
Photo de Vivian Maier
Connaissez-vous l’histoire de Vivian Maier ?
Peu de gens la connaissent. Rassurez-vous.
L’oeuvre de cette grande photographe, peut-être la plus grande photographe de rue des États-Unis, vient à peine d’être découverte.
En fait, l’histoire de cette Américaine ressemble à un scénario de film.
Naissance aux États-Unis, séjour en France — dont elle a rapporté un accent et possiblement les influences de Doisneau et Cartier-Bresson — retour à Chicago où, de jour, elle est nanny façon Mary Poppins et le reste du temps, elle photographie le quotidien des rues de Chicago.
Puis, mort du personnage, dans l’oubli, sans que ses photos n’aient été vues.
Et là, en 2007, découverte dans un encan de succession par un agent d’immeuble à la recherche de photos anciennes, d’une caisse de négatifs. Négatifs qu’il épluche. Et dont il se rend compte qu’ils sont l’oeuvre d’une personne absolument douée.
Je vous laisse en apprendre plus sur toute cette histoire ici, ici et ici.
Tags: chicago, Marie-Claude Lortie, photographe, vivian maier

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toothpicvic
11 janvier 2011
16h37
Simplement fascinant!
annie_dany
11 janvier 2011
17h22
Fort intéressant! Voir aussi : http://vivianmaier.blogspot.com/
Merci mais il est déjà dans les liens. mcl
martinboily
11 janvier 2011
17h40
Un art mineur…
nads123
11 janvier 2011
17h57
Intéressant. J’ai le même frisson que quand je fouille dans des vieilles boîtes d’archives et retrouve de vieilles lettres et autres documents qui à première vue peuvent semblés anodins. Ces photos ne sont pas seulement de l’art, mais des documents historiques aussi.
cookeryandwivery.blog.ca
le_gaspesien
11 janvier 2011
18h06
Quelle belle et touchante histoire. Merci de nous la faire découvrir, chère MCL.
samsuffi
11 janvier 2011
19h11
Je tiens d’abord à vous féliciter pour votre article sur Gabrielle Giffords. Ça me rejoint, même si je suis un anti-avortement et un anti-arme à feu.
Que j’aurais aimé connaître cette époque de l’après guerre! Je pense que c’est un Buick ‘57 rutilante en arrière et la robe de mariée, le soir, seule, quelle symbolique de la nouvelle femme qui s’annonçait dans cette photo!
verret
11 janvier 2011
20h31
Belle découverte. Merci du tuyau !
En fait de découverte posthume, ça me rappelle un peu Eugène Atget.
rogiroux
11 janvier 2011
20h46
@ samsuffi ~
Ce n’est pas une robe de mariée… même pas une robe de bal.
Probablement une simple robe pour aller danser un samedi soir.
agaguk40
11 janvier 2011
23h15
Merci pour cette découverte!
Par pure coïncidence j’ai découvert ceci aujourd’hui:
http://video.google.ca/videoplay?docid=-8055791195744484552#
Pour ceux que la photographie de rue intéresse…
sblesalon
12 janvier 2011
07h03
vraiment fascinant…
laika
12 janvier 2011
09h12
J’adore cette photographie, vivante et branchée sur la réalité d’une ville au quotidien. Mais je me demande toujours si c’est encore possible aujourd’hui, avec les poursuites qu’il y a eu contre des photographes qui faisaient le même genre de travail…
cannibalcupcake
12 janvier 2011
12h11
@Laika:
Oui c’est toujours possible, seul bémol: quand vous faites de la photographie de rue et qu’il y a des pietons, le visage ne doit pas être exposé/doit demeurer flou. Dans le cadre des mes cours de photographie, j’ai fait de l’exploration urbaine, sans problèmes. Le seul endroit sur l’île où fut impossible de prendre des photos (à moins de ne pas se faire prendre =P) c’est dans le Métro!
mschumacher
12 janvier 2011
13h05
J’aime beaucoup et j’ai fouillé un peu hier et le sujet est effectivement très intéressant.
Cependant, ce qui me laisse songeur est son « découvreur »…
D’une part, je comprends très bien que sans lui, ses efforts de tous les jours et les milliers de dollars qu’il investit dans ce « projet », cette photographe serait vraisemblablement restée dans l’oublie. Comme il le dit, il va tout faire pour qu’elle ait de vraies chances d’être reconnue.
Par contre, quand on l’écoute, on comprend que c’est très intéressé. S’il arrive à décrocher une notoriété à cette photographe amateur jusqu’à là inconnue, il sera alors très riche. Il ne s’en cache pas et fait de son mieux pour faire fructifier sa poule aux œufs possiblement en or.
Alors on parle de film, de contact avec le MOMA, d’expositions et j’en passe. Alors oui, si la photographe devient célèbre (pas juste web, mais bien dans le milieu de la photo au point que ça se monnaye), alors être assis sur plus de 100,000 photos, ça ne change pas le monde, mais….
Enfin, je comprends quand même. Qui dit que je ferais différemment si j’étais dans ses bottes. Enfin, c’est assurément une histoire à suivre.
westydoodle
13 janvier 2011
10h28
@mschumacher:
Pourquoi voit-on d’un mauvais oeil quelqu’un qui récolte son dû après une découverte du genre? Aurions-nous été mieux servis si les boîtes de négatifs pourrissaient dans un dépotoir? Ou pire, dans un autre grenier? Qu’il en fasse de l’argent avec! À ce que je sache, il en investit un peu du sien pour le moment. En autant qu’il respecte l’artiste, je n’ai AUCUN problème avec ça.
Ma crainte, en lisant la nouvelle, était qu’un espèce de mercantile verreux, ou autre rapace du genre, en ait fait la découverte et qu’il l’exploite à la saveur américaine dont eux seuls ont la recette; gâchant ainsi une si belle découverte.
Je suis un grand fan de Cartier-Bresson et je pense que plus d’un ont fait du fric “sur son dos”; on n’en parle pas d’eux.
JM