Marie-Claude Lortie

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  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Mardi 28 septembre 2010 | Mise en ligne à 12h18 | Commenter Commentaires (69)

    Voilà où va l’argent

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    Photo Ivanoh Demers. La Presse.

    En 2007, j’ai fait deux séries sur la situation dans les hôpitaux. Deux séjours où j’accompagnais des médecins, en secret, dans leur quotidien. Une fois des chirurgiens, une autre fois un urgentiste. À chaque fois, je suis tombée sur des gens dévoués travaillant dans des conditions hyper difficiles. À chaque fois, on m’a dit deux choses.

    1- Le vrai drame, c’est la banalisation de la médiocrité de nos moyens. En d’autres mots, le fait que tout le personnel hospitalier finisse par s’habituer à ses ressources toujours plus limitées.

    2- De l’argent, dans le système, peut-être qu’il y en a, mais nous, on ne le voit pas.

    Eh bien voilà.
    Voilà enfin les chiffres qui confirment ce dont on se doute depuis des lustres. Tous les millions pour ne pas dire milliards injectés en santé ne vont pas là où ils devraient aller. Au lieu d’aller dans les soins, directement aux patients, ils vont dans l’administration. À lire dans le dossier de ma collègue Ariane Lacoursière.

    En gros:

    Depuis 2000, le personnel administratif a crû de près de 52% et les cadres de 30% dans le réseau de la santé québécois. Pendant ce temps, le personnel soignant n’a augmenté que de 6%, révèlent des données gouvernementales compilées par la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ).

    Si bien que, actuellement, environ 108 000 employés du réseau de la santé se consacrent aux soins alors que 100 000 occupent des fonctions de gestion ou d’administration. «C’est quasiment un ratio de un pour un! On est actuellement surencadré, dans le réseau, affirme le président de la FMSQ, le Dr Gaétan Barrette. On sabre toujours du côté des soins aux patients. Il y a beaucoup de confort administratif.»

    On le voit bien que ça ne marche pas. Il était temps que les données viennent étayer les impressions, intuitions, observations empiriques anecdotiques que le public et les journalistes et les professionnels récoltent depuis des années, alors que les ministres, les uns après les autres, annoncent des injections en santé qui ne semblent jamais se rendre dans les urgences, dans les officines, dans les labos, dans les blocs opératoires…

    Les chiffres viennent dire ce que l’on savait. Mais qu’on ne voulait pas croire.


    • Au lieu de dire n’importe quoi, faite un travail journalistique pour voir ou il va l’argent du budget de la santé. Les documents sont publics.

      Quand le prix des SOINS explosent (les traitements, pas la main-d’oeuvre), personne ne voit la couleur de l’argent sauf le malade (qui ne realise pas le prix du traitement). Donc, personne ne voit la couleur de cet argent.

      Si il y a plus de cadres, c’est parce qu’il n’y a tout simplement pas de personnel medical a engager. Il manque d’infirmieres, vous avez peut-etre entendu parler? Ca donne rien d’engager plus de medecins ou de traiter plus de malades si on a pas le personnel pour s’occuper de ni un, ni l’autre.

      Alors on fait quoi? On ajoute de postes administratifs dans le but de desencombrer les resources precieuses de leur charge de travail administrative pour qu’elle puisse se concentrer a faire le travail pour lequel on ne peut pas engager un cadre.

      Il y a des tonnes d’explications pour la situation. Personne ne se donne la peine d’essayer de comprendre. Let’s go la demagogie, c’est tellement plus facile.

    • Trop de chefs et pas assez d’indiens. Vous feriez le même constat chez Hydro-Québec et dans nombre de services gouvernementaux. J’ai travaillé au gouvernement et j’ai toujours été renversé de la quantité de petits rois qu’on y trouve.

      Michel Granger

    • Au Québec, on pense qu’à la question nationale, cela meme si le bateau coule !!!

      Il faut s’attaquer à la base du problème: trop de bureaucracie voila !

      Cela, ce n’est pas une question de politique gauchiste/droitiste mais de bon sens !

      Ce n’est certainement pas les clowns dretistes de Québec qui vont rêgler le système MDR

    • Mme Lortie

      Vous avez raison; c’est un scandale de dépenses inutiles.

      Il y a quelques années j’ai demandé une copie des états financiers du ministère de la santé du Québec ainsi que celui de l’Ontario.

      J’avais comparé les dépenses administratives et les dépenses de fourniture de soins de santé de chaque ministère. Au Québec, les frais administratifs représentaient environ 40% des dépenses totales du ministère, qui étaient d’environ $20 milliards. En d’autres mots les dépenses administratives du ministère de la santé du Québec étaient de $8 milliards. La même année, les frais administratifs du ministère de la santé de l’Ontario ne représentaient que 22% des dépenses totales de ce ministère.

      Si on prend le ratio de l’Ontario et on l’applique au Québec, les dépenses administratives du ministère de la santé du Québec seraient de $4.4 milliards. Cela représenterait une économie de $3.6 milliards en frais administratifs. Cet argent pourrait être remployé dans la fourniture de soins de santé. Ou ces économies pourraient être utilisées pour éliminer le besoin de trouver de nouvelles sources de financement qu’est devenu ce trou noir.

      J’ai soumis mon analyse aux ministres des finances, du conseil du trésor et de la santé ainsi qu’au premier ministre.

      Je n’ai même pas eu un accusé de réception

    • “1- Le vrai drame, c’est que la banalisation de la médiocrité de nos moyens.”

      J’ai un peu de mal avec la structure de cette phrase…Manquait-il une donnée à la fin?

      Corrigé. Merci de me l’avoir signalé. mcl

    • En tant que travailleurs de la sante moi et mes collegues nous nous doutions bien que le ratio pousseux de crayons versus travailleurs de la sante sur le plancher etait anormalement incline du cote de ces premiers, mais il n’y a rien comme se le faire dire par les chiffres.
      J’ai bien hate de voir ce que le gouvernement Charest va nous racconter pour justifier ca, car l’amplitude du phenomene est relativement recente.
      Il serait interessant de voir comment ca se passe ailleurs, mais je parie que pour trouver pire il faudra aller voir comment ca se passe en Coree du Nord…
      “On n’a pas d’argent pour les travailleurs du secteur public, nous devons etre des gestionnaires responsables”, disait le gouvernement Liberal… Yeah right!
      Gestionnaires responsables de cette situation pourrie, oui!

    • Les infirmières en santé mentale du CSSS Québec Nord sont en procédure de grief depuis plus de deux ans. La cause : fardeau de tâche. Le ratio clientèle/intervenant dépasse du double celui énoncé dans le Plan d’Intervention du MSSS en santé mentale. La solution des infirmière passe par l’engagement d’UNE ressource supplémentaire. Les gestionnaires ont poussé, par leur refus, le processus jusqu’à l’arbitrage, engageant au passage un avocat (aux frais de tous les clients potentiels que nous sommes, bien sûr.)

      Denis Vallières, conjoint d’infirmière

    • Entrez dans un hôpital et/ou un CEGEP, au Québec, et comptez les locaux destinés aux soins/enseignement, ensuite comptez les locaux destinés à l’administration…

      Voilà.

    • Le problème c’est que la gestion est surbureaucratisée. Mal conçue et mal planifiée. Et cela est la faute du gouvernement mais aussi des syndicats et fédérations qui dénoncent cela…

      Ils ne travaillent pas assez en équipe et chaque groupe voit à ses intérêts avec ses exigences. Résultat ? Il y a de plus en plus de bureaucratie inutile. Que tous fassent preuve de plus de souplesse, d’imagination et de collaboration et les tâches des cadres pourront être allégées grandement.

    • Leurs tâches… Je ne les connais pas mais la bureaucratie et la paperasserie qu’elle soit informatisée ou non…

      Il y aurait de l’argent à investir dans l’administration mais dans le but de réduire la bureaucratie et à tous les niveaux. Il faut que tous les intervenants collaborent pour cela… Va falloir un jour que les gens comprennent qu’ils sont dans le même bateau.

      Quand tous veulent tirer la couverte de leur bord… Bien…

    • orbitalx

      28 septembre 2010
      12h26

      Au lieu de dire n’importe quoi, faite un travail journalistique pour voir ou il va l’argent du budget de la santé. Les documents sont publics.

      _______

      On les attends !

    • Ma mère a travaillé dans un hopital pendant des années et a vu toutes les coupures de l’époque. Elle m’a dit qu’à un point c’était 1 cadre pour 3 employés…

      C’est normal… à l’époque le ministère a donné le mandat aux cadres des hopitaux de couper dans les dépenses en santé… ce qu’ils ont fait? Ils ont coupé en dessous d’eux… c’est humain et normal je crois de ne pas couper son propre poste…

    • Dans la salle d’examen à l’urgence, il y avait une armoire en stainless avec deux portes coulissantes vitrées. Ca doit couter $2000 cette affaire-là. Il y avait des pansements, des trucs du genre dedans.
      Accroché au mur, il y avait des armoires en mélamine (deux portes) qui coutent $65 chez Réno-Dépot. Elles contenaient des pansements, des trucs du genre dedans !!!
      Ou est le problème ? C’est de payer pour des cossins à $2000 quand tu peux avoir l’équivalent pour $100. Multipliez par 10 salles d’examen par 20 hopitaux, ça fait beaucoup d’argent.

    • Trop de cadres? Probablement. Mais il ne s’agit que d’un élément parmi d’autres pour expliquer les coûts du système. Le prix des médicaments en est un autre de *poids*.

      (…)

    • Donc, le ticket modérateur (maintenant abandonné) et la contribution santé: des millions pour alimenter la bête. On nous dit qu’on remplace un fonctionnaire sur deux, ne devrait-on pas avoir moins de fonctionnaires avec le temps qui passe. Ca doit être mesure qui va entrer en vigueur dans vingt ou trente ans :-).

      Pas vraiment surpris de ce qu’on apprend aujourd’hui, les informations avaient filtrés. On peut toutefois se demander, comment diable a-t-on pu en arriver là ? Je suppose que même si Messieurs Charest et son ministre de la santé décidaient de faire le ménage et de tout réorganiser, ils ne pourraient et on se demande … oups … je viens de trouver, pour ne pas se mettre les syndicats à dos, syndicats qui peuvent maintenant mettre et garder des gouvernements en place et Dieu seul sait que les petits payeurs de taxes, que nous sommes, ne comptent pas beaucoup dans la balance.

      C’est vraiment absurde, on pourrait sauver des centaines de millions de dollars en réorganisant et en utilisant cet argent pour aider et soigner les malades: bravo Québec et nos courageux politiciens!

    • Ce qui fait que maintenant, ENFIN !!!, tous vous savez ce que les gens de la Santé savent depuis un bon bout : dans le fond, le MSSS et Charest S’EN FOUTENT COMPLÈTEMENT DE LA QUALITÉ DES SOINS, leur souci est une façade depuis belle lurette.

      Y’était temps. ( Mesdames Lacoursière et Lortie, ainsi que Monsieur Pat, vous êtes béniEs ! )

      ( Maintenant que nous tous savons, kossé qu’on fait, asteur ???? )

    • Il y a longtemps on évoquait une salle de chirurgie a l’hopital pierre-boucher qui a été complètement construite mais qui sert maintenant de salle de placard faute de personne pour l’utiliser.
      Ajouter des chambres et des lits, mais pas le personnel pour s’en occuper….
      Voilà deux exemples de ressources monétaire mal dépensée.

    • Ce n’est pas juste une question de ratio.

      Un membre de ma famille est administrateur dans un hôpital. Chaque fois qu’il a essayé de proposer des mesures pour améliorer les soins, il s’est heurté soit au syndicats, soit aux fonctionnaires au niveau régional ou provincial.

      Plus de pouvoir aux administrateurs locaux, moins de niveaux administratifs, et plus de flexibilité de la part des syndicats sont à mon avis nécessaires pour améliorer la qualité des soins. Les hôpitaux anglophones du Québec sont en bien meilleur état d’ailleurs, pourquoi ? Je pense que c’est en partie parce qu’ils sont plus innovateurs dans leur façon de gérer le personnel.

    • Etrange, on entend allègrement parlé de la pénurie d’infirmière mais ma conjointe, décidé à rejoindre la profession après 2 ans 1/2 d’absence pour cause d’écoeurantite aigüe, n’arrive pas à se trouver d’emploi, ni dans le public (CSSS Québec Nord), ni dans les agences ??? Pas un seul retour d’appel…

    • Allez visiter n’importe quel CLSC.
      Comptez le nombre d’étages réservés aux services à la population vs le nombre d’étages réservés à l’administration.
      J’en connais un où c’est du 1 pour 5 !

      Idée : on pourrait penser à offrir à ce personnel de prendre des cours en soins infirmer. Une secrétaire qui travaille dans un hôpital depuis 10 ans connait déjà le milieu.

      Sur 100 000 employés en administration, on pourrait sûrement en convertir 1000 ou 2000.

      Tant qu’à avoir 210 000 employés en santé, il faudrait que ce soit 160 000 en services directs et 50 000 en administation. Pas 110-100 comme c’est actuellement,

      Ce ratio vaut pour tous les domaines :
      Moins de gérants et plus de services directs : profs, travailleurs sociaux, inspecteurs, policiers, cols bleus, guichetiers à la SAAQ, etc…

      Pas besoin d’un administrateur pour chaque employé !

    • Vous ne fournissez pas assez d’information pour que je comprenne où va l’argent dans le système de santé.

      C’est superficiel d’être outré de la plus forte croissance des cadres vs les infirmières et médecins. La réalité est plus complexe. J’attends encore une étude ou encore un travail journalistique non sensationaliste qui me fournirait assez d’information pour me faire une idée de la situation.

      Merci.

      M. Bélanger

    • Désolé, mais madame Lortie a raison ici. Le gros du fric (que ce soit dans un ministère ou un hôpital) va dans l’administration. (J’étais fonctionnaire et au bas de l’échelle, je n’ai aucune gêne à l’avouer).

      C’est gros, une administration, c’est gigantesque. Gérer des milliers de “patients” ça prend beaucoup de ressources.

      Surtout que les “patients” “clients” en veulent toujours plus !

      Avez-vous déjà pensé, quand vous attendez pour votre rendez-vous dans un hôpital, combien il en coûte juste pour chauffer la salle d’attente (entre autres) ca prends de la place et il y a même une télé qui distrait “l’attendeur”) ?

      Sommes-nous tous devenus des gâtés pourris comme on dit. Qui a besoin de la télé dans un hôpital ?

      Pour ce qui est des soins que j’y ai reçu, alors là, un grand bravo ! Je suis toujours surpris des commentaires négatifs sur les soins de santé “reçus” ?

      Je n’y vois que courtoisie, empathie, professionnalisme, dévouement, (si ce mot existe encore.) J’en étais presque gêné ! J’ai passé 24 heures à l’hôpital Saint-François d’Assise de Québec, pour une chirurgie bénigne et j’ai eu à peu près 50 personnes qui se sont occupées de mon MOI ! J’ai pas pu compter celles et ceux quand j’étais sous sédatif !

      Ces gens donnent le meilleur d’eux même. Médecins, chirurgiens, infirmières. Ils sont pressés oui. Ils sont débordés et je n’envie pas leur métier.

      Alors oui, coupons un peu dans l’administratif (cossu) que l’on sait. Et les soins seront toujours aussi excellents… et même plus.

    • Au moins dans le système de santé y a quelque chose qui est en Pleine Santé et se développe a merveille : La bureaucratie!

    • orbitalx a raison.

      Peu importe le ratio, on doit d’abord former plus d’infirmières et de médecins si on veut en engager davantage. En 2003, Jean Charest voulait ajouter 750 médecins de plus en formation. En 2006, l’objectif n’était atteint qu’à moitié (426 sur 750), parce que la hausse a été limitée par la capacité d’accueil des universités. Je n’ai pas de données plus récentes. Mais une bonne partie du problème est là. Comment s’y prendre pour augmenter le nombre de ces spécialistes et est-on prêt à payer pour ça. Si on n’augmente pas les impôts, on doit trouver l’argent ailleurs. Et s’il y a trop d’administrateurs dans le domaine de la santé, qu’on coupe à cet endroit. Mais le dossier de Arianne Lacoursière et les propos de Marie-Claude Lortie ne répondent pas à cette question.

      Mne Lacoursière écrit: “Le vice-président pour la région de Montréal, Jean-Philippe Grad, expose entre autres le cas du CSSS Jeanne-Mance. Afin d’éponger un déficit de 8 millions, une dizaine de postes d’infirmière seront retranchés dans deux centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD)”. Ça c’est un cas où se demande pourquoi ce ne sont pas des postes administratifs qui sont coupés, mais étais-ce possible à cet endroit précis? Que sait-on du nombre de cadres de cet établissement? L’article de le dit pas. Et comment on gage que cette dizaine d’infirmières vont se trouver facilement de l’emploi ailleurs! Quelqu’un peut me confirmer ça? Elles vont peut-être devoir travailler dans d’autres villes, ça serait dommage en effet.

      Mon souhait est que les médias fassent un vrai dossier sur le NOMBRE DE MÉDECINS/INFIRMIÈRES EN FORMATION. Et si ce nombre est insuffisant (probablement!) alors comment l’augmenter.

      Voir aussi cet intéressant article: Et si on formait des assistants-médecins?

    • RALBOL:
      “Entrez dans un hôpital et/ou un CEGEP, au Québec, et comptez les locaux destinés aux soins/enseignement, ensuite comptez les locaux destinés à l’administration…”

      tout a fait vrai, même problème avec les écoles Versus les commissions scolaires. Les classes sont dans de piteux états. Les toilettes sont sales, et à moitié démolies. On manque cruellement de matériel didactique. Les classe débutent et se terminent dans des canicules suffoquantes.
      andis que les beaux bureaux des commissions scolaires sont propres, climatisés et très bien porvus.
      La bureaucratie se crée ses petits royaumes et certains en abusent

    • Quelle province de TATAS CORROMPUS!

    • Il serait temps qu’on ait une vraie droite économique au Québec.

      Mais bon avec 40% de la population qui dépend des largesses du gouvernement (employés des secteur public et parapublic, bénéficiaires de l’État, etc …), ce n’est pas demain que le Québec va voter pour un gouvernement qui promet de réduire substentiellement les dépenses.

      By the way, nous sommes TOUS responsables de cet état de fait. À ce que je sache, nous sommes dans une démocratie et nous votons pour élire un gouvernement.

      En partant, il y a 40% du monde qui ne va pas voter aux élections provinciales. Ça donne beaucoup de pouvoir à des groupuscules de gauche et de droite qui voient leur poids électoral être artificiellement gonflé par l’absentéïsme des 40% ci-haut mentionnés.

      Ensuite, il y a le vote idéologique (fédéraliste vs. souverainiste). Ça garantit au PLQ et au PQ des votes peu importe ce qu’ils font.

      Et j’ai parlé plus haut de tous ceux qui dépendent de l’État pour des revenus ou encore pour la prestation de services comme la santé. Ces derniers n’ont aucun intérêt à demander la rationnalisation des dépenses.

      Finalement, combien de gens votent pour un vrai changement dans une élection? Des miettes …

      Ne vous demandez pas pourquoi les gouvernements ne font rien. Ils n’ont rien à craindre. La preuve, en 2003 Charest avait dit que si ça ne marchait pas dans la santé, on avait qu’à ne pas voter pour lui … on sait tous ce qui s’est passé ensuite.

    • @ legorf :

      Ce n’est pas une question de droite-gauche.
      C’est mal géré et il y a du gros gaspillage. Point.

      La solution est simple et ça saut aux yeux de tout le monde.
      Moins de personnel administratif, plus de personnel en service direct.

    • Pour avoir une bonne idée du ratio bureaucrates-professionnels de la santé, il faudrait parler du nombre d’équivalents temps plein et non du nombre de personnes. Existe-t-il des chiffres à ce sujet?

    • J’aimerais beaucoup lire les commentaires des gens si le gouvernement annonçait demain matin qu’il coupe 25 000 emplois administratifs au MSSS… Il y aurait des manifestations pendant 6 mois… Quand le gouvernement a annoncé sa réingénierie de l’État tout le monde a crié: ne touchez pas au modèle québécois. Nous avons eu droit aux sorties de la gau-gauche disant que plus rien de serait pareil. Le gouvernement a dû faire marche arrière. Aujourd’hui on se plaint qu’il y a trop de fonctionnaires?? Non, mais un peu de cohérence SVP!! Le problème au Québec, on veut tout, mais on ne veut rien payer. Voilà tout!

    • C’est la même situation dans le système d’éducation et dans l’administration de la région montréalaise depuis les défusions. Parachutage de personnel “déplacé” et de ti-zamis. Sous le règne de quel premier-ministre-aux-deux-mains-sur-le-volant, déjà? Maclean’s a définitivement raison…

    • Pour votre plaisir..

      La loi de Parkinson dit que le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible pour son achèvement.

      Cela est du à deux forces:
      1- Un fonctionnaire entend multiplier ses subordonnés, pas ses rivaux : il a une tendance naturelle à recruter quelqu’un de plus compétent que lui au moins dans un domaine, mais aussi à diviser le travail pour éviter d’être remis en cause par l’un de ses collaborateurs. Il crée ainsi des besoins de coordination interne, qui entrainent une charge de travail supplémentaire, puis l’embauche de collaborateurs supplémentaires. On construit ainsi un système « autarcique » qui va consommer, de manière endogène, une part croissante de l’énergie disponible, conduisant à la deuxième loi :
      2- Les fonctionnaires se créent mutuellement du travail . Plus il y a de fonctionnaires, plus les demandes d’approbation qu’ils se communiquent mutuellement, ou tâches comparables, les occupent, de sorte que le travail accompli d’un point de vue extérieur par l’administration dans son ensemble n’augmente pas.

      Source: Wikipedia
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Parkinson

    • Mme Lortie,

      Marion Dumont parle de ce phénomène depuis 10 ans. On a fait quoi? On s’est moqué de lui! Un fait demeure cependant: 42% de notre budget va à la santé actuellement comparativement à 25 % il ya dix ans a peine. D’ici 10 ans, il sera de 55% selon plusieurs études. Vous devriez aussi noter que nous nous endettons à un rythme d’enfer pour soutenir ce même système. Qu’allons-nous laisser à nos enfants? La génération dont je fais partie (la même que vous) accuse souvent les générations passées de tous les maux: pollution, manque de vision et j’en passe. Notre génération pourra être accusée elle d’avoir amené la province à la faillite. C’est épouvantable ce que nous faisons actuellement à nos enfants, car je vous le dis, aucun d’entre eux ne connaîtront les garderies à $7.

    • Il faut bien donner un job à tout ces diplômés en administration, il en sort à la pelle!! Le but du gouvernement c’est de faire rouler l’économie, pas d’avoir un bon système de santé 5 étoiles(comme on devrait avoir).

      Ces chers administrateurs sont d’une inutilité TOTALE. Comme le CLSC de ville La Baie au Saguenay qui refuse de faire marcher l’air climatisé sous prétexte que les employés(ouvre les fenêtres). Ça ne doit pas être un cas isolé à mon avis. Sacrez moi ça dehors pis vite, on va en faire des économies.

    • Faut bien que les partis donnent de récompense aux bénévoles qui contribuent de leur temps durant les élection voyons!! Comme faut pas être ingras!

      L’establishment s’en fou que le monde crève dans les corridors des urgences, c’est pas comme si ils ont besoin d’y aller eux-mêmes.

      J’enverrais le vérificateur général, le protecteur du citoyen, la police locale et la SQ dans ce nid de serpents.

      Imaginez la résistance au changement de tous ces écrémeurs? Bonne chance avec vos coupures…

    • catureca

      28 septembre 2010
      14h19

      La bureaucratie se crée ses petits royaumes et certains en abusent.

      _____________-

      Certain oui, mais plus tant que ça !

      La plupart des administrateurs au “front” ! S’arrachent les cheveux pour que ca marche ! Votre idée de mettre tous les fonctionnaires dans le même sac vert me révulse.

      Il y a des gens qui aiment leur boulot ! Et qui le font bien !

    • arêtez sinon Bonhomme va se fâcher….

    • @babelfish – Ha les études… une autre façon de graisser la patte des ‘tits namis…

      Plus ça change, plus c’est pareille.

      Vous ne voyez pas que le citoyen ordinaire dois prendre les gouvernes pour deux ou trois cycles électoraux et remettre un peu d’ordre dans ce fouillis?

      Commençer par l’argent. Que le Québec émette sa propre devise sans contrepartie en dette!

    • C’est l’histoire du dirigeant à qui on a donné pour mission de couper dans les dépenses…

      Après avoir baisser le chauffage de quelques degrés et les lumières de son bureau, il ausculta avec des jumelles tenues à l’envers la structure des ressources humaines de son MIEN. Se trouvant essentiel à la bonne marche de son MIEN et considérant qu’il est sous-payé pour l’énorme fardeau qu’on lui impose, il donna la tâche à son directeur adjoint.
      Ce dernier étant formé à la même école que son supérieur et étant ensevelie sous les tâches administratives fit venir ses directeurs de départements: messieurs, votre mission, si vous l’acceptez sera de couper dans les dépenses reliées aux ressources humaines.
      Les directeurs repartirent vers leur département respectif en se demandant comment réaliser une tâche dont ils n’ont jamais été formés pour (ils savent comment accumuler déficit, dettes, heures supplémentaires mais couper? Comment? ).
      Chacun appela donc son sous-directeur qui alla voir son adjoint qui rejoignit son chef qui appela son sous-chef qui fit venir à son bureau son responsable qui télécopia à son cadre inférieur au bas à gauche de l’échelle la mauvaise nouvelle: son poste sera aboli, faute d’argent! « C’est pas ma faute,écrit-il, les ordres viennent d’en haut! » L’employé au bas à gauche de l’échelle en tomba rapidement malade et s’en vint à l’urgence de l’hôpital pour se faire soigner.

      Et c’est ainsi que l’histoire se termine…ou qu’elle débute!

    • @orbitalx
      S’il y a pénurie de personnels soignants c’est loin d’être parce qu’on en forme pas suffisamment. La principale raison du manque de personnel est l’exode de ceux-ci, soit vers d’autres cieux plus cléments, vers le privé mieux organisé ou carrément ailleurs où il est possible d’avoir une vie privée tout en travaillant. Les infirmières et infirmiers travaillent des heures de malade (sans jeux de mots), à un salaire décent mais sans plus. Pour améliorer leur condition de travail ça prend de l’argent, l’argent est chez les pousseux de crayons…trouvez l’erreur.

      Même chose pour les médecins. Il faut avoir un coeur de “mère thérésa” pour continuer à travailler dans notre système de santé ou être un cadre.

    • Au lieu de se demander pourquoi … Bolduc ( comme son chef !) nie tout , incapable de se poser la moindre question lui même il répète comme un peroquet les textes préparé par de ses fonctionnaires qui sont au coeur de la bureaucratie qui est fort occupé a se defendre en priorité…

      Pourtant des ratios cadre employés ça doit bien exister ailleurs dans la société…
      Mais pour ce grand malade admettre qu’en réalité il n’as aucun pouvoir serait trop humiliant…

      Le système fonctionne seul depuis des années et ce système sans controle n’a rien à foutre d’un Ménisse….

      Oui y a quelqu’un au volant mais il ont oublié de mettre un frein au système pour ralentir au cas ou !

    • Dégueulasse, mais quand donc le tit-peuple se décidera-t-il à avoir assez de couilles pour faire comme en Europe, se mobiliser et sortir dans la rue pour réveiller les ”ouernements” qui se fichent de ce qui se passe en autant que les copains…..

      Quand au peuple, son gros problème c’estr la tenue de Carey Price et la venue des Nordiques…. Un peuple de moutons et de lâches.

    • Rameurs, barreurs, managers… L’histoire trouve aussi son application dans le domaine de la santé.

      http://www.kkneo.com/blagues/Management-b22.html

    • Une partie du problème revient aux Péquistes de Bouchard, pour l’envoi prématuré et massif à la retraite, du personnel soignant. Certes, on lui crache dessus à bouche déployée aujourd’hui pour celà, mais ce que peu de gens savent vraiment, ce sont les véritables raisons derrières ces actions… Le Québec est de nos jours considéré comme une province pauvre, et il en était de même à ce moment aussi… Tellement en fait, que le Québec avait un besoin criant de liquidités, sous peine de voir sa cote de crédit être rétrogradée, ce qui aurait eu des conséquence désastreuses sur le financement de la dette, et de fait, de nos institutions…

      Bien entendu, cette situation nous mène aujourd’hui aux problèmes de manque chronique de main d’oeuvre, certes, mais qu’en est-il des actions concertées des Libéraux, depuis maintenant près de 8 ans…? En fait, il faut se remettre dans le contexte de l’époque, et se rapeller les slogans risibles de John James Charest, dont le but initial ouvertement exprimé était la réduction de la taille de l’état, au profit de ses tinamis de l’establishment. Il ne faut donc pas se surprendre, si Johnny et son équipe laissent VOLONTAIREMENT aller les choses… Ce n’est pas parce qu’il ne jappe plus à ce sujet que son agenda (ou devrais-je dire, celui de ses potes..) a changé pour autant…

      À voir le rythme accéléré où vont les choses, je dirais que ses ambitions de poursuivre la construction de Quebec INC fonctionnent à merveilles… Notre système de santé maintenant agonisant n’a en effet plus besoin d’une décharge d’arme à feu pour être achevé: il se meurt lui même, au bout de son sang….

      Merci Ti-Jean… On se rappellera longuement de ta passion viscérale pour le Néo-Libéralisme sauvage…

    • @ screen, 20:56

      Notre pseudo système social-démocrate n’est justement plus qu’un “screen” de fumée, afin de nous faire oublier ou nous rendre totalement aveugle, sur ce qu’il est en train de devenir: le Quebec Inc. La fusion de l’état, et du corporatisme, qu’il se nomme syndicat ou entreprise privée.

      Pourquoi diable alors ne sortons-nous pas dans la rue?

      Parce que Scary Price est encore plus important dans la tête des gens que la vieille qui crève sans aucune dignité dans le corridor de l’hopital, à côté de la porte des chiottes… Rappelez vous ces mots prophétiques, quand le bateau coule: du pain et des jeux pour la plèbe.

    • @ mononke, 19:55

      Bolduc, James, Normandeau… Nommez les tous, ils ne sont que des pantins, de vulgaires mercenaires bien obéissants et dénudés de pouvoir ou de capacité de jugement, à la solde de la tyrannie actuelle de l’État, dont Charest n’est aussi qu’un instrument…

      Quand l’Establishment commence même à montrer ses couleurs ouvertement en public, nous riant effrontément à la gueule, c’est que la partie est déjà terminée depuis longtemps…

      Échec et mat.

    • ça fait plus de 15 ans que je le crie haut et fort !!
      Il s’agit de connaitre une seule personne qui travaille dans un hôpital pour le savoir, alors je suis certain que beaucoup, Beaucoup de gens le savait .

      Malheureusement, nous les Québecois, sommes nés pour un p’tit pain… bande de pleutres sans colonne…
      alors on laisse nos chers politiciens et leurs amis s’amuser et faire fortune sur notre dos !

    • @senateur

      28 septembre 2010
      12h40

      Je vous donne 100% raison. Mais, quand donc allez vous comprendre que ce qui arrive est le lot et l’aboutissement de tout système socialiste tel que le notre. C’est rien, ça va encore augmenter et vous n’avez rien vu. Le PQ va prendre le pouvoir et il est encore plus à gauche. Sauf que lorsque ce sera le PQ…le Fédéral sera alors le grand responsable et bouc émissaire!

      Ce qui se passe dans la santé, se passe aussi dans l’éducation et Hydro – Québec etc…

    • C’est vrai qu’il y a beaucoup d’administrateurs, et qu’il y aurait certainement moyen de couper de ce côté. c’est sûr.

      Mais… si on met juste des médecins et soignants à la prestation de services à la clientlèle…

      qui accueille les patients à l’urgence, qui émet les cartes, qui vérifie les cartes et les personnes qui arrivent “pas de carte soleil” ?
      Qui donne les rendez-vous, rappelle les patients, coordonne les cliniques de soins ?
      Qui administre l’argent pour payer tout ce monde là, pour faire les achats, pour commander ce qu’il faut pour l’hôpital, pour payer les bills?
      Qui s’occupe de la gestion de votre dossier médical, qui fait les archives?
      Qui va s’occuper du matériel informatique et diagnostique sophistiqué ?
      Qui reçoit et traite les plaintes des patients quand il y en a ?
      à qui on s’adresse quand on n’a pas d’argent pour payer les médicaments ?
      Qui va envoyer le personnel pour les soins à domicile ?
      Qui va décider des équipements à acheter, des équipements désuets et dangereux, ?
      De la disposition des rebuts médicaux, des déchets biologiques et des déchets nucléaires ?
      Qui va établir les budgets et les maintenir?

      Et dans le personnel non-soignants, il y a tous ceux qui font “l’hospitalité”, le lavage des lits, des planchers, des fenêtres… la cuisine, le lavage des plats, la distribution des repas aux patients… On va demander aux familles d’apporter le lunch à leurs malades, d’apporter la literie et de laver les lits? Et si j’en ai pas de famille, moi, à Montréal mettons… je crève?

      C’est certain qu’il faut plus de soignants et moins d’administrateurs… Il faut plus de postes à temps plein pour le personnel infirmier, plus d’infirmières, plus de médecins… Où on les prend ?

      Les médecins s’ouvrent des cliniques privées pour faire plus de cash parce qu’ils ne peuvent pas exercer suffisamment dans le système, les infirmières démissionnent d’écoeurantite aigüe, ou s’en vont en burn-out ou s’en vont carrément au privé parce qu’elles en ont marre de faire du temps supp, d’être embauchées à temps partiel seulement… si elles ne peuvent pas avoir de poste stable dans le système, elles veulent avoir un peu de contrôle sur leurs horaires, avoir des vacances en même temps que leurs enfants, ne pas travailler ni de nuit, ni le week-end, ni à Noel… Les conditions de travail sont difficiles dans le réseau, il y a beaucoup de pression, beaucoup de fatigue,beaucoup de stress.

      Qui doit gérer ça, toute cette frustration légitime des soignants ?
      Celle des patients qui attendent sur des listes longues de plusieurs mois?
      Le système de santé, c’est vraiment pas évident à organiser et à faire rouler pour que la prestation de soins se fasse.

      Et à ceux qui chiâlent contre la grosseur de l’État, dites-vous bien que les infirmières, le personnel soignant, le personnel de ménage, les professeurs et tant d’autres dont on ne peut absolument pas se passer, ce sont tous des employés de l’État. Et qui gagnent leur croûte bien plus honorablement parfois que tous ces tenants de la droit pure et dure qui font souvent dans la finance et les affaires et le retour d’ascenseur.

      Moi, je lève mon chapeau à ces fonctionnaires-travaileurs de l’État. Quand j’ai eu besoin de soins, ceux que j’ai eu étaient impeccables, attentifs et complets.

    • Les fonctionnaires ont leur raison d’être. Il existe par eux-mêmes dans les systèmes. Vous pouvez couper 9% des fonctionnaires sans que rien ne se perd rien ne se créer. Coupant s’en 9.1% et tout s’écroule. C’est pas une question de ratio. C’est une question d’équilibre. Par exemple une génération peut avoir besoin moins de fonctionnaires qu’une autre. Un hôpital plus qu’un autre etc. En somme, c’est plus qu’administratif, c’est sociologique. Il y a des cliniques médicales de 10 médecins, 10 secrétaires qui n’ont pas d’administrateurs. Un va s’occuper de la liste de garde, Un autre de l’informatique, un autre des RH, un autre de l’approvisionnement etc 15 minutes par jour de leur temps.

    • Et puis dans le monde médical, on a les rêveurs qui croient qu’ils vont pouvoir demander que nous ayions plus d’accès à des soins palliatifs en fin de vie afin que les gens soient contre tout effort vers une loi sur l’euthanasie et/ou le suicide assisté: de toute façon, ça n’a même pas très souvent de rapport! Quand une grande proportion des gens n’a même pas de médecin de famille et qu’on ne peut pas nous aider à vivre en santé, on voudrait nous aider à mourir plus longtemps.
      Coudonc, est-ce qu’il y en a qui se souviennent qu’il y a eu des consultations publiques en 2004 à Montréal sur la réforme du système de santé? Est-ce qu’il y en a qui ont vu des réformes positives quelque part?
      Ben non… On nous donne des cadres, mais pas de portraits…

    • @screen (20h56):
      Dégueulasse, mais quand donc le tit-peuple se décidera-t-il à avoir assez de couilles pour faire comme en Europe, se mobiliser et sortir dans la rue pour réveiller les ”ouernements” qui se fichent de ce qui se passe en autant que les copains…”
      ___________________

      Le jour où ils ne risqueront pas de manquer un épisode d’OC…

    • Il y a une quinzaine d’années, je crois, plusieurs millions ont été dépensés pour refaire la décoration de l’hôpital St-Vincent-de-Paul de Sherbrooke… qui a été fermé un an ou deux plus tard…

      Un ami proche a travaillé dans la construction et un des mandats qu’il a eu à remplir fut de poser des planches de pin DANS les murs d’un hôpital de la rive-sud, sous prétexte que les matériaux avaient été payés et donc, qu’il fallait les utiliser, sous peine de se faire réduire le financement l’année suivante…

      Je ne sais pas si c’est le cas partout, mais dans un hôpital que je ne nommerai pas, tout ce qui n’a pas été consommé, dans les cabarets des patients, est jeté aux ordures, de façon systématique. Pour le “manger régulier”, ou pour les repas des “contagieux”, c’est compréhensible, mais on parle aussi ici des trucs emballés individuellement, tel que le beurre, la crème pour le café, les biscuits, etc. Juste ça, c’est des millions par année jetés aux poubelles (à la limite, ils pourraient envoyer ça aux banques alimentaires!).

      Que dire des infirmières d’agences, qui arrivent et font leur “shift” dans une unité où elles ne connaissent aucun patient, où elles ne feront aucun suivi parce que le lendemain elles seront dans une autre unité, … Et ces infirmières coûtent UNE BEURRÉE et demie…

      Vous en voulez des histoires de mauvaise gestion des ressources en santé? J’ai, dans mon entourage, plusieurs retraité(e)s du domaine qui se feraient le plaisir de se vider le coeur…

    • Je ne vois aucun probleme actuellement dans le reseau de la sante.Du moins rien qui n’est ete annonce depuis plusieurs annees.L’aveuglement volontaire,vous connaissez.Merci a toutes
      les personnes qui y travaillent et qui s’y devouent en y laissant le meilleur d’elles-memes.Tout cela vous sera rendu un jour.

      d’elle-meme.

    • Lors de son interrogatoire, Mme Chantal Landry a dû combler 800 postes à l’arrivée du PLQ au pouvoir. Au lieu de questionner la pertinence de ces 800 postes, elle a demandé l’aide d’un argentier, lire solliciteur, du parti pour combler les demandes.

      La philosophie bureaucratique demeure essentiellement la même que celle de Mme Landry et celle du parti: ne pas perdre le poste, peu importe s’il est ou non essentiel dans le rouage.

    • Au Québec il y a deux classes sociales.
      Ceux qui travaillent dans les bureaux à gratter du papier et ceux qui chôme ou sont sur le BS.

    • J’ai l’impression que vous ne comprenez rien. Lisez bien à tête reposée, je vais tout vous expliquer.
      L’argent qu’on injecte dans la santé se doit d’être bien gérée. Là où il y a de l’argent il y a un besoin d’administrer. Comme chaque administrateur a une enveloppe budgétaire qui lui est propre, il est impétratif lors d’une nouvelle injection d’argent de créer un nouveau poste budgétaire. C’est la base de l’administration publique. Qui dit nouveau poste budgétaire, dit nouveau gestionnaire et nouvelle équipe de gestion. De cette manière on s’assure que le nouvel argent, ainsi injecté, est bien géré.
      Le gouvernement n’est pas là pour régler. IL ne peut rien faire en ce sens. Il est là pour gérer l’argent qu’on lui confie. On doit accepter et comprendre qu’il y ait plus de gestionnaires que de praticiens. C’est la logique même. Un praticien ne peut gérer, il n’en a pas les capacités.
      Que diriez-vous si votre argent était mal géré?
      Prenez la Caisse de dépot, voilà un exemple parfait d’argent mal géré. Et pourquoi selon vous?
      C’est simple, tout simplement parce qu’il n’y avait pas assez de gestionnaires pour s’en occuper.
      Vous en avez eu la preuve, beaucoup d’argent laissé dans les mains de peu de gens cause indubitablement un problème majeur de gestion.
      Comptons-nous chanceux que l’argent de la santé soit aussi bien gérée…vous me suivez? :-)

    • Quoi de surprenant ? Le Québec est une société bureaucratique. J,ai toujours dit qu’il y avait au moins 75 000 fonctionnaires de trop au Québec. Sans compter les fonctionnaires municipaux, les commissions scolaires…. On n’a pas fini de payer pour les ronds-de-cuirs en surplus.

    • D’accord, il y a du gros gaspillage et une organisation défaillante; je ne le conteste pas.
      Mais pourrait-on mieux détailler ce que le groupe du Dr. Barrette entend par cadres et personnel administratif?
      La portion qui y dévolue à l’administration me parait INSENSÉE.

      …«En Estrie, on retrouve dans les 14 établissements de la région, incluant l’Agence de la santé et des services sociaux, 9468 personnes affectées aux soins des patients, 1800 autres qui viennent en support au titre des services administratifs (responsables des archives, de l’accueil aux patients, de l’organisation de suivi de rendez-vous, etc) et 403 cadres proprement dits, chargés de coordonner et de gérer des équipes de travail.
      Le réseau estrien de la santé et des services sociaux se complète par environ 800 médecins généralistes et spécialistes.» (La Tribune)

      2203 adm.(1800+403) par rapport à 9468 soignants: c’est loin des proportions du dossier Barrette! Et je n’ai pas ajouté les 800 médecins à la colonne des soignants craignant qu’ils n’y soient déjà inclus…!
      Mais, même avec de tels renseignements, il y a encore place à plus d’efficacité.

      Alors, quelle version traduit mieux la vérité sur le système de santé québecois dans son ensemble?

    • @ orbitalx
      A mon avis, seul un gestionnaire qui a peur a sa job peut faire un tel commentaire.
      Premièrement, personne ne peut nier que le ratio de 1 pour 1 entre gestionnaire et employé n’a aucun sens, c’est disproportionné. La cause est la nouvelles architecture qui devait intégrer les CLSC et alléger les urgences qui est un échec total.
      Deuxièmement, c’est pas vrai qu’il en manque des infirmières. Elles sont simplement écoeurrées de subir une coupure après l’autre et de s’épuiser au travail. Alors elles quittent pour aller dans les agences privées, ou se recyclent dans une autre carrière, ou sont carrément en arrêt de travail sur le burnout.
      Et si les budgets n’étaient constamment coupés, les hôpitaux en engageraient des infirmières.
      Le gouvernement est en train de tuer le système de santé, consciemment ou stupidement je ne sais pas.

      @senateur
      Bravo pour votre commentaire, il est temps que ceux qui savent parlent. Mettons à jour ce dont nous sommes témoin qui n’est pas digne d’une société qui se respecte.

      http://www.frontcommun.com/Blog

    • @ ceux qui traitent les Québécois de pleutres, lâche, et pas de colone.
      Vous n’êtes pas un Québécois vous?
      Et vous, qu’avez vous fait pour changer la situation?
      Dénigrer les autres en les regardant de haut n’est pas constructif mais destructif. Alors je vous inclut dans ceux qui ne font rien.
      Soyons plus positifs, serrons nous les coudes. La masse du peuple est toujours la plus forte, quand elle s’unit.
      http://www.frontcommun.com/Blog

    • Et il font quoi au juste tous ces cadres ?
      Si le ministère de la santé recevait des milliers de lettres ou de courriels par jour leur demandant des explications publiques ce serait un meilleure initiative que d’en parler sur un blog.
      On se laisse faire comme des moutons au Québec.

      Petite histoire : hier je suis allé à un clinique médicale mais comme il y avait 31 personnes avant moi, je suis retourné chez-nous.
      En cherchant une autre clinique sur le web, j’ai trouvé un site qui répertorie les cliniques privées.
      Il est possible de consulter un médecin au privé pour une somme qui varie entre 60 et 100$ par 20 minutes.
      Franchement on nous prend pour des cons.
      On a un système de santé public ou non?

    • dandumais

      28 septembre 2010
      14h24

      Vous êtes vraiment sympathique.

    • Pour avoir une idée juste de la première ligne (services directs) versus la deuxième (service administratif) il faudrait comparer les masses salariales.

    • Beaucoup, mais beaucoup de personnes ne font pas la différence entre fonctionnaire, et employé du public et para-public.

    • Toute la discussion me fait penser à un courriel reçu par erreur il y a peut-être un an ou deux où des personnes d’un hôpital de la Rive-Sud se riaient de questions de financement… Et il s’agissait de cadres, il n’y a pas de doute, cadres trop paresseux pour s’assurer de l’adresse exacte de courriel.

    • Je suis fonctionnaire, pas au ministère de la santé, je ne vous en dirai pas plus à ce sujet. Ce que je sais, c’est que si c’est la même mentalité qui règne au MSSS qu’à mon ministère, le résultat ne me surprend pas.

      Il y a d’abord qu’on est gouverné par des incompétents. À ce niveau, je parle des ministres et des sous-ministres. Des gens qui n’ont pour la plupart jamais dirigé rien de plus gros qu’une pharmacie ou une épicerie, 50 ou 60 employés au maximum. Je considère que nous sommes tous sur ce blogue dans cette catégorie: des gérants d’estrades. Comme la majorité des gens qui les ont élus, ils arrivent en pensant que les fonctionnaires sont tous des fainéants qu’il faut mettre au pas. Durant les périodes péri électorales ou péri négociation de conventions collectives, les journaux sont tapissés d’articles et de déclarations fonctionnaires bashing. Puis le ministre et son sous-ministre viennent faire leur tour pour nous dire qu’on est beaux, bons et fins. À chaque élection ou changement de ministre, on a droit à une réorganisation, réingénérie, majeure aux élections, mineure entre temps. À chaque fois, ça a de moins en moins d’allure.

      Il y a aussi le principe de reddition de compte. Appelons cela la traçabilité des sous. On veut être en mesure de dire où, quand, comment chaque sous a été dépensé. Ça prend de plus en plus de monde et de temps pour surveiller les dépenses.

      Ensuite, il y a les statistiques. C’est très important les stats. Ça, c’est pour le ministre et le sous-ministre. Ça sert à lui donner l’impression qu’il sait de quoi il parle. Il s’en sert pour prendre des décisions.

      Ensuite, il y a la compétivité, 2 ou 3 services feront sensiblement le même travail. On veut savoir lequel fait le meilleur à moins que pour bien paraître un gestionnaire aille piger dans le champ du voisin. Ministère vs Régies régionales, ça vous dit quelque chose.

      Ensuite, il y a la régionalisation. Des gens à Sept-îles feront du service à la clientèle pour la région de Montréal. D’autres à Rimouski serviront de support aux équipes de Québec.

      Ma conclusion. encore et toujours, le responsable du gâchis, c’est le ministre. À preuve, le choix de l’emplacement du CHUM. On est pogné avec pour longtemps, c’était le désir du ministre contre la volonté de l’université et du personnel. Contre le gros bon sens.

    • Au québec si un gestionnaire ne passe pas au travers de son enveloppe budgétaire on va lui amputer son budget suivant pour bonne gestion. On appelle du renforcement négatif. Plus tu gères serré bien moins on t’en donne.

    • @ Charles de Montréal….je suis tellement d’accord avec vous!
      Les Québécois veulent tout avoir. Parlez pas de coupures à des organismes tels Conseil de ainés des trucs comme ça.
      Tout le monde crie maudit gouvernement Charest.
      C’est vraiment lassant.
      Mais je ne suis pas d’accord avec la nouvelle taxe sur la santé en sachant bien que mon argent sera mal administré.

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