
Photo tirée du site du Marathon du Médoc, où se rencontrent vin et course. Qui dit mieux ?
En 2011, on bouge et on mange par plaisir, ok ?
Pas parce qu’il faut faire de l’exercice et pas parce qu’il faut manger ceci plus que cela.
Si vous voulez être convaincus avec plus d’arguments, plus détaillés, articles ici:
De Foglia sur l’exercice
De bibi sur l’exercice
De bibi sur les comportements alimentaires problématiques socialement acceptables










vivianep
7 janvier 2011
10h26
Tombons tous dans le culte du plaisir! Eh oui, pourquoi pas.
Cette idée que tout doit être fait par plaisir, c’est tellement une idée de société de pourris gâtés dégoulinante de goût de luxe. Le “plaisir” de bouger, et le “plaisir” de manger, on peut se les permettre quand on n’a plus à se battre pour sa survie au quotidien.
Je crois qu’il faut aussi réapprivoiser l’idée que l’équilibre, dans la vie, inclut du DÉPLAISIR, des difficultés, du travail, de la sueur. À une autre époque, on devait bouger quotidiennement, par obligation. Le plaisir? Pfffff. On travaillait sa terre, on marchait longtemps sur des routes difficiles et non pavées, on devait traire la vache, bûcher le bois, défricher le sol, moudre la farine, travailler la pâte pour faire le pain, cueillir les légumes… Bouger faisait partie du quotidien, obligé, et on ne se posait même pas la question à savoir si cela était “plaisant”, si c’était “le fun”. Et les bienfaits de l’exercice, on les vivait sans même les chercher. On bougeait pour survivre, point. Et c’est le cas pour absolument toutes les espèces animales sur terre. Et manger? On était bien contents quand on ne souffrait pas de la faim! alors le plaisir de manger ce qu’on aime, on n’y pensait pas! on mangeait et on était chanceux.
Mais nous, êtres humains pourris gâtés, Occidentaux en particulier, maintenant, nous exigeons le plaisir à tout prix. Il faut être une mère à temps plein si ça nous donne du PLAISIR, il faut manger pour le PLAISIR, et il faut faire du sport pour le PLAISIR, il faut étudier dans ce qui nous donne du PLAISIR et ne pas se forcer pour le reste, il faut trouver un travail qui nous donne du PLAISIR, et rester en couple quand on y trouve du PLAISIR. On oublie, volontaire peut-être, que le bonheur n’est pas fait que de plaisir: il est surtout fait de satisfaction, de fierté, de sentiment du devoir accompli, de se savoir à la hauteur de ses responsabilités et de ses obligations.
En plus, si le plaisir est vraiment le but ultime de la vie, que dit-on aux alcooliques et aux drogués qui doivent se désintoxiquer parce qu’ils ont cédés trop souvent au “plaisir” de la consommation? Et que dire des fumeurs qui savent qu’ils se font du mal en fumant mais qui y prennent tant de plaisir? Pourquoi devrait-on se sentir honteux de décider, un jour, de couper le sucre parce qu’on SAIT qu’il nous cause du tort? et ce, même s’il nous donne aussi beaucoup de plaisir?
J’ai coupé la cigarette il y a 7 ans. J’ai trouvé ça difficile, mais quelle fierté! quelle satisfaction! heureusement que je ne me suis pas laissée influencer par les gourous du plaisir, à cette époque. Et il y a un an, en janvier 2010, j’ai coupé le sucre drastiquement, et le café aussi. Je me suis sevrée. Pourtant, mon café du matin, et le sucre de la journée, me donnaient beaucoup de plaisir. Eh oui. J’ai décidé de ne plus être le jouet de mes plaisirs, justement. Et au bout de plusieurs mois, j’étais sevrée! ce qui me permet aujourd’hui de prendre un dessert sans tomber dans la compulsion, et de boire un café sans dépendre de lui quotidiennement pour me réveiller. Je me sens beaucoup mieux ainsi. Et je suis fière.
Ce que j’aimerais? J’aimerais que mon quotidien me force à bouger plus. Pas par plaisir, mais par obligation, justement. Je suis à contre-courrant, n’est-ce pas? J’aimerais avoir un travail ou une obligation quotidienne qui m’oblige à marcher tous les jours, OBLIGATOIREMENT. Je crois que notre problème, c’est la quête du plaisir. Notre nouveau Dieu. Lui, de toute façon, quel rabat-joie! il parlait de devoir, d’obligations, de difficultés, de restrictions… Ouf. Quel emmerdeur.
ppp4960
7 janvier 2011
10h42
Je pense que l’éducation médicale a été faite sur la nécessité absolue de bouger à tous âges. Il y a plein de gens qui n’ont pas le temps, la vie adulte étant ce qu’elle est, jusqu’au jour où ils deviennent malades. Alors on prend le temps, la santé est devenu la priorité. On aurait dû mais on ne pensait pas ou on pensait qu’on ne pouvait pas. Évoquer le plaisir est un bon moyen d’encourager et de convaincre d’autant plus que c’est vrai que le plaisir suit la plupart du temps. Mais ne pas oublier que la réalité c’est qu’on a guère le choix de toute façon.
yhwh
7 janvier 2011
11h02
Bouger par plaisir oui mais pas manger par plaisir seulement car le but premier de manger est d’absorber des aliments qui seront métabolisés par l’organisme pour servir soit de carburant, de réserve et ou d’éléments pour développer et entretenir le corps humain. Et lorsque l’on perd de vue ce besoin essentiel et que l’on le remplace par le plaisir, on en vient à perdre de but premier de manger et pour certains, cela amène à l’embonpoint et/ou un déséquilibre alimentaire pas nécessairement par la malbouffe mais par un excès de table ou un excès de produits que l’on adore (ex. les pommes et le pain pour moi) vue que tous aiment faire durer le plaisir.
Gilbert Duquette
Témiscouata sur le Lac
syrius78
7 janvier 2011
11h21
@vivianep Un point de vue très intéressant. Le hic avec l’alimentation et être actif, c’est que c’est rendu des corvées. La santé publique voit la façon la plus facile d’acquérir ces habitudes. Le plaisir. On est rendu dans une société qui peut tout faire pour nous. Le film WALL-E en fait une bonne critique. Alors comment faire pour forcer les gens à se prendre en main. Par obligation, ok ca va chercher quelques personnes et le taux de décrochage est très élevé. Juste à voir la rétention dans les cliniques de maladies chroniques de nos CSSS. C’est très faible.
L’approche directrice ne fonctionne plus. Ça fonctionner sur ceux qui sont réceptif à cette méthode. De la le lien avec le plaisir.
Personnellement je bouge parce que j’ai trouvé une activité qui fonctionne avec mon tempérament. Elle me permet de ventiler, de voir mes amis et d’être bien dans ma peau. En plus elle demande une énorme dépense d’énergie. Tant mieux pour mon corps. Mon entourage arrête pas de me décourager par rapport à cet activité. Je le fais parce que j’en ai envie.
Comment peut on transposer ça pour une population grandement sédentaire. Le plaisir. Dans 10 ans on va peut-être retourner à une approche plus directrice. Moi je suis partisans du coup de pieds au c**. Mais bon, faut croire que je suis trop radical.
spike10
7 janvier 2011
11h29
Oh lala!! Belle philosophie à deux cennes votre discours Vivianep. Je me réfère à votre dernier paragraphe. Vous énoncez clairement ce que vous aimeriez. On ne parle pas là de plaisir peut-être?
Tout est dans la façon d’observer la situation. L’être humain est fait pour rechercher le plaisir. Depuis toujours. Faire quelque chose par plaisir ne signifie pas que ce sera toujours agréable. Mais on le fait quand même parce qu’en bout de ligne, ça nous rapporte quelque chose qu’on veut. Toujours!
On est tous dans le même bâteau, même vous… et c’est très bien comme ça!
isadora
7 janvier 2011
11h43
@vivianep : OK, bien, je crois qu’un peu de plaisir dans votre vie vous ferait le plus grand des biens!! Au plaisir!
gl000001
7 janvier 2011
11h49
@viviannep
“Tombons tous dans le culte du plaisir!”. Comme si on n’y était pas déja ?
J’ai l’impression que vous confondez “plaisir” avec “jouissance”.
“On oublie, volontaire peut-être, que le bonheur n’est pas fait que de plaisir: il est surtout fait de satisfaction, de fierté, de sentiment du devoir accompli, de se savoir à la hauteur de ses responsabilités et de ses obligations. ”
Le plaisir n’est pas un parmi tout ça. Il les transcende. Il est au-dessus. La fierté vous fera plaisir. La satisfaction vous fera plaisir.
“pourris gatés” ce n’est pas du plaisir. C’est de la jouissance.
Pour le café et le sucre, j’essaie, en ce moment, de faire la même chose que vous. Je remplace ce plaisir par un autre bien meilleur : le plaisir que m’apporte une meilleure santé. Et, lorsque j’aurais réussi, ça va me faire plaisir d’avoir réussi.
Une job qui vous fera obligatoirement bouger plus, vous rendra plus en santé et si vous aimez bouger, ça vous fera plaisir. Entre la carotte et le baton, tout le monde va choisir la carotte. Le problème est que ce n’est pas tout le monde qui sait différencier les deux. En fait, rien n’est carotte ou baton à 100%. Presque tout a ses avantages et désavantages. Il s’agit de choisir en fonction de ce qu’on veut réellement. Et pour celà, il faut être bien informé.
Ex. Il y a des jeunes qui prennent des stéroides pour avoir des gros muscles et attirer les filles. Malheureusement, les stéroides feront en sorte qu’il ne pourront satisfaire sexuellement les filles. La carotte cachait un plus gros baton.
Et c’est ça le problème de nos jours. Faire des choix éclairés. On a des masses d’information mais on reste souvent avec les même mythes et faussetés.
Je ne crois pas que votre point de vue est à contre-courant. Je crois seulement que vous confondez les mots ou vons ne poussez pas le raisonnement assez loin.
“Je crois que notre problème, c’est la quête du plaisir.” Le vrai problème est de choisir n’importe quel plaisir sans voir le baton qu’il cache. Ca s’appelle de l’hédonisme, de la sur-consommation, du “consumerism”, de l’exploitation.
vivianep
7 janvier 2011
11h51
Non, Spike10, je ne parle pas de plaisir, je parle d’obligation de bouger. Nous n’avons pas cessé, depuis plusieurs dizaines d’années, de chercher des façons de rendre les tâches quotidiennes plus simples et plus faciles. Résultats, tout ce qui nous demandait une dépense d’énergie au quotidien se fait maintenant sans effort ou presque. Mais c’était ça, la santé! Alors au lieu de continuer à chercher des façons de nous simplifier la tâche, il faut, je le crois, s’organiser pour se la compliquer! C’est drôle, non? Mais j’y crois.
Je pense que le culte du plaisir dans lequel on baigne est ce qui nous cause le plus de tort, à nous, à notre santé, et à la santé de la planète. Je crois que tout ce qui contribue à alimenter ce culte du plaisir contribue à nous précipiter plus rapidement encore vers le fond du baril. Je pense que c’est ce culte-là qu’il faut remettre en question.
Vous avez raison, Syrius: ça ne “pogne” pas avec la majorité des gens. C’est comme ça. Mais est-ce une raison pour alimenter le culte du plaisir et dénigrer, comme le fait madame Lortie, tout ce qui s’en éloigne? Pour moi, elle charie, et ça fait longtemps qu’elle charie.
Je pense que la santé physique, mentale, et environnementale, aurait besoin d’un recul dans notre quête du plaisir en tout. Il nous cause du tort. Ce n’est pas le plaisir que je recherche en disant que j’aimerais que mon quotidien me force à bouger plus. C’est la satisfaction que je recherche. Le plaisir, il est déphasé: il arrive après coup. Il suit la satisfaction, il ne la précède pas. Mais ce que prône madame Lortie et beaucoup d’autres personnes, c’est le plaisir immédiat.
D’ailleurs, ironiquement, c’est ça, le propos de Foglia, dont Madame Lortie se sert comme référence…
“Mais ce que prône madame Lortie et beaucoup d’autres personnes, c’est le plaisir immédiat.” Vous avez lu ça où ? mcl
vivianep
7 janvier 2011
11h53
Je pense qu’il faut valoriser, de plus en plus, ce qui est fait par obligation et par sens des responsabilités. Et ce n’est pas toujours plaisant.
stridulation
7 janvier 2011
12h06
Scusez, mais Foglia peut tellement devenir con des fois, à force de toujours vouloir prendre le contrepied de l’opinion courante. Il en devient aussi prévisible qu’André Pratte. Quelqu’un pourrait-il lui dire que ce n’est pas une preuve d’intelligence de chercher systématiquement à ne pas dire comme les autres, que ça peut même devenir une forme de conformisme à rebours ?
C’est tellement idiot ce qu’il écrit sur le sport… Quiconque pratique un tant soit peu un sport sait qu’on n’y trouve pas que du plaisir. Ce matin, je peux vous assurer que je ne ressentais aucun plaisir en me levant pour aller faire mon jogging. Oui, on finit par apprécier la chose, mais c’est un plaisir appris, un plaisir secondaire, un peu comme celui que l’on trouve à manger du fromage bleu par exemple. Faut commencer par le faire, faut commencer par y goûter, avant d’y trouver du plaisir, et ce n’est pas le plaisir qui nous pousse à le faire au début, mais le désir d’être plus en forme, ou d’explorer de nouvelles saveurs.
On vit justement de gros problèmes en ce moment parce que les gens se laissent guider par leur plaisir immédiat. C’est nettement plus agréable d’aller bouffer chez Macdo en prenant son char pour éviter d’avoir froid que de se cuisiner un plat maison meilleur pour la santé et d’aller marcher dehors après. Du moins, tant qu’on n’a pas fait l’effort d’adopter de nouveaux comportements, et de se rendre compte qu’on peut y trouver plus de plaisir à la longue, même si le plaisir immédiat est moins évident.
gl000001
7 janvier 2011
12h09
@viviannep
“Mais ce que prône madame Lortie et beaucoup d’autres personnes, c’est le plaisir immédiat. ”
Qu’est-ce qui vous fait dire ça ? Elle décrie justement les comportements aberrants.
_renaud
7 janvier 2011
12h23
Je ne suis pas fou de la philosophie de Foglia, c’est une facon un peu simpliste de voir les choses.
Et de toute facon, ca fait déjà plusieurs années qu’on se fait bombarder de campagne de sensibilisation sur les bénéficies d’une saine alimentation et d’une vie active. Si ce n’est pas suffisant pour convaincre quelqu’un de changer ses habitudes alors il ne les changera jamais.
Pour la question du fun et bien je pense que ca va de soi. Je veux dire, si tu pratique une activité pratiques-en une que t’aime. Ca ne veut pas dire que ca va toujours te tenter de la faire mais ca va être moins pénible.
Personnellement ce j’aime c’est la variété. Je déteste faire toujours les mêmes exercices. Certaines personnes font du vélo a l’année ou s’entraine au gym a l’année mais ca je ne suis pas capable. J’aime bien varier mes sports aux cours des saisons. Un peu de course l’été. Du vélo. Basket. Natation. Badminton. Cet hiver c’est du ski de fond. D’ailleurs c’est vraiment bon pour le VO2 Max.
En variant mes activités je me tanne moins rapidement et ca fait travailler d’autres parties de mon corps.
Pour la nourriture et bien je pense exactement comme Marie-Claude. Rien a redire la dessus.
vivianep
7 janvier 2011
13h05
Isadora, que savez-vous de mes plaisirs? Ce que j’ai est plus grand que ça, pourtant, mais ne les exclut pas. D’ailleurs, j’ai souvent constaté que les personnes les plus occupées à se donner des plaisirs, sont celles qui sont les plus éloignées du bonheur…. dois-je vous souhaiter le bonheur?
gl0001, pourquoi je confondrais les mots? Le plaisir, c’est de l’instantané, de l’immédiat. La jouissance est un plaisir. Vous voyez, je pourrais vous dire que c’est vous qui vous enfargez dans les mots… Car pour le reste, je suis plutôt d’accord avec vous. Mais je ne crois pas que la satisfaction soit un plaisir. Je mange un carré de chocolat, ça me procure un plaisir. Je le ressens immédiatement. Mais quand j’arrête de fumer et que je souffre un certain temps, et qu’ensuite, je suis fière de moi, je suis satisfaite, ce n’est pas un “plaisir”. Le plaisir est lié aux 5 sens: vue, ouïe, odorat, goût et toucher. La satisfaction, ça se situe ailleurs. Et ça fait du bien, mais pas sensuellement. Je reçois une caresse, ça me donne du plaisir. Je mange un aliment qui goûte bon, ça me donne du plaisir. Je sens une odeur…. etc.
Madame Lortie, quand vous recommandez aux gens de manger uniquement par plaisir, vous leur parlez d’instantané, d’immédiat. Mais le plaisir dans l’immédiat, quand on mange, nous éloigne parfois du bien-être, dans la durée. Regardez les Inuits: on leur a simplifié la vie et on leur a procuré du plaisir instantané. Ils n’ont plus l’obligation d’aller chasser, de se déplacer en reconstruisant leurs abris, de travailler fort pour se nourrir et survivre. Qui parle ici de plaisirs? Tout cela étaient des obligations. Depuis, ils ont accès à tous nos plaisirs instantanés: la télé, la bouffe, l’oisiveté, la drogue, l’alcool, la cigarette… Waw, ils sont beaucoup plus heureux, hein?
Que les gens tentent de trouver du plaisir à améliorer leur sort n’est pas mal en soi. Mais vendre l’idée que d’améliorer notre sort doit nécessairement passer par le plaisir, ça, c’est une erreur! Un exemple? Depuis que nous avons adopté un chien, je suis “obligée” d’aller le promener. L’impulsion de départ, quand je sors dehors avec elle, ne me donne pas de plaisir. Mais une fois dehors, quand je profite de la nature qui m’entoure, que je vois la nature, que je remplis mes poumons de bon air, ça me donne du plaisir, indéniablement. Mais d’autres obligations ne m’en donnent pas. Sauf qu’elles me procurent autre chose: de la satisfaction et de la fierté.
L’impulsion de départ, pour atteindre le bonheur la santé et l’équilibre, n’est pas toujours plaisante. Parfois ça apporte du plaisir, parfois pas. C’est pourtant tout aussi important. Vous dénigrez la valeur des efforts des gens qui font des choses par obligation et sans plaisir. Ça m’exaspère. Vendre aux gens l’idée qu’il est possible de tout faire par plaisir dans la vie, c’est vendre une chimère. Et plus il y aura de gens qui y aspireront, plus ça se fera aux dépends de l’environnement, et des autres, ailleurs sur la planète. D’ailleurs, chaque été, je vois, à la campagne, les champs remplis de Mexicains venus faire le travail que nous ne trouvons pas de plaisir à faire. Eux, ils le font par obligation. Nous? Des bébés gâtés, disais-je.
Le plaisir, c’est individualiste. Le bonheur ne l’est pas du tout.
chouettemaman
7 janvier 2011
13h15
@vivianep, quel plaisir de vous retrouver ici sur le blogue de Mme Lortie! Toujours sur le pied de guerre et particulièrement féroce en ce début d’année comme je peux le constater en vous lisant. Vous m’avez mystérieusement manquée en décembre sur La Mère Blogue.
En ce qui concerne le plaisir, je vous suggère fortement de lire Épicure. Contrairement aux idées reçues, Épicure ne proposait pas un mode de vie excessif, bien au contraire. Il recommandait de prendre plaisir aux choses saines, avec modération, dans le respect des besoins du corps et de l’esprit. Par exemple, manger sainement, à sa faim, avec plaisir, ce qui signifie savourer les aliments et les déguster lentement, en prenant conscience de leurs bienfaits pour le corps et l’âme. Je crois que c’est cette notion du plaisir qu’aborde Mme Lortie, et non le plaisir excessif qui, comme le précise gl000001, devient alors de la recherche démesurée de la jouissance malsaine.
Les animaux et les jeunes enfants prennent plaisir à la vie, à manger et à bouger. Avoir du plaisir ne signifie pas manquer de discipline.
isacyb
7 janvier 2011
13h23
Ce qui est un luxe au fond, c’est de se créer des problèmes alors qu’on n’en a pas vraiment. C’est un symbole du nombrilisme dans lequel on vit. S’inventer des intolérances, des maladies, des “toxines”, ça nous rend spécial! Tout ce qu’on fait doit être déclaré, pensé, soupesé, philosophé, sur-théorisé. Il faut donner un nom à notre style de vie, il faut faire partie d’un mouvement, d’une tendance. Mais pourquoi on ne pourrait pas juste… vivre?
nemo
7 janvier 2011
13h38
Je suis un peu mitigée. L’année 2010 a été un peu difficile côté santé et j’ai arrêté justement de pratiquer ce que j’aimais. Conséquence: prise de poids qui fait que je me sens plutôt malhabile dans des sports que j’ai toujours excellés.
Il faut donc repartir la roue dans le bon sens. Ça implique plusieurs scéances au gym pour retrouver la forme et mon corps plus d’athlète. Non, je n’aime pas ça du tout mais je me console en me disant que c’est pour un temps. Après, je me sentirai à l’aise pour rejouer au tennis à un niveau acceptable pour moi ou faire du ski sans avoir peur de fendre mes pantalons à la première chute… ;-) Parce que voyez-vous là je n’ai plus de plaisir à pratique ce que j’aimais tant il y a quelques années. Je me sens dans un purgatoire…
Et je ne suis pas la seule… Beaucoup de nos amis dans la quarantaine ont arrêté de faire du sport ^pendant quel
nemo
7 janvier 2011
13h45
Excusez-moi j’ai appuyé sur le mauvais piton. Je continue…
Plusieurs de nos amis ont arrêté de faire du sport pendant quelque temps et pour toutes sortes de raisons: manque de temps, parresse, fatigue, famille et j’en passe… Moins on en fait, moins on a envie d’en faire, plus on est fatigué et moins on prend de plaisir… Alors oui, il faut absolument repartir la roue même si ça implique de subir pendant quelques mois l’enfer de l’entrainement pur et simple. Souffrir pour avoir du plaisir après, pourquoi pas? Après, il y aura le plaisir, j’en suis certaine autant ue celui de dévaler les pentes de ski comme à 20 ans! Bon peut-être 30!
nads123
7 janvier 2011
13h56
Je suis entièrement d’accord! En modération, tout est permis si nous n’avons pas trop de problèmes de santé. Et courir après les enfants est de l’activité aussi. Alors, Salute! Pour les choses qu’on aime!
Cookeryandwivery.blog.ca
syl20_65
7 janvier 2011
14h12
Une autre religion maintenant. Le plaisir. Quelle belle philosophie à enseigner à nos jeunes.
T’as pas de plaisir à faire le ménage de ta chambre et b’en écoute le plaisir et ne la fait pas. T’as pas de plaisir à travailler, et b’en ne travaille plus.
Beau nivellement par le bas. Restons au niveau des Pâquerettes. Et dire qu’on prétend que l’humain évolue.
lune78
7 janvier 2011
14h55
Je crois que le plaisir, ça s’apprend. Si on conditionne notre cerveau, on peut apprendre à avoir du plaisir même en faisant des choses qui, en temps normal, ne nous intéressent pas particulièrement parce qu’elles demandent un certain effort. C’est certain que si on se force à faire de l’exercice par obligation, cela ne mènera à rien et on abandonne tout de suite. Même si on essaie d’y prendre plaisir, par exemple en écoutant une musique entraînante et en pensant à tous les bienfaits que cet exercice aura sur notre corps, on finira par y prendre plaisir. C’est la même chose avec l’alimentation. Personnellement, j’étais, jusqu’à récemment, une grande amatrice de “junk food” et je répudiais les légumes. Avec le temps, je me suis conditionnée à changer ma mentalité, et je mange plus sainement, au point où les “cochonneries” ne m’apportent plus de satisfaction. C’est un exercice mental d’abord et avant tout.
isadora
7 janvier 2011
17h17
Donc, selon la théorie de vivianep, il faut absolument que cela soit forcant et pénible pour que cela ai de la valeur, du mérite quoi! Le message que Mme Lortie essaie de passer ici, selon moi, est que si c’est plaisant, on a juste plus de chance que cela nous réussise! C’est pas compliqué! Aller s’inscrire au gym, et y aller à reculons, on sait très bien que cela ne durera pas. Pourquoi le plaisir est si mal vu. Es-ce des vestiges de notre culture judéo-chrétienne . Moi , je fais de l’exercice, et je choisi des sports que j’aime, pourquoi pas! Et savez-vous quoi, j’aime cela!!
hdufort
7 janvier 2011
17h50
Un petit commentaire sur votre autre article, qui parle de la maladie coeliaque et du gluten. Ma femme fait partie des 250 000 Canadiens souffrant de cette maladie (environ 1 personne sur 133 selon les statistiques officielles; jusqu’à 300 000 selon Santé Canada). Nous avons eu ÉNORMÉMENT de difficultés au cours des 5 dernières années à faire accepter et comprendre aux gens ce qu’est la maladie coeliaque. Nous avons eu droit à des jugements de valeur, à des gens qui croyaient que c’est une maladie psychosomatique, un moyen de se rendre intéressant, des caprices, un désordre mentale, un désordre de l’alimentation, un problème causé par la malbouffe, et quoi encore. Dans les restaurants ou chez les gens, il y a encore beaucoup de personnes qui croient que le blé entier, le kamut ou la farine bio sont “corrects” pour les coéliaques. D’autres s’imaginent que les aliments sans gluten sont immangeables ou bizarres.
Nous devons cuisiner presque tout, l’étiquetage n’est pas fiable et les aliments certifiés coûtent affreusement cher, en plus d’être trop souvent périmés, cassés en petits morceaux ou brulés par le congélateur du supermarché.
Suite à la parution de votre article, nous avons reçu des appels de membres de notre entourage, qui recommencent à douter de ce que nous leurs disons, qui nous proposent des “solutions” farfelues de drainage du colon, de thérapie énergétique, d’aliments miracles, d’hypnose ou de “biologie totale”. Nous devons recommencer à zéro l’oeuvre d’éducation dans notre entourage.
Si vous pouviez collaborer avec l’Association canadienne de la maladie coeliaque pour dissiper les malentendus et donner un coup de pouce à ceux qui ne sont pas des “malades imaginaires”, ça serait apprécié.
mononke
7 janvier 2011
18h13
J’ai lu votre billet en dégustant avec ”plaisir” …une bonne tranche de pain chaud que je viens de faire moi même, dégoulinante de beurre … contenant une illicite portion de gluten ( protéine du pain) et des tonnes de dangereux gras trans (beurre)…
La vrai ‘’jouissance’’ aurait été plutôt de bruler un livre de José DiStasio après l’avoir arrosé copieusement d’huile d’olive importée première pression cinq étoiles …. Mais bon tolérance oblige …chacun ses dada…et je n’ai vraiment rien de personnel contre la charmante Josée …
Naivement on pensait que avec la disparition de Montignac qu’on pourrait enfin renouer avec le bonheur de manger des patates de temps en temps … et comme Denis Coderre n’as pas encore réussi à modifier le code criminel pour rendre illégal l’absorbtion des gras trans on pourrait en toute impunité continuer à mettre un peu de beurre sur nos toast…et ben le comble voila que la guerre au gluten est ouvertement déclaré…
Pourtant ayant travaillé il y a maintenant un temps certains …au contrôle qualité dans une usine de production de gluten de blé sur la rive sud à Montréal ( en passant le Canada produit beaucoup de blé oh surprise ! Hein ! et le Québec aussi ) qui servait en plus d`enrichir les farines panifiables dans une centaine de pays ou le blé est de moins bonne qualité ( trop lourd et qui ne lève pas )et surtout pour enrichir en protéines les productions américaines pour des millions de Pitous et Minous ( dont certains spécimens valent beaucoup plus la vie de citoyens ordinaires…) qui sont en pleine santé …. Je ne comprend vraiment pas cette soudaine obsession du gluten une protéine naturelle du blé qui entre dans notre alimentation depuis les Égyptiens et probablement bien avant…
J’aimerais que l’on m’explique pourquoi on préfère obsessivement une salade californienne arrosé à l’eau d’égout recyclée bourrée de phosphates et maintenue en vie grâce à des tonnes de pesticides au nom de la santé en plus d’être transporté sur des milliers de kilomêtres en brulant du pétrole en hiver… plutôt qu’une bonne tranche de pain beurrée cultivé localement …
Le danger serais ce peut être plus l’ignorance…de ce qu’est le gluten que le gluten comme tel ?
tibis
7 janvier 2011
20h54
Je ne peux croire ce que je lis…Oui le plaisir est primordial…
Pas nécessairement à 6 heure le matin, lorsque l’on se lève pour aller au gym; mais si vous n’avez pas de plaisir à entrer au bureau à 8 heure plein de dopamine…forget it.
Que ce soit jouer au tennis, rouler dans les montagnes du Vermont, skating au Rg St-Julien ou jouer au hockey à l’Activital…got to have fun.
gl000001
7 janvier 2011
23h13
@vivianep
Quand vous dites : “Le plaisir, il est déphasé: il arrive après coup. Il suit la satisfaction, il ne la précède pas.”
Ca me semble le contraire de ce que vous dites à propos du plaisir qui est immédiat. Non ?
gl000001
7 janvier 2011
23h17
@syl20_65
Mais y-a-t-il un plaisir à se vautrer dans la paresse ? Le plaisir du travail bien fait, du devoir accompli … il est bien plus grand que celui que je retire de la paresse.
Donc, ce que vous dites ne fais pas trop de sens.
lasatire.com
8 janvier 2011
01h47
Enfin j’ai l’autorisation de manger et de bouger par plaisir! Merci Marie-Claude! Mon 2011 sera moins pénible
diji
8 janvier 2011
05h12
vivianap, que vous devez être malheureuse! Faire tant de chose par obligation et si peu par plaisir. Je ne vous connais pas et déjà je vous trouve rabat-joie.
Si tout ce que vous faites dans la vie, vous le faites par obligation, je vous plains sincèrement. Pour ma part, je ne travaille pas uniquement par obligation, mais aussi parce que mon travail me convient et que je l’aime par plusieurs aspects. Personnellement, je préfère manger un bon couscous plutôt qu’un hamburger au carton (Mc Do), alors je me fais du couscous ou du cassoulet ou du chili plutôt que du junk food. Si je prends du vin en mangeant, c’est parce que ça me tente. Tant mieux si pr Béliveau est d’accord, mais c’est d’abord parce que j’aime ce que je mange, parce j’ai du plaisir en mangeant, que je choisis mes aliments.
Il en est de même avec l’exercice. Je n’en fais pas parce que c’est bon pour la santé ou si peu, mais parce que c’est le fun. Les gyms sont pleins, en janvier et février, de gens qui ont pris de bonnes résolutions, qui font de l’exercice parce qu’il le faut, parce que c’est bon pour la santé. Il semble que les il faut, ça ne motive pas longtemps.
C’est parce que je trouvais ça le fun d’apprendre plein de nouvelles choses que j’ai étudié, que j’aime mon travail et que je lis encore beaucoup. Ok, comme pour le travail, l’école n’était pas jojo en permanence, mais en majorité du temps. Si on m’avait mis de la pression, des “il faut que tu sois la meilleure”, on m’aurait écoeurée et j’aurais décroché. C’est parce que j’aime glisser que je fais du patin, du ski de fond, du ski alpin. En plus, je me sens vraiment bien quand je rentre et que je prends mon chocolat chaud. J’aime ça être essoufflée et sentir que c’est plus facile que la dernière fois, alors je continue à m’entraîner, pour avoir du plaisir à faire des “rides” de vélo de plusieurs centaines de km, de la randonnée pédestre et bien d’autres choses. Bien sur, mes amis en font autant, alors en plus de bouger pour le plaisir de bouger, je bouge pour le plaisir de voir mes amis.
Mononke, continuez à manger du beurre sur vos toasts, il n’y a pas de gras trans dans le beurre, c’est dans la satanée margarine qu’il y en a. Continuez à manger local et à vous méfier des gourous et de l’industrie de l’alimentation, vous aurez bien du plaisir et vivrez probablement plus vieux que ceux qui cultivent le sentiment de culpabilité à chaque bouchée.
emma18
8 janvier 2011
08h16
Vinanep: Ouf! et Re-Ouf ! Le concept vive et laissez vivre vous connaissez ? Vous devez être une personne profondément insatisfaite de sa vie pour prendre plaisir à faire la moral à des inconnus sur un blogue. Triste.
Pour 2011, je vous souhaite de fermer votre ordinateur, sortir dehors et tenter de contempler la beauté de la nature…juste pour le plaisir de le faire. Ah le vilain mot! Vous allez voir, on devient moins frustré et ce que les autres peuvent faire de leur vie vous passera dix pieds par-dessus la tête.
J’ai tellement hâte de voir ce que vous allez répondre, je vais avoir du PLAISIR à me bidonner ! Hi! Hi!
Sur ce, je retourne faire la grasse matinée….juste pour le plaisir de flanner un beau samedi matin.
mononoke
8 janvier 2011
09h12
(à ne pas confondre avec Mononke). À chacun sa vision des choses, mais je crois que ceux qui ont de la difficulté à avaler la notion de “plaisir” n’ont pas tout à fait compris le propos de Mme Lortie.
Le fait d’accorder des valeurs morales à des choses comme la nourriture et l’excercice est justement le problème. La nourriture c’est de la nourriture: du carburant pour notre corps qui peut aussi être agréable à consommer. Point. Ce n’est pas un geste “mal” ou moralement répréhensible que de manger du beurre, du sucre, ou peu importe. On ne commet pas un “péché” lorsqu’on déguste quelque chose qui goûte bon. On consomme un aliment, qui est peut-être chargé de gras ou de sucre, et c’est tout.
Il en est de même pour l’exercice: on n’est pas moralement supérieur parce qu’on fait de la course ou du labeur physique, ou des triathlons ou peu importe.
Il faut cesser de mêler la morale à l’hygiène de vie. Les troubles alimentaires et obsessions de l’exercice, et autres compulsions et obsessions du corps découlent justement de ce besoin de mêler des notions quasi-religieuses de bien et de mal à des gestes très simples, élémentaires et même nécéssaires.
C’est à cause de ces raisonnements que les gens se privent (devenant “vertueux”) et ensuite se gavent (d’aliments “décadents” ou “péchés”) et donc n’arrivent jamais à faire la paix avec la nourriture et à simplement l’aimer de façon saine.
Une petite note personnelle: j’ai été élevée dans une famille complètement imprégnée par le discours moral de la nourriture, par une mère qui m’a essentiellement enseigné à avoir des névroses alimentaires profondes. J’ai pu me libérer de ces raisonnements maladifs seulement lorsque j’ai choisi de manger uniquement lorsque j’avais faim, de ne manger que des aliments qui me plaisaient (et j’adore les salades, les avocats, le pain, les mets indiens, le chocolat, les fèves soya: une variété immense d’aliments….), et de cesser de manger lorsque je n’avais plus faim. Je suis aujourd’hui mince, sportive, en santé et libre de ces névroses.
ahben
8 janvier 2011
09h15
Tenez, vivianep, juste pour vous :
http://www.youtube.com/watch?v=46cTEAVx-Y0
gillesfpelletier
8 janvier 2011
10h44
Moi en 2011, je vais surveiller davantage tout ce qui touche les MONO-GLUTAMATES DE SODIUM dans l’alimentation. Ce sera une grosse grosse job.
Gilles Pelletier, Québec
mononke
8 janvier 2011
12h04
@ diji
Désolé de vous contredire un peu mais le beurre est quand même composé à 80 % de gras. Il contient des gras saturés (60 a 65 %), insaturés dont des gras trans (2 à 5 %) mais d’origine naturelle, et du cholestérol ( oh ! ciel danger! ) mais en petite quantité, et la consommation normale en quantité raisonnable ne pose pas plus de problème que la margarine surtout la cheap hydrogéné bourré de gras trans .
Au cours des 40 ou 50 dernières années, supposément pour corriger un problème de santé les margarines hydrogénées (gras trans) ont progressivement remplacé le beurre tandis que les shortenings ont pris la place autrefois occupée par le saindoux (provenant du gras de porc), le suif (provenant du boeuf et du mouton) ou les graisses d’oie et de canard. L’industrie a simplement répondu à cette nouvelle mode et comme les huiles hydrogénées permettait une texture plus ferme et une plus longue durée de conservation pour remplacer les produits naturels devenus soudainement ‘’tabous’’ les gras trans sont pour ainsi dire omniprésents dans les aliments transformés. Ils contribuent, avec les gras saturés, à la texture des aliments préparés en leur conférant cette sensation de « fondre dans la bouche », comme le faisaient efficacement le beurre et les gras naturels.
Cet engouement pour les gras trans tient en grande partie à la mauvaise presse qu’on a faite aux gras saturés. En les remplaçant par des huiles insaturées hydrogénées, on a cru diminuer l’incidence des maladies cardiovasculaires qui ne cesse de croître dans les populations des sociétés postindustrielles. Après 50 ans de ‘’margarine santé’’ on constate que le remède a finalement fait plus de dommage que la maladie et les apprentis sorciers commencent timidement à admettre que l’on ne joue pas si facilement avec la nature.
Malgré les campagnes d’étiquetages intensif souvent plus ou moins honnêtes on constate toutefois que l’on doit obligatoirement encore lire l’étiquette des aliments « sans gras trans » (quand elles existent!), pour s’ assurer qu’on n’a pas simplement remplacé le très dangereux gras trans par des gras saturés du type déchets industriels agroalimentaire encore plus ‘’cheapo ‘’, dont l’excès n’a rien de santé…. Rappelons nous que les extraordinaires Corn flake origine d’un déchet industriel résultant du tamisage de la farine , ‘‘le son’’ sans réelle valeur nutritive et dont l’industrie ne savait que faire jusqu’à ce qu’un génie réussisse à convaincre une foule de naif que c’était bon pour la santé…ce qui fit sa fortune…
Continuons à nous méfier des ‘’mo..modes’’ …
@ H dufort :
Loin de moi l’idée de faire l’éloge du gluten mais je comprend que pour les gens allergiques cela pose un sérieux problème et je suis 100 % d’accord avec vous pour déplorer la mauvaise qualité et le laisser aller sur l’information contenue sur les étiquettes. Ayant une fille allergique au lactose ( y en a partout ! et c’est pas marqué!) et au nitrite ( a peu près absent sur les étiquettes mais quand même présent dans la plupart des aliments industriels ) je comprend tout à fait le casse- tête que ça représente . Encore là on revient à l’importance de l’objectivité de l’information sur les aliments et de la qualité de l’information disponible !
@ vivianep j’espère que vous prenez au moins ‘’plaisir’’ à lire les points de vue des gens qui ne sont pas d’accord avec vous …
re3e
8 janvier 2011
12h24
le plaisir partout …..c’est telement boomer comme raisonement …. c’st telement 1960 something ….. les X et Y on autre chose a penser comme travailler 6 mois avant de faire une c#$@e de cent pour payer en impots les plaisirs des boomers
mout
8 janvier 2011
13h41
J’ai tout lu les commentaires et je suis très près de penser comme gl00001.
Il résume assez bien ma pensée. J’ajouterais que pour moi la nourriture est nécessaire à l’équilibre et au maintien de notre santé. Si on y ajoute un repas bien équilibré avec des saveurs et des fumets agréables c’est aussi ça les ” plaisirs ” de la vie. Je ne vois pas pourquoi on s’en priverait?
Je sens un relent de la pensée judéo-chrétienne dans cette notion de ne pas accepter certaines jouissances (plaisir) de la vie.
Je ne suis pas très heureuse de partir marcher tous les jours et surtout quand le froid et le vent est de la partie… Mais je suis tellement fière, heureuse, satisfaite, contente de moi etc quand je reviens après une heure de marche au grand air que le plaisir est naturellement de la partie car il confirme que je suis toujours en santé mentale et physique.
On est plus à la période de se flageller et de porter la ceinture de chasteté, heureusement!
Vive la vie, vive la joie et la jouissance des belles et bonnes choses que la vie nous apporte!
Paix sur la terre aux hommes et femmes qui savent où se trouvent leur petit bonheur (plaisir) de tous les jours et d’en jouir!
montrealaise
8 janvier 2011
15h03
Les repas prepares par maman etaient varies et succulents. J’essaie de me souvenir les conversations que nous avions a table quand nous etions enfants. Cela tournait rarement autour de la nourriture si ce n’est des ”Wow! de la tarte aux pommes!” ou des ”Pas des choux de Bruxelles!”
Occasionnellement, maman nous disait ”Mange tes carottes, c’est bon pour les yeux.” ou ”Le poisson, c’est bon pour l’intelligence” ou encore ”Mange un carre de chocolat avant ton examen, tu auras l’esprit vif.”
Sinon, les repas chez nous servaient de rassemblement familial et presque tout nous semblait bon. De la soupe au dessert. J’insiste sur le mot dessert car il y en avait a chaque diner et chaque souper. Soupes MAISON et Desserts MAISON, il va de soi.
Un pur plaisir ! Je dirais meme plus, du bonheur.
gl000001
8 janvier 2011
15h08
@re3e
Les boomers réfléchissent à leurs plaisirs. Beaucoup de X et de Y prennent le premier qui arrive même si ça leur ferme des portes plus tard. Ex. Lacher l’école trop tôt, dépenser le peu d’argent qu’ils ont quand ils sont jeunes sur des niaiseries pour faire du bruit avec leur chars-poubelles, ….
lecteur_curieux
8 janvier 2011
15h15
Vous bougez ou bougerez pour vos raisons propres à vous, chacun a ses motivations, ses objectifs et prend son pied ou non.
Les ”Tu dois” et ”il faut” ne doivent pas venir de l’extérieur mais de vous-même. Vous parlez de plaisir, je préfère parler d’amour de quelque chose. Faire ce qu’on aime ou qu’on a appris à aimer.
Quelque soit votre objectif, votre motivation et vos récompenses. Que ce soit pour des buts sociaux, de santé ou autre… La motivation doit être intrinsèque à l’individu…
Si cela vient surtout de la société ou que c’est moralisateur dans un sens ou l’autre. C’est ennuyeux.
La pensée magique ne fonctionne pas. Mais votre marche ou randonnée pédestre, vous aviez bien droit de penser la faire pour votre santé. Si vous détestez marcher toujours et toujours c’est pas la bonne activité pour vous.
On bouge pour le plaisir ? C’est comme pelleter l’hiver ou bien faire votre gazon l’été… Parce qu’il a besoin d’être fait… Si cela vous procure plus de plaisir avec une pelle ou une tondeuse manuelle alors que l’autre c’est de donner cela à contrat… C’est de vos affaires…
mononke
8 janvier 2011
15h33
et Que pensez vous de la dernière nouvelle sur AFP?
Un nouveau scandale alimentaire secoue l’Allemagne : une importante quantité d’œufs sont contaminés à la dioxine, parce qu’on a donné des résidus de gras contaminés aux poules….
Pas drole du tout ! Non
Mais le pire c’est la réaction des ‘’Zotorité’’…
‘’ La Commission européenne se veut néanmoins rassurante. Si les 136 000 œufs ont été contaminés, le dosage de dioxine «sera faible» et les mélanges «devraient l’avoir diluée», affirment ses experts.’’
Traduction libre : ‘’Donc ¨cé pas grave car une fois dilué y reste juste un ‘’ti peu de marde’’dans les produits où ils étaient destinés à l’industrie de transformation. Reste à savoir s’il s’agit de mayonnaise, pâtisseries, shampoings, …..Who care…..
aniani
8 janvier 2011
19h15
Manger quand on a faim, de bonnes choses mais des moins bonnes quand on en a envie aussi (une poutine de temps à autre, ça fait la job!) et se bouger le derrière de temps à autre, ça fait pas de tort du tout, surtout quand l’activité nous convient.
Moi, je m’en vais me faire plaisir avec mon chum, collé collé au lit. Ce sont des plaisirs très agréables et bon pour le cardio. :)
marie-so123
9 janvier 2011
10h56
Ne pas répondre à Vivianep et l’ignorer allègrement, voilà ma résolution pour 2011! Pour ceux qui le la connaissent, sachez qu’elle a beaucoup de temps à perdre sur les blogues et que son plus grand plaisir (justement!) est de juger les autres qui osent vivre autrement qu’elle, madame parfaite. Moi aussi Vivianep, pour 2011, je vous souhaite beaucoup de joie, de bonheur et de jouissance!
Mme Lortie, dans votre billet, vous parlez de l’attrait grandissant des diètes, de la montée du végétalisme et de la recherche d’aliments sans gluten, je ne suis pas tout à fait d’accord avec votre analyse de cette réalité. Je ne pense pas que ce soit nécessairement une quête de la calorie ou une manière détournée de se mettre à la diète en permanence. Il n’y a pas que les personnes “coliaques” qui recherchent les aliments sans gluten, un grand nombre de personne a aussi une intolérance et les intolérances n’entrent pas dans les statistiques. Je ne vois pas le but de rechercher les aliments sans gluten “pour le fun”, comme vous semblez l’insinuer. Je pense qu’il y a un nombre grandissant de personnes qui découvrent qu’ils ont traîné toute leur vie ce type d’intolérance (ou une intolérance aux produits laitiers, aussi très très populaire mais dont vous ne parlez pas). Je pense que beaucoup de personnes ont des maux de toutes sortes qui les handicapent à un niveau ou un autre. Le dicton voulant “tu es ce que tu manges”, je ne pense pas qu’il soit stupide de revoir son alimentation lorsque nous avons un problème de santé persistant pour lequel aucun des traitements traditionnels ne fonctionne.
Il y a quelques années, j’avais des maux de ventre quotidiens. Tous les soirs après le souper, je devais m’étendre et attendre une heure que les douleurs passent. J’ai tout essayé, changer ma diète, couper les produits laitiers, le gluten, le soya, batterie de tests médico. Rien. C’est finalement un traitement chez une extraordinaire ostéopathe qui est venu à bout de mes maux.
Tout ça pour dire que je pense que beaucoup de personnes éprouvent des “mal être” au quotidien et qu’ils cherchent une manière de se sentir mieux dans leur peau. Il n’est pas stupide de voir dans les changements alimentaires un puissant moyen (et à notre portée) de traiter nos problèmes de santé.
fabi
9 janvier 2011
11h16
@vivianep
J’ai pas eu de ”plaisir” à vous lire.
danbel
9 janvier 2011
11h19
@re3e
Et les boomers travaillent 6 mois pour payer les )(*&)?? de garderies, les congés parentaux. la fécondation assistée, etc..et autres inventions de la génération qui la suit. Y parait que la génération des baby-boomers s’étend jusqu’à 1964, on est loin de l’âge de la retraite. Ça fait que … on paie, tout comme vous.
isadora
9 janvier 2011
11h26
Ah mais, quel plaisir que ce blog de début d’année! Argumentations, expositions d’idées et concepts variés; c’est ce que j’appelle un véritable échange. Un merci tout spécial à “vivianep “qui a contribué tout spécialement à alimenter les passions ( passion= plaisir!!) sur le sujet… Tout simplement, plaisant!
gl000001
10 janvier 2011
08h07
La dopamine. Il y en a qui sont allergiques à ça, on dirait.
http://www.cyberpresse.ca/sciences/decouvertes/201101/09/01-4358444-dou-viennent-les-frissons-de-plaisir-en-ecoutant-de-la-musique.php
vivianep
10 janvier 2011
16h31
Bonjour Chouettemaman:
“Contrairement aux idées reçues, Épicure ne proposait pas un mode de vie excessif, bien au contraire. Il recommandait de prendre plaisir aux choses saines, avec modération, dans le respect des besoins du corps et de l’esprit.”
Je n’ai aucun problème avec ça, croyez-moi. Je prends du plaisir au quotidien, à faire des choses qui ne me donnaient aucun plaisir il y a de ça quelques années. Les exemples ne manquent pas. Mais pour atteindre ce niveau de plaisir là, il a fallu qu’à certains moments de ma vie, j’éprouve du déplaisir. Quelqu’un donnait l’exemple du fromage bleu: c’est tellement vrai! Il y a des plaisirs qui se développent, et pour ça, il faut y mettre un peu de temps. Et ce temps-là n’est pas toujours dégoulinant de “plaisir”.
Il y a aussi des choses qui nous procurent du plaisir et qui sont pourtant toxiques: cigarette, alcool, drogues, jeu excessif, et certaines pratiques sexuelles, etc.
Et puis, il y a des choses qui ne nous donneront jamais de plaisir et qui font pourtant partie de la vie. Les accepter, c’est ça, être un adulte, être mature.
Autre chose: à propos de l’exercice physique, le plaisir n’est pas du même genre que celui procuré par un aliment qu’on aime. J’ai attendu longtemps de trouver un sport ou une activité qui susciterait en moi le même élan que celui que j’ai pu éprouver quand je me mettais devant une poutine, ou un Joe-Louis, ou un carré de sucre à la crème. Ces plaisirs-là, je peux me garrocher dedans sans retenue et ça ne me demande aucun effort de céder… Mais le sport, pour en tirer du plaisir, c’est plus compliqué. C’est dans notre nature de chercher à économiser nos énergies. Nous sommes des animaux, nous aussi, et notre survie a dépendu de nos réserves d’énergie pendant des millions d’années. C’est NORMAL de chercher à économiser nos réserves, c’est instinctif. Alors se pousser vers le contraire, qui est la dépense d’énergie, ça demande un effort initial que ne m’a JAMAIS demandé l’action de dévorer une poutine.
Il y a peut-être des gens qui en sont rendus au point où, pour pratiquer un sport, ils n’ont plus jamais besoin de se donner un coup de pied au cul. Mais de toute évidence, ils ne sont pas la majorité. S’il était aussi facile de céder au PLAISIR du sport qu’il l’est de céder au PLAISIR d’un gâteau ou d’un autre aliment qui nous tente, on serait pas mal plus nombreux à être en forme.
Donc: axer toute la campagne de motivation des gens à faire du sport sur la notion de PLAISIR, ça ne donnera jamais grand chose, à mon avis.
vivianep
10 janvier 2011
16h32
re3e: tellement vrai! Madame Lortie est très “boomer” dans sa façon de présenter les choses.
vivianep
10 janvier 2011
16h36
mononoke, et si vous aimez autant d’aliments, vous le devez en grande partie à votre mère. Elle ne s’est donc pas totalement plantée, non?
Apprendre aux enfants à prendre plaisir à manger, c’est bien. Mais leur apprendre que parfois, pour avoir de plus grands plaisirs, et des sources plus variées de plaisirs alimentaires, il faut pour cela se forcer, apprendre à manger des aliments qui nous plaisent moins spontanément, faire des essais, insister, y revenir, et le tout, sans plaisir.
vivianep
10 janvier 2011
16h38
Emma18:
“Pour 2011, je vous souhaite de fermer votre ordinateur, sortir dehors et tenter de contempler la beauté de la nature…juste pour le plaisir de le faire. Ah le vilain mot! Vous allez voir, on devient moins frustré et ce que les autres peuvent faire de leur vie vous passera dix pieds par-dessus la tête. ”
Hiii boy! Et c’est à moi que vous dites que je devrais arrêter de faire la morale aux autres? hahahahahahah je me bidonne moi aussi vous voyez. Et en plus, vous terminez en disant que si je suis votre recette, ce que les autres font va me passer 10 pieds au dessus de la tête: ça a pas l’air de marcher avec vous, cette recette, puisque vous réagissez tant et que vous prenez la peine de me faire la morale en plus… Vous êtes cute.
vivianep
10 janvier 2011
16h44
diji, c’est charmant votre démonstration. Si jamais la vie se charge de vous mettre des épreuves dans les pattes, on en reparlera.
chouettemaman
10 janvier 2011
21h47
@vivianep
”J’ai attendu longtemps de trouver un sport ou une activité qui susciterait en moi le même élan que celui que j’ai pu éprouver quand je me mettais devant une poutine, ou un Joe-Louis, ou un carré de sucre à la crème. Ces plaisirs-là, je peux me garrocher dedans sans retenue et ça ne me demande aucun effort de céder… Mais le sport, pour en tirer du plaisir, c’est plus compliqué.”
Beurk, des Joe-Louis. J’aime mieux courir un marathon. Des macarons par contre… ;)
Allez, allez, savez-vous lire ? J’écrivais qu’il s’agissait de prendre plaisir à des choses saines, bonnes pour nous, comme de bons aliments de qualité. Qu’est-ce que les pratiques sexuelles malsaines viennent faire là-dedans? Vous vivez un sacré conflit intérieur… Vous me semblez fort mal à l’aise avec vos envies. Analysez-vous un peu avant de faire la morale à tout le monde.
vivianep
10 janvier 2011
23h02
Chouettemaman, je croyais discuter intelligemment avec vous, mais vous êtes banale au point de tomber dans les sous-entendus stupides (”Vous me semblez fort mal à l’aise avec vos envies”) et telllllement faciles… Que c’est rare de trouver des gens avec qui il est possible de discuter intelligemment. Poche.
marie-helene1107
10 janvier 2011
23h26
Je suis habituellement totalement d’accord avec vos propos Mme Lortie mais j’ai été très déçu par votre article sur le gluten et les probème alimentaire. J’approuve les commentaires de hdufort et marie-so123
Je suis moi-même atteinte de la maladie coelique avec forte réaction, et en tant que jeune femme j’ai beaucoup de difficulté à faire accepté ma condition. Il y a beaucoup de jugement concernant mon alimentation (je dois presque systématiquement refusé desserts, pâtes, pains… ) et plusieurs pense que je fais du zèle ou que j’ai un trouble alimentaire. Suite à votre article j’ai eu quelques commentaires et tel que hdufort l’a précisé le travail est dans certains cas à refaire.
Je ne crois pas non plus qu’un beaucoup de gens mange sans-gluten pour le plaisir. L’augmentation des produits en épicerie est, selon moi, largement dû à une hausse des diagnostiques ces dernières années. Et pour avoir cherché, étudié et tenter de comprendre l’origine de la maladie, le gluten, les autres causes, je sais que tel que la précisé marie-so123 un grand nombre de personnes ont une sensibilité au blé. Quelques connaissances à moi l’ont éliminé ou réduit et réussi à améliorer de petite conditions de santé, comme pour les sensibilité au lactose. Il est à noter que le blé d’aujourd’hui est fort différent de celui d’il y a 30 ou 100 ans. Et on en abuse généralement… Sans s’en rendre compte, puisqu’il est transformé sous tellement de forme, on en mange au déjeuner, diner, souper, tout les jours. Mes restrictions alimentaires peuvent être très compliqué et difficile mais elle m’ont fait découvrir une immense variété d’aliments. Je n’ai jamais mangé aussi varié que depuis que j’ai éliminé (même si c’est de force) le gluten et le lactose. De plus, lire les ingrédients sur tout les aliments à tout coup est un exercice assez épeurant…! Et je crois que vous êtes d’accord sur ce point Mme Lortie.
Pour ce qui est du plaisir de manger je crois que la majorité des gens bénéficierais beaucoup de lire votre livre, Mangez. Je suis convaincue qu’il faut réapprendre graduellement à sa tête et a son corps de manger par plaisir. L’alimentation et notre rapport avecc celle-ci aujourd’hui est tellement compliqué qu’il est un peu difficile d’intégrer le plaisir “à froid”.
Ceci étant dit, dans certains cas, écouter son corps et augmenter le plaisir dans sa vie est pour certains, synomine d’une alimentation sans-gluten et naturel, et il reste encore beaucoup de travail à faire pour la sensibilisation et l’acceptation de la condition. Alors si vous pouvez nous donner un coup de pouce Mme Lortie ce serait plus que bienvenue!
chouettemaman
11 janvier 2011
10h28
Mme Lortie, permettez-moi cette dernière intervention et ensuite, promis, je lâche prise, trop occupée que je suis à rêver à la délicieuse minestrone maison pleine de bons légumes qui m’attend au souper ce soir et qui me procurera, une fois recouverte de fromage râpé, beaucoup beaucoup de plaisir. Mais je ne peux résister…
Chère vivianep, vous ne semblez pas avoir envie de discuter avec quiconque a une idée contraire à la vôtre. Je prends toujours un immense plaisir à vous répondre par contre, c’est un exercice mental qui exige une légèreté et un humour que vous jugez sans doute comme un trait de superficialité (vous n’avez donc pas compris où je voulais en venir en comparant Joe-Louis et fins macarons hein ?). Je ne suis pas toujours d’accord avec Mme Lortie mais j’aime visiter son blogue parce que j’apprécie comment elle est à la recherche du beau et du bon. En alimentation, en urbanisme, en architecture, en design. On est très loin des Joe-Louis et des excès. On est par exemple dans l’art d’initier les enfants à bien manger et à bouger quotidiennement en allant jouer dans la neige avec eux à s’en essoufler, à respecter leur personnalité quand il est temps de choisir une activité physique, à préparer un bon repas en famille, en leur laissant choisir quelques légumes à l’épicerie, en leur apprenant la discipline nécessaire pour savoir quand dire oui ou non aux sucreries. Je crois que vous confondez ce plaisir fort discipliné avec autre chose de malsain. Aussi, je précise que rien ne vous empêche de vivre dans l’inconfort. Vivez de bouillie de gruau et lavez tous vos vêtements à la main dans une rivière si le coeur vous en dit.
vivianep
11 janvier 2011
12h55
Chouettemaman, il faut aussi apprendre aux enfants que les déplaisirs et les difficultés et les efforts font partie de la vie. Il faut aller au-delà du plaisir. C’est la vie. Le culte du plaisir, c’est un luxe de bébés-gâtés. Même les animaux sont pas aussi “premier degré”. Ké bye.