Marie-Claude Lortie

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  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Mardi 31 août 2010 | Mise en ligne à 12h35 | Commenter Commentaires (66)

    Le District Griffin et l’ennui

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    Image projet District Griffin

    Hier, Devimco et la Ville de Montréal ont présenté à la presse les plans du nouveau projet pour le quartier Griffintown qu’on appelle maintenant District Griffin.

    J’ai réagi en chronique car malgré ses nouvelles qualités — plusieurs problèmes de la première version ont été corrigés — le projet me semble d’abord et avant tout <platte>.

    Allez sur le site du bureau d’architectes embauché et vous y verrez leurs réalisations, en commençant par des Loblaws, encore des Loblaws, des succursales de la SAQ, des centres commerciaux.

    Rien contre tout ça. Mais est-ce le genre de créateurs que l’on veut derrière la construction d’un projet aussi important pour Montréal ?

    Pourquoi fait-on de l’architecture de supermarché en ville alors qu’on pourrait profiter de l’occasion pour créer, innover, comme le font plusieurs autres villes.

    Ce matin, invité à commenter ma chronique à Radio-Canada, le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain a rétorqué à mes commentaires en disant que ce genre de projet coûte plus cher.

    Ce n’est pas vrai. Ce n’est pas nécessairement plus cher. On peut bien gérer les projets et surveiller les coûts. Veut-on développer Montréal dans un esprit Dollarama ?

    Et pourquoi ne pas voir le tout comme un investissement dans la réputation et le pouvoir d’attraction de la ville ?

    Pourquoi est-ce que des villes de taille moyenne comme Malmö, Valence, Barcelone, Porto, Bilbao, réussissent à se donner de la gueule avec de l’architecture allumée et pas nous ?

    Pourquoi nous devrions-nous toujours nous contenter du pas-cher-chromé ?


    • http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/la-capitale/200905/07/01-854410-constructeurs-audacieux-recherches.php

      Même à Québec on fait mieux que ca !

    • Mme Lortie,

      Un peu de connaissances du milieu de l’architecture et de la construction vous aidrait fortement à mettre des arguments valides sur la table. Voyez-vous, l’architecture au Québec, c’est cheaper-is-better.

      Et nous comparer aux mouvements architecturaux, c’est se tirer dans le pied car l’Europe, et même l’ouest Canadien sont en avance et ôsent beaucoup plus qu’ici. C’est la norme. Ca coûte plus cher, mais ca dure plus longtemps, philosophie ignorée ici. Pourquoi? En partie une question de mentalité, et surtout, une réalité économique.

      Un spectre que vous avez completement omis. Tout est une question de coûts. Et ca, c’est le client qui décide. Et ils décident tous la même chose…

      Et en passant, les architectes que vous nommez en exemples sont pour la plus part des petits bureaux ne travaillant pas sur ce genre de projet, mis à part Saucier + Perotte. Quand à nommer des bureaux comparatifs, allons-y avec Arcop, et d’autre grosses pointures qui ont déja travaillé dans le domaine.

    • Pas de connaissance particulière en architecture, une ébauche de projet, une petite visite sur le site des architectes en charge. C’est tout ce que ca prend pour tirer des conclusions et avoir un avis tranchée sur la question.

      Projet inintéressant. Montréal est morne, dépassée. Et bien sur la fameuse comparaison avec Barcelone qui est tellement plus meilleure a tous les niveaux.

      Vous poussez même l’audace en affirmant que ce n’est pas plus cher de faire de l’architecture haute de gamme sans argument ni compétence particulière. Juste parce que selon vous c’est pas plus cher.

      Vraiment pas sérieux comme analyse.

    • Vous avez entièrement raison Madame. Il y manque un peu d’âme. – Lilly Saint-Cyr.

    • Article très juste, Mlle Lortie.

      On fera ici comme on ferai ailleurs : du générique, du “dédoublable”, de l’inauthentique, du ceteris paribus paysager. L’être-là ne se réalise en de tels lieux et, pire encore, le sens du lieu (ici d’un quartier industriel au confluent du centre-ville) n’est pas reconduit et réaffirmé. Ce qui, bon an mal an, participe de façon insidieuse à l’aplanissement de nos espaces urbains et, somme toutes, à l’avilissement et la déshérence de ses citoyens. M’enfin êtes-vous si surpris ?

    • …on va encore avoir le droit à de l’ordinaire… on dirait que ceux qui décide ( ceux qui ont l’argent necessaire ) ont aucune vision. – mais aussi, puisque c’est une question de rentabilité, est-ce que le probleme vient de la demande… qui va acheter ou louer ces logements ?

    • Pour qu’il est reste le plus possible dans les poches du promoteurs. Les carpettes au service du fascisme écono-financier n’ont rien à cirer de la beauté et de l’esthétisme. Il faut que ça rapporte; que ça rapporte beaucoup et maintenant. Les générations futures torcheront. C’est bien connu…Think big s’tie!

    • En effet, on n’a pas souvent la chance de construire de A à Z un nouveau quartier dans une ville déjà établie comme Montréal.

      Aussi bien en proifter pour faire quelque cbose avec un cachet spécial.

      Les endroits où on peut habiter selon un mode de vie vraiment urbain sont rares au Québec. Même à Montréal, le milieu de vie d’un arrondissement comme Anjou est plus proche d’un mode de vie de banlieue que d’un mode de vie “urbain”.

      Je préfère personnellement ce genre de quartier (mi-banlieue, mi-ville), mais je crois qu’il serait plus intéressant de créer un nouveau quartier urbain unique qu’un quartier semblable à tant d’autres.

      La clientèle qui aime la banlieue-ville a déjà beaucoup de choix partout dans la province. Par contre la clientèle qui aime la vie urbaine-urbaine doit se contenter de quelques quartiers.

    • Des tours d’habitation tout droit sorties des bêtises de Le Corbusier. Des “big box stores” accessibles en voiture seulement. Qu’attendiez-vous des gens qui ont vomi le quartier 10-30, une des pires abominations en fait d’aménagement depuis les tours Jeanne-Mance?

    • C’est vrai ce que vous dites. Je suis tanné de la même rengaine moi aussi.

      Par contre, le choix esthétique peut etre réussi alors que “chromé”, et peut etre raté alors qu’ “allumé”.

      Ex: Les nouveau édifices Concordia sur Ste-Catherine sont réussis à on avis, même s’ils sont assez standard. Tandis que l’edifice UQAM au coin de Sherbrooke et St-Urbain, un peu plus osé, ben je ne l’aime pas – le look givré jaune des fenêtres ressemble à une pellicule les instalateurs ont oublié d’enlever lorsqu’ils ont installé les fenêtres..

      Ce sujet me fait penser à la Chef Designer qui demande à son Directeur des Ventes: “quelle est la tendance? que veulent nos clients? du classique, du flyé?”, et le vendeur qui répond le plus sérieusement: “une belle collection; arrange toi pour que ce soit beau”

    • Petit peuple administré par des gérants de caisse pop sans envergure et sans vision.

      Uniquement intéressé par le coût (pas cher).

    • Martin Bouvrette / Éudes en sociologie / musicothérapeuthe auprès des autistes dans une résidence d’Oka.

      Marie-Claude, je comprends ton point de vue. Tu nous dis qu’il ne vaut pas la peine de s’investir dans un projet si ce dernier n’est pas à la hauteur de nos talents. Et tu as raison : des architectes de talent, ceux dont la vision marie Fonctionnalité et Beauté, on doit en avoir plusieurs à Montréal.

      Je suis certain qu’on peut trouver des architectes qui sont capable de nous faire un plan qui rassemble toutes les qualités qu’on voudrait voir dans un tel projet.

      J’aimerais ça, vu que c’est toi qui est la journaliste, si tu pouvais faire un article dans le style d’un APPEL DE CANDIDATURE pour voir combien d’architectes seraient prêts à s’embarquer dans un tel projet.

      Les dirigeants te disent qu’il n’y en a pas d’autres? Que c’est tout ce que l’on peut se payer? Prouve-leur le contraire!

      Et aussi, comment se fait-il que les architectes ne se fassent pas plus entendre?

    • Félicitation Marie-Claude,

      Je suis entièrement en accord avec vos propos, ce que je trouve navrant dans tout cette histoire, c’est que vous semblez être la seule personne à avoir soulever l’ennui de ce projet, et que la seule excuse que l’on vous donne se résume au manque de fonds. Décidemment, le manque de créativité semble devenu une maladie qui afflige notre société.

    • Madame Lortie,

      Désolé de détruire votre illusion mais plus un bâtiment est de qualité, plus il coûte cher à construire. Construire un angle droit est moins dispendieux que de construire un mur courbé. Chaque matériel de qualité est plus dispendieux. Même l’architecte, comme Saucier Perrotte, charge des frais plus élevés que des architectes plus “standards”. Devimco est en affaire pour faire de l’argent et non pas pour rédéfinir Montréal. Il y a un modèle financier à la base de tout projet privé et si les coûts sont trop élevés par rapport à la capacité de vente du projet, le modèle s’écroule. Devimco ne peut pas vendre des unités de logements à 700 000$ dans ce quartier, il n’y a pas assez de demande. Il doit donc construire en fonction du marché et si vous n’aviez pas remarqué, le marché immobilier de Montréal tire de la patte par rapport aux villes que vous citez en exemple.

      D’ailleurs, si vous aviez étudié un peu le développement de Barcelone, vous sauriez que la locomotive de ce développement a été le financement public. Que ce soit les espaces publics, les immeubles institutionnels ou même une part de financement dans certains projets privés, les divers paliers gouvernementaux ont été le moteur de cette superbe architecture. D’ailleurs, depuis 2 ans, la plupart des grands projets architecturaux de Barcelone sont sur la glace à cause de la récession qui a frappé durement. Je n’ai rien contre le financement public mais je ne suis pas certain que la population accepterait que la ville de Montréal et le gouvernement provincial investisse $200 millions de dollars dans ce projet pour le rendre plus beau. La ville de Montréal impose aux promoteurs de financer la construction de logements sociaux alors je serais très surpris de les voir investir dans des places publics, des immeubles institutionnels innovateurs ou même financer une partie du projet pour Devimco. En dehors des investissements publics, des richissimes propriétaires fonciers ont financé une partie des innovations architecturales de Barcelone mais je n’en vois pas beaucoup à Montréal. Déjà qu’un promoteur soit prêt à investir prêt de $500 millions de dollars à Montréal est un exploit. Déjà que si un projet de cette ampleur va de l’avant (ce qui n’est pas encore fait….), il faudra applaudir puisqu’avec l’immobilisme de Montréal, on ne voit pas ça souvent. Barcelone, dans ses belles années, bougeait alors que Montréal est arrêté depuis déjà trop longtemps.

      Encore une fois, comme vous, je reviens aussi jaloux lorsque je vais à Barcelone mais est-ce que le modèle appliqué à Barcelone serait applicable à Montréal? Politiquement, je ne crois pas. La ville a de la difficulté à entretenir ses infrastructures alors avant qu’elle investisse dans l’architecture….De plus, le modèle appliqué à Barcelone a impliqué beaucoup de gentrification. Les groupes de pression montréalais s’en donneraient à coeur joie si Montréal tentait d’appliquer ce modèle.

      En passant, le ton que vous employé pour dénigrer que ce soit le Dix30 ou bien la firme d’architectes qui fait des centres commerciaux ou des Loblaws est franchement hautain.

      Non, je ne suis pas impliqué dans ce projet et je suis d’accord avec vous pour dire qu’il pourrait être plus innovateur mais qui paierait pour ces innovations? Ne me répondez pas le promoteur parce-que vous ne feriez que perpétuer le discours qu’un promoteur ne devrait pas viser le profit mais plutôt le bien-être collectif et puisque nous ne sommes pas dans le livre l’Utopie de More, nous devrions demeurer dans la réalité.

      Si les paliers gouvernementaux veulent investir dans l’architecture de Montréal, c’est tant mieux et cela entraînerait une hausse de la valeur du stock immobilier de Montréal et peut-être même son pouvoir d’attraction mais la population n’accepterait pas ces investissements. Mais SVP, ne dites pas que ça ne couterait pas plus cher d’améliorer l’architecture du projet, c’est ridicule! Le coût au pied carré des grands immeubles architecturaux de Barcelone n’est aucunement comparable aux coûts du projet de Devimco mais la valeur de revente l’est aussi. Les grands créateurs coûtent cher madame Lortie et la construction de leurs oeuvres aussi. Qui paierait pour ça à Montréal? Et je ne vois beaucoup d’innovations architecturales dans les projets institutionnels.

    • @henrimalheur

      Désolé, mais ca, c’est ce que le client voulait. Je sais de quoi je parle, j’ai participé à l’ébauche de ce projet depuis 1 ans… Ca n’a rien à voir avec l’architecte. Les premières esquisses étaient selon les désirs de plusieurs, dont Mme Lortie, apparament, mais ….

    • “district Griffin”. Un nom qui ne collera pas. Surtout qu’il n’y a aucun autre “district” à Montréal. Vive Griffintown même si en 1990, c’était un repaire des voleurs de vélos.

    • Mon Dieu on se calme…

      L’église devenue édifice à condo au coin de St-Laurent et St-Zotique fut très bien transformée. L’église anglicane rue Prince-Arthu dans le McGill Ghetto aussi est réussi. Les touristes européens a qui j’ai montré ces eglises en sont tout emerveillé et ont pris des photos. Probablement plus pour le concept mais quand meme.

      Les nouveaux édifices de McGill sur des Pins juste avant d’arriver au Royal Vic sont très réussis, moderne tout en se mélangeant bien avec le classique du campus.

      Le chalet du lac aux castors… vous même Mme Lortie disiez cet hiver que c’était réussi..

      J’apprécie qu’on aie gardé la facade art déco (maintenant un hotel) au coin St-Laurent et Sherbrooke. L’ajout à l’édifice n’est pas exceptionnel, mais j’ai deja vu pire.

      En passant si les gens d’ici sont si fixés sur le prix, c’est pour deux raisons majeurs:
      1. Il y a beaucoup moins d’argent ici que certains aimeraient croire – je parle de budget disponible à chaque mois les gens peuvent flaubersur de la fantaisie
      2. Nouos sommes, les canadien-francais, pour la grande majorité des fils de cultivateurs. 3e ou 4e génération arrivé en ville au plus. Pis Nos grand-parents cultivateurs, qui de surcoit ont connu la Dépression, ca ne depensait pas… C’est ancré dans nos valeurs, qu’on s’en rende compte ou non.

      Le 333 Sherbrooke, projet ambitieux et quand meme original en ce qui a trait côté condos, ben les gens n’ont pas acheté, ils ont réduit le projet.

      Avant de traiter les gens avec mépris de “gérants de caisse pop”, faut peut etre arrêter une seconde pis accepter qu’il n’y a rien de mal a ca, car il faut bien s’accepter tel que nous sommes…

    • J’étais intéressé à acheter dans ce quartier, mais je suis d’accord avec Mme Lortie: ça me semble assez “dull” comme projet. Dommage. Tous les condos “abordables” que je vois en construction à Montréal (et j’en vois beaucoup car je fais du vélo à la grandeur de l’île) me semblent conçus sur le même modèle utilitaire et ennuyeux, des cages à lapins sans intérêt, vendus par des promoteurs sans imagination. Je pense aux nouveaux condos construits près de la rue Saint-Hubert, au coin de Rosemont, par exemple. Montréal demeure une ville agréable à vivre, mais les nouvelles constructions n’embellissent pas le coup d’oeil.

    • Mme Lortie,

      vous faites parti de ces intellos déconectés qui ne savent que chialer et pleurnicher.

      Enfin, un projet dans un quartier completement dévasté. Ce sera une locomotive pour Griffintown.

      Il y en avait un projet “flyé” pour le bassin Peel avec Le Cirque du Soleil, mais tous les petits intellos, et en premier lieu ce journal et ses amis du FRAPRU sont sortia et ont dénoncés le projet, mort au feuilleton depuis.

      Qu’est ce que vous voulez? Un musée comme à Bilbao, ça rempli un “bloc” et ça coute un milliards $. Vous les avez les “sous”? Non. Moi, non plus comme payeur de taxes je ne les ai pas.

      Un promoteur viens faire du logement mixte, allant du logements “social” au condo de semi-luxe sans demander autre chose à la ville que de refaire l’aqueduc, les égouts, les trotoirs et les rues. Un bon investissement de 30 millions $ pour des propriétés qui vont facilement rapporter ça en taxes en 10 ans.

      Ces nouveaux habitants du centre-ville vont vivre dans ce quartier en transformation, y faire leur épicerie et autres achats. Ils ne prendont ni les ponts ni les autoroutes à l’heure de pointe. Habitant au centre-ville,ils utliseront moins leur automobile.

      Que voulez-vous de plus? Que les édifices soient ronds et plaqués de marbre de Carrare de bas en haut? Moi je m’en fout un peu, je suis juste content de voir qu’il y aura plus d’habitants au centre-ville…

      Cessons de chialer pour chialer et souhaitons la bienvenue à ce projet et à ces futurs habitants.

      Luc Giguère
      Montréal

    • D’accord avec vous Mme Lortie. Je me demande si ce type d’architecture barbante répond aussi à un certain critère d’acceptabilité sociale… Les projets originaux et innovateurs n’ont généralement pas la cote auprès du grand public. Il n’y a qu’à voir le type de maison qui pousse dans les banlieues.

    • Le projet Griffintown était supposé être passablement plus gros, plus complet. Probablement plus beau, aussi.

      Mais quelques groupes ont voulu avoir des logements sociaux.

      Puis des maisons pour personnes âgées.

      Personne ne font ses building pour perdre de l’argent. Vous voulez transformer un projet de condo luxueux en un centre complètement différent? Pas de problème, mais ne vous attendez pas que ce soit encore très riche, avec une architecture raffinée, etc.

      Et là, maintenant qu’on a littéralement tué le projet à force de vouloir impliquer tous les groupes sociaux, on a un projet moins savoureux. Pauvre de vous. C’est comme le Casino du Cirque du Soleil. La même histoire à chaque fois.

      À la finale, vous avez la ville que vous voulez avoir. Ce n’est pas gens de la banlieu qui sont venus demander des logements sociaux et des maisons pour personnes âgées, de conserver une vieille usine pour des raisons folkloriques ou on ne sait trop quoi. Ce sont les citoyens qui sont dans ce quartier, et ceux qui y circulent.

      Le Dix30 est laid? Je ne sais trop, tous les goûts sont dans la nature.

      Mais chose certaine, on y a investi, ça rapporte, et ça vide Montréal. Le Dix30 n’est pas vide. Il est plein. Et ce malgré les Promenades St-Bruno, et un complexe similaire à Candiac. Les trois sont pleins.

      Et Griffintown?

      C’est vide. Et ça continue de faire dur.

    • Bonjour Marie-Claude, personnellement je trouve leurs bâtiments pas mal du tout !

      Je crois que votre critique s’adresse plus à l’aspect AMÉNAGEMENT, non ?

      Pcq là -dessus, effectivement, je crois le projet pourrais innover plus et en même temps faire quelque de réellement plus beau, de différent. P.ex. plus de verdure, de parcs, d’espace.

    • Les tours comprendront 1375 logements de une à trois chambres à coucher dont le prix oscillera entre 250 000$ et 750 000$. On prévoit aussi aménager 200 appartements de deux chambres à coucher qui coûteront entre 175 000$ et 185 000$. À l’extérieur des quatre îlots, on bâtira aussi 275 logements sociaux.

      Oui, on peut faire mieux, mais qui a le moyen de ce payé ce genre de logement. Je regarde depuis un temps plusieurs projets de développement à Montréal et tous proposent leur logement à des prix exorbitants.

    • En lisant votre chronique plus tôt aujourd’hui, je me disais, c’est bien les journalistes et même nous qui parlons mais il faut des promoteurs et des développeurs qui ont cette pensée là !!!!

      Pas juste des hommes politiques non plus mais eux aussi doivent l’avoir ! Trouvez-nous des architectes et surtout des entrepreneurs et des gens faisaient des grands projets qui sont d’ici ou d’ailleurs… Il faut pas juste des gens pour critique et faire des pressions politiques…

      Il faut des entrepreneurs ayant le sens du beau tout en le faisant à un prix abordable.

      Ils sont où ????

    • Et qui va habiter là dans ce projet ?

      Les premières unités vont se vendre de 250 000$ à 750 000$ ? Bien mais vous aimeriez-mieux à 1 million et plus ? C’est pas le prix pour les plus beaux condos de Montréal ?

      http://www.montrealexpress.ca/Actualites/2010-08-31/article-1713175/Projet-immobilier-Griffintown:-une-premiere-phase-de-475-M$/1

      Finalement, je le sais pas… Être emballé ??? Oui on aimerait cela mais si c’est pas pour nous… Il y a pas tellement de construction neuve en immobilier résidentiel qui me séduit complètement… Des anciennes oui mais hors de prix… D’autres charmantes, des petites maisons, par exemple…

      J’aime pas les goûts développés depuis moultes années…

    • Il faut de l’éducation et de la culture pour produire et apprécier le beau. Or, nos élites économiques, ceux qui construisent et achètent ces appartements, ne possèdent ni l’une ni l’autre.

      C’est quand la dernière fois que vous avez vu une bibliothèque dans la maison d’un riche Québécois? C’est quand la dernière fois que vous avez eu une discussion intéressante avec un de ces richards ennuyeux comme les pierres? Ces gens n’ont aucun goût, sont pour la plupart vulgaires et s’en font accroire parce qu’ils boivent du vin à 50$ la gorgée… Vous avez dit «médiocres»?

    • Ici, on construit des cubes. Aucune imagination.

    • @teamstef

      Malheureusement, vous avez raison sur toute la ligne (quoi que ne connaissant rien du mode de financement de ce qui s’est fait à Bercelone (mais connaissant par contre très bien l’état délabré de leurs finances publiques) je ne puis confirmer vos dires sur cet apsect, malgré que l’ABC de la finance m’indique que vous avez probablement raison).

      Les amis, c’est un projet privé. Au privé, tout ce qui compte, c’est combien ca paie. Et si le public décide de réglementer ce qui peut être fait (imposer des normes architecturales plus élevées), le privé va aller ailleurs , et il n’y en aura pas de logements, tough luck, juste le terrain vague que je peut observer de ma fenêtre en ce moment-même. Si le public paie, c’est autre chose, mais le public ne paiera pas. Tiens, je vais me présenter aux élections municipales et proposer une taxe spéciale pour embellir le projet. Après la bastonnade qui m’attends, je vais reprendre mon day job. Le peuple ne voudra pas payer un cent pour cela. Désolé.

      Vous espérez que le promoteur ait une conscience architecturale qui l’incite à dépenser plus, pour le même rendement? Oubliez cela. Les profits supplémentaires qu’il engrange, il va les utiliser pour se payer une super maison, résidence secondaire, yacht ou jet de type “le coût n’est pas pertinent, donnez-moi ce qu’il y a de plus beau” (car les finances rejoignent alors une question de qualité de vie personnelle). Si vous pensez qu’il va réduire son profit pour que les locataires profitent d’une architecture plus intéressante, vous rêver.

    • En ce qui me concerne, tant que ça ressemble pas à Barcelone, Bilbao, Malmö ou autres villes “branchées” ça me va. J’aime mieux Kiev et Sofia. Des gros immeubles gris, fonctionnels, durables, qui résorberont tout éventuelle pénurie de logement dans l’avenir. C’est ça qu’ils offrent, c’est ce qu’il y aura, et ça sera super.

    • teamstef

      31 août 2010
      15h07

      A vous lire… punaise que j’ai bien fait de foutre le camp de cette ville…

    • Bien sûr que j’aimerais quelque chose de flamboyant. Sauf qu’entre laisser les terrains à l’abandon pour encore des dizaines d’années et construire du banal, je choisi du banal. Triste à dire.

      De plus ce n’est pas parce qu’un architecte n’a eu que du banal à construire que ça veut dire qu’il va automatiquement faire du banal.

      Finalement, des architectes peuvent aussi faire des désastres. Par exemple, la grosse boîte vert pastel nommée Grande Bibliothèque, me fait penser à un hommage aux magasins entrepôts des boulevards gris et à l’intérieur c’est du béton, béton et encore du béton qui se décline dans les teintes de gris, pour assurer la déprime la plus totale.

    • Ce projet et les commentaires concernant votre article montrent à quel point l’architecture et l’aménagement urbain de qualité sont mal compris à Montréal et au Québec en général.

      Les exemples que vous citez font rêver: Barcelone, Bilbao… Projets reconnus à l’international autant pour leur design exceptionnel que pour l’énorme impact qu’ils ont eu sur la revitalisation/renaissance de leurs villes. Des exemples qui font nécessairement peur à certains. Si l’on regarde plus près de nous, à Montréal, un projet comme le Quartier International montre à quel point l’architecture et le design urbain sont des investissements à long terme.

      En effet, les investissements importants du gouvernement provincial et de la ville de Montreal ont permis de transformer un secteur quasi abandonné de la ville pour d’en faire au contraire un pôle d’attraction fantastique et qui a permis d’attirer des tonnes de projets du secteur privé! Des architectes reconnus, des designeurs de la trempe de Michel Dallaire et des chargés de projet qui n’ont pas eu peur d’investir ont permis de créer un vrai quartier, un milieu de vie dont tous les Montréalais et les visiteurs étrangers peuvent jouir.

      District Griffin aura, qu’on le veuille ou non, un impact sur la ville et ses habitants et ce pour des dizaines voir des centaines d’années! Autant faire quelque chose de qualité, d’intéressant, qui permet d’affirmer notre identité, notre culture et notre histoire!!!

    • Ce n’est pas Brasilia et on n’y prévoit pas de poulaillers, soit, mais où est le vrai problème? Aucune tour qui se torde à coûts prohibitifs? Aucun monument tout croche en forme de déchet signé Gehry? So what? Entre des terrains vagues et des tours habitées, fussent-elles convenues, je choisis les secondes sans hésiter.

    • Mon avis sur l’article reste partagé. Entant que professionnel de l’aménagement, je me dois de garder un regard critique sur l’éditorial de Mme. Lortie qui recèle quelques jugements hâtifs et semble révéler une trop grande naïveté quant aux mécanismes processuels menant au réaménagement d’un ensemble urbain de l’envergure du « District Griffin ». Tel que souligné par d’autres commentateurs, il serait trop facile de bêtement se comparer à de petites métropoles étrangères dans l’humilité de ne pouvoir faire de même avec les « villes-mondes » occidentales. Et là repose selon moi, le fondement de la problématique de l’aménagement au Québec (voire au Canada).

      Pour comprendre la dynamique dans laquelle s’inscrit le développement d’une ville comme Montréal, il faut bien plus qu’esquisser un portrait composé des grandes tendances et du caractère de la société québécoise, mélanger le tout à quelques spécificités économiques et un patrimoine politique pour finalement faire reposer l’ensemble sur une lecture anachronique d’un passé narrativisé à toutes les sauces. La ville, comme phénomène, est en effet bien trop complexe pour être comprise comme entité. Ajouter à cela la nature à la fois fractale et non-linéaire de la société, politique et civilité comprise, on se retrouve avec un brouhaha de notions, de concepts, d’analyses qui, dans la plupart des cas, ne se révèle que partiellement véridique une fois expiré la situation d’où ils émergent. Bref, une fois toute cette complexité étalée, n’essayez surtout pas de comparer deux villes, deux nations, deux sociétés.

      Faut-il pour autant se contenter du sort qui nous accable? Non, certainement pas! La ville est un produit social, un ensemble de réseaux qui ne répondent qu’à un maître, son propre fonctionnement. Il n’est pas nécessaire (il serait même désastreux) d’essayer de se comparer avec d’autres villes, car nous savons bien nous-même ce qu’il nous faut. Ceci ne veut pas dire qu’il ne faut pas apprendre de ce qui se fait ailleurs, au contraire, au contraire. Mais plutôt que de nous comparer à certains bâtiments, certains quartiers, certaines villes, pourquoi ne nous comparons nous pas à certains citadins; aux qualités qu’offrent ces ensembles à différentes échelles, à la performance qu’ils produisent et aux avantages qu’ils offrent à court et à long terme pour l’Utilisateur. Puis, inspirés, nous saurons produire une ville non pas à l’image de la société que nous sommes, mais à celle que nous voulons être; n’est-ce pas là la vraie manière d’être « maîtres chez nous »?

      Pour en revenir à l’article de Mme. Lortie, je tiens à saluer l’attitude de l’auteur puisque même si j’ai une manière différente d’exprimer mes idées, je pense comprendre son propos et y adhérer dans la forme. Notre société, comme toute société, à le devoir de revoir ses assises et de rester critique par rapport son attitude envers elle-même et son produit. Demain ne sera pas le jour où les politiques municipales et provinciales permettront la mise sur pied de projets plus sensibles et plus adaptés aux besoins de l’urbain. Ce ne sera pas non plus demain que les investisseurs auront d’abord le bien-être du citoyen à cœur, et malheureusement, bien tard viendra le jour où mes collègues se lèverons pour défendre leurs idéaux et le respect de leur profession. Toutefois, souvent les ton « hautains », critiques et audacieux sont en fait souffle d’un désir, échos du changement, symptômes d’une évolution, et en ce sens, j’accueille à bras ouvert le geste de Mme. Lortie.

      S. Koseki – Arch.Dipl.EPF
      B.Sc Architecture – Université de Montréal
      M.Sc Architecture – Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne
      Doctorant en Architecture et Sciences de la Ville (EPFL)

    • Le développement de Griffintown coûtera certainement plus de 1.5 milliards (1500 millions) lorsque toutes les phases seront complétées. Les articles qui parlent du montant de 475 millions indiquent toujours que c’est le coût de la phase 1 dans son entièreté. Il y a d’autres phases.

      Voici un tableau qui aide à apprécier l’ordre de grandeur de montants en millions.

      Climatisation des wagons de métro 125 millions
      Développement Griffintown, phase 1 475 millions
      Griffintown, toutes les phases ~ 1 500 millions (?)
      Perte caisse dépôt 40 milliards 2009 40 000 millions

      Le projet Griffintown a été considérablement réduit au cours de l’année 2009. La première phase de Griffintown est passée d’un coût de 1 300 millions à un budget réévalué à 400 millions.

      En accompagnement du projet, la ville investit 30 millions en aménagement de parcs et de places publiques.

      Le public investit
      Le privé récolte des retombées économiques
      Qui?
      Entre autres : Devimco
      Le promoteur qui vend les condos
      Sans oublier ceux qui gèrent ceux qui construisent
      Quels sont les autres joueurs vers qui l’argent coule? (De l’aide s’il vous plaît)

      Total revenus $$$ vente des condos par le privé: entre 250 millions et 500 millions (voir plus bas)

      Mais Griffintown ce n’est pas seulement des condos, c’est également un stimulant économique, revitalisation (?) de quartier, de la place dans les tours pour de nouveaux commerces, c’est aussi bon pour les commerces avoisinants, ça donne de la job en construction, nouvelles taxes à percevoir par la ville, …

    • Le projet Griffintown présenté aux élus prévoit la construction de 1375 logements mais Devimco ne veut pas préciser le type de propriétés qu’il souhaite ériger pour le moment.

      Le premier des quatre îlots concernés par la phase 1 :
      Hôtel de 150 chambres
      Tour à logements de 166 condos (19 étages)

      Les prix varient de 250 000 $ (une seule chambre fermée) à 750 000 $.

      Cette tour à elle-seule peut rapporter facilement 55 millions. Dans le pire cas (impossible) où tous les 166 condos seraient au prix minimum de 250 000$, ça rapporterait 42 millions. Si on fait un estimé minimal très prudent ça donne ceci :

      Royal = 750 000$ 8 condos
      Deluxe = 420 000$ 20 condos
      Extra = 350 000$ 42 condos
      Moyen = 290 000$ 36 condos
      Écono = 250 000$ 60 condos
      ———————-
      166 condos

      ‘royal’ : 8 * 750 000 $ = 6 000 000 $
      ‘de luxe’ : 20 * 420 000 $ = 8 400 000 $
      ‘extra’ : 42 * 350 000 $ = 14 700 000 $
      ‘moyen’ : 36 * 290 000 $ = 10 440 000 $
      ‘écono’ : 60 * 250 000 $ = 15 000 000 $
      —————
      54 540 000 $

      Donc près de 55 millions pour cette seule tour.

      Il y a dix fois plus d’habitations de prévues pour ce projet en tout.

      On peut donc prudemment estimer entre 250 millions et 500 millions le total des revenus de la vente des 1375 logements.

      À rechercher :
      —————-
      Griffintown, Phase 1 = 475 millions
      autres phases = ____ millions additionnels (?)

      Devimco

      Montant prévu des revenus publics additionnels pour la communauté (taxes de la ville) que le projet est supposé générer.

      Si quelqu’un peut m’aider dans mes recherches ou me corriger au besoin, merci.

    • Désolé, j’ai fait des erreurs de ponctuations et d’alignement qui rendent mes chiffres ambigüs et difficiles à lire. Je reprends la partie en erreur:

      —–

      Voici un tableau qui aide à apprécier l’ordre de grandeur de montants en millions.

      125 millions : Climatisation des wagons de métro

      475 millions : Développement Griffintown, phase 1

      ~1 500 millions (?) : Griffintown, toutes les phases complétées

      40 000 millions : Perte de 40 milliards à la caisse de dépôts

    • Quel horreur, ce projet. Il n’y a aucun lien avec la trame existante des rues ou la riche histoire du quartier. On aurait pu le faire à Laval ou à Brossard.

      Oui, il faut redresser ce quartier malmené, mais dans le respect de la trame des rues et des traces de son histoire. On trouvera des projets bien plus respectueux et durables au site spacingmontreal.ca et d’autres.

    • Depuis qu’a tué dans l’oeuf le projet de casino dans ce secteur par des groupuscules et des arrivistes en mal de visibilité, je ne m’attend à rien de bond du développement de ce secteur.

      On a ce qu’on mérite.

    • Voilà quelques réalités montréalaise actuelles:

      1. Toujours tout penser à court-terme, quitte à repayer dans 10 ans car le projet initial n’était pas assez durable.

      2. Ne pas laisser les experts choisir. À chaque nouveau projet, la population chiale toujours, même si elle n’est pas qualifiée pour faire un choix éclairé. et le gouvernement crée alors comités par dessus comités, ce qui ralentit ou annule le projet.

      3. Comité d’étude et d’évaluation composé d’architectes fonctionnaires, sans vision, sans passion qui se contentent de leur 9 à 5 et font dormir les dossier sur le coin d’une table.

      4. Manque de respect envers les architectes audacieux. Un architecte est souvent considéré comme une source de dépense, au lieu d’être une source de culture et de vision, comme c’est le cas en Europe, par exemple.

      —-

      Pas étonnant que les projets audacieux et innovateurs sont rares à Montréal ces temps-ci.

    • Regarder bien les acteurs de se projet et tout ce qui se passe au Québec dans le domaine de la construction et + …il apparait clair qu’il y des gros bonnet qui tire les ficelles… Même le service d’urbanisme de la ville de Montréal ne joue plus sont rôle…des consultation biaiser, des norme et des plan d’ensemble fait par et pour le promoteur ont ne peu espérer plus comme résultat…

      A Montréal nous avons se que nous méritons…
      Ceci dit j’,était investisseur dans l’immobilier a Montréal et a voir comment la ville diriger et gérer, je regarde maintenant ailleurs…

    • mon avis de néophyte : ça ressemble à un quartier dix30

    • @onikazan

      1) A-t-on vraiment besoin d’étaler au grand jour ses diplômes pour palabrer sur un sujet ? L’absence de distance critique envers soi-même est un signe d’étroitesse d’esprit si ce n’est la marque pusillanime de notre portée …

      @d’autres aimant du néo-fonctionnalisme sans saveur
      2) Pour tous les autres qui, par une réflexion binaire du “mieux vaut du banal que du rien” ou pire encore “le quartier Dix30 il est plein, tout comme à Candiac”, il est à croire que votre réflexion s’inscrit dans le cadre du “après moi, plus rien”. Pensez-vous vraiment que l’on crée du sens avec le Dix30 ? Jamais vu de prix Nobel sortir de Candiac moi …

    • Dans la vie, on a rien pour rien.

      Une entreprise existe pour faire des profits.
      Prix de vente – coûts = profits
      Si le prix de vente est bas, il faut contrôler les coûts.

      Si vous n’êtes pas en accord avec ceci, mme Lortie, alors je vous suggère de financer le projet avec vos économies. Que diriez-vous de perdre quelques millions cette année (vous pouvez vous endetter, on est pas regardant sur les moyens) ? Ça vous tente? Faites un chèque, on va tous applaudir et apprécier une belle architechture à vos frais. Anyway, c’est toujours mieux quand c’est un(e) autre qui paie. There’s nothing like a free lunch!

    • Beaucoup de commentaires «ti-peuple», ne tenant compte que du coût immédiat. Pôvres Québec ! Mieux construire pour plus longtemps, être fier de sa ville, de sa métropole et laissez le développement aux promoteurs privées seulement intéressé par le profit à court terme… Quand on redéfini un quartier historique comme Griffintown (District Griffin, c’est franchement n’importe quoi !), c’est en partie le visage de notre ville que nous redéfinissons. Allez demander à d’autres firmes d’architectes de talent si ils seraient intéressés par ce projet. Posez la question c’est y répondre et je suis persuadé que nombre d’entre elle (Saucier +Perotte ; Dan Hanganu, etc) proposeraient des projets plus innovant et pas nécessairement beaucoup plus onéreux…

    • J’aime bien votre article Mme Lortie.

      Cependant, faire de la bonne architecture n’est pas une question de budget, mais de talent.

      Un bon projet est toujours le fruit d’une complicité entre en bon architecte et un client qui en souhaite autant.

      Cela fait depuis 15 ans que je pratique l’architecture. Tristement, il m’est arrivé plus souvent de refuser des mandats parce que les ‘conditions gagnantes’ pour faire un bon projet n’étaient pas présentes dans la demande du client.

      Mais est-ce que tous les architectes ont le talent et peuvent financièrement se permettre de refuser une commande lucrative ?

      Paul Laurendeau Architecte

    • Ce projet est tres modeste en effet. Il manque d’imagination et d’audace. C’est ce qui separe les grandes villes des villes a statut moyens comme Montreal.

      Et ce n’est pas le talent qui manque ici. Les quartiers revitaliser de Toronto sont confier tres souvent a des firmes quebecoises…

      Le probleme est a l’hotel de ville.

      Griffintown aurait put une fois de plus mettre la ville de Montreal comme un joyau de l’urbanisme…

      Meilleur chance la prochaine fois

    • Montréal perd 40% de son eau potable mais un veut du «beau» encore une fois le contenant plus que le contenu hein …

    • @Mozart

      si vous ne comprenez rien à l’art et à la culture, abstenez-vous de
      sortir des commentaires de ti-coune.

      À vous écouter, on aurait seulement des bâtiments cubiques en béton, parce que l’esthétique n’est pas importante.

      Il y a moyen de gérer 2 problèmes à la fois.

      Ça me fait penser aux autes ti-counes qui disent que l’exploration spatiale ne devrait pas avoir lieu car il y a du monde pauvre sur la planète, et que la NASA devrait donner tous ses fonds à ces derniers. N’importe quoi.

    • Je sais pas. Ce serait bien le fun avoir des projets immobiliers de la taille de ceux de Toronto, mais la croissance démographique de la région de Montréal (pas mauvaise, mais loin d’être spectaculaire) ne le permet tout simplement pas.

      Je trouve ce projet (et pas mal de projets de condos qui ont poussé au centre-ville dans les dernières années) déjà pas mal plus beau que ce qui se construisait il y a 20-30 ans. Le style brutaliste vraiment ultra moche est disparu et ont ne voit plus de construction de bloc d’appartements hideux que l’on retrouve un peu partout sur l’île. C’est quand même plutôt joli cette photo! Soyons positif un peu.

    • @arnaud

      C’est vrai que le quartier international est vraiment très bien. Surtout le palais des congrès. En fait le sud de la rue McGill avec la cité du Multimédia jusqu’a Pointe-a-Calière est vraiment bien.

      A ca on peut ajouter le quartier des spectacles qui va changer le centre ville.

      C’est ce genre de chose qui font que je ne suis pas d’accord avec les gens qui affirment qu’il n’y a pas de projet intéressant a Montréal en se basant seulement sur Griffintown et les différents développements de Condos dans la ville.

      Des condos en cartons ils en ont également en Europe, faut pas tomber dans le piège d’idéaliser les villes Européennes en pensant que tout est mieux là-bas.

      C’est juste qu’ici on a fait des choix de sociétés différents. Au lieu de mettre de l’argent pour revitaliser un quartier populaire on a revitalisé un quartier d’affaire et un quartier des spectacles.

      Au lieu de faire des condos de luxes qui auraient profités seulement a une certaines parties de la population on a fait une salle de spectacle et une grande bibliothèque.

      On peut ne pas être d’accord avec ces projets mais c’est faux de dire qu’il ne se passe rien a Montréal et que tout est mieux en Europe.

      C’est évident que si tu vas dans le vieux Barcelone ca n’a rien a voir avec Montréal mais quand tu sors le moindrement en périphérie ca tombe beaucoup moins spectaculaire. C’est pour ca aussi que les gens on souvent tendance a idéaliser ces villes. Quand ils y vont-ils voient seulement le beau côté. Ils vont dans les places touristiques et ils ont l’impression que c’est partout comme ca.

    • Sais pas qui a dit ici que c’est la commande du client vers l’architecte…suis daccord 100%. J’ai travaillé en suède sur la construction de semi commercial et résidentiel. En 1990 à 1993…nous en étions à faire des alvéoles de 5 duplex avec cours centrales équipées de jeux pour enfants, terrasse avec pergola pour les adultes, sans accès voiture et chaque 10 de ces alvéoles avaient sa garderie, mini clinique etc…

      Pendant ce temps, mes amis travaillaient à Boucherville, vous savez sur quoi? Sur ce qui allait devenir les monsters houses que nous retrouvons partout en banlieu…BRAVO…et on est pas ben ben plus loin que ça aujourd’hui.

      Comme ASEM le dit, nous manquons le bateau déjà manqué avec le projet avec le cirque quand il s’est fait sortir du portrait…Laliberté n’a certainement pas voulu allonger les enveloppes brunes pour que ça décolle avec les politiciens et autres promoteurs…il n’a pas besoin de distribuer des enveloppes pour faire son fric…

      Ceci dit, les enveloppes qui nous couteraient 30-35% de plus dans la construction…ça ne doit pas aider à développer des projets qui se tiennent…mais c’est vrai…la vraie affaire c’est au sujet des juges…pas la construction…

    • Je crois que n’importe quoi sera mieux que ce qu’est ce quartier actuellement…N’oubliez pas que ce nouveau quartier urbain sera celui des jeunes professionnels et étudiants qui veulent résider à 10 minutes du Centre Bell et à 10 minutes de la rue McGill et du vieux Montréal…Ce n’est pas un quartier de “banlieue” pour les familles…donc le beau, bon et pas trop cher est ce qui a de plus adéquat pour ce quartier selon-moi…des petits magasins, petits commerces, bons restos et surtout une SAQ express c’est ce qui manque dans ce quartier…lol
      Ça aurait surement été plus grandiose si on avait pas craché sur le projet du Casino à Pointe St-Charles…

    • @lequokorico : n’importe quoi quand on ne prend pas de risque. Facile critiquer mais est-ce que VOUS avancez VOTRE argent et est-ce que VOUS prenez des risque pour revitaliser un quartier mort ?

      C’est pas de la pensée binaire ni de la mentalité “après-moi le déluge” que de dire qu’il vaut mieux du simple que des terrains qui resteront vagues pour les 50 prochaines années. Ce qui est binaire, c’est d’attendre le projet parfait encore 50 ans.

    • Le cadre bâti doit témoigner de nos aspirations, nos valeurs sociales et culturelles. C’est la patine du temps qui crée la poésie et l’aura d’un quartier tout en lui donnant sa singularité. Et cette patine, ce sont les gens qui habitent le quartier qui la font en laissant des empreintes de leurs passages. Mais au départ, ce sont ceux qui le construisent qui insufflent la vie d’un quartier. L’erreur pour le nouveau quartier Griffintown, c’est permettre à seul prometteur de le développer et encore plus à seul studio d’architecte d’en faire la conception. Le pluralisme, l’échange et l’interactivité entre les gens sont source de créativité. Et la créativité est source des valeurs sociales et culturelles d’une ville.

    • Il faut vraiment être naïf pour croire que quelques pancartes et quelques cris citoyens ont fait capoter le projet de casino à Griffintown.

      Ce projet a échoué parce que les promoteurs n’ont pas voulu prendre le moindre risque financier. On a plutôt voulu que le gouvernement assume cette part de risque et investisse massivement dans ce projet. Le gouvernement n’a évidemment pas suivi tout simplement parce que ce n’était pas un bon projet. Point final.

      Accuser les regroupements de citoyens pour l’immobilisme au Québec, c’est n’importe quoi. Comme si les citoyens avaient le moindre pouvoir! Si c’était le cas, ça se saurait! Pour trouver les véritables sources de l’immobilisme ambiant, il faut plutôt le chercher du côté des promoteurs qui veulent le beurre et l’argent du beurre en développant des projets dans lesquels ils n’auront aucun risque à prendre.

    • pour ce qui est de l’ennui…rien en comparaison avec le technopôle Angus! Ce projet est 100X mieux!!

    • @simon_c

      Déjà stoppez les majuscules : crier est signe que votre argumentaire ne se tient pas seul. D’ailleurs l’impératif et l’invective de votre propos, je pourrais aisément le retourner contre vous. Rappelez-vous, pour la gouverne de votre vie future, que ce que vous ne pouvez défendre, n’accusez guère.

      Deuzio, s’il appert que vous lisez autre chose que les dépliant de Samcon ou les circulaires de Plymouth, je vous renverrai vers Hans Jonas dans “Pour une éthique du futur”, Rivages poche, 1993. Ceci devrait vous éclairer grandement et surtout, surtout, faire cesser un tant soit peu ce ton criard qui, ma foi, ne vous sied guère.

      @michel_jolicoeur : Exact !

      @astyanax : M’enfin où est la corde sociétale que je me la passe au cou ?

    • @kainfury

      «si vous ne comprenez rien à l’art et à la culture, abstenez-vous de
      sortir des commentaires de ti-coune»

      héhé j’ai étudié en art et en musique J’adore aussi Gaudi et l’architecture
      mais je ne doit rien comprendre… je crois juste qu,il y a des priorités à respecter si elles ne sont pas les mêmes que les vôtres pas obligé de m’insulter…

    • @lekoqorico : Aucun argumentaire construit, seulement que de relever l’usage de majuscule et étendre sa culture. Hors il est bien connu que la culture, c’est comme le beurre : moins on en a, plus on l’étale.

      Allez, cesser la pensée binaire un instant et l’insulte. Vous ne me connaissez pas, vous ne savez pas quelles sont mes références. Répliquez plutôt par une argumentation construite et articulée. Ça aiderait votre cause.

    • @simon_c :

      Pour mettre fin à ce sans queue ni tête, surtout en ce qui vous concerne, prière d’arrêter vos réplique en lieu commun comme la culture et la beurre.

      D’ailleurs ne me bazardez pas le classique “vous ne me connaissez pas, vous ne savez pas quelles sont mes références”, je me demande bien justement quelles peuvent être les référence de quelqu’un qui écrit “Or” avec un “H” et un “s” de trop.

      Vous vous tirez dans le pied vous qui étiez déjà cul-de-jatte.

    • @ lekoqorico

      Quand on s’avise d’offrir des leçons de français, la moindre des choses serait d’user soi-même d’une langue impeccable. Pourtant, je relève au moins trois fautes de français dans la dernière (et fort brève!) invective que vous avez adressée à simon_c…

      L’histoire de la paille et de la poutre, ça vous dit quelque chose?

    • @lekoqorico : vos réplique ? Z’auriez dû écrire répliques au pluriel. Le beurre est un nom commun masculin. Si vous parlez de mes références, vous feriez mieux d’inclure un “S” à références.

      Si vous croyez me connaître, voulez-vous une rencontre en chair et en os, histoire de savoir si vous maintiendrez votre suffisance et arrogance plus que 30 secondes ?

    • @ astyanax : M’enfin, arrêtez-moi ce rôle de troisième violon un peu trop assumé. Une chance que vous zavez Antidode pour vous reprendre. On ne fera de votre plume un classique hors du cadre de l’isolé web 2.0. D’ailleurs, vous vous êtes relu combien de fois avant de cliquer sur “envoyer” ?

      @ simon_c : C’est lorsque nous n’avons plus de mot que la pensée s’arrête et que l’on veut valser avec les poings. Lilliputienne attitude va ! Avouez que je suis plus rigolo que vous, non ?

      Le cours de maternel s’arrêtera là pour aujourd’hui.

    • @ mes ennemis avoués :

      Après mûre réflexion, et compte tenu que l’espace-blogue est, par définition et de façon ontologique, un espace de débat d’idées et non de débat sur les émetteurs des dites idées, je crois bien que ce chat-et-souris à assez duré et qu’il est temps de passer à un autre appel. N’en pensez-vous pas de même vous aussi, chers belligérants ?

      Passe-moi l’beurre !

    • @lekoqorico
      Haha! Bien drôle cette petite querelle que vous avez eu avec simon_c. Très comique et très… comment dire… révélateur de votre capacité à argumenter!

      Évidemment, nous sommes loin du débat initial et écrire deux mois plus tard est, dans un sens, ridicule. C’est en faisant une petite recherche sur le District Griffin (que j’approuve à 90%, soit dit en passant) que je suis tombé sur ce petit débat.

      Sachez, lekoqorico, que vous êtes de loin le plus drôle des deux débateurs! Reprocher à l’autre de faire des fautes de français (et en faire soit même!) et d’écrire à l’aide de MAJUSCULES est une façon de débattre qui a un côté très drôle et qui prouve un manque d’arguments de votre part! Dommage qu’il n’y ait pas de bouton “supprimé” pour effacer nos mauvais messages, n’est-ce pas?

      Bref, j’assume la “non-pertinence” de mon message d’aujourd’hui, mais je tenais quand même à l’écrire! Un blog, c’est aussi fait pour ça!

      Pour finir, je tiens à préciser que j’ai lu mon message, deux fois plutôt qu’une, et que des fautes peuvent très bien s’être glissées dans celui-ci quand même. C’est, je crois, normal de faire des erreurs. Antidote m’aurait peut-être permis d’être certain de ne pas en faire, mais je ne jouis pas de sa présence sur mon ordinateur. Dommage! C’est l’outil du futur!

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