Marie-Claude Lortie

Marie-Claude Lortie - Auteur
  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Mercredi 19 janvier 2011 | Mise en ligne à 10h18 | Commenter Commentaires (38)

    Vendre son âme pour de nouvelles fenêtres

    Capture d’écran 2011-01-19 à 10.08.48

    Photo tirée de l’Encyclopédie du patrimoine culturel québécois. Trois des chapelles où étaient installées, au 18e siècle, des oeuvres historiques de François Guernon, que la paroisse d’Oka veut vendre à l’encan.

    Il y a bien des raisons qui font que le Québec est parfois très moche.

    Manque de culture architecturale.

    Manque de vision en urbanisme.

    Culture de la construction liée au pas cher pas cher.

    La liste de vastes raisons est très longue.

    Mais au-delà de ces grands manques, il y a aussi toutes sortes de petites décisions quotidiennes moches qui font que le Québec demeure moche. Et chacune de ces décisions moches devrait être contestée. Que ce soit le démantèlement injustifié d’une oeuvre contemporaine à l’île des Soeurs ou la vente inacceptable d’un trésor national par un abbé en manque de fric pour faire ses rénos.

    La décision de la fabrique de la paroisse d’Oka de vendre les bas reliefs historiques du Calvaire est désespérante de manque de vision et surtout de manque de colonne vertébrale. (Lire l’article de ma collègue Nathalie Petrowski sur le sujet ici. ) Qu’il faille trouver des moyens de financer une rénovation, soit. Mais pas en vendant des trésors.

    Si on veut que le Québec soit moins moche, il faut respecter l’art que l’on a dans nos communautés et le rôle qu’il joue et prendre tous et chacun nos responsabilités.

    Pensez-vous qu’en France, dans les villages médiévaux qui nous ravissent ou qu’en Italie, dans et cités de la Renaissance qui nous enchantent, on vend les trésors des plus grands artistes anciens pour financer l’installation de nouvelles portes et fenêtres thermo ou de nouvelle moquette anti-tache ? Pensez-vous que les communautés religieuses gardent leurs trésors parce qu’elles sont obligées de le faire par la loi et parce qu’elles sont constamment ramenées à l’ordre. Ou qu’elles le font parce qu’elles comprennent leur responsabilité face à la collectivité ?

    L’art religieux est peut-être propriété de l’Église, mais il est surtout propriété de tous ceux qui y ont cru et qui ont permis qu’il existe. Peu importe ce que dit la loi, moralement, les abbés, n’en sont que les gardiens.

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    • Dans l’article de La Preese qui faisait état de la question, on parlait d’une somme de 200,000$. Pour une municipalité de 20 000 personnes, ça ne fait toujours que dix dollars par personne, en une seule fois. Un misérable paquet de cigarettes? Entre six et dix petites bières, selon la marque? Trois sacs de bonbons?

      Conclusion: Me semble que si on tient tant à quelque chose, on peut bien faire le sacrifice de trois sacs de bonbons en un an, non?

      En attendant, Madame Lortie, est-il utile d’ajouter que je partage vos vue sur la mocheté qui nous afflige trop souvent?

    • Effectivement en France les communautés religieuses ont plus d’ouverture et de vision face à leur trésors. Mais la Caisse Nationale des monuments historiques a tout de même son mot à dire, que les monuments soient religieux ou laïques, ils sont à peu près tous répertoriés.

      Mais comment comparer ces deux pays qui n’ont pas la même histoire. C’est malheureusement très nord-américain de démolir le vieux pour faire du neuf souvent très moche.

      Il faudrait également une volonté politique, ici, pour éviter de tels gâchis.

    • Bonjour Mme Lortie,

      Très souvent, trop peut-être, je ne partage pas vos opinions. Or, cette fois-ci, vous visez dans le mille quant à la conservation du patrimoine.

      Au Québec, et c’est encore plus frappant à Montréal, il n’y a aucune vision en matière d’urbanisme et d’architecture. Des condos affreux avec des murs en carton, en veux-tu, en v’là. C’est déplorable, Montréal est désormais un bidonville de luxe.

      Je suis d’accord qu’il ne faut pas vivre en haut de nos moyens, mais parfois il est beaucoup plus rentable de payer un peu plus et de développer quelque chose de durable, de splendide et qui risque de nous rendre fiers pour plusieurs siècles.

      En ce moment, on a une vision pour une période d’environ 4 ans… soit la durée du mandat de nos élus!

      Triste!

    • C’est Natalie Petrovsky qui a trouvé la bonne formule : transformer l’église en musée. L’Église catholique romaine est seulement arrivée au terme de son aventure. Il faut dire qu’ils ont cloué solidement leur cercueil avec les multiples scandales de pédophilie qu’ils ont tenté d’étouffer avec l’énergie du désespoir. Lamentable fin pour une institution qui aura connu ses heures de gloire et été nécessaire à une époque lointaine où les gens étaient ignorants et démunis.

    • On ne cesse de se plaindre qu’il nous manque des repères, des racines peu importe le domaine.
      Eh bien en procédant ainsi, on risque de perdre peu à peu l’HISTOIRE de la province et de confirmer aussi qu’on n’a plus du tout de “colonne”.
      À court terme, c’est peut-être un bon deal sur papier, mais à moyen terme, est-ce que cela les sortira irrémédiablement du trou, alors que vendront-ils d’autre ?
      Pourquoi n’avoir pas pensé à d’autres options ?
      Il y a une baisse du tourisme dans la province, elle risque d’être encore plus marquante car les touristes n’auront plus rien à visiter, car on aura tout vendu !

    • Sting a déjà dit que l’on apprenait rien de l’histoire ! Sans être d,accord a 100% j’ai plutôt tendance à abonder dans le même sens. La mémoire n’est jamais collective mais plutôt individuelle. Que la municipalité vende ce JOYAUX avec un obligation de restaurer selon des normes. Un mécène pourrait se sentir interpellé par cette petite chapelle et la sauver sinon elle ne mérite certainement pas un investissement de 200 000$ d’une municipalité.

    • Incroyable mais au fond pas si étonnant dans un pays où un premier ministre sabre dans les subventions aux artistes. Combien de fois ai-je lu sur les blogues de votre journal, les commentaires de citoyens estimant que nos créateurs sont des B.S. trop gâtés. Les biens historiques font parti de notre culture au même titre que la langue et ces bas reliefs mériteraient au moins d’être récupérés par un musée. Celui de Joliette par exemple qui compte un nombre important de pièces représentatives de l’art religieux du Québec. Et l’évéché de St-Jérôme, ne pourrait-il faire quelque chose?
      @jeanfrançoiscouture: entièrement d’accord avec vos suggestions et j’en ajouterais une un tantinet aléthique: pourquoi pas un bingo? Il y a un grand nombre de citoyens dans cette région qui possèdent l’expertise pour en faire une activité lucrative.

    • Je suis entièrement d’accord avec votre texte, Marie-Claude et je crois que c’est un sujet trop souvent évité dans l’ensemble des médias. Merci de nous sensibiliser à la beauté des choses qui reflètent notre âme finalement ainsi qu’à l’importance de les sauvegarder.

    • Très belle église à Oka. Ca vaut la peine de la rénover. Mais c’est pas ça qui va faire revenir les gens à la messe. Le curé s’illusionne.

      Si l’église est déclarée monument historique ainsi que son contenu, ils ne pourront pas les vendre ? Que le minustère se dépèche un peu.

    • Moi, ce que je trouve moche au Québec, c’est tous ces gens qui n’ont que des choses moches à dire sur le Québec…

      Là, je prends une pause dans mon travail pour aller patiner sur la patinoire du parc, à deux coins de rue, en cette belle journée d’hiver. Patinoire, soit dit en passant, entretenue avec, me semble-t-il, quelque chose qui ressemble à la fierté du travail bien fait, eh oui, par des cols bleus de Montréal.

      Ça a beau être au Québec, c’est pas moche du tout, ça.

      Je vous souhaite à tous de trouver quand même un petit quelque chose de gai dans votre vie au Québec aujourd’hui.

      N. Marchildon

    • “Pensez-vous qu’en France, dans les villages médiévaux qui nous ravissent ou qu’en Italie, dans et cités de la Renaissance qui nous enchantent, on vend les trésors des plus grands artistes anciens pour financer l’installation de nouvelles portes et fenêtres thermo ou de nouvelle moquette anti-tache ?”

      Pensez-vous vraiement que TOUT le patrimoine religieux du monde entier est resté intact depuis la nuit des temps? J’y perçois une vision angélique de la situation. Les musées sont remplis d’oeuvres religieux.

      Et comment pouvez-vous être en mesure de savoir qu’aucun établissement religieux d’europe n’a jamais vendu quelques oeuvres d’art que ce soit? La boule de cristal ou la science infuse? À moins que ce soit juste une autre raison pour “varger” sur le Québec. Ah ce complexe d’infériorité…

      Sylvain Pelletier

    • Je trouve cette nouvelle très triste. Je comprend que la fabrique veuille sauver l’église en effectuant des rénovations, mais pourquoi vendre des oeuvres d’arts qui appartiennent à tout les Québécois ?

      Ce que je trouve étrange, c’est pourquoi l’abbé s’entête à cette solution alors qu’ils ne semblent pas avoir étudier toutes les avenues possibles.

      Pourquoi ne pas créer un circuit récréo touristique comprenant une randonnée au calvaire d’Oka suivi d’une visite à la chapelle avec guide historien moyennant quelque frais ? Il y a aussi beaucoup de verger et de choses à voir dans cette région, ou bien pourquoi ne pas effectivement demander au citoyens d’Oka, de Ste-Marthe-sur-le-lac, de deux-Montagnes et même de Saint-Eustache, les villes de cette région de contribuer financièrement à la rénovation de la chapelle, pour préserver les oeuvres d’arts dans la région ? À coup de 1 ou 2$ par personne, peut-être que ça peu aider…

      C’est peut-être des idées farfelues et peut-être même qu’elles ont toutes été déjà pensées. Peut-être effectivement que les citoyens ont été approchés et que personnes ou presque ne s’est montré interessés. Ce n’est sans doute pas aussi facile non plus.

      C’est désolant quand même. Le manque de respect des oeuvres d’arts historique, c’est un peu manquer de respect à tout ceux qui ont fait le Québec d’aujourd’hui.

    • Mme Lortie,

      Avez-vous déjà donné la dîme une fois dans votre vie? l’église peut bien faire ce qu’elle veut de son bien.

      Où est le rapport du gouvernement dans tout ça? zero rapport

      Le commentaire de jeanfrancoiscouture, plus haut, est en plein dans le mille par contre: c’est à la municipalité – pardon je me reprend: c’est aux résidents de la municipalité de prendre soin de LEUR bien collectif.

      Il ne faut pas confondre “objet ayant de la valeur” et “objet d’art”. Soit, les bas reliefs de l’église d’Oka sont superbes, sont-ils donc automatiquement objets d’art ou de patrimoine? Qu’on m’éclaire sur là-dessus svp. Attention, il est fondamental de noter que la corrélation n’implique absolument pas la causalité. C’est beau donc il faut le protéger? Et si l’objet etait laid? Ou pire: s’il etait laid, tout en ayant une grande valeur historique?

      Cette argumentation me fait penser a: on protege les ti-candards de se faire gaver, mais on s’en fout des poulailliers industriels. Pourtant vous etes la premiere a dénoncer cette incongruité.

      Comprenez moi bien: je suis le premier a vouloir proteger nos objets de valeur, surtout quand ils sont historiques de surcoit. mais ce n’est pas au gouvernement d’agir – c’est aux citoyens et aux philanthropes.

    • Sujet de bonnes soeurs rentrées…

      Si c’est si important pour le Québec, qu’un ou des québécois plus en argent que les curetons l’achètent à l’encan du 8 février. C’est un encan, mozaille, pas un autodafé… Et de toutes façon, quiconque achètera ça, sera quelqu’un qui aime ça et en prendra soin. Alors même si c’est au Massachussets ou a Santa Fé, quand à moué…
      Paulk Laurendeau

    • @litchi

      Excellente votre idée du bingo.

      Par contre vous ne me convaincrez pas que sabrer dans les subventions aux artistes est une bonne idée. Quel milieu incestieux: les artistes qui vivent à coup de suventions, qui se font acheter des oeuvres par des fonds subventionnés… pas impressionnant.

      Je sais bien que je suis souvent grincheux sur le blogue de MCL, mais selon moi elle a la formule gagnante d’une vraie travaillante. Elle est chroniqueuse, blogueuse, maman, et pourtant elle a trouvé le temps de rédiger un livre. Bon ce n’est pas un roman, mais si c’était son calling je suis sûr qu’elle y serait venue a bout. Pourquoi faudrait-il subventionner certains alors que d’autres sont capables tout en menant une vie qui contribue a la société par ses impots.

      le crédit d’impot est le maximum de subvention je donnerais, si c’etait de moi.

      @q.terreux

      vous dites:
      C’est malheureusement très nord-américain de démolir le vieux pour faire du neuf
      souvent très moche.

      Faites moi rire!!!

      Ils ne sont pas mieux en Europe! Une anecdote n’est pas un argument j’en conviens, mais j’en sors une vite vite just pour le fun:

      Je rejoins des collègues espagnols a Florence, nous ne sommes pas dans le meme hotel. Je m’informe et decouvre que je suis le seul a avoir choisi un hotel “ayant du cachet a l’européene” – les autres ont tous choisis un hotel moderne, “sans ame” diront certains. “Pourquoi?”, je leur demande – “ben parce que c’est propre et moderne, le tien est super vieux!”

    • syl20_65

      19 janvier 2011
      13h54

      Complexe d’infériorité ? Mais votre texte en fait foi. On ne “varge” pas sur le Québec mais sur la bêtise. En êtes-vous fier ?

    • Les sculptures qui se trouvent actuellement à l’intérieur des chapelles restantes (cinq au total sur douze) du chemin de la croix du Calvaire d’Oka sont des copies qui ont remplacé les originaux depuis plusieurs années déjà. En effet, les sculptures originales se trouvent actuellement à l’intérieur d’une chapelle attenante à l’Église d’Oka. Bien au sec.

      Lorsque les chapelles du chemin de la croix ont fait l’objet d’une rénovation au cours des années 2000, on a complété le travail en installant des reproductions fort bien réalisées. Et il est heureux que l’on ait eu recours à des copies des sculptures originales, puisque celles-ci ont été vendalisées à plusieurs reprises depuis. Des vandales y ont mis le feu. Savaient-ils ce qu’ils faisaient ?(…) en s’attaquant ainsi à des faux ? Enfin, les originaux qui seront vendus aux enchères bientôt auront connu un destin trouble : réchappées de justesse par le Gouvernement du Québec à l’aide des deniers publics, après avoir survécu pendant près d’un siècle aux rigueurs du climat du Québec dans leurs chapelles en montagne, elles trouveront finalement leur niche chez un riche collectionneur ou retourneront dans leur sein à la paroisse d’Oka, jusqu’à ce que l’on daigne les exposer en quelque lieu, pour le bénéfice de la population ?

      Certains d’entre nous s’attristent de voir le peu d’intérêt envers le patrimoine historique et religieux d’une certaine portion du peuple québécois et ils ont bien raison. Mais lorsque l’on constate que les sculptures dont on parle font encore partie de notre patrimoine par miracle, sauvées du feu et du désintérêt de l’Église, alors là, il n’y a pas de quoi être fier.

    • Milieu humide à L’Île-des-Soeurs : c’est pas qu’on me comprenne pas que l’art peu interroger ou surprendre, on se demande seulement si un carrefour giratoire est le bon endroit pour être distrait ou surpris

    • Une preuve de plus que les Québécois ne s’aiment pas et n’aiment pas leur pays.

      Nous nous désintéressons de notre histoire et de notre patrimoine de la même manière que nous massacrons notre langue, de la même manière que nous devenons les champions de l’impolitesse et de la mauvaise humeur, de la même manière que nous élevons l’inculture et la bêtise au rang des vertus.

      En d’autres mots, nous nous laissons aller parce que nous avons cessé d’y croire. Les Québécois, sentant confusément qu’ils sont en train de disparaître, se disent simplement: «À quoi bon tout ça»…

    • @ q.terreux

      Je suis souvent d’accord avec vous, mais pas cette fois-ci. Il suffit de traverser la frontière du Vermont, par exemple, pour se rendre compte que le mépris du patrimoine tel qu’il s’affirme ici n’a rien de typiquement nord-américain.

      Au contraire! Faites le test: au hasard d’une balade en auto sur les routes de la Nouvelle-Angleterre, comptez les constructions neuves. Elles sont rarissimes…

    • C’est pas juste qu’on soit des incultes de l’histoire, de l’art et de notre patrimoine, c’est aussi qu’on est des fans finis de la nouveauté et de la conformité. L’étalement urbain n’est pas vraiment autre chose. On assèche des zones humides, on aplanit le relief pour y construire des bungalows neufs, tous pareils et croyez-moi, bien souvent, de bien piètre qualité. On croit à tort que ce qui est vieux est périmé, sans intérêt. Combien de cultivateurs, comme mon oncle, ont vidé leur grenier pour quelques sous? Sont-ce les mêmes qui prennent ce genre de décision? Est-on colon ou colonisé jusqu’au fond de notre âme?

      Côté financement, puisque le calvaire d’Oka est sur un site de la Sépaq, pourquoi qu’une partie des revenus de ce parc ne serait pas versé à la fabrique ou un organisme de protection du patrimoine? Surtout pour le prix qu’on paie. Droit d’accès 3.50$ par personne et 9.00$ pour le stationnement, c’est ce que j’ai payé l’an dernier, pour aller marcher, c’est d’ailleurs ce qui m’a découragé d’y retourner.

    • astyanax

      19 janvier 2011
      21h34

      Je connais justement très bien le Vermont, (vacances sur plusieurs années, des amis) et vous avez raison. L’architecture est mieux préservée. Mais, ce sont surtout des gens qui ont les moyens. Comme dans les cantons de l’Est (Mt Orford, Lac Memphrémagog) car j’en ai vu des horreurs, aussi, dans le Vermont. Des amis peu fortunés qui vivaient dans d’immondes maisons mobiles. Il faut sortir des sentiers battus et des routes “picturesque” pour s’apercevoir que c’est pas le Pérou non plus.

    • Quand on se fout du patrimoine, on est tout sauf nationaliste.

      Et parler de ces oeuvres à caractère religieux en prétendant qu’elles ne sont pas de l’art est une marque d’inculture.

      Aussi, ce n’est pas parce que la Nouvelle-Angleterre commet souvent des erreurs en matière d’architecture qu’elle devient pour autant un modèle de modernité à suivre.

      Le problème d’une société où sévit la paresse intellectuelle est celui de l’acceptation de n’importe quoi. Et le remède est facile à administrer, mais lent à agir : une éducation de qualité.

    • Typiquement québécois comme action. Et je suis québécois, mais sans vouloir bitcher sur le dos des québécois, je réalise que les québécois de faccon générale sont peu attachés a leur patrimoine. Et je m’inclus dans le lot.

      Le patrimoine coute très chère, investir sur du vieux ne fait pas parti de notre mentalité. Aussi, nous n’avons peu de sentiment d’appartenence.

      Heureusement, il y a quelque puriste qui essayent de sauver notre patrimoine, notre histoire. Je leur lève mon chapeau, ca n’en prend. En espérant qu’ils réussissent a contaminer la population de leur volonté de vouloir sauver ce qui est vieux.

    • La seule chose que je vois est que majoritairement, la population est simplement incultivée!! C’est vieux, alors, c’est laid! Si le patrimoine était quelque chose d’important pour notre peuple, alors on pourrait voir une certaine mobilisation de sa part, mais bon, force est de constater que cela n’arrive pas!

    • Oui c’est un manque de vision mais c’est aussi un manque de moyens financiers. Oui les gouvernements doivent s’impliquer. Oui des gens peuvent manifester et réclamer une plus grande protection mais il faut que des fonds s’accumulent à quelque part dans le privé pour en préserver sinon quoi ? Le gouvernement va protéger que ce qu’il a un intérêt ”politique” à protéger.

    • Nathalie P. parle de transformer l’Église en Musée ? Peut-être. Pourquoi pas ? Et la Messe pourrait être être dite ailleurs dans un Centre Communautaire ou au même endroit…

      Que la communauté achète l’église et tout les bas-reliefs mais avec quel argent ? C’est certes pas pour faire vraiment un coup d’argent que l’abbé fait cela… Cela risque même d’être vendu au rabais…

      Que fait-on quand un proprétaire n’a plus les moyens d’habiter les lieux ? Qui a l’ARGENT pour tout acheter ?

      Et de faire des fidèles ou de cette paroisse, des locataires comme d’autres des LIEUX ?

    • Mme Lortie,

      On se demande vraiment ce que vous faites au Québec si vraiment c’est aussi moche que vous le dites!

      Vous dénoncez le manque de vision en urbanisme, le manque de culture architecturale. Avez-vous oublié qu’à Montréal nous avons une des institutions les plus importantes en la matière, en Amérique du Nord: le Centre canadien d’architecture? Avez-vous oublié les efforts déployés par Phyllis Lambert, fondatrice d’Héritage Montréal, pour protéger notre patrimoine? Les projets de revalorisation, il y en a eu à Montréal: pensons au Canal Lachine, pour n’en citer qu’un!

      La question de la conservation du patrimoine est complexe et ce, à travers le monde! L’herbe a peut-être l’air plus verte chez le voisin mais il faut creuser un peu plus! Comme Sylvain Pelletier plus bas, je vous pose la question: Comment pouvez-vous être en mesure de savoir qu’aucun établissement religieux d’Europe n’a jamais vendu quelques oeuvres d’art que ce soit? Et comment pouvez-vous parker de moquette anti-taches dans ce cas-ci! C’est abérant.

      Vous dites que la fabrique de la paroisse d’Oka manque de colonne vertébrale alors qu’elle se démène pour sauver son église, un bijou décoré par Guido Nincheri. Guido Nincheri, chers internautes, c’est lui qui a magnifiquement décoré plusieurs de nos églises à Montréal. Si vous chercher quoi faire un dimanche, allez voir l’église Saint-Viateur d’Outremont ou l’église Saint-Léon de Westmount, l’église Notre-Dame-de-la-Défense, pour ne nommer que celles-ci. Vous verrez combien c’est moche le Québec!

      Autre chose: Combien d’entre-vous, avant la polémique, connaissaient l’existence des bas-reliefs du Calvaire d’Oka ou le nom de l’artiste, François Guernon? Êtes-vous même déjà allé le visiter, ce lieu historique? Et là, tout d’un coup, c’est le drame parce que ces bas-reliefs seront vendus en vente aux enchères.

      Sachez aussi que la Loi sur l’exportation et l’importation de biens culturels veille à ce que l’on conserve notre patrimoine chez nous. Ce n’est donc pas un drame si un particulier qui a les moyens les acquiert, peut-être un philanthrope qui en fera don à un musée! Ça arrive plus souvent qu’on pense, allez lire les noms des donateurs dans les musées. L’argent ne peu pas sortir seulement des poches du gouvernement. Ou alors il faudra payer plus d’impôts et là on va encore chialer!

      Vous savez ce que je trouve moche moi au Québec? Ce sont les observateurs pessimistes qui n’apportent aucune solution et qui taisent ou oublient les bonnes initiatives de ceux qui agissent. Votre solution est de transformer l’église d’Oka en musée? Ben oui, ça se fait en claquant des doigts ça, un musée. Pis ça coûte pas cher du tout!

      Le Québec, c’est moins moche que vous le croyez, Madame Lortie!

    • @mademoiselle mtl
      Nos pensées se rejoignent. Merci pour ce commentaire.

    • Merci de votre commentaire mademoisellemtl, je me sens moins seul.

      Il ne me reste qu’à travailler l’agressivité que je transmet dans mes commentaires – c’est plus fort que moi. Ca n’ajoute rien et je perd ma credibilité.

      @isadora
      “incultivée” = inculte

      Je vous remercie pour le flashback: “define irony”, dans Reality Bites, le film annees ‘90 par excellence.

    • Oui je suis d’accord avec toi. Le Québec est moche parce que sa mentalité est moche.

    • Mamezellemontréal, le rôle de Madame Lortie ne consiste pas à sauver quoi que ce soit, mais d’apporter un éclairage sur un objet donné, et ce, 300 jours par année. Alors en ce qui regarde votre commentaire vide, je vous suggère de réfléchir à la dimension utilitaire du journalisme écrit à l’évolution de l’art en particulier, et à l’évolution de la société en général.

      Recevez Mamzelle…

    • mademoisellemtl

      20 janvier 2011
      15h43

      Encore un discours qui mène nulle part. Veuillez me pardonner, Madame, mais vous êtes un peu hors contexte sur le sujet.

      Donnez nous le pourcentage des particuliers qui rendent à César….. comme en France… les Anglais ou Américains fortunés qui ont acheté château et manoir pour en faire …. des horreurs….

      Je ne vous crois pas… tout simplement !

    • Je me souvient avoir lu dans l’Actualité il y a quelques années que les paroissent détournaient l’argent donné par le gouvernement pour les rénovations des églises et les mettaient dans les Missions. Les hommes d’Églises interviewés étaient clairs sur le fait que l’Évangélisation était plus importante que les bâtiments historiques.

      Ca porte a réfléchir

    • Rasez-moi cette église-là pis construisez des beaux condos en bérton pas de balcon.

    • Rasez-moi cette église-là pis construisez des beaux condos en béton pas de balcon.

    • etmoi

      20 janvier 2011
      18h37

      “Mamezellemontréal, le rôle de Madame Lortie ne consiste pas à sauver quoi que ce soit, mais d’apporter un éclairage sur un objet donné, et ce, 300 jours par année. Alors en ce qui regarde votre commentaire vide, je vous suggère de réfléchir à la dimension utilitaire du journalisme écrit à l’évolution de l’art en particulier, et à l’évolution de la société en général.

      Recevez Mamzelle…”

      Je suis bien d’accord avec vous! Le rôle de Madame Lortie ne consiste pas à sauver quoi que ce soit mais ce que vous appelez ici “journalisme” n’est en fait qu’une simple opinion, comme toutes celles qui suivent son commentaire. Un “éclairage”, comme vous dites, devrait présenter la complexité du cas, les pours et les contres, etc, afin d’amener le public à réfléchir et prendre une position “éclairée”, au lieu de “varger” sur le Québec. On est loin du journalisme qui fait évoluer l’art! Vous m’aurez au moins bien fait rigoler ce matin, cher etmoi!

    • COLLECTIVITÉ? Mais de quelle collectivité parle-t-on ici? Les Fabriques mangent du beurre de pinotte pour tenter de répondre à leur mission, faute de pratiquants. C’est si facile de prendre un rôle de consommateur de paysage qui a le “droit” de le garder intact, parce que tout lui est dû. Sincèrement, impliquez-vous et faites quelque chose d’utile, ou bien taisez-vous. Je ne suis pas un fidèle croyant, mais je comprends que les religieux qui gèrent les églises sont devant un choix difficile, s’ils le font c’est parce qu’ils vivent dans la misère pour leurs croyances, et qu’ils sont au bout de leurs ressources. Vous croyez vraiment que leur tomber sur la tête améliore les choses?

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