Marie-Claude Lortie

Marie-Claude Lortie - Auteur
  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Jeudi 26 août 2010 | Mise en ligne à 10h52 | Commenter Commentaires (76)

    Adorable rentrée

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    Photo François Roy, La Presse.

    S’il y a une chose qui me touche à tout coup, c’est assister à des retrouvailles.

    Plantez-moi aux arrivées à Trudeau et je verse une larme en moins de deux. Des grands-parents qui retrouvent leurs petits-enfants. Des amoureux réunis. Deux frères.

    Ce matin, même scénario. Pâmoison devant ces petits copains tout mignons qui se jettent dans les bras l’un de l’autre en criant “Samuel” !”, “William !”, “Alexandre !”. Que dire de plus.

    Aujourd’hui, journée de départ scolaire pour des milliers d’enfants, grand dossier rentrée dans le journal.

    Textes de ma collègue Ariane Lacoursière ici, ici et ici.

    Ma chronique ici qui porte aussi sur les côtés moins adorables de la rentrée, notamment le côté impersonnel et intransigeant des institutions scolaires auquel cette journée nous confronte souvent.


    • D’ici 10 ans, mon futur bébé devrait rentré au primaire :)

    • On n’oublie jamais. Mon aîné a vingt ans. Je me souviens de la toute première fois que je l’ai mis dans l’autobus pour son premier jour de maternelle. L’autobus était conduit par une dame charmante, une blonde, souriante et bien avenante avec mon enfançon. Je trouvais le véhicule qui emportait mon petit trésor bien haut sur pattes, par contre. C’était hier…
      Paul Laurendeau

    • j’ai pas d’enfants et je pense pas en avoir un jour mais j étais très ému ce matin de voir des petits entrer à lécole pour la première fois. ému par les visages des mères aussi. à la fois fière et inquiète.

      bonne rentrée madame lortie

      dominic hébert

    • Je viens de lire le texte de André Laroche, de La tribune sur la rentrée scolaire pour les petits de 5 ans. Mon plus vieux a 3 ans, et je suis déjà stressé à l’idée de le laisser partir en autobus tout seul, dans 2 ans. Ça ne doit pas être facile pour les enfants ainsi que les parents.

      http://www.cyberpresse.ca/vivre/famille/201008/26/01-4310006-passer-du-cpe-a-la-maternelle.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_vivre_259_accueil_POS1

    • Pauvre p’tit ! Il a perdu sa main cet été ….

    • Avez-vous vraiment fait pression sur la directrice pour que votre enfant soit dans la même classe que ses amies? Content de voir que cette directrice s’est tenue debout.

      Oui, moi aussi je lui dis merci à cette directrice. Grâce à elle, on a changé d’école l’année suivante et tout va beaucoup mieux. Rompre le lien de confiance d’un enfant avec son école: du travail bien fait. Et encore, bravo. mcl

    • Mme. Lortie, j’adore vous lire. Ce qui m’impressionne le plus chez vous c’est votre cohérence en toute chose. Après avoir soulevé la médiocrité de notre système scolaire, il y a quelques semaines, voilà que vous visez, aujourd’hui, le côté impersonnel et intransigeant des institutions scolaires. Hon! Que de gros mots! J’espère toutefois que vous ne les dites pas devant vos enfants et que ces derniers n’ont pas accès à vos textes car, autrement, je crains sincèrement qu’à court terme, ils ne deviennent peu respectueux à l’endroit des personnes qui représentent l’école ou qu’ils en viennent, tout simplement, à décrocher d’un système que leur mère méprise. Hier j’écoutais la radio ,où un de vous pairs déplorait l’attitude de certains parents qui critiquent ouvertement l’école devant leurs enfants et qui, par la suite, s’étonnent de leur démotivation.
      Je vous laisse faire vos propres conclusions…
      Juste pour vous informer, les écoles du Québec ont des règles de formation de groupe. Et ces règles sont adoptées par le Conseil d’établissement de chaque école. C’est une question d’équité et d’harmonisation en terme de forces et faiblesses (académiques/ comportementales/ person- nalités) des élèves du groupe. Avant de procéder à la formation des groupes, certaines écoles ont encore pour tradition d’accueillir les demandes spéciales des parents. Mais dans ces cas, les parents doivent justifier en quoi, le non respect de telle ou telle demande, pourrait être préjudiciable à l’enfant. Je suis d’accord avec vous, être placé dans un groupe trop faible pour ses propres compétences est une grave erreur. Mais ne pas être avec ses meilleures amies n’est pas dramatique. Ça donne juste la chance de connaître de nouvelles personnes, de se faire de nouvelles amies, de devenir quelqu’un encore plus sociable, de s’ouvrir sur la différence, bref d’enrichir sa personnalité. Mais si vous souhaitez influencer les décideurs, je vous conseille de faire partie du Conseil d’établissement de l’école de vos enfants ou de devenir commissaire.
      Litchi
      P.S. Bon courage dans l’étiquetage des crayons. Moi aussi je détestais le faire pour les élèves dont les parents s’opposaient à la demande. Bonne rentrée!

    • Sniff Sniff, mon ptit Zack entre à la maternelle la semaine prochaine….notre premiere rentrée…..Je vais vivre au quotidien tout ce que je viens de lire…souhaitez moi bonne chance!

    • Bravo pour votre article de ce matin dans le journal! Non, vous ne souffrez pas d’un manque d’organisation: tous les parents sont dans le même bain mais tous n’ont pas votre franchise! Quant aux exigences des enseignants pour le matériel scolaire, c’est fou, et il faut souhaiter que quelqu’un y mette un peu d’ordre. Les sacs à dos des enfants de 1re secondaire pèsent parfois presque autant que ceux qui les transportent, malgré les avis répétés des physiothérapeutes depuis au moins vingt ans.

    • Passez moins de temps au travail ou devant la télé à vous toujours vous taper les mêmes inepties… et vous pourrez vous occuper de vos enfants covenablement. Vous serez tous moins stressés lors d’événements anodins tels l’achat des fournitures scolaires. En passant Mme Lortie, combien de journées en Europe (ou ailleurs?) cette année dans le cadre de vos fonctions professionnelles sur des sujets captivants? Du temps, on en a tous, à nous de le prioriser correctement. Personnellement, mes cinq enfants avaient tout ce dont ils avaient besoin le 15 août.

      Vous êtes parfaite ? Bravo. mcl

    • L’article m’a fait sourire, m’a rappeler de bons souvenir, jusqu’à ce que je tombe sur le passage sur la pression sur la directrice pour faire changer son enfant de classe.
      Et là, je me suis rappelé pourquoi j’ai quitté ce milieu. Tout ces parents qui arrivent avec leur exigence, leur façon de faire…et misère..

    • Rompre le lien de confiance d’un enfant avec son école?? ahah C’est n’importe quoi.
      Il y a des centaines d’enfants qui se retrouve à chaque année dans une classe sans leurs petits amis des années d’avant. La plupart des parents vont leur dire : c’est pas grave, tu vas t’en faire d’autres ou tu vas pouvoir les voir à la récré ou le soir.

      Vive les enfants rois. Tu n’es pas avec tes amis mon ptit bout de chou, maman va aller voir la directrice et si ça ne marche pas on change d’école. Ça va faire des enfants forts ça.

      Les situations varient. Ne pas être avec son meilleur ami mais avoir d’autres copains dans la classe n’est pas la fin du monde. Être isolé dans un groupe, style cinq grands amis ensemble dans une classe et seulement un, tout seul, dans une autre classe, séparément, démontre un manque total de sensibilité de la part des enseignants. Mais le pire n’est pas de séparer ainsi les enfants. Les profs ne peuvent pas tout savoir des amitiés de chacun et les directions non plus. Le pire, c’est quand, confrontées à une aberration, les directions gèlent, obtuses, et refusent de corriger leur erreur. Veut-on vraiment qu’une des leçons que nos enfants apprennent à l’école soit l’absence d’intelligence et d’humanité des bureaucraties ? mcl

    • Étrange comme ce qui est une corvée pour les uns est un moment de bonheur pour les autres.

      Tailler (avec le taille-crayons électrique) et étiqueter chacun des 48 crayons en complicité avec mes deux boys est un moment de bonheur annuel. Autant que de préparer les patins et les jambières en pré-saison de hockey. Je dirais aussi que c’est un moment qui renforce le sentiment de sécurité chez mes enfants car ils voient à travers chaque petit geste répétitif qu’ils ont tout le matériel nécessaire pour commencer la big game.

      La rentrée scolaire peut être un temps privilégié permettant un rapprochement parents-enfants autour d’une tâche commune.

      Je souhaite aux enseignantEs et aux élèves un grand voyage scolaire rempli de découvertes et de dépassement.

    • Dans la foulée des commentaires de Serge74 et Litchi: moi aussi, je suis d’accord avec cette directrice.

      Vous imaginez-vous des mères de famille investir le bureau de la directrice pour faire réarranger les groupes sur la base des amitiés ou des inimitiés (pourquoi pas? cela participe de la même logique!) de leurs enfants respectifs? Vous imaginez-vous le b….l que cela créerait?

      C’est une des raisons pour lesquelles il existe des règles objectives applicables à tous, sans distinction, et que l’on doit respecter sans en éprouver de ressentiment.

      De bonnes écoles, gérées par des directions non bornées, demandent aux enfants, à la fin de l’année, de donner les noms de deux enfants avec qui ils aimeraient être l’année suivante. Et les directions et les profs travaillent avec ça pour bâtir les listes de classe, afin qu’il y ait au moins un ami dans la classe. C’est une approche appliquée dans plusieurs écoles intelligentes qui n’a rien de révolutionnaire. Juste du bon sens. mcl

    • Votre enfant perd ses amies parce que pas dans la même classe, vous êtes frustrée… alors vous la changez d’école? Me semble que ca ne la rapproche pas de ses amies.

      Je vais citer une grande philosophe :”bonne idée”

      L’histoire est un peu plus compliquée que tout ça, mais disons que si le but de l’opération de la directrice était de dire: “tes amis, tu les verras à l’extérieur de l’école, ici, on s’en fiche totalement”, c’était réussi. De la grande pédagogie. mcl

    • Lu votre chronique… j’ai une suggestion pour vous: impliquez plus les grand-parents.

      Les canadiens-françaisont la fâcheuse tendance de vouloir tout faire eux même. Déléguez! Je vais parler des cultures je connais plus: les italiens (une partie de ma famille) et les chinois (ami d’enfance). Ces deux cultures impliquent énormément les grand-parents dans l’élevage des enfants. Pas de garderie chez ces gens là, pis souvent c’est carrément la grand-mère qui élève les enfants alors que les parents travaillent.

      Pis le bureau, il n’y a personne qui vous oblige d’y être. Si on veut vivre à NDG, c’est vrai qu’il faut 2 salaires. Sachez par contre qu’on vit très bien à Ville St-Laurent et Lachine pour une fraction du prix. Et prendre tout l soin que vous voulez de vos enfants. Vous pourriez meme etre bénévole et superviseure à la récré et au lunch.

    • “Autre terrible souvenir, cette rentrée où un de mes enfants a été isolé de son groupe d’amies, toutes réunies dans une autre classe. Si vous aviez vu l’intransigeance obtuse de la directrice… Vous savez, quand ces gens qui ont tant d’impact sur la vie des enfants ne voient plus la cruauté de leurs décisions tellement ils se sont obligés à être stricts? ”

      J’ai failli m’étouffer en lisant ça… “terrible souvenir”… “cruauté”…c’est pas un peu baucoup exagéré pour un changement de classe? Mes parents, leur travail les en obligeant (mais ils amaient ça aussi), m’ont “trimballée” sur plusieurs continents…à la fin du secondaire j’avais fréquenté 11 écoles differentes (17 au total à la fin des études…) et étudié dans plusieurs langues différentes . Malgré ça j’ai toujours été dans les groupes dits “forts” et, après toutes ces années, je suis toujours en communication avec des amis de ce temps là: j’ai même rendu visite à quelques uns d’entres eux ces dernières années et vice versa. Bien sûr, les départs ont parfois donné lieu à quelques larmes mais ils ont aussi ouvert la porte à bien d’autres amitiés, intérêts et opportunités. Bref, si c’était à recommencer, je dirais sans hésiter à mes parents: “refaites la même chose!”

    • oups “beaucoup”…la possibilité d’éditer un message dans les 2-5 minutes qui suivent pourrait être utile…

    • J’ai une petite pensée pour les enseignantes de vos enfants cette année. Les filles que vous avez saluées ce matin non pas pour leur souhaiter une bonne année mais pour voir à qui vous auriez affaire. Le bon côté c’est que si ça ne fait pas votre “affaire” vous allez changer vos enfants d’école. Je leur souhaite vraiment une bonne année à ces enseignantes, elles méritent de l’encouragement.

    • Bonjour Montréalaise

      Désolé, d’une certaine façon je vous trouve remarquable, mais d’une autre… Vous trouvez vraiement du bonheur avec vos garçons à étiquetter des crayons? Trouvez pas ça un peu abrutissant? N’y a-t-il pas des centaines d’activités qui vont de légèrement à extrèmement plus stimulantes dans lesquelles trouver du bonheur?

      Tiens, je vais aller balayer l’entrée de garage avec les enfants pour tester votre théorie.

    • @wilhelmino

      Je vous souhaite le bonheur d’accompagner des enfants à leur première journée d’école. C’est tout simplement magique. Je vais le vivre pour la seconde fois lundi, et je trippe ben raide. Si toutefois vous n’en avez pas, avoir pris le temps de vous arrêter pour regarder la scène vous aura permis de voir ce qu’est l’amour, à sa plus simple et profonde expression.

    • Ouf! Ça «varge» fort sur MCL. Mais elle a raison. Rien de pire qu’une bureaucratie qui «boque» surtout quand c’est sur un détail. Et ça n’est pas vrai que dans les écoles publiques.

      Je ne suis pas du genre à faire intempestivement irruption dans un bureau mais il y a des fois où ça fait du bien de lancer une brique dans le piano ou, mieux encore, une grenade dans la fosse septique.

      Et c’est drôle mais il y a parfois des marques indélébiles pour un enfant, même si pour nous, et à distance, ça peut sembler anodin. Mon fils qui habite maintenant à l’autre extrémité du continent est venu faire un tour la semaine passée. On en a profité pour parler de choses et d’autres et à un moment donné, le sujet est tombé sur l’éducation qu’il a reçue et les éducateurs, bons comme mauvais, auxquels il a eu droit.

      Bien sûr qu’il se rappelle avec plaisir les bons profs ou administrateurs et c’est dans sa nature d’être plutôt tolérant. Il y a cependant un cas, et je le connais, dont il se rappelle encore après 20 ans. Je ne voudrais pas être dans les bottes du bonhomme s’il le rencontrait. Oh! Rassurez-vous, il n’y aurait pas de violence ni même de coup de gueule, juste une exlication claire des «mystères de la vie».

      Juste pour dire à certain(e)s que la sensibilité des enfants, c’est quelque chose dont il est bon de tenir compte et souvent, qui de mieux qu’un parent pour la connaître cette sensibilité? Alors, pourquoi ne pas donner à MCL le bénéfice du doute? Le «peuple» fait bien confiance à Marc Bellemarre! Alors?

    • Un de mes enfants, qui était d’une timidité douloureuse jusqu’à l’âge de 16 ans, a jadis, au primaire (en 6 ième année) été dans une situation encore pire que celle de votre enfant, Mme Lortie.
      Il s’est retrouvé isolé dans une classe sans aucun ami, et entouré de seulement 2 autres garçons (qu’il ne connaissait pas)…tout le reste de la classe était composé de filles. Mon fils avait énormément de difficulté à communiquer avec des enfants qu’il ne connaissait pas; il était totalement figé par la gène. Il dessinait sans cesse dans son cahier, et n’osait même pas regarder les autres élèves. Tous ses amis (des gars) étaient dans un autre groupe.

      Je connaissais très bien le directeur de l’école, ainsi que les enseignants. J’étais d’ailleurs impliquée dans le conseil d’établissement, parent bénévole à la bibliothèque, etc…
      Pourtant, jamais, jamais, jamais il ne me serait venu à l’idée de demander à qui que ce soit de le faire changer de groupe. Je lui ai dit que ce défi serait sûrement une expérience enrichissante….(cruelle? intransigeante? indigne?…je ne crois pas.) Je l’ai réconforté et encouragé quotidiennement.

      Il ne s’est pas fait d’amis dans sa classe. Il a cependant gardé les liens avec ses copains qui étaient dans l’ autre groupe (liens qui existent encore aujourd’hui, alors qu’ils ont tous 17 ans!) , et cette année-là il s’est penché de plus en plus sur les maths, qui sont devenu sa passion.

      A-t-il eu une année facile? non.
      Est-ce que je regrette de n’avoir pas cherché à manipuler le système établi afin de rendre sa vie plus confortable dans l’immédiat? non plus.

      Cette idée de passe-droit parce que “c’est mon enfant’ et évidemment notre enfant est toujours plus important et mérite plus que les autres, et a droit à un traitement de faveur, et tout le reste, cela me répugne.
      Mon fils a été timide pour encore pas mal d’années. Mais peut-être a-t-il appris aussi que parfois dans la vie les choses ne sont pas comme on aurait voulu, et qu’on peut quand même retirer quelque chose de bien d’une situation qui nous rend mal à l’aise.

      Aujourd’hui il reste un grand gars plutôt calme et réfléchi, mais il n’est sûrement pas traumatisé par cette expérience là. Il a aussi été le meilleur de toute son école en maths à la fin du secondaire. Il est épanoui, serein, drôle et tout à fait bien dans sa peau.
      Peut-être auriez-vous pu essayer de faire confiance à votre enfant un peu plus, à faire confiance aux éducateurs qui ont une vue d’ensemble que vous ne pouvez partager…et qui sait? peut-être que ce mauvais souvenir n’existerait pas, et que vous auriez plutôt en mémoire un défi relevé, une leçon de vie partagée par toute la famille.

    • @mononoke

      Je partage entièrement votre opinion.

    • @mononoke,

      Votre fils à 10-11 ans venait d’apprendre que la vie n’est pas toujours juste et facile. Il a choisi d’en sortir gagnant quand même en se touvant une porte de sortie avec les maths, c’est tout en son honneur, il a le droit d’être fier de lui!
      @ MCL

      Je suis surprise, parce que souvent les profs s’assurent plutôt de séparer les élèves qui ont de fortes incompatibilités entre eux, les plus forts, les plus faibles. Le reste est du hasard et on doit vivre avec. Votre fille aurait été malheureuse quoi? Une semaine si vous en aviez pas fait de cas, le temps de se faire des copines de classe? Vous faites quoi si votre fils n’est pas avec ses amis dans une équipe de hockey? Dans une équipe de soccer? Plus tard, elle va choisir son école secondaire en fonction de ses amies et non en fonction de ses goûts?

      Je suis d’accord avec vous pour la rentrée progressive. Un enfant de 2-3-4-5-6ème année peut faire toute sa première journée à l’école. C’est plus facile pour la routine qu’un qui commence le lundi, l’autre le mardi et l’autre le mardi en aprem. J’ai toujours l’impression que ça ne commencera jamais.

      L’intransigeance bureaucratique aveugle existe. Et je l’ai vue à l’école d’un de mes enfants. Et je suis certaine que bien d’autres parents l’ont vue aussi. J’ai aussi vue, dans une autre école, la flexibilité et l’intelligence, la compréhension et la souplesse. Et je suis certaine que bien des parents les ont vues aussi. Il n’y a pas de règle absolue quand vient le temps de gérer des situations scolaires. Il faut prendre des décisions éclairées selon les circonstances de chacun. Parfois un parent doit apprendre à son enfant à s’adapter à des décisions venant de l’autorité qui ne lui semblent pas idéales. Parfois un parent doit remettre en question une mauvaise décision injustifiable. Tout dépend. L’école n’est pas un univers où on est obligé de fermer les yeux et de tout accepter. Tant mieux pour les parents et les enfants qui s’adaptent toujours à toutes les circonstances même les plus absurdes et en sortent grandis. On aimerait être comme eux. mcl

    • @MCL
      “L’école n’est pas un univers où on est obligé de fermer les yeux et de tout accepter.”

      Non, mais intervenir parce que son enfant n’est pas dans la même classe que ses amis, ya toujours ben des limites. Franchement.. rendu sur le marché du travail, allez vous rencontrer son patron pour qu’elle travaille avec les collègues qu’elle aime? Avez-vous pensé 2 secondes à ce qui arriverait si tous les parents étaient comme vous? Non je ne suis pas parfait, mais vivre et laisser vivre, vous connaissez? J’ai hate de voir ces enfants la dans 15 ans.. ça sera pas fait fort!

    • @ MCL

      Dites-moi, est-ce que les amis de vos enfants ont suivi votre changement d ecole???

      Intransigeance de la part de qui, de l ecole ou de vous???

      Etes-vous du type “si mon enfant ne suit pas ses amis” meme dans activites parascolaires, bien on change d endroit??

      Quelle est le message transmis aux jeunes?? On va voir ailleurs a la premiere occasion????

      Vous etes un peu comme dans certains de vos derniers articles “Mere…poule”

    • Mme Lortie, je dois être une peste comme parent parce que j’en ai brasser des dossiers à ma C.S., des fois, oui, il faut faire pression. Je ne connais pas votre situation personnelle mais je sais que ce n’est pas par plaisir qu’un parent intervient auprès d’une direction (il y a bien quelques tarés mais ce n’est pas la norme).
      J’ai un fils qui a un profil très particulier(déficience légère, TDAH, troubles d’apprentissages etc…) et oui ça existe des directions bouchées des deux bouts, comme dirait ma vieille mère.
      Encore cette années, je devrai intervenir parce que le nouveau directeur ne lit pas ses dossiers et fait n’importe quoi. Si je le laisse aller, il va m’appeler en panique dans moins d’une semaine pour savoir ce qui se passe avec fiston et ce dernier sera ENCORE mal classé, frustré et JE ramasserai les pots cassés parce qu’il ne voudra plus y retourner. Ras le bol des incompétents, qui ne sont pas si nombreux, j’en convient, mais qui ,lorsqu’ils ont beaucoup de pouvoir font des dégâts énormes.
      Pour ma plus jeune, je n’ai jamais eu de problèmes, elle est facile à gérer, un petit génie que les profs s’arrachent parce qu’elle pète des notes, est autonome etc…facile de travailler avec elle.
      Ça me choque de voir la discrimination entre mes deux enfants et dieu sait que je collabore.
      Enfin, pour revenir au sujet de ce matin…oui c’est touchant de les voir se sauter dans les bras, les plus vieux qui cajolent les p’tits nouveaux de la maternelle, j’adore la rentrée! Même avec mon idiot de directeur du secondaire!

      Bonne chance avec votre fils. Mais vous mettez le doigt sur un problème important. Cette façon qu’ont bien des directions de mettre tous les parents dans le grand panier des “fatigants” et de se servir de quelques cas parentaux exagérés pour camoufler leur incompétence et leur paresse. mcl

    • Madame Lortie, je comprends que les institutions peuvent être inflexibles de par leur structure mais vous ne pensez que si tous les parents se mettent à exiger que leurs enfants soient dans la même classe que leurs ami(e)s, on aura certainement un sérieux problème d’organisation de classes. Pour moi, c’est plus de l’ordre du caprice. Votre fille et sa bande auraient très bien pu se voir à la récré et au dîner. Les classes sont faites pour apprendre, pas pour maintenir son réseau sociale. Je pense que les directions d’école ont d’autres chats à fouetter que de s’assurer que les ti-namies soient réunies d’une année à l’autre.

      Il y a une nuance entre accepter tous les caprices et gérer avec intelligence qui semble vous échapper. mcl

    • @ mcl: Et en quoi demander de changer de classe une enfant pour qu’elle aille rejoindre ses amies n’est pas de l’ordre du caprice ?

      Chaque cas est différent et la rentrée exige des directions qu’elles prennent des décisions avec discernement. Certaines le font, d’autres pas. mcl

    • Encore une fois, madame qui pense que tout lui est dû (et par défaut ses enfants aussi) se sera bûtée aux persécuteurs de notre système…

      Pas drôle de suivre les règles hein? Les douaniers sont des imbéciles (vous vous en rappelez??), maintenant les directeurs aussi… qui seront les prochains à “fruster” votre pauvre égo démesuré??

    • Dans toute organisation , que ce soit scolaire ou ..douanier, il est essentiel qu’il y ai une structure, et part définition, une structure, c’est pas vraiment flexible. On vit en société, et il faut s’adapter, aux contraites, à nos déceptions, et évoluer. La théorie de Darwin, vous connaissez?
      Mais, il y en a toujours qui veulent des passes-droits, qui se plaignent constamment, qui revendiquent…enfant-roi= citoyen-roi qui croit que TOUT lui est du.
      Franchement, vous avez râté une belle opportunité pour vôtre fille d’ouvrir davantage son univers et son cercle d’amis!

    • Mme Lortie a raison en ce qui concerne la rigidité des institutions scolaires face à certaines problématiques. L’histoire du réseau d’ami peut paraître un problème pour les uns et un pécadille pour les autres. Personnellement, je fais partie du premier groupe.

      Mais, l’école n’est pas unique, elle a plusieurs visages… École publique, privée, alternative, programme international… etc. Une école n’est pas nécessairement mauvaise ou moins bonne qu’une autre parce qu’elle refuse d’accomoder une demande parentale. Elle peut ne pas nous convenir.
      Si tel est le cas, on en cherche une autre qui conviendra mieux, à nous ou/et à notre enfant et je crois avoir lu que c’est ce que Mme Lortie a fait.

    • @luckybeaulac :

      Vous vous demandez ce que des cas d’ingérence parentale excessive peut donner en cas de marché du travail?

      Une de mes amies fut, durant ses années universitaires il y a pas si longtemps, responsable d’un camp de jour à Mtl (endroit huppé). Elle avait sous sa responsabilité une dizaine de moniteurs d’entre 17 et 19 ans. Leurs parents étaient pires que les parents des enfants qui fréquentaient le camp.

      Le cas le plus intense? Une de ses monitrices voulait prendre deux semaines de congé durant l’été pour partir en vacances avec ses parents (un contrat de moniteur est d’environ 8 semaines, donc elle voulait sauter le quart de son contrat) et sa patronne lui a refusé, prétextant qu’elle avait signé un contrat de 8 semaines et que ce serait injuste pour les autres. Le lendemain, la mère de la monitrice rapplique au camp en exigeant que sa fille puisse obtenir ses deux semaines de congé !!! (fin de la tranche de vie).

      Quand c’est ta mère qui se rend à ta place pour négocier tes conditions de travail… Bonjour la crédibilité… J’aurais JAMAIS accepté que ma mère débarque ainsi chez mes boss.

    • oops * je n’aurais jamais accepté* … Que de langage parlé !

    • Entre se battre pour faire valoir les besoins particuliers d’un enfant qui évolue avec un trouble d’apprentissage, et se fâcher contre une directrice à cause d’un désaccord sur la répartition des groupes d’amis dans les classes, il y a tout un monde, à mon humble avis.
      Brasser le bateau pour les droits d’un enfant qui nécéssite des adaptations particulières dans un système immense: bien sûr!
      …mais attention de ne pas mettre toutes les revendications parentales dans le même panier! Les parents peuvent être très exigeants et capricieux, parfois pour les mauvaises raisons….ils se mêlent beaucoup des vies sociales de leur enfant à l’école. Ça, ça n’est pas toujours une très bonne chose.

      Mme Lortie vous identifiez cet incident comme constituant un mauvais souvenir marquant d’une rentrée lointaine, et même la cause d’un changement d’école. Vos lecteurs semblent vouloir vous dire que c’est peut-être vous qui avez été intransigeante, en vivant cette situation de la façon que vous l’avez fait. Vous semblez absolument convaincue et inébranlable dans vos affirmations concernant cette direction d’école. Et s’il y avait un autre volet à cette histoire? Soyez flexibles, vous-aussi, face à nos reflexions….
      sans rancune, bien sûr….

      Je tiens à rester générale. J’essaie tout simplement de dire que rien n’est tout bon ou tout faux. Oui il y a des parents et des enfants capricieux. Mais il y a aussi des directions d’école bêtement intransigeantes. Et ça fait, malheureusement, partie de la réalité de la rentrée dans nos écoles qui, malheureusement encore une fois, ne sont pas toutes bien gérées. Le nier serait faire l’autruche face à notre système d’éducation. mcl

    • @ MCL

      Je suis bien d’accord avec vous sur l’épisode avec la directrice et sur votre vision de l’événement (”rompre le lien de confiance de l’enfant avec l’école”).

      Parfois, il faut sortir du québécois que nous sommes et refuser de se soumettre aveuglément au système. Malheureusement, à la lecture de plusieurs commentaires, on constate que l’héritage chrétien est bien ancré.

    • Je lis ce que la majorité des gens écrivent ici et ce que je constate c’est encore la très typique façon d’être québécoise. C’est à dire accepter des situations mêmes si elles sont absurdes, sans rien dire parce que, parce que? parce que c’est comme cela que ça été décidé! ben voyont donc!

      On a toujours le choix de faire nos moutons ou dénoncer les situations bêtes qui peuvent facilement être changées.

    • Mme. Lortie, vous faites preuve d’un entêtement peu commun. S’il avait fallu que j’accepte votre demande de changement de groupe pour votre enfant, j’aurais été obligée d’accepter toutes les autres demandes pour être juste envers tout le monde. Et ça vous le savez très bien. Vous imaginez-vous que former des groupes équilibrés soit le travail de quelques minutes? Vous auriez été probablement la première à me traiter d’incompétente si votre enfant avait perdu son temps dans un groupe le moindrement babillard, parce que la règle de formation aurait été tous les amis ensemble. Mais vous avez les bons mots : parents-bêtement-intransigeants!
      Litchi

      Merci pour votre commentaire. Vous illustrez parfaitement mon propos. mcl

    • En tant que cégépien, j’adoooooooore la rentrée. Fini le quarante heures par semaine à faire un boulot minable en échange d’un salaire indigne! Je préfère cent fois l’école à ce type de “vacances”.

    • Marie-Claude, à moins de motifs très graves, une direction d’école ne peut pas commencer à écouter les demandes des parents.

      Imaginez 2 minutes… Dire oui à 2 parents cette année, c’est s’obliger à dire oui à 6-8 parents l’an prochain et à la moitié des parents de l’école dans 3 ou 4 ans.

      Les classe doivent être équilibrées: filles, garçons, forts, moyens, faibles, troubles d’apprentissages, troubles de comportement, etc. Déplacer 1 élève c’est comme pousser un premier domino qui lui… fera tomber les autres.

      Je comprends cependant votre déception.

      Merci à vous aussi de démontrer mon propos. “À moins de motifs très graves, une direction d’école ne peut pas commencer à écouter les demandes des parents.” Avouez que la phrase est incroyable. “On ne peut pas commencer à écouter les parents…” De plus, ce que vous avancez ne résiste pas à l’analyse. Il y a plusieurs écoles, et je les ai vues, qui écoutent les enfants pour former les classes, qui ont des systèmes équitables pour le faire et qui s’ajustent à la rentrée quand elles constatent les incongruités de toutes natures. Donc ça existe des écoles qui font ça et ça marche. L’excuse du “ce n’est pas faisable” n’est pas valable. C’est une réponse pré-enregistrée et c’est justement ce que je dénonce. L’absence de pensée originale pour sortir des ornières.
      Aussi, en passant, je ne sais pas quel génie de la pédagogie a dit aux directeurs d’école de répéter “Je comprends cependant votre déception” à toutes les sauces. Mais ça pis “Eille le cave, penses-tu que je vais me forcer pour régler ton problème”, c’est à peu près pareil.
      mcl

    • @ fiscaliste_de_gauche
      «Vous trouvez vraiement du bonheur avec vos garçons à étiquetter des crayons?»

      C’est fou mais…oui :-)

      C’est une activité qui se rapproche de l’enveloppage et l’enrubannage de cadeaux de Noël. Même petit bonheur à tripoter de multiples objets neufs, les adresser (ou les étiqueter), imaginer à quoi et comment ils serviront, etc.

      C’est une activité de proximité avec mes jeunes aussi valable que bien d’autres. Un travail d’équipe, de l’entraide… Si on veut, ce moment peut être enrichissant. Tout dépend par quel bout on voit la chose.

    • @poypoypoy et @frankididoudelidou
      …il était temps que vous arriviez, c’est le délire et la négation ici…
      @litchi
      ha,ha,ha, c’est donc vous la fameuse directrice d’école, m’en vanterait pas à votre place! Et si c’est trop compliqué de gérer votre école, changer de boulot, y’a de la place en masse au Ministère pour les maniaques du règlement!

    • Il faut choisir ses combats.
      Ce n’est pas parce qu’on juge inopportun de descendre aux barricades à chaque fois que notre petite princesse est décue par la vie qu’on est des colonisés, manipulés par l’église, des lâches “nés pour un petit pain.”
      Marie-Claude, votre raisonnement face aux directions d’écoles pourraient aussi être utilisé contre les associations de hockey mineur, les clubs de gymnastique…bref, à peu près toutes les sphères d’activités de nos enfants, situations dans lesquelles ils sont classés, regroupés, et je vous jure, très très souvent déçus.
      Mais de gérer les parents qui s’obstinent à croire qu’*ILs* ont raison et que c’est la direction/le coach/le comité de sélection qui est borné et insensible et stupide, cela devient une job à temps plein.
      Les enfants sont capables de relever les défis de la vie.
      Ne les berçons pas dans un monde de moumounerie et de pleurnichage qui nécéssite l’intervention de maman, la déclaration de guerre, et en fin de compte une hostilité franchement démesurée, palpable et intense (même après, on présume, plusieurs années), pour ce qui n’est finalement qu’un minime détail dans une vie d’enfant qui va regorger de défis. Des vraies injustices, votre enfant n’a pas fini d’en vivre.

    • @mcl: Après lecture des commentaires, la plupart négatifs, qui vous ont été adressés, puis-je vous laisser cette citation en guise d’explication aux manières trop souvent obtuses de trop d’administrations.

      «L’administratif possède en lui-même une tendance autogène à s’auto-complexifier, à s’auto-emberlificoter, à s’auto-étrangler et c’est même souvent dans ces processus de sophistication extrême que les meilleurs agents administratifs trouvent leur vrai plaisir».

      P.S. Moi aussi ça me met en bocal vert de me faire dire «Je comprends votre ceci ou cela», ce qui équivaut trop souvent à «Mais allez donc au diable. Je n’ai ni le goût ni le temps de m’accuper de votre problème».

    • poypoypoy : Au contraire, on dénonce les parents qui couvent un peu trop leurs enfant.

    • Allez, les amis, nous risquons de voir rompre le lien de confiance entre blogueuse et lecteurs….
      ;)
      Madame Lortie, vous êtes une femme intelligente qui a le courage de ses convictions et que j’aime lire.
      Cette fois-ci, je ne suis pas d’accord avec vous, et je ne suis pas la seule.
      Les écoles qui laissent les enfants faire des suggestions quand à la composition des classes, je n’ai jamais vu ça. Et je ne suis pas sûre que ce soit nécéssairement une bonne idée.
      Comme je ne laisserais pas mes petits Bantam monter leurs équipes de hockey ou décider qui va dans le A ou dans le B.
      Enfin, j’ai vraiment l’impression que les lecteurs ne sont pas écoutés à propos de cet aspect de votre chronique, dans le sens que vous refusez de bouger un centimêtre sur votre version de ce qui est acceptable et ce qui consitue de l’entêtement….et sur une question d’intransigeance, en plus: ironie!
      Voilà comment les directions et les parents se retrouvent à couteaux tirés.

    • Madame Lortie. Votre adorable rentrée s’est transformée en cauchemar d’après ce que je peux lire ! Tout le monde y va de son petit “moi je” … je trouve votre article très touchant.

      Je me souviens des miennes de rentrées ! Parfois dures. Parfois émouvantes. Mais quant faut y aller !

    • @Montréalaise
      Le gros bon sens! Voilà, à mon avis ce que vous représentez.
      @mononoke
      Vous illustrez parfaitement mon propos.
      @tipoporapido
      Vous devriez changer votre nom d’utilisateur pour “grandgaloptirevite”. Peut-être trop vite! Non je ne suis pas la fameuse directrice. Il existe un large spectre de stratégies cognitives (88) pour résoudre des problèmes: de la plus simple à la plus complexe. La première étant essai vs erreur, la seconde étant l’observation complète et précise des données, la troisième l’élimination des données fausses ou inopportunes. Et ça se poursuit ainsi jusqu’à la compétence à résoudre des problèmes complexes. Seriez-vous de ceux qui invitent les immigrants à partir s’ils ne sont pas contents des lois et règlements de notre pays? Un peu simpliste comme stratégie non?
      @ MCL
      Vous avez fait vos choix et ils se sont avérés heureux. C’est tant mieux pour vous et surtout pour votre enfant. Je constate toutefois à quel point votre réaction est émotive. Et je la comprends; on veut toujours ce qu’il y a de meilleur pour nos enfants et surtout leur éviter de vivre les difficultés qu’on a personnellement eu à vivre. Mais, à la lumière de votre réaction, j’en arrive à supposer qu’il existe des éléments importants que vous avez omis de nous partager. Dans la vie, les défis sont multiples. Les relever et s’en sortir relève de la résilience.

    • Adorable rentrée effectivement, à la fin de juin dernier, mes deux enfants ont eu à identifier trois élèves avec qui ils voulaient se retrouver cette année. Et voilà c’est fait. Ma fille et ses cinq copines se sont toutes nommées mutuellement. Elles débutent donc le troisième cycle ensembles. Mon fils commence sa deuxième année parmi les grands de sa classe à deux niveaux. Imaginez le bonheur, la moitié de la classe est constituée des enfants qui entrent en deuxième et l’autre par les nouveaux de première. Il connaît la moitié des enfants. Il y retrouve ceux qu’il aime et ceux qu’il n’aime pas. Et, il en rencontre de nouveaux, avec qui il se créera des amitiés et des inimitiés. Et, en plus, l’enseignante est la même. Ma fille a connu les mêmes situations au premier et au deuxième cycle. Oui, l’intelligence administrative existe. Cela ne fait de mal à personne et même que cela fait du bien. Alors, pourquoi s’en priver ? Les classes à deux niveaux permettent de belles découvertes dans la continuité. Et c’est sans compter la confiance qu’acquiert les grands de chaque cycle à pouvoir aider les plus jeunes de leur classe.

    • MCL: je m’interroge sérieusement quant aux réels motifs de votre démarche au près de la direction, CAD, es-ce pour, soit:
      1. Le bonheur essentiel de votre fille (selon votre propre jugement)
      2. Avoir le dessus, finalement, avec cette direction, qui, selon vous, est trop stricte…on appelle cela, avoir le gros bout du baton, se sentir en contrôle, diriger, etc. Ou autrement, tout simplement, l’orgueil!
      A trop d’orgueil mal placé, on peut finir par tout perdre, par cause d’entêtement. A méditer…

      Fait vécu:

      Ma fille de 10 ans s’est fait proposer l’an passé de changer de classe pour l’année suivante pour une classe enrichie en français. Elle ne voulait pas changer de classe et sa seule raison était, la peur de perdre ses amies. Je comprennais très bien sa peur, mais je me suis dit, en tant que mère, je me devais de voir à son bonheur, mais aussi, à son évolution. Après mûre réflexion,j’ai décidé, pour elle, qu’elle irait dans cette classe enrichie. Finalement, elle pourrait toujours voir ses amies à la récréation, même s’ils n’étaiennt pas dans SA classe, et elle aurait l’occassion de se faire de nouveaux amis, en plus de ceux qu’elle avait déjà. Cela demande d’avoir de la vision, car sur le coup, je me sentais un peu mal d’y aller un peu contre sa VOLONTÉ.
      Finalement, j’ai vu assezj uste; elle a conservé ses anciens amis, et s’en ai fait de nouveaux, en plus d’avoir la chance d’être dans une classe qui lui a permis d’évoluer ( et je pèse sur ce mot) plus loin dans ses talents en français. Ca demande beaucoup d’amour pour des fois pousser un peu le petit oiseau en bas du nid doullet, pour qu’il commence à apprendre à voller de ses propres ailes.

    • Article intéressant sur la rentrés. Mais revenir sur une situation passée où vous avez demandé de changer votre enfant de classe parce que ces amis étaient tous dans une autre classe, ça tient à de l’acharnement. Votre attitude en était une de bébé gâté. Comme je vous l’avait dit à l’époque, si c’est là votre plus gros problème, vous n’avez pas de problème. Je suis porté également à croire que d’entamer l’année scolaire avec une telle récrimination n’a sûrement aidé votre cause après de la direction pour les autres dossiers qui ont suivi. Est-ce que le professeur était un mauvais prof? Est-ce que la classe dans laquelle votre enfant se trouvait était composée d’enfants problèmes où le vôtre aurait été le seul ou presque de “normal” et donc négligé par un professeur débordé? Votre enfant est-il si peu sociable qu’il n’était pas capable de se faire de nouveaux amis? Pour changer votre enfant de classe, il aurait p-e également fallu également qu’un autre soit transféré à sa place. Cet enfant se serait senti rejeté. C’est tellement mieux qu’un autre enfant se sente rejeté tant qu’on vous accorde votre caprice pour votre enfant-roi.

      Relisez le commentaire de litchi et des autres professeurs.

      Vous dites que la direction était obtuse. p-e, ça arrive. Des gens bornés, il y en a partout. On ne connait pas le reste de l’histoire. On ne connait que votre opinion et non tous les faits ni la version de l’autre partie. Alors, pour l’objectivité, on repassera. Vous appuyer sans réserve aussi.

      J’aime lire vos articles en général, bien que je ne sois pas toujours d’accord avec vous. Quand vous en avez parlé à l’époque, je ne vous ai pas appuyé. Vous perdez des points à revenir sur cette histoire et votre acharnement à répondre à tous ceux qui expriment leur désaccord m’indispose royalement.

    • @ litchi “S’il avait fallu que j’accepte votre demande de changement de groupe pour votre enfant, j’aurais été obligée d’accepter toutes les autres demandes pour être juste envers tout le monde. Et ça vous le savez très bien. Vous imaginez-vous que former des groupes équilibrés soit le travail de quelques minutes?….” C’est bien de vous ça???
      Pour le reste de votre commentaire, je cherche encore le lien avec les immigrants…et si vous saviez ce que je fais dans la vie…ouf, j’en ris encore!
      @griffondor
      Même chose dans mon ancienne école…merci de préciser que quelques administrations se donne un peu plus de mal…Ancienne école qui a été fermée pour récupérer les élèves et les éparpiller dans 5 autres écoles qui dépérissaient. Bonjour la logique puisque la notre allait très bien merci mais que les autres directions jugeaient comme une voleuse d’élèves, Au diable la liberté de choix d’école. Aujourd’hui tu vas ou la commission scolaire a besoin d’élèves pour combler ses groupes et pas certain que tu vas y finir ton primaire. Les chiffres avants les humains, c’est tellement moins compliqué des belles colonnes de chiffres!

    • Quand je lis Griffondor :
      Adorable rentrée effectivement, à la fin de juin dernier, mes deux enfants ont eu à identifier trois élèves avec qui ils voulaient se retrouver cette année. Et voilà c’est fait. Ma fille et ses cinq copines se sont toutes nommées mutuellement. Elles débutent donc le troisième cycle ensembles.

      Je sursaute.
      Il appartient aux enseignants et à la direction de l’école, et non aux enfants et aux parents rois, de décider de la composition de la classe de l’année suivante. Et avez-vous pensé aux enfants rejetés, à ceux qui ne seront nommés par personne? Quelle joie pour eux d’entendre les autres s’exclamer mutuellement, alors que leur présence est passée sous silence?
      Suis-je trop sensible? Ça me dérange…

    • @ MCL
      Je ne suis pas d’accord avec vous, mais alors pas du tout. Je crois aussi que le travail de faire les classes revient aux professeurs ayant évalué les élèves lors des années précédentes. À moins de difficultés sévères (élève agressé par un autre), je ne vois pas l’intérêt d’obliger une direction d’école à conserver dans la même classe deux élèves qui s’aiment bien. Même chose si le professeur ne vous plaît pas. Votre enfant aura à travailler avec toutes sortes de gens dans sa vie professionnelle, et il ne les aimera pas tous, croyez moi. Autant apprendre à gérer ses situations maintenant.

      Dans la vie, on se doit de faire face à beaucoup de situations. Certaines seront plaisantes et d’autres moins. Certaines seront aussi déplaisantes, difficiles et sources d’angoisse. Il est important pour un enfant de savoir qu’il doit et peut faire face à tous types de situations. Qu’on doit se permettre de faire changer ce qui est une injustice, mais qu’on ne peut pas incommoder tous et chacun avec nos moindres caprices.

      Ma fille de 5 ans entre à la maternelle cette année. J’ai fait exprès de NE PAS rencontrer la direction afin qu’elle soit dans le groupe de sa meilleure amie. Je lui ai déjà expliqué qu’il est possible qu’elles ne soient pas dans le même groupe et qu’elle la verra à la récréation ou à d’autres moments. Qu’une amitié, si elle est vraie, durera malgré cet inconvénient. Je m’attends à du désapointement et possiblement à des pleurs. Mais je sais qu’elle en sortira grandie.

    • Vive la rentrée! chez nous, cette rentrée est double puisque mon conjoint a fait un retour à l’université récemment et entame la dernière année de son programme…avec sa fille qui entre en 2e année, on sait que les vacances sont terminées pour tout le monde, mais il y a une petite frénésie qui s’empare de nous tous à l’approche des premiers jours d’école.Pas trop de stress pourtant…chez nous, on essaie de ne pas trop s’en mettre sur les épaules: pas de petits kits parfaits et le nouveau sac à dos peut attendre à octobre.

      Ce qui nous énerve un peu actuellement, c’est que mademoiselle se retrouve dans une classe combinée avec des élèves de 1e et de 2e année. Apparemment, ces classes sont assez répandues actuellement…je pense que c’est dû au manque de profs, mais je ne suis pas certaine. Selon mon conjoint, les raisons invoquées lors de la réunion de parents étaient assez ambigues. Évidemment, pas question de contester le choix de la direction…elle est rigide sur ce point. Normalement, je serais assez en désaccord avec MC Lortie pour ce que je considère être dans la très grande majorité des caprices de parents, mais j’avoue que si on avait eu la chance de pouvoir négocier avec la direction pour envoyer miss dans une classe régulière, on l’aurait fait….on verra les résultats dans quelques mois.

      si des parents on connu de telles classes avec leurs enfants, je serais curieuse d’avoir des commentaires sur leur expérience. Je n’ai pas trouvé grand chose à ce sujet sur le net

    • @jeneboiraipasdetoneau
      Un autre ”effectivement”inutile.
      En effet aurait été plus approprié.

    • Attention jeneboiraipasdetoneau, il ne faut pas sauter trop vite aux conclusions. Ni moi, ni mes enfants ne sommes des rois. Mes enfants sont inscrits dans une école alternative. À l’origine, il y a 25 ans, ce sont des parents qui se sont regroupés pour créer notre école. C’est une école publique, comprise dans une commisson scolaire et avec les mêmes obligations que toutes autres écoles publiques. Il n’y a pas d’examen d’entrée. La grande différence, c’est que les parents sont très présents et ce à tout moment. La communauté de parents de l’école prévoit que les parents doivent fournir un minimum de 25 heures de bénévolat par année. Ce peut être d’aller en classe pour aider les enfants de première à apprendre à lire en début d’année. Ce peut être de contribuer à l’organisation d’une fête (nous avons eu notre traditionnel dîner de la rentrée; repas communautaire et retrouvailles…). Ce peut être de gérer la bibliothèque (nous n’avons pas de bibliothécaire) ou encore de participer à l’organisation d’un spectacle multi-âges en cours d’année. Chacun y va selon ses disponibilités et ses expertises. Les enfants voient leurs parents s’impliquer et ils en font de même. L’an dernier, ils ont créé et ont vu à la pérennité du comité compostage. Certains autres ont proposé un nouvel aménagement de la cour d’école et l’ont proposé à la commission scolaire. Vous serez heureuse d’apprendre que la commission scolaire n’a pas répondu favorablement à la demande. Toutefois, l’exercice de réflexion a été fort instructif. Ah oui, j’oubliais, la réforme pédagogique tant décriée, nous la vivons 5 jours semaine depuis 25 ans, et avec bonheur. Nos enfants s’adaptent sans trop de mal au secondaire. Et, un bon nombre d’enseignants du secondaire reconnaissent que les enfants de notre école s’impliquent davantage dans la vie de leur école (comités divers, radio…) et qu’ils ont un sens des responsabilités généralement plus développé. Vous conviendrez, si vous êtes honnête, que ce n’est pas la définition d’un enfant roi.

    • @Madame Marie-Claude Lortie

      Vous prenez vraiment ce sujet à coeur. Je ne vous ai jamais vue réagir autant aux commentaires des gens. L’éducation au Québec Madame: vous semblez oubliée qu’on impose maintenant une dictée à l’université aux futures professeurs et qu’un pourcentage élevé le coule. En mon temps Madame (et je n’aime pas dire après moi le déluge) , dans les écoles qui se tenaient, à 12 ans, près de 90% des élèves savaient écrire. Alors on a laissé aller pendant des années et maintenant ces gens occupent ses postes de direction dans les écoles. Je parle aussi souvent que vous à des professeurs qui m’interpellent et me disent: tu-veux-tu? Ce à quoi je réponds: je-veux-je! La base est faible Madame, très faible, alors cela doit se réfléter quelque part non? Ceci étant dit, je crois que vous auriez pu illustrer votre propos différemment parce qu’effectivement, l’histoire de demande pour réunir en classe votre fille avec ses petites amies…Sur l’incompétence Madame, alors là, je vous supporte entièrement et sans aucun compromis.

    • À MCL suite à votre commentaire à pourvoyeur:

      Il n’est pas parfaite, vous voyez bien que c’est sa femme qui l’est. Seul un homme peut faire un commentaire de la sorte.
      De mon coté, je suis du coté des imparfaites.

    • bon la rentrée…c’est la saison des trappes a tickets dans les zones scolaires, sortez vos portefeuilles moutons!

    • Stress ou soulagement la rentree?? je dirais soulagement pour les enfants et stress pour les parents! LOL
      Mme Lortie, etes-vous du genre “je suis la madame journaliste de la presse” qui fait irruption dans le bureau de la directrice d’ecole pour exiger????

    • @griffondor décidément, votre école est exactement comme celle que je vient de perdre, chanceux! Elle est à Montréal j’imagine??

    • À Gilles Ménard
      L’adverbe “effectivement” ne fait pas partie de mon vocabulaire. Je rapporte les propos de Griffondor, c’est tout.
      Assurez-vous de vous adresser à la bonne personne la prochaine fois…

    • À Griffondor
      Il est vrai que j’ai réagi rapidement à la lecture de votre commentaire, le premier que j’ai parcouru, car j’ai commencé un peu distraitement à parcourir ce blogue par la fin. Je suis aussi en faveur des écoles comme celle que fréquente votre enfant et je comprends maintenant que celui-ci ne correspond pas du tout au prototype de l’enfant roi. Mes excuses…

    • @tipoporapido
      Non, nous ne sommes pas à Montréal. Vous pouvez consulter le site du regroupement à http://www.repaq.qc.ca/ pour savoir s’il y en a une près de chez vous.

    • “bon la rentrée…c’est la saison des trappes a tickets dans les zones scolaires, sortez vos portefeuilles moutons!”

      Heu… Vous préféreriez que les voitures circulent à n’importe quelle vitesse près des écoles?

      Pourquoi pas doubler un autobus scolaire une fois partie!!

    • Les école telles que griffondor décrit existent aiileurs qu’à Montréal.
      Mes enfants ont fait tout leur primaire à une excellente école alternative (publique) sur la Rive Nord. Les parents étaient très impliqués, et l’atmosphère vraiment dynamique.

      Ceci étant dit, les enfants n’avaient jamais, dans cette merveilleuse école, leur choix de groupe d’une année à l’autre, et nous n’avons jamais demandé en tant que parents à être impliqués dans la création des groupes-classes. Les petits amis étaient souvent placés dans des groupes différents d’une année à l’autre, mais je ne me souviens pas qu’un parent ait retiré son enfant de l’école pour une raison reliée au fait que son jeune ne pouvait être dans le même groupe que ses petits amis.

      Les critères et éléments qui faisaient de cette école un très bon milieu d’apprenstissage n’avaient rien avoir avec des considérations du type “je veux être avec mes ami(e)s.”
      Voilà ce que je tente de dire à Mme Lortie, mais mes questionnements se frappent à un mur.

    • Une direction d’école, c’est une personne dotée de qualités et de défauts comme tout autre personne. Son titre de direction d’école attire malheureusement des préjugés tenaces, puisqu’elle a le tort d’être un « boss ».

      Et pourtant, elle est le « boss » de quoi au juste ?

      Entre les exigences très fluctuantes du ministère de l’éducation, les contraintes financières de la commission scolaire, les exigences de multiples syndicats, les besoins particuliers des élèves (au niveau pédagogique, pas des petites n’amies) et les demandes particulières des parents, la direction d’école doit savoir se tenir debout, satisfaire le maximum d’instances, tout en évitant de se mettre qui que ce soit à dos. Faut l’faire !!!

      Mon conjoint a longtemps occupé ce poste, d’abord au primaire, puis au secondaire. Alors je connais le contexte.

      Facile de juger et de condamner, la direction d’école est la cible parfaite pour ventiler ses frustrations devant un système scolaire qui demeure … un système.

      @ Marie-Claude Lortie

      La pédagogie est, étymologiquement, l’action de “conduire les enfants”, du grec PAIDAGÔGIA. C’est donc l’art d’éduquer. Le terme désigne les méthodes et pratiques d’enseignement et d’éducation ainsi que toutes les qualités requises pour transmettre un savoir quelconque.

      Faire preuve de pédagogie signifie enseigner un savoir ou une expérience par des méthodes adaptées à un individu ou un groupe d’individus.

      Ce n’est pas manquer de pédagogie que de regrouper les élèves sur des bases autres que selon les désidérata particuliers de certains parents.

    • Séparer les groupes d’amis, ça encourage les jeunes à connaitre d’autres jeunes. Ca encourage l’indépendance. Ca prévient la formation de “cliques”. Ca prévient la copie lors des devoirs. Souvent, ça assure un meilleur comportement en classe. C’est juste bon.

      Et de toute façon, si vos filles et leurs amies sont réellement amies, elles vont se voir à la récréation, au diner et après la classe. C’est une préparation pour le secondaire, le CEGEP, l’université et le milieu du travail.

      Ma nièce de 17 ans voit encore des amies qu’elle a connu à la garderie à 4 ans. Alors ne paniquons pas sur des broutilles du genre.

      Mon propos ne porte pas sur les amis dans les classes. Il porte sur la rigidité et le manque de discernement dans les écoles. À vous et à tous les autres: trouvez-vous que les écoles publiques québécoises sont bien gérées ou pas ? Voilà la question. mcl

    • @jeneboiraipasdetoneau
      Désolé,c’est vrai,mais j’ai aussi bien lu votre commentaire.
      Bonne journée.
      Gilles Ménard

    • Bonjour. Pour répondre à cathou qui se questionne sur les classes combinées, mes fils étant maintenant au cegep pour l’un et en secondaire pour l’autre, ça fait un bail que c’est arrivé, mais voici mon expérience, le plus jeune l’ayant expérimenté 1 journée à l’école primaire.

      Il montait en 4è année, arrive la rentré, j’apprend qu’il est dans une classe combinée de 3è et 4è année. Ce fut là la seule occasion où je jugeai justifié de faire une demande en bonne et due forme à la direction, soit de transférer mon fils dans une vraie classe de 4è année, demande qui me fût accordée. Les classes combinées ne sont aucunument justifiées en dehors des régions éloignées, là où le petit nombre d’élèves peut les rendre justifiables. C’est une autre aberration du renouveau pédagogique.

    • @imoi
      Merci pour la réponse. Je suis plutôt d’accord avec vous, mais il me manque certains éléments pour juger…comme c’est la fille de mon conjoint, je n’ai pas assisté aux réunions parents, mais il semble que l’école était vraiment inflexible. On verra ce que ça donnera.

    • @Cathou
      Je l’ai vécu avec mes enfants et j’y ai vu certains avantages, comme revoir la matière oubliée ou pas encore assimilé de l’année précédente et consolider des apprentissages. Aussi pour les plus jeunes du groupe, pouvoir s’avancer dans l’année suivante si l’élève en a la capacité au lieu d’attendre le groupe…J’ai aussi constaté une plus grande entraide entre les groupes d’âge.
      En contre partie, ça peux emmener une pression supplémentaire pour être comme les grands de la classe. Je vous dirais que dans notre cas c’était un choix d’école qui n’a rien a voir avec la réforme et je ne comprend pas les réticences de Imoi…
      @griffondor Merci pour l’info mais pas dans ma ville ou la CS a fermé l’école alternative en juin parce qu’elle croit que la réforme a abolie toutes les différences…j’en pleure encore!!!!

    • @Madame Lortie
      Si vous prenez l’exemple des amis pour dire que c’est mal géré, je vous dirais le contraire. C’est très bien géré. Les choses inutiles, on les regarde à la fin quand on a le temps.

      Pour les autres points beaucoup plus importants, les directions d’école sont laissés à eux-mêmes la plupart du temps. Il y a un manque de personnel de soutien dans les écoles (tout comme il manque de professionnels pour les élèves en difficulté). Il y a même des écoles, à cause du nombre d’élèves, qui n’ont pas d’adjoint. Dans ce temps-là, la direction est toute seule pour la discipline, l’administation, les meetings à la commision scolaire, les programmes de réussite ….

      Il y a également la formation des directeurs qui est sérieusement mal faite. Ils se font littéralement laver le cerveau : ils doivent être tough avec les profs, ils ne doivent pas tenir compte de la convention collective … Ca fait des situations tendues et beaucoup de confrontation inutiles. Par chance, ils ne sont pas tous comme ça.

      Ca, c’est un prof qui a voulait devenir directrice qui me l’a dit. Après 2 ans comme adjointe, elle est retournée prof. Elle était tannée de se faire manipuler pour qu’elle devienne manipulatrice.

      Le problème dans l’éducation est qu’il a trop d’intervenant dont le champ décisionnel chevauche le champ décisionnel d’un autre (ou, encore pire, il pense qu’il le chevauche). Les parents, le prof, le CPEPE, le CE, les professionnels, la direction, la commission scolaire, le minustère. Qui est oublié dans tout ça : les enfants.

    • Je crois que beaucoup de jeunes parents devraient faire la réflexion de leur objectivité parentale. Est-ce que bouleverser le monde pour satisfaire tous les caprices de leurs enfants vont les rendre plus heureux? Dans l’immédiat peut-être, mais imaginer le type d’adulte que cela engendrera? Être parent, c’est avant tout élever son enfant pour l’aider à devenir un adulte sain, responsable qui pourra se débrouiller dans la vie. Avec cette attitude, vous en créerez des enfants-rois qui arriveront sur le marché du travail bourrés d’exigences, qui auront de la difficulté à affronter les travers de la vie et auront une résilience au plus bas…Est-ce vraiment cela que vous désirez pour vos enfants?

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