
Hier, après avoir inspecté de fond en comble la tête de mes enfants car je venais de recevoir une lettre de leur école au sujet de la persistance de poux, j’ai écrit quelques mots à ce sujet sur Twitter. Juste 140 frappes, du type boutade, pour dire que j’en avais marre de perdre tout ce temps à inspecter mes enfants — Dieu merci, il n’avaient rien. Pour dire que selon moi les grands responsables de la persistance des poux sont les parents négligents et finalement, pour demander si ces parents récidivistes ne devraient pas être frappés par des amendes. Mon idée extrême ? Quelque chose comme: l’école lance une alarme et donne trois jours aux parents pour inspecter leurs enfants et faire un traitement. Après trois jours, l’école avec l’aide du CLSC fait une inspection massive. Si elle constate qu’il y a des poux chez certains enfants et que ceux-ci n’ont reçu aucun traitement, les parents doivent payer une somme symbolique pour rembourser les frais encourus.
Mon “tweet” a déclenché toute une discussion. Je venais de toucher un point sensible. On a ri, on a échangé. Une chose est claire: les parents n’en peuvent plus de ces poux qui ne veulent pas être éradiqués de nos écoles. Et n’en peuvent plus, surtout, des autres parents négligents, qui ne surveillent pas bien la chevelure de leurs enfants, ne font pas les traitements adéquatement et participent au retour sempiternel des poux.
Les autorités en santé publique, notamment les infirmières des CLSC et les responsables scolaires connaissent bien le problème. Ils savent qu’il y a des récidivistes, ils connaissent généralement les familles problème.
Ma question: pourquoi, si on connaît bien les paramètres qui encouragent la pédiculose, on ne prend pas les mesures adéquates pour cibler les cas difficiles, leur offrir une aide supplémentaire et sévir, le cas échéant ? Les parents qui font leurs devoirs en ont un peu assez.