie ?

    Le WSJ, le Times… Tout le monde en discute. Le magazine Time fait aussi sa une de la semaine avec ce sujet chaud lancé par l’avocate américaine Amy Chua dans un livre percutant. Et la discussion continue.

    Ma chronique sur ce sujet que j’avais abordé ici.

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    • Concurrence, éducation stricte, brillante avocate américaine… ah tous ces moyens pseudo-modernes et simili-dans-le-vent pour remettre nos bonnes vieilles valeurs de droite en selle. C’est d’un lassant…

      Tant qu’à lancer de grands débats futurologistes, how about: “Ne devrions-nous pas la détruire, cette ci-devant société de concurrence, afin que nos enfants finissent par y vivre mieux…?”

      Paul Laurendeau

    • Afin de pouvoir exercer un rôle significatif dans l’éducation de nos enfants, encore faudrait-il avoir la possibilité d’être présent à leur côté ! Malheureusement, nos tribunaux fantoches sous l’influence d’une idéologie déviante, le féminisme revanchard, prennent un malin plaisir à écarter les pères de famille de la vie de leur progéniture dès que la mère en manifeste le désir, sans égard à la cause. Une famille intacte représente certainement la meilleure garantie de réussite dans la vie d’un enfant. Avec le taux de divorce dans la société Québécoise, il ne faut pas s’étonner que les enfants soient élevés sans père et sans repère !

    • Oui.

    • Mme Lortie, vous avez fait un billet identique il y a de cela moins d’une semaine. Il me semble que c’est redondant, non?

      Ça s’appelle une suite. Ou alors, en jargon journalistique, un follo. mcl

    • C’est quand même un peu ridicule de donner en exemple l’éducation à la chinoise, quand on voit la société que ça donne. J’ignore pourquoi, mais on a au Québec tendance à avoir une vision positive de la société chinoise, sans doute parce que nous n’en connaissons pas grand chose. En réalité, c’est une société rigide, très fermée, où les gens sont d’une rudesse et d’une impolitesse entre eux qui serait inimaginable ici.

      Il faut lire le livre de Marc Boulet, « Dans la peau d’un Chinois », qui nous en donne une vision de l’intérieur – l’homme parle couramment le chinois et a une femme chinoise. Le portrait qu’il en trace est loin d’être très reluisant… La culture classique chinoise a certes de belles valeurs, mais l’éducation à la chinoise, ça ressemble plus à ce qu’Alice Miller appelait la «pédagogie noire». Ça donne des sociétés portées sur l’autoritarisme.

      Sans doute les parents québécois sont-ils trop complaisants envers leurs enfants, mais l’éducation à la québécoise a aussi ses forces. On inculque à nos enfants des valeurs d’ouverture, de respect des autres, de spontanéité aussi. On pourrait certes leur inculquer un peu d’exigence envers eux-mêmes, de rigueur, un peu plus le sens du devoir, mais ça ne veut certainement pas dire en faire des petits robots performants et conformistes. Surtout pas.

      Les méthodes d’éducation décrites par mme Chua sont tout simplement détestables, et elle semble les remettre en question dans son livre, du moins avec l’une de ses filles. Non, le but de l’éducation n’est pas de faire de nous des premiers de classe, mais des êtres humains avant tout.

      D’ailleurs, comme le disait le créateur de South Park, un cancre à l’école qui se moquait de cette manie américaine de pousser à la performance, dès l’école, les premiers de classe font de bons agents d’assurance, mais deviennent rarement des gens créatifs. Les petits conformistes élevés à la dur et qui ont toujours « performé » sont incapables de sortir des sentiers battus.

    • Je partage de Mme Lotie quant à l’importance d’inculquer aux enfants le sens de l’effort, du plaisir de réussir et d’aller au bout de soi (chronique du 29 janvier). J’aurais toutefois souhaité qu’elle présente un point de vue plus nuancé. En effet, je ne suis pas certaine que “l’adulte sait [toujours] mieux que l’enfant ce qui est bon pour lui”. Certains parents n’ont pas résolu leurs troubles narcissiques (voire même n’en n’ont pas encore pris conscience) et tentent maladroitement de panser leurs blessures en se projetant sur leurs enfants. Leur égoïsme , comme le dit Mme Lortie, est comparable à celui de la mère indigne “qui boit du martini dans son salon”… mais, à mon avis, il n’est pas plus excusable que toute autre forme de négligence que l’on fait subir aux enfants sur le long terme.

      Ayant pratiqué la danse classique pendant de nombreuses années, j’ai vu nombre de ces petites Asiatiques débarquer dans les classes de danse et nous épater par leur technique admirable. Malheureusement, ces filles bien souvent ne dégagent rien, elles n’émeuvent que par leur fragilité, elles n’ont pas de caractère et semblent psychiquement immatures. Elles sont le portrait de Nina dans le film “Black Swan” qui a passé toute sa vie à rechercher la perfection, encouragée par une mère qui (comme le prétend Mme Lortie) devait supposément savoir mieux que sa fille ce qui était bon pour elle. Il est clair que ce n’était pas le cas et cette pauvre Nina se retrouve à l’âge adulte dépourvue de substance, avec un énorme problème identitaire à guérir. Si elle poursuit sur cette voie, Nina finira comme l’ex-danseuse étoile de la troupe qui, le jour où elle n’arrive plus à être la meilleure et être performante, se trouve complètement détruite psychologiquement et s’effondre. Si Nina veut échapper à ce destin psychique funeste, elle n’a d’autre choix que de virer cette mère néfaste de sa psyché, cette mère de la perfection.

      Il est important à mon avis d’apprendre aux enfants à faire des efforts et à donner le meilleur d’eux-mêmes tout en demeurant à l’écoute de leur nature profonde et de ce qu’ils sont véritablement. Malheureusement, sur ce plan, l’enfant sait mieux que le parent ce qui est bon pour lui. Son instinct ne ment pas et on doit l’encourager à l’écouter, tout comme on doit montrer à l’enfant qu’il faut savoir reporter la satisfaction de certains besoins pour pouvoir réaliser des désirs de plus grande valeur (i.e. ceux formulés par l’instinct, et non les envies du moment). Malheureusement les rêves de réussite et de performance des parents viennent souvent compromettent le développement psychique équilibré des enfants qui risquent de sombrer dans la grandiosité ou la dépression à l’âge adulte. N’oublions pas que le développement identitaire de l’enfant est essentiel car il est à la base du bonheur de l’humain et compte bien plus que les prix remportés pendant l’enfance!

      Entre le drame de l’enfant doué (i.e. qui répond parfaitement aux désirs de ses parents et sait même les deviner) et le despotisme des enfants-rois (qui ne sont guère plus heureux), pourquoi ne pas choisir l’équilibre. Pour y arriver, les parents doivent être capables d’introspection pour ne pas tomber dans l’une ou l’autre de ces formes d’excès. Si les parents sont trop mous, c’est peut-être d’abord et avant tout envers eux-même: il leur faut apprendre à résister à cette tendance à projeter sur leurs enfant leurs propres blessures narcissiques (besoin d’amour ou rêves irréalisés).

    • @limreh3@yahoo.ca

      Est-ce-que la prochaine étape pour vous sera de grimper sur la structure du pont Jacques-Cartier pour sensibiliser les incultes que nous sommes au péril du féministe revanchard?
      Lâche pas la patate, mon homme…

    • L’éducation parentale est intrinsèquement culturel, selon moi. Les Québécois (francophones ou anglophones) n’élèvent pas leurs enfants de la même façon que les Anglo Canadiens, par exemple. Bref, il est quelque peu inutile de se comparer au modèle américain et encore moins pertinent de le faire sur le modèle sino-américain ou sino-canadien.

      On n’a qu’à côtoyer des jeunes d’origine choinoise, japonaise, vietnamienne ou coréenne pour se rendre que leurs parents ressemblent beaucoup plus à “patrons” qu’à des parents, sans vouloir être méchant.

      Si cette Amy Chua préfère faire de ses enfants des robots à performance, c’est son problème.

      Les parents québécois trop mous? Peut-être, si l’on se compare au reste du Canada et aux États-Unis…cela cause-t-il du tort à la jeunesse québécois? J’en doute. Les jeunes québécois sont généralement beaucoup plus autonomes, indépendants et matures que leurs compatriotes anglophones qui, eux, prennent beaucoup plus de temps à couper le cordon ombilical.

    • Désolé pour les fautes, je tappe trop vite.

    • Et… on va se décider à nous en parler, dans ce folio ou dans un autre, de la grosse crise familliale qui a fini par faire caler le beau pogramme de dressage infantile de Madame Chua?
      P.L.

    • @ysengrimus – La concurrence n’est pas nécessairement le problème. Adam Smith “The wealth of nations” a bien expliqué le principe de la main invisible et son effet positif sur la société en générale. Le problème est plutôt la société de consommation à outrace dans laquelle nous vivons. C’est le résultat du système banquaire fractionnaire et de l’émission des devises avec contrepartie en dette. Tant que tout l’monde dépense et s’endette, le système fonctionne. Ces temps-ci, les gouvernements ont pris la relève car le consommateur est endetté au max.

      Quand à votre question, mme Lortie, je ne dirais pas qu’on est trop mou, mais plutôt qu’on ne se sent pas vraiment responsable du succès ou de l’échec de nos enfants. Les parents semblent s’évader par qu’ils ne sont pas pleinement impliqués.

      Et là, je serais tenté de parler du corpogouvernemôman, mais j’vous épargnerez… :)

    • @ Vinny53 : D’accord avec vous.

      L’article du Psychology Today à ce sujet date du 13 janvier ; l’article du New York Times date du 14 janvier, ; la couverture du magazine Times du 20 janvier. Le premier billet dans ce blogue sur cet ouvrage date du 27 … Il est vrai qu’il en a une discussion dans le Wall Street Journal du 29.

      Le lien vers une entrevue de A. Chua au “Colbert Report” : http://watch.thecomedynetwork.ca/the-colbert-report/full-episodes/#clip406348

    • Oui.

    • le plus drôle et que chaque parent, chaque enfant dans chaque situation est différent.
      Pour certains, la formule stricte est nécessaire et utile, d’autres se développeront mieux dans le laxisme, bref, chaque cas est unique et différent.

      L’important est de mesurer le résultat.

      Cependant, quand ça réussi, on se dit “voilà la formule” et quand ça rate on se dit “il aurait fallu…”
      Le résultat n’est visible qu’après.

      Trop sévère? pas assez? C’est selon l’enfant, l’environnement, la culture, les parents, les circonstances, les buts visés….

      L’important demeure la présence.

    • Ça s’appelle le retour du balancier. Du temps de mes grands-parents, il ne fallait surtout pas dire à un enfant qu’il était beau, qu’il était bon, qu’il était fin. Il n’avait pas droit de parole à table, seuls les adultes avaient ce droit. Puis tranquillement on est passé à la période de l’enfant roi, où le moindre geste, prout ou autre lui attirait des exclamations de joie et d’enthousiasme. Pendant ce temps dans les écoles, on nivelait par le bas, on baissait les exigences, on intégrait à gogo tous les débiles légers, handicapés de toutes sortes. Il ne faut en aucun cas traumatiser les enfants en leur disant qu’ils sont poches en maths ou en français.

      Je suis convaincue qu’il y a un juste milieu entre les deux. Quand je vois arriver ces enfants rois au travail, j’ai parfois envie de les assoir subito presto. En arrivant, ils veulent le même salaire, les mêmes vacances, les mêmes choix d’horaire que ceux qui ont travaillé pendant 10 20 voire 30 ans. Ils ont mal à leur petit nombril.

      Moi, j’ai été plus sévère que la majorité de mes contemporains, mais je ne suis pas une mère chinoise. Ce n’est pas à moi à choisir la carrière de mes enfants ni leur conjoint mais on a le devoir de leur donner des bonnes conditions pour étudier et de les encourager. Je me suis permis de dire à mes enfants que ce qu’il faisait était bien ou très bien mais aussi de leur dire qu’ils pouvaient faire mieux. S’il y a des choses que je changeraient dans leur éducation, ce n’est pas la diminution des exigences que j’ai eu envers eux. Ils m’ont prouvé qu’ils étaient capables.

    • Pourquoi opposons-nous ainsi les extrèmes continuellement? Je n’approuve pas le dressage à la performance à tout prix mais je n’approuve pas non plus l’absence de méthode et de laisser un enfant régenter la maison sans rien exiger de lui.

      Lorsqu’on compare les extrèmes, tout ce qu’on obtient c’est deux camps qui ne font qu’énumérer ce que l’autre fait de mal et on n’identifie pas l’ombre d’une idée constructive. Il faut se souvenir que nous pouvons apprendre de ceux qui pensent différemment de nous sans être obligé de changer 100% de notre façon de faire.

      Effort physique, effort intellectuel, saine compétition, jeu, détente, gestion de l’échec et même “naisage”, il y a place pour tout ça dans la vie d’un enfant. Aucune personnalité n’a qu’un seul aspect et aucune personne n’adopte la même attitude en tout temps et en toute occasion.

      On ne cesse de nous marteler qu’il faut être polyvalent et qu’il faut savoir s’adapter dans le monde d’aujourd’hui. Ce n’est pas en élevant les enfants comme des robots ou des rois et reines que nous parviendront à les préparer à un monde diversifié.

    • Je le répète: inculquez la passion à votre enfant, le reste suivra de lui-même.

      Ça ne sert a rien de forcer du talent dans la gorge d’nu enfant. Oui, il peut devenir excellent en musique, il pourra reproduire à la perfection des pièces de Mozart. Mais jamais il ne composera quelque chose d’unique et de nouveau; seule la passion permet de mener à la créativité.

    • Oui, pour inculquer le sens de la discipline, du dépassement de soi et du goût de l’effort.

      Non, pour voler l’enfance au nom de la performance à tout prix, pour inculquer des valeurs matérialistes à la réussite d’une personne et pour ne pas respecter l’unicité de chaque enfant.

    • Ce questionnement est un luxe réservé aux parents encore en couple, à mon avis de père séparé. Quand bien même on aurait la meilleure des relations de “co-parentalité” avec l’ex, quand arrive les questions de discipline, on ne peut imposer notre vision à l’autre, lui dire comment ça devrait se passer chez elle/lui, fait que… ;)

    • Je n’aime pas vraiment l’idee d’etre plus stricte avec un enfant parce que la vie est dure et que la competition est feroce dans notre mechante societe. Tu ne veux pas l’elever dans ce genre de philosphie basee sur la peur et l’insecurite.

      Par contre entre et la philosophie d’Amy Chua (qui est definitevement une cinglee) et une philosophie nihiliste a tendance hippie qui risque de faire de l’enfant un slacker il y a un juste milieu.

      Et pour moi ce juste milieu se trouve dans une approche plus classique. Ca veut dire etre plus rigoureux mais ca veut aussi dire d’accorder plus d’importance a certaines valeurs qui semblent demoder depuis plusieurs annees. Exemple, proner les vertus du travail et de l’humilite plutot que de proner une approcher centree sur l’enfant pour faire grandir sa confiance.

      A part ca c’est important de lui montrer le respect de l’autorite et les bonnes manieres.

      Exemple, aujourd’hui si un enfant a de la difficulte a l’ecole le parent va souvent prendre le cote de l’enfant et blamer le prof. En faisant ca non seulement l’enfant ne respectera pas les profs mais il va apprendre a mettre le blame sur les autres quand les choses mal.

      Et bien sur a la base les parents doivent montrer l’exemple. J’ai deja entendu Doc Mailloux affirmer qu’on ne peut pas ‘inculquer’ des valeurs a notre enfant. Il faut vehiculer ces valeurs et l’enfant va les prendre en imitant le parent.

      Je trouve que ca fait beaucoup de sens. Si un parent est lache et qu’il passe sont temps a sacrer en blamant tout le monde pour ses problemes il y a des bonnes chances que l’enfant devienne comme ca.

    • Plutôt bien et équilibré votre article. Je dirais oui, dans beaucoup de cas (pour répondre à la question du titre). Pas question d’être tortionnaire évidemment, mais à mon avis il y a place pour plus de rigueur.

    • Ben c’t'affaire!!!! C’est certain! Les baby boomers ont élevé des ti-kings et nous sommes pris avec eux… car ils sont maintenant sur le marché du travail! Youppi! Mais c’est aussi toute la société batie par les bb qui les ressemble: pas de colonne!

    • Je ne peux faire une généralité de ma situation mais voici:

      Un garçon qui double sa première année, qui confronte le professeur. On me demande de consulter en psy… Un été à la dure: leçon tous les jours , aucune négociation, autorité ++. Il est maintenant un premier de classe .

      Plutôt d’accord avec l’approche dure: conséquence lors de mauvais comportements et récompense lors des réussites…

    • Sommes-nous des parents trop mous?
      Excellente question…
      Nous avons deux filles 20 et 24 ans, je peux aujourd’hui affirmer que… je ne le sais pas encore.
      L’erreur que j’ai fait en partant, c’est de vouloir tous faire par moi-même. Aujourd’hui si cela était à refaire, je réveillerais la fifille le matin pour pelleter, c’est elle qui passerait le balais et laverait les planchés. Le père et la mère travaillant tous les deux, fournissant le toit la nourriture et l’éducation, les enfants doivent faires eux aussi leurs part.
      Sur le côté corvée, j’ai vraiment manqué le bateau, mais est-ce qu’elles sont aujourd’hui moins bien élevé pour autant? Pas du tout.
      Danny mansour

    • Ce sont les parents qui éduquent leurs enfants et non le contraire. La question est réglée depuis des millénaires. Pourquoi tourner stupidement autour du pot, sinon pour faire du cash ($$$) encore et encore sur le dos des ignorants qui se croient les premiers alors qu’ils sont les derniers.

    • Personne ne comprend la notion de l’équilibre dans la vie? Oui, on aime nos enfants, on les dorlote, et nous voulons qu’ils soient bien dans leur peau et se sentent aimés. Mais, OUI aussi à leur montrer que la vie ne tourne pas autour d’eux, qu’il y a de la compétition, et que s’ils ne font pas les efforts requis, ils seront les derniers. On ne va pas les regarder à 25 ans et dire, “Pauvre toi, t’as échoué tes cours? Tu flottes d’une job à l’autre, mais on t’aime, voilà le poste de Directeur, bonne chance. Si ça marche pas, pas grave.” Voyons donc.

      cookeryandwivery.blog.ca

    • Il y a des milieux, qui ont des parents très similaires à Mme Chua, qui encourage ce genre de comportement. La musique classique, la danse (ballet), le patinage artistique, le hockey, le football.

      Ce genre d’activité nécessite autant de talent que je travail, et l’un sans l’autre ne mène à rien de bien impressionnant. J’ai pratiqué le violon pendant 11 ans, et j’ai connus nombre d’autres enfants dans le même bateau grâce aux orchestres symphoniques de jeunes (et ainsi aux activités parallèles comme la danse). Mes cousins, eux, ont été élevés dans le hockey (qui est p-e plus physique mais tout aussi exigeant mentalement.

      On voient clairement les enfants des parents chéris par Mme Chua : nerveux, fragiles, incapable de relaxer et d’aimer ce qu’ils font, j’en connaissais qui faisait des ulcères à 11 ans à cause du stress. C’est vrai, si le parent est chanceux sont enfant aura du talent dans le bon domaine et il réussira: je connais bon nombre de musiciens professionnels. Remarque j’en connais 2 qui ont essayé de se tuer aussi.

      Être incapable de perdre c’est pas un avantage.

    • Il y a toujours eu des gens trop mous et d’autres trop durs à différent degrés. Les parents ont la responsabilité d’inculquer du jugement et un sens des responsabilités à leur enfants, une responsabilité pour laquelle ils sont souvent peu préparés ou qualifiés. Qu’on aime ou pas l’approche plus exigeante des asiatiques entre autres, les faits sont qu’ils nous surpassent dans plusieurs domaines. Leur passé et leur culture expliquent pourquoi. C’est très évident que nous ne sommes pas assez exigeants comme parents en général, mais c’était tout le contraire il n’y a pas si longtemps, pour ne pas dire trop exigeants pour les mauvaises raisons.

      L’enrichissement de la classe moyenne, la réaction aux abus du passé, les divorces, les deux parents qui travaillent, ou le simple fait que les jeunes d’aujourd’hui ont accès à beaucoup plus d’information et ont plus d’options sont quelques raisons pourquoi les parents n’ont plus le même contrôle sur leurs enfants. Je prévois un relâchement chez ceux-là même qui nous font la lecon pour les mêmes raisons que nous avons changés.

      Pour réussir, les parents se doivent d’être plus intelligents dans la manière d’être exigeants, utiliser plus de psychologie pour motiver, pour établir des règles justes et des limites. Les parents doivent surtout donner un meilleur exemple. La peur et les menaces à outrance, ca ne marche pas. Tout laisser aller est désastreux à long terme.

    • Une autre mode lancée par la montée économique fulgurante de la Chine…

      Quand j’étudiais en économique au début des années 80, à la grande récession (12% inflation, 20% taux intéret et 10% de chômage) qui a laissé sur le carreau un paquet de jeunes , tous les textes économiques disaient que l’Amérique devait adopter le modèle Japonais…La Grande Mode…

      Il fallait discipliner nos enfants, devenir une armée de production , rien n’était devenu plus important que le conformisme à la Japonaise…

      je n’embarquerai jamais dans un comportement aussi ridicule qu’Amy Chua…
      Pratiquer jusqu’à l’écoeurement un instrument de musique pour faire plaisir aux parents maladivement ambitieux et concurrentiels…quelle connerie…
      l’enfant doit avoir le goût et…un minimum de talent pour jouer d’un instrument…
      Sans étincelles, ça ne sert à rien…

      Plutôt faire du sport ou n’importe quoi d’autres…

      Nos enfants ne sont pas des robots…
      Une vie sans bonheur est une vie ratée…

    • La réponse est dans nos écoles et dans les centres d’achats.

    • Il existe présentement une dangereuse tangente dans l’éducation qui se résume à : La compétition entre jeune est mauvaise. Perdre fait baisser l’estime de soi. Il ne faut pas que l’enfant soit moins bon que les autres, qu’il connaisse des échecs. Ils ne se relèvera pas. Ceci est lié aussi à l’attitude des parents qui considèrent que leurs enfants n’ont aucun défauts et qu’ils sont incapable d’assumer le fait que ces enfants ont des travers et que ceux-ci doivent y remédier.

      J’ai travaillé dans le service à la clientèle pendant des années incluant boutiques, restaurants et services publics et sincèrement beaucoup de parents tolèrent tout et ne font aucune discipline et s’attendent à ce que l’école élève leur enfants à leur place. Ils ne se rendent pas compte du poids qu’ils mettent sur les épaules du personnel en leur envoyant des jeunes pourris gâtés et insolent à souhait. Bien sûr il est interdit de faire la morale à LEUR enfant car cela les insultes. Personnellement, un enfant qui me lance une assiette de frites en pleins visage mériterait une sévère réprimandation.

      Donc arrêter de penser que vos enfants sont des martyrs du système et élever les pour qu’ils puissent affronter les vrais défis de la vie car vous ne serez pas toujours la pour tout prendre à leur place et les protéger des conséquences de leurs mauvaises actions.

      Définir élever un enfant comme du monde?
      C’est un jeune qui ne contestera pas l’autorité avec des HEYE TOÉ, FERME-LA, TU CAPOTES!!!
      C’est un jeune qui n’utilisera pas d’insultes ni de blasphème à son professeur ou un adulte.
      C’est un jeune qui, lorsqu’il se trouve dans un endroit public ou privé, n’endommagera pas les biens, ne vandalisera .
      C’est un jeune qui respectera les règles de société élémentaires (faire la file, ne pas crier dans un cinéma, une salle de classe, un restaurant et ne jettera pas des objets sur les gens)
      C’est un jeune qui ne lancera pas au visage d’un enseignant : TOUCHE MOI PAS OÙ JE T’ACTIONNE
      Autre définition intéressante : Définir UN ADULTE élevé comme du monde?

      C’est un parent qui ne va pas blâmer les professeurs pour chaque échec de son enfant ( un enfant doit pouvoir étudier, faire ses devoirs et si il ne réussit pas, prendre la responsabilité de ses actes. Le rôle du parent est de l’assumer)
      C’est un parent qui ne va pas rentrer en pleine salle de classe pour insulter le professeur car celui-ci a puni leur SAINT ENFANT
      C’est un parent qui va être capable de s’informer avec le professeur du cheminement de son enfant sans envoyer automatiquement la faute des faiblesses et incidents du jeunes sur la direction et les professeurs.
      C’est un parent qui prend la responsabilité de son rôle de parent et qui saura punir justement son enfant pour des fautes grave qu’il a commise (frapper un professeur, tricher, vandaliser, avoir ostracisé un autre jeune pour rendre sa vie misérable)
      J’ai travaillé assez longtemps dans le services a la clientèle, les restaurants, et même des milieux scolaire pour me rendre compte que lorsque le jeune est mal élevé, le parent n’est jamais très loin de la faute…

    • J’ai seulement 19 ans et en fait, je me demande si cela ne serait pas une bonne idée… La créativité et tout, c’est bien, mais c’est inutile. On en parle de la créativité mais ce n’est pas réalisé. J’étudie la philosophie et la plupart de mes amis les arts et à voir ce qui s’en vient pour nous, on peut se permettre d’en douter. Les étudiants en commerce, finance, administration ont les beaux jours dans leur cubicule; certains diront que non mais il reste que c’est eux qui se ramassent à pouvoir se permettre les extravagances comme voyager plus tard et surtout ce sont eux qui vont avoir du travail.

      Je ne dis pas que c’est bien mais à toujours parler de valeurs intellectuels, de créativité etc. On semble faire perdre de vue que la société en a rien à cirer des philosophes, artistes et autres intellectuels. Notre société veut des pousseux de crayon et on valorise le “vrai” travail (encore d’apres la société en tout cas).

      Je trouve ca tres triste… mais avons-nous fini de parler de la créativité des enfants et tout ca alors que ce n’est pas valorisé? On leur fait miroiter ces merveilleuses choses, on en parle et on valorise et voila qu’une fois plus vieux, ils se rendent compte que la société en a rien a faire…

    • Amy Chua est un DESPOTE !
      Il y a un milieu entre être un parent ‘mou’ et un ‘tortionnaire’ d’enfants !
      Elle a élevé ses deux filles comme des prisonnières dans un Centre carcéral.
      Amy Chua la louve des ‘parents stricts’ !

    • Décidément, Mme Lortie,

      «Follo» ne relève pas du tout du jargon journalistique. Ce n’est rien de plus qu’un vulgaire anglicisme, follow, as in «followthru» ou encore «to follow», comme dans suivre…
      Tout de même.

      Votre sens de l’humour est formidable. mcl

    • Bien dit, l’école et les centres d’achat…

      Et si l’école et le centre d’achat ne faisait qu’un?
      Si on vendait le savoir comme on vend du savon à linge. Le savoir ne s’apprend plus, il se consomme. On con-somme le savoir à la vitesse de l’Ipad. Click, click, click, plus vite, je veux savoir mais pas trop, juste un peu, juste assez, mais rapidement. Donnez-moi su savoir, je le veux ”all dressed”, pas d’anchois.

      Je peux vous offrir un peu de rhétorique?
      Oui, de la rhétorique en plastique, jetable et biodégradable.
      Je vous l’offre sous forme d’éducation verte, environementalement certifiée iso.
      Ne vous en faites pas je ne serai pas trop exigeant, vous m’abandonneriez trop rapidement.
      Je serai un ami, un clown, un artiste du savoir.
      Je vous instruirai en vous amusant, et vous repartirez joyeux, heureux, sans soucis et désinvolte.
      Par la suite je vous donnerai un peu de pain et beaucoup de jeux.
      Je vous amuserai de plus en plus, jusqu’à ce que vous soyez saturé.
      Votre cerveau avec tout ce cirque, n’aura plus le temps de penser.
      C’est à ce moment que je pourrai exiger de vous ce que je désire.
      Vous allez me remercier et je vous en donnerai encore et encore, jusqu’à ce que votre cerveau ne puisse plus comprendre.
      C’est à ce moment que vous atteindrez la béatitude.
      Moi? Exigeant? Non…jamais…

    • Et dans 15 ans on fera des blogues sur la façon de prévenir le stress des enfants qui leur donne des problèmes d’estomac, des insomnies et pour quelques uns les conduit au suicide.
      (…)

    • À la question ‘Sommes-nous des parents trop mous ?’ je substituerais ‘Est-il nécessaire d’humilier son enfant afin qu’il devienne discipliné et studieux ?’.

      Mon problème avec Mme Chua ? Ses techniques de discipline. Un enfant humilié, tout le temps écrasé, ne pourra devenir un adulte épanoui – épanoui de manière à non seulement se réaliser professionnellement mais aussi de manière à entretenir des relations harmonieuses avec son entourage, à devenir aimant et généreux, passionné et curieux.

      Il est possible d’inculquer la discipline et le sens de l’effort sans écraser un enfant. Au travers de la patience, de l’amour du travail bien fait, du respect, etc.

    • Poser la question c’est y répondre.

      Et comment que nous sommes trop mous…non seulement comme parents, mais comme société !

      On a vu ce qu’on donné les méthodes d’éducation laxistes des boomers…Des enfants-rois, allergiques à l’autorité, au travail, à l’effort et au respect, à qui tout est dû.

    • @danielolivier ahahah TELLEMENT!

      Je vais répondre : oui pour certains, non pour d’autres
      Tout dépend de la façon dont chacun voie l’éducation de son enfant (ou ne voie pas…)
      Je préfère nettement l’équilibre, il y a des moments ou il faut être rigide et d’autre ou on en a pas besoin.

    • @danielolivier

      J’allais écrire exactement la même chose que vous. Ce qui me fascine tant, c’est la stupéfaction des gens devant un phénomène connu depuis longtemps. Pas besoin de cette Dame pour nous faire comprendre ce qui nous saute aux yeux. Alors devant tant de vérité, appliquons-nous à faire ce que nous faisons de mieux au Québec: diminuons-la.

    • @ stridulation

      J’ai voulu m’immiscer dans le débat, mais c’était pour écrire sensiblement la même chose que vous. Je m’abstiendrai donc, mais j’ajouterai quand même ceci, pour enfoncer le clou: si les Chinois étaient si formidables et si bien éduqués, nous voudrions tous leur ressembler. Or, il me semble que ce soit (très) loin d’être le cas…

      Autre chose: J’ai toujours pensé qu’il fallait, dans la vie, placer nos gestes et nos actions sous l’égide de la mesure et de l’équilibre. En un mot, je crois qu’il faut toujours essayer de faire preuve de sagesse. Aussi, les positions d’Amy Chua sur l’éducation des enfants ne me semblent pas sages du tout.

      J’ai aussi une question pour vous Stridulation: comment quelqu’un d’aussi sensé que vous peut-il se permettre d’écrire des énormités sur les cinéphiles et le cinéma d’auteur? ;-)

    • Comme s’il y avait une seule façon d’éduquer des enfants. J’en ai trois et ils ont des caractères et besoins différents. La culture asiatique est différente de la culture nord-américaine.

      J’interdit très peu de choses à mes enfants, maintenant ados. Ils peuvent faire leurs propres choix; en contre-partie, ils doivent accepter les conséquences qui viennent avec leurs décisions, conséquences qui peuvent les suivre toute leur vie.

      Alors, suis-je dans l’erreur de responsabiliser mes enfants plutôt que d’interdire?

    • @astyanax

      Hi hi, vous m’avez fait beaucoup rigoler!

      Bah, j’imagine que nous avons tous nos zones de bêtise, notre point aveugle. Le mien concerne-t-il le cinéma d’auteur? Je ne sais pas.

    • Il arrive que les enfants élevés par un parent qui confond discipline avec brutalité et motivation avec humiliation deviennent des adultes qui se laissent maltraiter physiquement ou psychologiquement par un supérieur hiérarchique ou un conjoint violent ou au contraire deviennent eux-même violents et se vengent par procuration sur le conjoint du même sexe que le parent qui les tourmentait.

    • @stephaine2009
      Tant qu’à moi, tout se résume à votre commentaire. L’énorme différence entre “discipline” et “brutalité” et entre “motivation” et “humiliation” Je pense que le terme discipline a pris une connotation extrèmement négative dans notre société ce qui explique bien des choses.

    • @stephanie2009

      Ou sur leurs enfants, ou sur toute autre personne sur laquelle ils ont du pouvoir. Ça explique sans doute pourquoi, dans certaines sociétés, les gens peuvent se montrer aussi brutaux. C’était la thèse soutenue par Alice Miller pour expliquer le nazisme.

    • @ Stridulation

      Alice Miller, oui, mais aussi Michael Haneke dans Le Ruban blanc. Sauf que vous ne l’avez certainement pas vu, si?

      Je vous niaise (hé! hé!), n’empêche que c’est tout à fait la thèse de ce film.

    • @astyanax

      Nan, j’ai pas vu, j’aime pas les films de festival… :o)))

    • Je dois vous dire que j’ai été troublée et un peu découragée à la lecture de votre papier de samedi dans la Presse. Je n’ai jamais dénoncé des propos journalistiques mais cette fois je ne peux rester indifférente. J’ai du mal à croire que vous applaudissez et valorisez cette éducation qui a pour but de former des « super-performants », alors que je me bats tous les jours dans mon cabinet de psychologue pour enfants à réparer les innombrables dommages collatéraux qui proviennent de cette culture despotique de la performance.

      L’anxiété de performance …vous connaissez?

      Tous les jours j’accueille dans mon cabinet des enfants de six , sept ou huit ans insomniaques, en passe de développer des troubles panique, des phobies scolaires, des phobie sociales. Des enfants profondément malheureux et parfois même suicidaires.

      Détrompez-vous madame Lortie la rigidité, l’autoritarisme et l’éducation hautement « surmoïque » ne construit pas des enfants forts. Elle fabrique des angoissés…

      Figurez-vous qu’il n’y a pas des millions de virtuoses sur la terre et à ma connaissance chaque classe ne compte qu’un seul premier . Que deviennent les autres, ceux que leurs parents éduquent comme des petits robots subissant quotidiennement la pression déraisonnable de leurs attentes irréalistes . Des parents souvent frustrés qui font de leurs enfants rien d’autre que leur propre prolongement narcissique. L’horaire de ces enfants est plus chargé que celui de nombreux politiciens : Après la classe, deux heures de piano par jour, devoirs, leçons, cours de patins artistique, de natation le samedi, cours de rattrapage dimanche et j’en passe…

      Des enfants qui n’ont pas le choix car amour et tendresse riment avec performance , des enfants qui n’ont pas d’identité propre. Des enfants dont l’estime de soi est si faible qu’elle s’écroule aussitôt que leur “performance” baisse et qui vivent dans la certitude qu’ils ne mériteront jamais d’être aimé pour ce qu’ils sont .

      Pour se développer sainement un enfant a d’abord besoin de jouer et de rêver. Il n’a pas besoin d’un agenda de PDG à six ans. C’est d’abord sa capacité d’élaboration dans l’imaginaire qui constituera son rempart contre l’adversité.

      Des experts chevronnés, notamment M. Boris Cyrulnik, et ses collègues qui ont travaillé sur le phénomène de « résilience »(capacité de résister à un choc ) chez l’être humain ont observé qu’il existait certaines prédispositions favorisant la résilience telle que la haute estime de soi, le tempérament optimiste , des relations parentales efficaces impliquant chaleur affective, un certain encadrement et des attentes réalistes !

      Dans votre système quand apprend-t-on la curiosité, la compassion, l’humour et la tendresse. Quand apprend-t-on l’humanité ? Quand apprend-t-on à vivre?

      Aucun parent ou éducateur sérieux ne valorise ces longues heures passées devant d’insipides jeux vidéos.

      Cependant pour grandir un enfant a besoin parfois de jouer dehors sans contrainte, de flâner, d’observer un nid de fourmi et de courir dans l’herbe . Il doit avoir le droit de se découvrir et d’exprimer ce qui l’anime. Il doit avoir le droit de choisir ses loisirs, de donner son opinion à certains moment et d’être respecté et entendu.

      Ne croyez pas que je dénigre l’excellence mais je crois en une excellence saine , celle qui naît du désir, du plaisir et de la passion . Celle qui fera que celui qui aime profondément ce qu’il fait ne comptera pas ses heures et les efforts iront de soi. Cette excellence là nous a donné des gens d’exception, des JK Rowling Boris Cyrulnik, des Hubert Reeves, des Gille Julien, des Xavier Dolan et combien d’autres héros méconnus certes mais passionnés et heureux .

      Si près de la semaine de prévention du suicide je me devais de réagir car nombre d’entre eux sont causés par de telles idéologies

    • Vous avez lâché une bombe! Superbe, car celle-ci a fait réfléchir le père que je suis et maintenant le débat est lancé dans mon foyer. Très souvent mes filles de 18 et 21 ans me reproche d’avoir été trop exigent et sévère avec eux concernant leurs études et leurs adolescences en rapport à leur frère de 15 ans. Oui, je le reconnais et aujourd’hui je le regrette. Je regrette de ne pas avoir poussé autant mon fils, de ne pas avoir exigé la même rigueur car aujourd’hui mes filles réussissent très bien à l’école tandis que mon garçon tout aussi intelligent tire le diable par la queue pour obtenir la note de passage. Je constate que cette situation l’affecte beaucoup et il se dévalorise malgré nos encouragements constants.
      Donc j’ai pris votre article je l’ai lu avec lui, un paragraphe chacun à tour de rôle, et nous en sommes venu à une conclusion. Mes filles, ses sœurs, devraient plutôt nous remercier moi et ma conjointe d’avoir agit de la sorte à leur égard car aujourd’hui elles ont appris à travailler fort pour avoir de bons résultats. Mon fils qui est en 4ième secondaire à compris qu’il doit lui aussi mettre plus d’ardeur au travail pour obtenir les résultats qu’il espère car lui seul, avec notre support, peu atteindre les sommets qu’il se fixe et ensuite en être fière, fière d’avoir travaillé.
      En plus nous nous sommes entendus moi et lui pour qu’a chaque soir je lui ferait la lecture d’un article de Lapresse qui m’intéresse et il en fera de même. Ensuite nous discuterons de ces articles. Merci a vous et Mme Chua pour nous faire réfléchir.

    • @lumau

      “L’anxiété de performance …vous connaissez?”

      Dans un documentaire sur le système d’éducation japonais diffusé il y a quelques années, j’ai vu plusieurs enfants de 3 ans environ souffrir d’exczema, une maladie souvent psychosomatique. Et c’était dans une classe de pâte à modeler!

      Au Japon, il y a des examens d’entrée pour la maternelle (qui commence à 3 ans il me semble). Les vacances scolaires ne durent qu’un mois et les enfants ont des devoirs à faire durant ce temps. Il y a des cours pour les bébés et même pour les fœtus. En effet, j’ai vu des femmes enceintes participer à un atelier de durant lequel elles devaient transmettre par télépahie les caractères que leur montrait l’instructrice à leur fœtus…

    • Oups, désolée pour le “e” de trop dans ma dernière phrase.

    • @jfpicard5

      Pourriez-vous me dire pourquoi il faut absolument avoir de bonnes notes à l’école? J’ai été un premier de classe, et ça m,a pris des années pour me débarrasser des maudits réflexes acquis pour apprendre à penser par moi-même. Si j’avais des enfants, je ne les pousserais certainement pas dans la même voie que moi.

      C’est hallucinant le nombre de personnes qui se sont distingué qui étaient des cancres à l’école. L’école n’enseigne pas l’originalité et la créativité, malheureusement, mais un certain conformisme. On apprend à donner la bonne réponse, au lieu d’explorer les différentes réponses possibles.

    • @stephanie2009

      Encore au Japon, de plus en plus d’adolescents et de jeunes adultes craquent sous la pression, et décrochent complètement. Ils s’enferment dans leur chambre pour jouer à des jeux vidéos et n,en sortent plus que pour aller aux toilettes… Les parents les cachent, car c’est une honte pour eux, et ils ne peuvent pas non plus les mettre à la porte, ce qui est impensable dans la société japonaise. Ils peuvent resté enfermés durant des années de cette manière. On les appelle les Hikikomori, et on estime qu’ils sont environ 230 000 au Japon.

      On y voit aussi un syndrome assez répandu, appelé gogatsu-by? (« mal du mois de mai »). Chaque année, des milliers de jeunes japonais connaissent une période de dépression, avec bouffées délirantes et dépersonnalisation. C’est une maladie qui frappe les jeunes diplômés qui viennent d’être embauchés par une entreprise, et elle s’explique par tout le stress accumulé, qui les fait craquer. Beaucoup doivent être hospitalisés, et la maladie évolue très souvent vers une forme chronique.

      Bref, ce modèle axé sur la performance, dès le jeune âge, finit par rendre malade bon nombre de Japonais. C’est une éducation complètement délirante, qu’il ne faudrait surtout pas imiter ici.

      D’ailleurs, on parle de mamans-tigres pour par des mères asiatiques, mais l’analogie est mal choisie. Les jeunes tigres apprennent à chasser par le jeu et par l’imitation de leur mère, pas à coup de punitions. Les vraies mères tigres laissent beaucoup de liberté à leurs rejetons, au contraire.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Hikikomori

    • @ stridulation

      Il se trouve que j’ai épousé une Japonaise et que, par conséquent, je connais assez bien le Japon pour y avoir séjourné plusieurs fois.

      Je suis plutôt d’accord avec ce que vous écrivez, mais il ne faut pas non plus noircir exagérément le tableau. Le modèle japonais a quand même ses succès et le Japon demeure, sur le plan de l’organisation sociale et la résolution de plusieurs problèmes produits par le monde contemporain, remarquablement efficace. J’avoue aussi apprécier la politesse et la civilité japonaises qui sont liées à leur éducation. Je note aussi que le fossé entre les classes sociales me semble moins grand au Japon qu’ici.

      Ceci dit, c’est vrai que ces réussites se font souvent sur le dos des individualités. Les hommes, en particulier, semblent assez mal vivre la pression sociale et l’obsession de la performance. Le Japonais typique étant plutôt «pogné», la version vraiment détendue et bien dans sa peau reste une espèce assez rare. Les femmes sont en général beaucoup plus épanouies.

    • @astyanax

      Je n’aime pas beaucoup la culture japonaise, je vous l’avouerai. Je ne doute pas que les Japonais soient très polis, mais ils ont aussi un penchant à la cruauté qui semble être la marque des éducations strictes. Ils adorent, par exemple, les émissions de télé où des participants subissent des humiliations ou des tortures…

      « Gamewave

      Diffusé une demi-heure après “Hitozuna Onsen”, ce programme est particulièrement ennuyant… sauf quand de jeunes candidats se retrouvent électrocutés avec des pinces crocodiles sur les orteils ou lorsqu’ils sont soumis aux vibrations d’un marteau piqueur. Il s’agit d’un programme sur les jeux vidéo et durant les 20 premières minutes le spectateur assiste à un débat sur les nouveaux jeux vidéo. Les choses deviennent plus intéressantes vers la fin lorsque 2 protagonistes terminent un jeu vidéo et le perdant se voit infliger une punition. Que le spectateur se rassure, il y a une planche pour protéger le malheureux perdant lorsque celui-ci est soumis aux attaques du marteau piqueur. »

      «Hajimete no otsukai

      Cette émission a pour but de confier à un enfant une tache impossible à réaliser ce qui provoque chez le bambin une crise d’énervement, échange de mots pas très gentils et quelquefois des larmes de crocodiles. Je n’oublierai jamais l’émission durant laquelle une petite fille complètement trempée après avoir erré des heures sous la pluie a soudainement éclaté en sanglots en criant de toutes ses forces “pardonnez-moi !”. Hajimete no Otsukai n’est pas un programme régulier, il est diffusé plusieurs fois par an sur la chaîne NTV.»

      http://nipponzine.com/article29.html

    • @ Stridulation

      Les émissions que vous décrivez existent réellement mais elles sont très (très) marginales. Comme je vous l’ai dit, je passe deux mois par année au Japon depuis des lustres et, très franchement, je n’en ai jamais vues «pour vrai» à la télé. Dans les faits, la télé nippone n’est pas pire que la nôtre. Si ça se trouve, elle serait même plutôt meilleure puisqu’il est encore possible d’y trouver de la culture et des documentaires en prime time. C’est quand la dernière fois que vous avez vu un concert de musique classique à la télé? Ils sont presque quotidiens à la NHK. Il y a quelques années, pendant une semaine complète j’y ai vu un long entretien avec José Saramago… à 20h.! Et les émissions japonaises pour enfants sont infiniment supérieures aux nôtres et on est loin d’y faire souffrir les bambins!

      Je ne nie pas que l’éducation à la japonaise peut s’avérer répressive, mais elle présente aussi des aspects positifs. Le fait est que, malgré les apparences, la société japonaise est en général beaucoup moins stressée que la nôtre. C’est aussi un pays où l’adolescence se termine à 20 ans, et non à 65 comme ici…

      Et puis, si le Japon était l’enfer suggéré par les émissions que vous mentionnez, ça se saurait, non?

    • jfpicard5, très intéressante réflexion.

      Je crois remarquer qu’au Québec, on en attend beaucoup plus de nos filles que de nos fils. J’ai l’impression que l’attitude des parents, parfois, quand ils mettent au monde un garçon, c’est “ok, ouf, ça va pas être facile, attelons-nous”.

      J’ai deux fils qui, tous les deux, réussissent très bien. Et qui ne sont pas des pognés impopulaires, au contraire. Je crois qu’on fait erreur en élevant les garçons avec aussi peu de fermeté. Je pense que les garçons en ont encore plus besoin que les filles. Et la beauté de la chose, c’est que plus ils connaissent le succès, plus ils y prennent goût. Et la motivation leur vient toute seule, ou presque. Je crois que mon rôle de parent est de les aider à se mettre en situation de succès (ce qui ne veut pas dire être premier de classe, mais de bien réussir, donc de ne pas échouer). Par la suite, le goût est pris, et il suffit de maintenir le cap. Ça a l’air simple, dit comme ça, mais c’est un travail qui dure des années.

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