Marie-Claude Lortie

Marie-Claude Lortie - Auteur
  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
  • Lire la suite »

    Vendredi 13 août 2010 | Mise en ligne à 13h11 | Commenter Commentaires (104)

    Bulletins scolaires et médiocrité

    Capture d’écran 2010-08-13 à 12.55.09

    Photothèque Le Soleil

    Ce matin, chronique sur la décision du Conseil supérieur de l’éducation de demander à la nouvelle ministre de l’Éducation Line Beauchamp de reporter à plus tard la réforme des bulletins.

    Lien sur mon texte. Lien sur l’article de ma collègue expliquant la décision du conseil et faisant le tour de la question. (Autre texte du Soleil ici)

    J’ai déjà reçu beaucoup de courriels, incluant une lettre d’une enseignante qui illustre très bien mon propos sur l’acceptation trop généralisée, trop benoite, d’une certaine médiocrité. Cette dame en effet revient sur les anecdotes relatées dans mon texte et prend la défense du directeur d’école qui ne sait pas que le mot horaire est masculin (elle m’explique qu’il a sûrement d’autres belles qualités tout aussi importantes que savoir parler français correctement). Elle vient aussi en aide à la prof de science qui ne corrige pas les fautes d’orthographe (mêler français et science crée une “surcharge cognitive” pour les écoliers, explique-t-elle). Et finalement, elle vient au secours de celle qui utilise des articles d’hebdos gratuits pour enseigner (Explication: “Ce n’est pas en proposant aux élèves une vision élitiste des textes « valables » en contexte de classe qu’on arrive à leur faire aimer la lecture ou l’étude de textes et à construire leurs apprentissages, mais en leur proposant des textes et des contextes variés.” Donc, si je comprends bien, oublions Pagnol, Giono ou Vigneault et optons plutôt pour L’Écho du lac)

    Cela dit, j’ai reçu surtout des commentaires fort intéressants d’enseignants lucides qui partagent mon constat, me disent qu’il y a même pire mais gardent néanmoins le goût d’avancer. J’espère que ce seront eux les profs de vos enfants cette année.


    • La réforme va nous donner une armée de petit cancre béat et de petits inquisiteurs de crime-pensée. Ca sera pas capable de faire 2+2 mais ça va monter des barricades quand ils vont voir un sapin de Noel pas inclusif. Si l’important c’est que les enfants se sentent bien dans leur peau, allons jusqu’au bout: remplaçons les cours de math par des sessions de massage.

    • Enseigner le francais a l’ecole au Quebec n’aura pas grand importante lorsque Montreal sera principalement une ville anglophone. J’ai quitte le Quebec il y a longtemps et je me rends compte comment le premier contact se fait en anglais et ou les jeune voit le fait de parler en francais comme obsolete.

    • Pourquoi ne pas exiger la même rigueur chez tous ceux qui participent à la communication dans les médias? La première porte d’entrée du français dans les maisons. Des “bons matins”, des “ça l’a” d’universitaires experts chercheurs qui viennent nous informer sur une nouvelle découverte scientifique. Hic!

    • Je suis un modeste enseignant d’anglais au primaire et je désirerais ajouter mon grain de sel par rapport à la perception des gens quant à la médiocrité scolaire.

      Je désirerais vous dire que peu importe les ratés, peu importe le/la ministre, peu importe les réformes et peu importe les singeries, j’adore ma profession car ma paie, c’est de voir un enfant dire, “Oh!!!! Me understand!!!!” suite à l’explication d’une notion difficile en anglais langue seconde. Ma paie, c’est quand je vois des équipes de travail opérer à plein régime, même dans une école défavorisée. Ma paie, c’est de voir des enfants défavorisés se faire aider par des enfants plus aisés.

      Ma paie, c’est de voir que lorsque je mets en place des conditions gagnantes en classe, j’arrive à faire avancer un groupe. Et ma paie ultime, c’est quand j’entends des collègues du secondaire me dire, “Toi là, tes élèves nous arrivent top shape en secondaire! Ils lisent, ils parlent et ils fonctionnent!”

      Ce que j’aime dire aux parents lors des soirées d’information: “La norme du Ministère, c’est SON problème. Ici, vos enfants devront atteindre MA norme. Car vos enfants ne sont pas des imbéciles et je saurai les amener à atteindre MES normes. Ce n’est pas négociable et vous devrez coopérer avec moi car vous avez ma promesse qu’il y aura des résultats.”

      Ainsi, inutile de critiquer et de rager contre le système. Je ne peux pas dépenser mon énergie de telle façon lorsque ma profession consiste à préparer l’avenir d’un enfant afin qu’il devienne un membre productif de la société.

      Vous voyez peut-être en moi un idéaliste, mais soyez rassurés; j’ai la réputation d’être d’un pragmatisme brutal dans le regard que je porte sur la vie en général.

      Lorsque je vois une collègue/titulaire en détresse car elle “capote” avec les normes, bulletins, compétences et autres éléments irritants, je sors mon meilleur anglais et je lui indique, “Et puis? Est-ce que tes enfants se présentent le matin avec le sourire car ils t’aiment? Si c’est le cas, ils sont en train d’apprendre.”

      Voilà. Un peu hors sujet, mais je voulais que les gens voient que nous sommes plusieurs en première ligne à adorer notre profession. N’ayez crainte, nous ferons de notre mieux pour vos enfants.

      Je m’excuse immédiatement si ce texte comporte des fautes, car je sais que les gens aiment scruter l’écriture des profs. Mais je suis un anglophone alors il est assez compliqué de comprendre les règles qui s’appliquent à l’utilisation du français. Sorry!

    • Mon neveu a réussi 3 cours en secondaire 2 par la peau des fesses, en obtenant tout juste la note minimale de passage. Ni le français, ni l’anglais, ne les mathématiques ne figurent parmi ces 3 cours. Le directeur de l’école a laissé le choix aux parents de le laisser paser ou non en secondaire 3. Pour lui, le petit répondait exigences pour aller en secondaire 3 et il ne voulait pas prendre la responsabilité de le punir inutilement…

      On s’est étonné au début de l’été du nombre de crash de petits avions au Québec. Imaginez ce que ce sera quand la majorité des mécaniciens sera composée de ces enfants, devenus adultes, qu’on n’a pas voulu traumatiser en les faisant redoubler…

    • bah! Lors des États Généraux de 1995(?), tous étaient d’accord pour dire que le système d’éducation public au Québec était dans un état lamentable et qu’il fallait absolument trouver de nouvelles méthodes d’enseignement.

      15 ans plus tard… plusieurs disent que c’était donc *bin meilleur* dans leur temps!

      Heureusement que la mémoire est une facultée sélective.

      Ceci dit, le bulletin, peut importe la façon dont il est présenté aux parents, n’est qu’un outil parmi tant d’autres. Il n’est utile que pour montrer dans quelles matières un élève performe et dans quelles autres il a de la difficulté ainsi que la progression/régression au cours de l’année scolaire.

      Pour les parents, il est plus important de connaître quelles sont les difficultés PARTICULIÈRES d’un enfant dans une matière précise que le pourcentage obtenu et surtout – surtout! – le rang qu’il occupe dans la classe.

      La communication avec les enseignantes de vos enfants est beaucoup plus importante que de recevoir un bulletin chiffré quatre fois par année.

    • Bonjour Mme Lortie,

      Voici, pour faire suite à votre billet sur l’Afghanistan, une petite histoire concernant la couverture du Times. Elle provient du Huffington Post :

      http://www.huffingtonpost.com/2010/08/12/aryn-baker-time-magazines_n_680380.html

      Soyons plus sceptiques.

      Basel

    • L’école se doit d’aider les plus faibles, de pousser vers de plus hauts sommets les enfants qui rencontrent les objectifs et pousser vers l’excellence les meilleurs.

      Présentement elle protège de l’échec les plus faibles, retient les moyens et tire vers le bas les meilleurs.

      Et lorsqu’on se plaint que les besoins des meilleurs ne sont pas rencontrés, on se fait traiter d’élitistes.

      Allo! Les progrès de toute société, de tout temps, furent amenés par ceux qui avaient les connaissances!

      La chasse fut améliorée par ceux qui ont réfléchi à la meilleure façon de tuer la bête pour nourrir le clan, tout comme les vaccins furent découverts par ceux qui avaient assez de connaissances pour y réfléchir. Dans les deux cas, il fallu que ces individus aient les capacités de réfléchir….

      Élitiste…. Ce qu’il ne faut pas lire..

    • encore une fois de l’exagération… pauvre vous! vous devez être constament frustrée!

      “prend la défense du directeur d’école qui ne sait pas que le mot horaire est masculin” – de toute façon, je suis certain que 90% des gens ne le savent pas, et vraiment, c’est si grave???

      “prof de science qui ne corrige pas les fautes d’orthographe” – le prof de math le fait? et celui d’arts plastique? et le prof d’éduc, il enlève des points si on dit “une avion” et non ‘un avion”? une matière à la fois s’il vous plaît… sans dire que le français doit y être complètement négligé, on s’entends pour dire que pour ces autres matières, ce n’est pas la priorité??

      “Et finalement, elle vient au secours de celle qui utilise des articles d’hebdos gratuits pour enseigner ” ça c’est votre meilleure, franchement, c’est vraiment pas les briques d’Émile Zola qui vont ammener les jeunes à lire… moi ça m’avait découragé à l’époque… je peux vous dire que mes enfants lisent beaucoup plus que moi à leur âge, et oui, l’école leur fait souvent lire de petits articles de magazines, journaux, etc… pas mal mieux que les briques endormantes et disons le, plates à mourrir, de mon époque…

      Vous devez pas vous coucher le soir avec le sourire souvent right?

    • facile de toujours critiquer… vous en avez-vous, des bonnes idées? SVP partagez avec nous!

    • Je vais reproduire ici une partie d’un commentaire que j’ai laissé sur le blogue d’un collègue.

      “Moi aussi ça me désole beaucoup [qu'une enseignante ne lise pas le Devoir], mais ça ne me surprend pas: on ne suggère pas aux jeunes les plus brillants et les plus cultivés d’aller en enseignement, c’est une job de « loser »…

      Je me console en me disant qu’il y a aussi peut-être des journalistes qui ne lisent pas le Devoir et qui n’ont jamais entendu parler de Chomsky ou de McLuhan. [Et j'ajoute Pagnol, Giono ou Vigneault.]

      Ceci dit, Mme Lortie oublie de préciser l’âge de son enfant. Au 1er-2e cycle primaire, lire le Devoir, est-ce une priorité? Pas sûre… De mon côté, je m’assurerais que mes élèves maîtrisent des tâches de lecture de leur niveau avant d’aller de ce côté. Ça ne veut pas dire que des tâches du niveau de ces élèves doivent être de qualité médiocre, loin de là.

      Je peux aussi comprendre (mais pas nécessairement excuser) l’enseignante qui choisit un tabloïd gratuit: ça permet d’avoir 20-25 copies. On peut à la limite retourner la mauvaise qualité du matériel de son bord: si on pousse l’exercice en faisant corriger les fautes qu’il pourrait y avoir dans l’article, en demandant de le récrire en l’enrichissant et en faisant réfléchir les élèves sur l’importance de s’exprimer sans faute en se basant sur l’article qu’ils viennent de corriger, on est pas mal plus gagnant…

      Finalement, ça montre qu’en éducation, les considérations monétaires et matérielles sont parfois plus importantes que la qualité: il faut se débrouiller avec les moyens du bord. Ça ne devrait pas être ainsi, évidemment. ”

      J’ajouterai ceci: je trouve que vous portez un jugement extrêmement rapide sur celle qui défend l’utilisatrice des hebdos gratuits. L’associer directement à l’acceptation de la médiocrité est réducteur, puisque nous n’avons aucune idée de ses propres pensées et pratiques en classe. Et ce n’est pas parce que des enseignants partagent votre constat qu’ils sont nécessairement de bons enseignants…

      Dernière chose: mes élèves de troisième secondaire doivent préparer et présenter à la classe un fait d’actualité. Mes collègues et moi pensons diriger les élèves vers des sources d’informations telles que Le Devoir [puisqu'on en parle...] parce que nous voulions qu’ils développent un autre point de vue que celui exposé dans leur principale source d’information, soit cyberpresse… J’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur.

    • Et elle y connaît quoi en éducation Line Beauchamp? Elle doit avoir les mêmes genres de connaissances que la pharmacienne qui était minstre des transport. Et on voit bien ce que ca donne….

    • transports

    • Que voulez-vous, l’enseignement est dévalorisé et malheureusement ceux qui vont en enseignement à l’université (à part quelques exceptions qui veulent faire ce métier) ne sont pas parmi l’élite des étudiants. Année après année les nouveaux admis dans les facultés d’enseignements sont dans le fond du baril des résultats à l’examen d’admission en français.

    • Ô chers parents qui vous plaignez et ridiculisez notre travail d’enseignants!

      Pour chacun d’entre vous, j’en ai trois qui m’invectivent parce qu’ils trouvent que je donne trop de devoirs, trop de matière, que c’est trop difficile et que ces pauvres enfants, “on leur en demande trop,” parce que, Madame, ils ont aussi le hockey et fiston est “dans le deux-lettres” et mademoiselle n’a pas fait ses travaux parce qu’elle fait de la gymnastique artistique et du “pré-patin” et que toute la famille est allée “en République” en plein mois de mars….
      De grâce, imaginez notre travail une seconde.

      Je suis une enseignante qui a la réputation d’être très dévouée. Je dis à mes élèves qu’ils vont réaliser des choses extraordinaires, et ils ne me déçoivent pas. Je me brûle à monter des projets merveilleux et exigeants. Je déplore les enseignants qui ont capitulé. Mais comme j’en ai assez d’entendre encore et toujours que les éducateurs et les écoles sont à blâmer! Les familles qui valorisent tout sauf la lecture, la rigueur et l’effort, et qui ne regardent le bulletin qu’au mois de mai (scrutant d’abord et avant tout les notes de math et de sciences, parce que le français, les langues, les arts, “ça ne sert à rien”), vous connaissez?

      Je me dis tous les jours que mon travail je le fais pour les jeunes, et que ce sont eux ma responsabilité…parce que je vous jure que les parents sont trop souvent –parfois dans la bonne volonté, la crainte, ou la paresse– les ennemis du dépassement que vous prônez.

    • La définition des rôles

      Si notre système d’Éducation semble si malade, c’est en partie parce que les rôles sont mal définis. Ayant fait des études en enseignement, je me suis aperçu qu’une partie de la population croit qu’il ne faut pas de compétences particulières pour être enseignant. Ils ont l’impression qu’ils peuvent être professeur. J’ai même demandé à certains parents de venir en classe durant une semaine. Personne n’est venue..!

      Le rôle d’un professeur est d’enseigner une matière en premier, ensuite vient d’autres rôles. Il faut qu’un enseignant inspire, donne le goût d’apprendre, donne aux élèves d’être plus curieux, plus critique. L’enseignant est également un guide pour l’élève. Par contre, avec 33 élèves dans une classe, c’est plus difficile d’apercevoir les difficultés de certains élèves.

      Le parent doit jouer un rôle de suivi. Il doit s’assurer que son enfant progresse à l’école. Plusieurs parents cherchent plus les coupables que les solutions. Combien de fois les parents ne prennent que la version de l’enfant? Les enseignants sont des professionnels de l’éducation comme les infirmières et les médecins sont des professionnels de la santé. Est-ce que vous vous obstinez avec votre médecin? Vous lui faites confiance. Ce lien de confiance est très mince entre les parents et les enseignants.

      Suite à votre exemple d’hebdos gratuits, je pense qu’il faut y apporter une nuance. Un enseignant se doit de montrer différents textes pour que l’élève puisse être critique face aux différents médias. Tu peux faire lire deux éditoriaux, un de La Presse et un du Journal de Montréal et leur demander d’identifier les forces, les faiblesses, etc. En fait, c’est important de développer le sens critique ( une des compétences).

      Pour conclure, je dirais qu’il y a de formidables enseignants, des gens de passion qui vont de nos écoles québécoises, des modèles pour d’autres sociétés. Par contre, nous avons tendance à mettre la lumière sur la médiocrité. Il faut promouvoir des modèles d’enseignants et donner le goût aux gens passionnés à continuer.

      Stéphane Lacasse

    • Je suis d’accord avec vous Mme Lortie, de jeunes profs qui parlent “très mal” le français vont par magie être capable de l’écrire…Je suis pour des textes plus difficiles à l’école. Ma fille lit beaucoup à la maison, elle a du vocabulaire, fait des phrases complètes, formule sa pensée de façon intelligente et je suis certaine que la lecture y est pour quelque chose. En classe, par contre, ses professeurs sont embêtés. Je me suis souvent fait dire de ne pas la pousser car elle est en avance sur le programme et demande plus de travail. Euh…je fais quoi, non, non ma chérie tu ne peux pas lire ça…ta prof n’est pas prête. J’ai beau leur dire que je ne la pousse pas, qu’elle fait ses choix de lecture seule comme une grande à la bibliothèque municipale…Ça les embête d’avoir une enfant allumée dans leur classe…”J’ai du mal à la fournir Mme”…Plus capable!

    • @ scotch 13 août 2010 13h54

      Bonjour, vous devez être super de bonne humeur aujourd’hui, vous ne mêlez même les syndicats à cette piètre performance, dans votre comm. !!?

    • Pour se convaincre de l’ampleur du problème, et de la médiocrité institutionalisée au Qc, il ne suffit que d’assister à des cours universitaires… C’est renversant de pathétisme…!

      Quand un élève se voit contraint, par un enseignant embarassé, de reformuler 4 fois sa phrase de 6 mots parce qu’elle est incompréhensible, il y a un problème…
      Je vous épargne aussi les commentaires nauséabonds, lorsque vient le temps de pondre un travail de plus d’une page à double interligne…

      Je mentionne ceci, car les problèmes académiques à ce niveau ne sont pas apparus spontanément: ils sont le fruit d’années de laxisme et de manque de rigueur intellectuelle, de manque total de vision d’un ministère errant et sans but.

      Quelle est la valeur intrinsèque de l’éducation de nos jours…? Former l’esprit, ou concevoir des automates…?
      Je me questionne…

    • Je suis d’accord avec scotch… je ne trouve pas cette rigueur dans cyberpresse alors… toujours facile de critiquer, mais que faites-vous chers journalistes à part critiquer cette réforme? Offriez-vous La Presse gratuitement afin que les élèves y lisent des textes dignes d’un texte bien écrit?? Sachez que les profs travaillent toujours avec les moyens du bord… de toute façon, ça retombera toujours sur le dos des profs qui ont tous les défauts de la terre… dont celui d’être réfractaire au changement… ! Ce énième changement de bulletin n’est que pour satisfaire un électorat…

    • @scotch
      Je suis tout à fait d’accord avec vous. Déjà, dans les media, je suis régulièrement irritée de la qualité du français parlé, les “quand qu’on” les “à cause que” pulullent non seulement de la part des invités mais d’animateurs qui ont eux-mêmes accès au micro à même les deniers publics.Loin de prétendre que l’on doive parler français “à la française” comme des colonisés il y quand même une limite à la piètre qualité du français entendu dans les média.

    • Les jeunes de la réforme entrent au CEGEP cette année je crois. On verra bien ce que ça va donner.

      L’université dans deux ans, ça risque aussi d’être rigolo.

    • Se complaire dans l’ignorance, c’est cent fois pire que d’être ignorant. Quelle désolation de lire les réflexions de certains enseignants… Si la formation des maîtres au Québec était plus rigoureuse, nous n’en serions pas là: il y a un urgent besoin de cours de culture générale plus approfondis (philo, littérature). Il est renversant qu’une enseignante avoue ne pas être capable de lire un article dans Le Devoir! Tout comme il est décourageant de recevoir des communications écrites de l’école truffées de fautes (cela arrive aussi bien au public qu’au privé). Pourquoi les universités chargées de former les enseignants ne mettent-elles pas l’accent sur la langue française? Et quelle est cette immense sottise qui consiste à dire que l’apprentissage du français ajouté à celui des sciences serait trop lourd pour un élève? Comme si la langue était séparée de la vie! Comme si les scientifiques (physiciens, chimistes et autres) n’avaient pas à rédiger de rapports et d’articles! Il serait peut-être temps que les programmes de formation des maîtres soient réévalués?

    • “… d’enseignants lucides qui partagent mon constat”

      Désolé, je ne suis pas lucide, car je ne partage pas votre propos. Et je ne crois pas que de “… regarder les étoiles filantes et faire quelques voeux” soit la chose à faire. Il y a de graves problèmes en éducation, le plus important étant qu’on n’évalue pas convenablement les connaissances. Alors, un nouveau bulletin, ce n’est pas du tout con.

      La matière des programmes est pour la plupart très bien sauf exceptions (Géographie au secondaire, Ethique et religion…) On garde le contenu et on donne comme directive : les connaissances du programme représentent 8o % de la note. Le 20 % d’évaluation (simplifié, beaucoup plus simple, moins obscur, plus simple et moins ésotérique) pour les compétences laissé à la discrétion des profs.

      C’est un bon début et c’est déjà beaucoup mieux que de simplement regarder les étoiles filantes et de faire des voeux, de façon lucide bien entendu.

    • Arrêtons de croire que l’école d’aujourd’hui est pire que celle d’avant. Arrêtons de croire que les profs doivent êtres des super-humains. Certes, ils ont leurs faiblesses (comme faire des fautes de français), mais ils font leur possible avec les moyens qu’ils ont (encore une fois, les profs aussi sont humains!).

      Et pour ceux qui pensent que l’école est un endroit où on apprend des connaissances, est-ce que vous vous souvenez de TOUT ce que vous avez appris? Vous avez certainement oubliez plus de 80% de ces fameuses connaissances. Ce que vous n’avez pas oublié, c’est d’interagir avec les autres et votre environnement. Et ça, c’est les compétences.

    • À l’université, un vieux prof voulait de ses étudiants des textes sans faute. Ceux-ci ont donc fait corriger leurs textes par des pros.

      Incidemment, le vieux donnait des 100 % aux travaux sans faute.

      Toutefois, le pauvre avait oublié que le contenu des travaux était aussi important.

      Il en a résulté une tonne de papier plein de stupidités … et sans faute …

      La forme et le contenu sont liés de manière intrinsèque. L’un ne va pas sans l’autre.

    • Étant moi-même un jeune enseignant de français dans une école secondaire, je ne crois pas que la problématique soit la réforme (que nous devons maintenant appelée, sous peine de punitions sévères, Renouveau pédagogique), mais l’absence de repères pour nous permettre d’évaluer, et d’enseigner, correctement. Lorsqu’il est indiqué que je dois faire lire des textes variés à mes élèves de première secondaire, je pourrais faire preuve de paresse et ne leur faire lire que des contes classiques et des documentaires. Et l’enseignant de deuxième secondaire, l’année suivante, pourrait revoir exactement les mêmes choses, et ainsi de suite. Cette problématique est encore plus sérieuse lorsqu’un élève nous arrive d’une autre école, même si elle est de la même commission scolaire.

      Le problème, donc, ce n’est pas les bulletins ou le Renouveau pédagogique. C’est la rigueur. Et pour avoir des enseignants rigoureux, on ne peut pas se limiter à ceux qui ont la passion. On se doit d’avoir des conditions de travail adéquates… et la reconnaissance sociale qui vient avec.

    • Oui, quelle médiocrité ! On ne peut utiliser un bulletin qui évalue les connaissances parce qu’on ne les enseigne plus depuis un bon bout !!! Quelle horreur ! Faudra-t-il donner des cours aux profs pendant au moins 5 ans pour qu’ils puissent à nouveau posséder les compétences adéquates pour montrer à lire, écrire, compter pour ensuite évaluer si les élèves ont compris ? J’imagine que quelques intervenants doivent paniquer en ce moment en réalisant que les enfants rendus en cinquième année pourraient en “arracher ” en étant évaluer sur des connaissances délaissées depuis quatre ans ; il y aurait pas mal de rattrapage à faire….

      Je comprends donc facilement qu’un bulletin axé sur les connaissances provoque la réaction qu’on connaît maintenant. Cependant, il faut malgré ces obstacles adopter ce bulletin et tenter de sauver le plus d’enfants possibles. Il est encore temps pour plusieurs….

    • @urubu: le fait que montréal s anglicise (c est votre opinion) n a rien à voir avec la qualité du francais. y a pas d anglais et d immigrants(tellement peu) dans la plupart des régions et la qualité du fraçais y est tout aussi pourrie. et même pire.
      j arrive d une région éloignée du québec et je comprenais à peine ce que les jeunes me disaient (rien à voir avec l accent)

    • Hoon Marie-Claude … c’pas fin pour les banlieusards de Québec.

      Attention, si c’est comme les gens de la Ville, sont ben ben susceptibles, surtout pour les journalistes de Montréal !

      http://www.lechodulac.ca/

    • Cette manie de constament faire des réformes m’énerve. Celles-ci ne servent qu’aux successifs ministres de l’éducation qui les utilisent pour faire leur marque et détruire ce que le prédecesseur a fait. Vous voulez que votre enfant apprenne à écrire correctement en Français et acquière, d’une manière générale, une bonne éducation? Sortez votre portefeuille et envoyez-le à l’école privée. Evidemment, tout dépend où chacun place ses priorités. Je suis élitiste? Mets-en! Je n’en ai pas honte, au contraire j’en suis fier. C’est quoi le problème des québecois avec l’élistisme et la réussite? Vous n’aimez pas ça? C’est trop menaçant? Pour ma part, ça ne me dérange pas de me faire traiter d’élitiste capitaliste. J’aime mieux ça qu’être un B.S. incapable d’aligner trois phrases et de trouver un emploi. Bonne journée!

    • J’ai déjà eu un élève à qui j enseignais le français en 2e secondaire et qui, avec beaucoup de bonne volonté et d’encouragements ciblés s’était approché d’une réussite à la première étape, à cette époque où les bullteins étaient pondérés. Il aurait pu réussir. Ah oui, sa mère était atteinte d’un cancer et son père, ben son père était encore un fois emprisonné pour recel ou je ne sais quoi. Misère sur des épaules bien frèles.

      En maths, il était en 3e secondaire, il chevauchait. Dire que son cas était fragile… À la première étape, il se plante et obtient, sans aucun soutien pédagogique autre que : « ça va le casser, il se grouillera après» , un miniscule 21%. Il ne savait peut-être pas compter, mais il savait «compter»: résultat «je je passerai jamais». Savez-vous quoi? Il a décroché.

      À l’heure où il y a 38% des garçons qui ne terminent pas leur secondaire avant l’âge de 20 ans, je me demande comment peut-on se réjouir de revenir à des recettes qui ont eu depuis plus de 40 ans pour résultats de faire décrocher près de 35% de la clientèle. À 35% de pertes dans l’indsutrie il y en a une maudite gang qui perdraient leur job.

      Comment se fait-il que la réussite soit toujours portée sur le dos des enfants, des parents mais qu’il ne vient pas souvent à l’esprit qu’il serait peut-être possible que certains enseignants font n’importe quoi, évaluent sans discernement et surtout découragent le jeune d’apprendre. À quand une évaluation sérieuse du travail des enseignants?

    • Pour les romans il faut que cela soit entre 75 à 150 pages. Pour les Misérables de Victor Hugo on adopte le résumé du Readers’s Digest ou semblable. Sinon on décourage les jeunes de la lecture…
      C’est que le professeur m’a répondu lorsque je lui ai posé la question pour les résumés de livre

    • Je rigole toujours quand certains professeurs se servent de l’argument de l’élitisme pour justifier leur refus d’enseigner des textes littéraires. En fait, c’est une manière pour ces profs de passer par-dessus leur propre manque de culture.

      J’enseigne la littérature au collégial et j’aime faire lire les oeuvres classiques, précisément parce ceci va à contre-courant de la culture du “vécu” qui pourrit notre système scolaire depuis trop longtemps.

    • Pauvre petit bout’chou. Il faut absolument encadrer et aider ces petites boules d’énergie surtout s’ils ont des difficultés à apprendre.

      La compétition entre les enfants est le mal du siècle.

      Ce n’est pas parce que tu est incapable de savoir que 7 multiplié par 7 fait 49 que cela fait de toi un mauvais petit bonhomme. Peut-être que celui-ci est un génie du dessin, de la chanson ou de la musique?

      La société québécoise se doit d’encourager et protéger les plus faibles. Le gouvernement devrait investir beaucoup d’argent afin d’aider les plus démunis.

    • @gilles49:
      1) Interrogez votre commissaire (même si vous n’avez pas voté pour lui);
      2) Soyez, de grâce, de bonne foi (Misérables et Readers’ Digest);
      3) Donnez l’exemple en écrivant sans fautes.

      @marcandreki:
      Mes mains se brûlent d’applaudir votre intervention!

    • @ Marie-Danielle… Vous pensez qu’on enseigne quoi si vous dîtes qu’on enseigne plus les connaissances?? Faut toujours bien savoir lire misère!! Ce n’est pas tout de “savoir” il faut aussi savoir quoi faire avec nos connaissances sinon on n’a qu’à former de bons petits chiens savants!! Je donne toujours l’exemple suivants aux intégristes anti-réforme: les routes sont pleines de conducteurs qui ont réussi l’examen théorique de la SAAQ… ces connaissances ne font pas de meilleurs conducteurs pour autant, mieux vaut un automobiliste “compétent” non?

    • @djief – 13 août 2010 – 16h18

      “Étant moi-même un jeune enseignant de français dans une école secondaire, je ne crois pas que la problématique soit la réforme (que nous devons maintenant appelée, sous peine de punitions sévères, Renouveau pédagogique)”

      ….que nous devons maintenant APPELER…

      Petit truc appris en cinquième année du primaire … jadis… : dans le doute pour choisir entre la terminaison ER et la terminaison É(E), remplacer par un verbe se terminant en -IR. Cela vous servira peut-être dans votre enseignement et vous devriez aussi le montrer à vos élèves!

    • Moi, je ne comprends pas pourquoi un prof peut avoir 33 élèves dans sa classe et on continue d’accuser la réforme, les parents, le travail du prof…

      Non mais, vous voyez la paille dans l’oeuil du voisin mais pas la poutre dans le votre?

      Comment-tu fais pour être efficace en pédagogie avec 33 élèves dans la même salle??

      Les gens chialent contre les profs, chialent contre la réforme et tout mais personne ne pense militer pour diminuer le nombre d’élèves dans les classes. Ben non sa coûte trop cher sa!

      Une éducation de qualité, sa se paye.

      Et c’Est pareil dans les écoles privées. J’ai fait l’école privée et les classes de 33 élèves y sont aussi présentes qu’au public.

    • Sois dit en passant, j’ai déjà été renversée d’avoir dans ma classe une maman bénévole qui ne cessait de parler aux élèves de “sa belle ordinateur.” Ce parent n’était pas le fruit de cette fameuse réforme, ni de ce système médiocre que tout le monde déplore.
      Ces mêmes parents de cessent de nous dire comment faire notre travail, se permettent des critiques totalement déplacées et méprisantes, et ne se gènent pas pour dire à leurs enfants que les enseignants sont tous des incompétents et des crétins.
      Si vous voulez être certains de vous faire dire par le monde entier comment faire votre “job,” devenez prof, vous verrez. C’est à peu près la seule profession au sujet de laquelle tout le monde se croit expert, et personne ne se gène pour formuler des opinions avec certitude.
      Et pourtant, croyez-le ou non, nous faisons des études poussées, même des études de deuxième cycle et des formations spécialisées afin, justement, d’être des enseignants dignes de confiance.

    • Les discussions, analyses, comités, groupes de travail , rapports d’experts sur les bulletins illustrent la médiocrité du ministère de l’éducation et de ses gestionnaires depuis 20 ans. Vite le goudron et les plumes. On devrait congédier la moité des penseurs du ministère et investir l’argent économisée en ressources directes dans les écoles(Professeurs , orthopédagogues).

      La ministre devrait rapidement imposer le bons sens , je dois rêver.

    • @macaronij

      Eh oui, bien des professeurs de maths corrige des fautes de français! Certains vont laisser passer des erreurs de syntaxes et se concentrer sur les erreurs liées aux termes mathématiques, d’autres vont corriger, sans pénaliser.

      En informatique, jusqu’à 10% de la note des travaux pouvait être perdu pour cause de fautes de français. Les élèves pouvant utiliser les outils qu’ils voulaient (correcteurs d’orthographe, l’Internet, etc.) et ayant amplement le temps de faire leurs travaux n’avaient aucune excuse selon moi.

      @marcandreki
      Malheureusement, le cas dont vous parlez n’arrive que trop souvent. Je me souviens d’un élève en secondaire trois. Il avait une moyenne générale d’environ 50%, aucun crédit en voie de réussite à la mi-année. Pendant deux-trois semaines de suite, il était visible qu’il començait à faire des efforts soutenus. Écouter, poser des questions, faire les travaux en classe, c’est un minimum, mais pour quelqu’un qui ne l’a pas fait depuis des années, c’est beaucoup.

      Le résultat? Il est passé de 35% à 50% en mathématiques. Une excellente amélioration en soit! Sauf que… pour l’élève, c’était juste une confirmation qu’il ne valait pas la peine de travailler. Difficile de lui faire comprendre que s’il poursuivait ses efforts, il pourrait atteindre la note de passage. Surtout quand l’entourage voit juste l’échec et n’encourage pas l’élève à persévérer.

      Quand à ce qui à trait aux normes de l’école, comme m’ont toujours dit mes parents: l’école donne le minimum. A toi d’aller chercher le reste!

      On pourrait souhaiter que l’école aide mieux ceux qui sont faibles ET permettent aux plus forts d’apprendre plus. Certains seront chanceux et auront des enseignants qui le feront. Pour les autres, ça reste un voeu pieu…

    • @korut_zelva

      Vous niaisez?

      “La réforme va nous donner une armée de petit cancre béat¨

      Une armé composée d’un seul cancre? Seigneur…

    • @tesl_2004

      Un mot résume ma pensée sur votre travail: merci.

      votre métier est sous-payé, sous-valorisé dans notre société (j’aime bien mon plombier, mais la raison pour laquelle il fait plus d’argent que vous m’échappe), et l’exercer avec votre passion vous honore.

    • @mononoke

      mon commentaire adressé à tesl_2004 s’applique à vous également. Merci.

      @djief

      “je ne crois pas que la problématique soit la réforme (que nous devons maintenant appelée”

      Manque de rigueur, dommage.

      @davemustaine

      Comment pouvez-vous être élitiste si l’école publique de votre quartier n’est pas top niveau? Déménagez, ça presse, à bon quartier bonne école!

    • armée

    • Tant et aussi longtemps que le métier d’enseignant ne sera pas valorisé à sa juste valeur (d’une importance significative, pas très loin des professionnels de la santé)
      nous aurons, collectivement, un système d’enseignement sous-performant. L’offre et la demande s’applique inoxérablement.

      Ceci n’affecte pas les privilégiées, mais la progéniture de parents de classe moyenne post années-70/début 80 (soit ceux dont les enfants ne bénéficient plus d’enseignants ayant suivi le cours classique) va utiliser un français digne d’un mauvais show de Juste pour Rire.

      Pas mon problème, mais réveillez-vous.

    • @gilles49

      et c’est la faute de qui, pensez-vous?

    • Ouf… ouf… ouf…

      Tapez: Ysengrimus orthographe

      P.L.

    • Des bons et des mauvais professeurs, il y en a eu à toutes les époques. Votre analyse est trop simpliste pour avoir une réelle valeur. Ce n’est certainement pas à cause du système mis en place par le gouvernement, que certains professeurs ne sont pas à leur place et devraient démissionner sur-le-champ.

    • @tesl_2004 Wow, j’adore les profs dans votre genre, bravo!! J’ai plus confiance en VOS normes qu’en celle du ministère. Et en effet ne perdez pas d’énergie à combattre ce système de fou! Encore une fois BRAVO et merci de m’avoir rappeler qu’il existe des profs qui aiment leur boulot et le font très bien merci.

    • @davemustaine
      C’est quoi le rapport entre être sur le BS et ne pas avoir d’instruction ou de culture?
      Comme pour tout les niveaux sociaux l’ignorance ou le manque de volonté peuvent y exister autant.
      J’en connais pas mal qui sont très bien nantis financièrement mais pour ce qui est de leurs QI là ils n’ont rien à envier.
      Être sur le BS ne veut pas dire nécessairement être niais ou sans volonté.
      Ils y a beaucoup d’invalides physiquement sur le BS qui ne sont pas pour autant des parasites.
      Gilles Ménard

    • Je manque de mépris pour celle qui «prend la défense du directeur d’école qui ne sait pas que le mot horaire est masculin (elle m’explique qu’il a sûrement d’autres belles qualités tout aussi importantes que savoir parler français correctement)’», et Dieu sait qu’en temps normal, j’en ai à revendre.

    • “On s’est étonné au début de l’été du nombre de crash de petits avions au Québec. Imaginez ce que ce sera quand la majorité des mécaniciens sera composée de ces enfants, devenus adultes, qu’on n’a pas voulu traumatiser en les faisant redoubler…”

      Faut pas savoir lire ou bien être de très mauvaise foi pour dire des âneries pareilles!

      La très grande majorité des accidents d’avion sont dus à des erreurs de pilotage ou à des incidents météorologiques particuliers. Aller lire l’article suivant sur la compagnie Aéropro et vous verrez que ce sont les dirigeants de l’entreprise qu’on blâme pour le crash de leurs avions… Pas les mécaniciens!

      http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2010/08/20100810-130903.html

    • Cette enseignante vous répond tout simplement la propagande qu’elle a apprise lors de son bac, dans ses cours de pédagogie.

      Donner l’exclusivité de la charge de la formation des étudiants à la Faculté des sciences de l’éducation plutôt qu’aux départements enseignant la discipline dans laquelle le prof va se spécialiser, c’est une véritable révolution culturelle dont tout le monde semble avoir sous-estimé les conséquences désastreuses.

      C’est la niaiserie psycho-pop qui a pris les commandes de notre système d’éducation, voilà l’explication principale de la médiocrité actuelle.

    • ça c’est de l’attitude “petit fonctionnaire assis sur sa convention de travail”, non mais sérieusement c’est pour ça que je paye 46% de taxe et impôts ?
      et après le monde me demande pourquoi j’essaye d’échanger une belle augmentation pour un transfert international vers un autre bureau de la firme pour laquelle je travaille.
      le 40 a 50 milles que je vais épargner comme ça payera pour ma fille une véritable instruction.
      le gouvernement , (qu’il soit PLQ ou PQ) est coupable de fraude , une fraude telement enorme qu’on la vois meme plus , je dit fraude pcq on paye pour des services qu’on obtient JAMAIS , juste pour voir pointez vous au jewish avec un bebe brulant de fievre , moi je me suis fait retourner de bord , “vas a St Justine” , une fois a St Justine , on s’est fait parquer dans la salle d’attente et 6 apres la fievre est tombe toute seule.
      mes 2 ans au cegep du vieux ont été passées a lire de la propagande de gauche et a faire la grève (que ce soit étudiant ou prof) et j’ai ete tellement ecoeuree de la faiblesse de niveau a l’uquam que j’ai fini par aller finir mon ingénierie aux states (j’espère avoir fini de payer avant ma retraite) .
      penchez vous M. …. ca fera pas mal

    • Aux professeurs qui sortent des sentiers battus, qui veulent sincèrement fournir un enseignement de qualité sans sombrer dans la facilité, qui veulent stimuler nos enfants à se dépasser je vous dis MERCI et surtout NE LÂCHEZ SURTOUT PAS! Il reste encore des gens qui soutiennent l’autorité des profs, qui croient en leur travail, qui n’obligent pas leurs enfants à adopter des horaires de PDG, car ils pensent que le sport est profitable sans que ce soit nécessairement du sport d’élite. Bref, des gens qui pensent que l’école et l’éducation sont la priorité numéro un pour nos futures générations.

      Pour ce qui est des livres qu’on fait-ou ne fait pas lire, c’est le rôle des parents de faire en sorte que les enfants aiment lire. La lecture, ça part de la maison. Par contre, c’est définitivement le rôle de l’école d’élargir les horizons de lecture sans chercher à faire plaisir aux enfants à tout prix. Non mais çca va faire…mon enfant aime pas ça…pis moi j’ai pas aimé ça parce que c’était plate!!!! Allez, un peu de rigueur intellectuelle! C’est toujours pas nos petits chéris qui décident du programme pédagogique en fonction de leurs goûts personnels!! Oui, c’est peut-être plus forçant de lire des ouvrages moins accessibles, mais l’école ne doit pas toujours être facile non plus. Et il y a une différence monstre entre un ouvrage de Victor Hugo et ceux écrits par certains de nos auteurs québécois jeunesses qui proposent du contenu.

      certains commentaires ici me découragent vraiment…je préfère mettre l’emphase sur les autres en me disant qu’au moins, certains jeunes seront préparés pour l’avenir…quant aux autres, je suis moins optimiste

    • Devant le fouillis qui entoure la question du bulletin scolaire et les contradictions des représentants du domaine enseignant à son sujet, je n’arrive pas à me faire une opinion.

      Pour moi, les difficultés de notre système d’éducation sont d’origine gouvernementale.
      À vouloir intégrer à tout prix les cas problèmes –sociaux et médicaux– dans les classes dites régulières, on en est venu à considérer la fragilité de ces cas comme étant le lot de tous. S’ensuivent des décisions comme alléger les cours, abaisser leur degré de difficulté et diminuer les travaux à l’externe, etc.
      Le nivellement par le bas, quoi!
      Reste à déterminer quelle forme de bulletin n’accentuera pas ce déclin!

      Il ne faut pas se surprendre alors que les parents responsables, et ayant la capacité financière, choisissent le privé pour donner une éducation adéquate à leurs enfants.
      Et pourtant les enseignants qu’on y retrouve ont reçu la même formation que ceux du public.
      Ce ne sont donc pas les enseignants que je remets en question… même s’il y a toujours place à amélioration.
      En somme, le ministère de l’éducation semble être devenu le ministère de l’intégration.

    • Le fait dans beaucoup d’école de ne faire compter les fautes de français que dans les cours de français ne fait que cautionner la mentalité qui veut qu’on ne fasse un effort que lorsqu’il y a une récompense ou une menace de sanction.

      C’est cette même mentalité qui faisait toujours lever la main d’un élève (pas toujours le ou la même) à chaque fois qu’une enseignants annonçait un devoir pour demander “Ça va-tu compter dans le bulletin?” Si le professeur avait le malheur de répondre “non”, nous savions que nous n’avions pas à nous forcer particulièrement. On entendait aussi souvent des élèves s’exclamer “À quoi ça va me servir dans la vie?”

      Il redonner sa place au désir d’apprendre pour apprendre, à la fierté de s’appliquer même si ça ne compte pas dans le bulletin…

    • @gilles49 @fiscaliste_de_gauche @marit

      Mea culpa! Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre!

    • Je ne suis pas étonnée de constater, encore une fois, la propension de nombreux québécois à criticailler. Mais ce qui me désole le plus, c’est la généralisation qui se fait, à partir de deux ou trois exemples personnels ou ceux d’une belle-soeur ou d’un ami ayant vécu des expériences “négatives”. Ici, donner son opinion est un droit. Mais chaque droit implique aussi un devoir.
      Je peux comprendre qu’il y ait du dérapage, quand il s’agit de la majorité des gens. Mais quand il s’agit d’une journaliste, alors je trouve cela inacceptable.
      Madame Lortie, je considère l’utilisation du terme “médiocrité” totalement abusif. Vous avez le privilège d’avoir quotidiennement une tribune pour exprimer vos opinions. Mais vous avez le devoir d’aller plus loin que vos expériences personnelles pour le faire. Vous êtes très au fait de l’influence que les médias exercent sur la population. Amener les gens à réfléchir sur tel ou tel sujet est un privilège certainement extraordinaire. Mais vous avez le devoir de le faire avec toute la rigueur intellectuelle et morale qui se doit dans une profession comme la vôtre.
      L’éducation est une science, l’enseignement est un art. C’est ce qui fait la différence entre connaissance et compétence. Pour être enseignant, un étudiant doit non seulement s’approprier les connaissances propres à la ou aux matières qu’il devra enseigner, mais aussi les stratégies et les moyens d’enseignement de même que les différentes approches pédagogique. Toutes ces connaissances, il ne sera pas en mesure de les transmettre s’il n’a pas les compétences propres à la communication et aux relations humaines. D’ailleurs, on voit de plus en plus de jeunes stagiaires en enseignement se voir décourager, par les superviseurs de stage, de poursuivre leurs études. Et cela parce que, même s’ils sont performants en terme de connaissances, ils ne possèdent pas les aptitudes, ni les attitudes (compétences transversales) propres à l’enseignement.
      Madame Lortie, pour me faire plus concrète, je me permettrais de faire un parallèle avec votre tâche journalistique de critique culinaire. J’ignore tout de votre c.v., mais j’imagine que si vous n’avez pas fait d’école d’hôtellerie, vous avez probablement, en dilettante, creusé suffisamment la matière pour vous approprier les connaissances (histoire de la cuisine, cultures culinaires, alimentation, diététique, produits, techniques etc.). À défaut de faire des stages ou travaillé en cuisine, vous avez peut-être voyagé beaucoup, fréquenté de nombreux restaurants, lu beaucoup et fréquenté des chefs, eu un mentor, que sais-je encore? Vous avez donc accumulé beaucoup de connaissances. Mais cela fait-il de vous un grand chef? Si vous m’invitiez à souper chez vous, est-ce que je dirais que vous êtes une très bonne cuisinière telle madame Di Stasio ou, à tout le moins, aussi bonne que votre maman? Pourrais-je aller jusqu’à dire médiocre? Je ne pense pas. Non seulement je ne possède pas vos connaissances, mais aussi j’ignore tout de vos compétences. Pourtant, je fais confiance à votre jugement en matière de critique culinaire. Aurais-je tort? La cuisine est une science, cuisiner comme un chef est un art.
      Utiliser à tort le masculin ou le féminin ou ne pas trouver le bon argument pour convaincre du bien fondé d’un choix, sont deux situations que j’observe quotidiennement dans les médias (lisez les blogs de vos collègues). Mais je n’en fait pas un plat (facile). Je considère cela comme des coquilles ou encore un manque de développement du sujet (ce qui est le propre du blog qui n’est pas un article de fond). Et quand j’évalue un texte ou un exposé, je me concentre d’abord sur le contenu du sujet et le traitement de l’information. Ai-je appris quelque chose ? Est-ce-que la couverture du sujet a piqué suffisamment ma curiosité pour me donner le goût d’aller plus loin? Est-ce que cet article a nuancé ou conforté mon opinion? Il est certain que les erreurs de genre, d’orthographe, de syntaxe, de ponctuation ou d’intonation ont leur importance puisqu’il s’agit de clarté de communication d’information. Mais vous conviendrez que c’est le fond qui importe au plan de l’évaluation. Ainsi, je suis d’avis qu’une juste évaluation des connaissances et des compétences scientifiques d’un élève repose, avant tout, sur sa capacité à appliquer ces connaissances dans un contexte de compétence à résoudre un problème ou à prouver une hypothèse. Autrement ce serait ses connaissances et ses compétences à écrire correctement le français qu’on évaluerait. Faut-il pour autant ignorer les erreurs d’utilisation de la langue? Je ne crois pas. Mais il y a d’autres moyens que de faire perdre des points à un élève pour le faire (cf. approches pédagogiques).
      Je connais, par expérience, le caractère pointilleux de certains parents d’élèves, journalistes ou artistes de profession. J’ai personnellement goûté à la médecine de deux de vos collègues, toujours prêts à dénoncer la moindre chose qui se passait à l’école. J’ai rapidement appris à étoffer mon argumentaire et à m’appuyer sur les programmes pour leur répondre. Aussi si j’avais été l’enseignante de votre enfant, je vous aurais dit qu’au primaire, le programme de science prévoit d’abord l’environnement immédiat de l’enfant, ensuite sa rue, puis son quartier, son arrondissement et enfin sa ville. Quoi de mieux pour atteindre ces objectifs que le journal local comme moyen d’enseignement? Je vous aurais aussi dit que j’utilisais ce journal pour sensibiliser mes élèves aux textes d’opinion, aux textes informatifs, poétiques, ludiques, argumentaires etc. J’aurais ajouté que c’était un outil essentiel pour sensibiliser les jeunes aux particularités des communautés culturelles. Je pourrais continuer ainsi et vous prouver qu’il est possible de voir toutes les matières à travers un journal, même l’anglais puisque certains sont bilingues.
      Chère madame Lortie, je ne suis pas certaine que vous auriez aimé me connaître comme l’enseignante ou la directrice de l’école de vos enfants. Rassurez-vous, je suis maintenant à la retraite. Mais détrompez-vous, des personnes comme moi sont légion dans les écoles québécoises. La plupart du temps, on les voit peu et on ne les entends presque pas; elles sont trop occupées à se perfectionner, à innover et à créer, pour leurs élèves, un milieu d’apprentissage riche, varié et stimulant. Et comme on leur tape allègrement dessus depuis le Rapport Parent, qui a fait que tout un chacun sait mieux que les profs,quoi faire ou ne pas faire, enseigner ou ne pas enseigner (tout un contredisant chacun), les enseignants sont très nombreux à être intimidés, même angoissés à rencontrer certains parents. Êtes-vous l’un de ces certains?
      Alors, comme je ne permets que très rarement de critiquer sans apporter des solutions, je vous propose, bien humblement, de vous “coacher”, si vous le souhaitez, la prochaine fois que vous voudrez écrire un article sur le monde scolaire. Ne vous gênez pas, je suis à la retraite mais il me reste encore un tout petit peu de temps à donner.
      P.S. Il n’y a rien qui empêche le Ministère, même pas le changement de ministre puisque ce n’est pas elle qui l’a créé, d’implanter le bulletin unique s’il est prêt. Mais je doute fortement qu’il le soit.

      Litchi

    • @FISCALISTE_DE_GAUCHE

      Merci pour votre petit mot à mon endroit. Je vois par votre “Nick” que vous êtes à l’opposé de mes convictions sociales et économiques (je suis plutôt centre-droite-droite-mini-gauche), mais qu’importe, nous sommes tous deux des humains :-)

      @TIPOPORAPIDO: Merci à vous aussi pour le beau mot. J’accepte en toute modestie.

      Mais au fond, je ne fais pas grand chose, autre que de faire de mon mieux pour instruire des enfants.

      J’ai la chance d’enseigner dans une école aisée ainsi que dans une école défavorisée. L’école aisée fonctionne sur cruise-control. L’école défavorisée comporte un lot de défis au quotidien. Pas facile d’exiger de la concentration lorsque 30 à 50% des enfants ont faim, sont mal habillés en hiver et ainsi de suite.

    • Oups, désolée des fautes, je devais écrire “…qu’un enseignant…”

    • @litchi

      MERCI!!!!!!!!!!!!! Vous avez certainement exprimé la pensée de plusieurs profs, dont je suis, qui n’en peuvent plus du “prof bashing” inscrit dans l’agenda des médias à chaque mois d’août… C’est inacceptable de lire autant de mensonges sur notre réalité quotidienne qui ne sont basés que sur du ouï-dire, sans aucune rigueur journalistique.

    • Les journalistes auront le droit moral de critiquer la médiocrité des enseignants lorsqu’ils cesseront eux-mêmes d’êtres médiocres. Environ la moitié des articles ayant des références scientifiques de La Presse (et cyberpresse) que je lis ont des fautes scientifiques. Je parle des sciences car c’est mon domaine. Imaginez pour le reste.

    • @joseedemontreal 19h40 vous avez écrit :

      @ Marie-Danielle… Vous pensez qu’on enseigne quoi si vous dîtes qu’on enseigne plus les connaissances?? Faut toujours bien savoir lire misère!! Ce n’est pas tout de “savoir” il faut aussi savoir quoi faire avec nos connaissances sinon on n’a qu’à former de bons petits chiens savants!! Je donne toujours l’exemple suivants aux intégristes anti-réforme: les routes sont pleines de conducteurs qui ont réussi l’examen théorique de la SAAQ…

      Je ne veux pas vous vexer joseedemontreal. Je ne suis pas anti-réforme, loin de là. Je vous poserai une seule question : pourquoi affirme-t-on être dans l’impossibilité d’évaluer des connaissances si on les transmet déjà ? Je suis d’accord avec vous, les connaissances sans les compétences, c’est absurde ! Les compétences prennent nécessairement leur source à partir de connaissances. On demande que ces dernières soient évaluées ; le refus de pouvoir le faire dès septembre est inquiétant.

    • @mariejoseedemontreal

      Faire des fautes peut arriver à tout le monde. Personnellement, j’aime mieux les éviter. J’en ai fait une dans un de mes commentaires que je corrige maintenant : les enfants rendus en cinquième année pourraient en “arracher ” en étant évalués sur des connaissances délaissées depuis quatre ans ; il y aurait pas mal de rattrapage à faire…. (évaluer était le mot mal accordé).

      Voyant que je suis assez humble pour admettre mes erreurs, vous ne me tiendrez pas rigueur de souligner certaines des vôtres.

      1. Vous dîtes ne prend pas d’accent circonflexe. On écrit donc vous dites.

      2. qu’on enseigne plus les connaissances : quand il y a la négation, il y a un ne ou un n’ ; on reconnaît la négation lorsqu’on écrit plus, pas, jamais, rien. Donc, il fallait écrire qu’on n’enseigne plus les connaissances.

      3. on n’a qu’à former : cette phrase ne représente pas une négation ; il fallait donc écrire on a qu’à former.

      Les connaissances sont importantes, je dirais même essentielles. Il est donc pertinent de les enseigner et de les évaluer.

    • Il n’en demeure pas moins que de faire le lien direct entre “faire des erreurs dans la codification du langage français” (ou “orthographe”) et “médiocrité” c’est un raccourci intellectuel que la culture francophone tente d’imposer depuis longtemps. La plupart des gens de lettre et une partie de la population, a le réflexe de considérer la qualité de l’orthographe (qui n’est pas du tout assimilable au français) comme une mesure valable de la qualité du contenu. C’est sur que c’est tentant lorsqu’on gagne notre vie par l’écriture et qu’on a toujours été doué dans cette discipline (qui demeure distincte de toutes les autres quand même, les qualités nécessaires pour bien écrire le français ne sont pas les mêmes pour régler des problèmes mathématiques ou physiques) de considérer qu’on doit nécessairement faire partie d’une certaine élite intellectuelle.

      Comme si des fautes avaient une incidence sur ce que signifient les mots.

    • Pssst, les parents, une p’tite question pour vous autres :

      Et si c’était également due à un manque de contrôle de qualité de la matière première, i.e l’enfant lui-même, hmm ? …..

    • @ davemustaine

      Votre propos était somme toute incendiaire, mais quand même bien dit :-)

      Au Québec, on semble criminaliser les enfants qui vont à l’école internationale, qui décrochent des moyennes très hautes, qui gagnent des prix et qui se rendent à l’université. En fait, c’est une tranche de la société qui criminalise la réussite et l’élitisme.

      Ce que j’aime dire à mes élèves de calibre “Élite” (il y en a toujours 3 ou 4 par groupe d’élèves), “Puisque tu apprends très facilement et que tu possèdes un talent exceptionnel, j’aimerais que tu puisses montrer la voie à tes amis. Peux-tu leur venir en aide?”

      Souvent, cela aide les enfants ayant de petites difficultés et c’est gratifiant pour l’élève moyen et pour l’élève élite. Ainsi, l’élève moyen obtient souvent une note d’anglais (car c’est ce que j’enseigne) respectable, ce qui lui évite un… Bulletin médiocre :-P

    • Les salaires sont tellement bas. Enseigner c’est s’appauvrir, une pauvreté que la société et surtout les médias nomment VOCATION (noter ici l’aspect judéo-chrétien qui aime la pénitence et le jeûne…). Et la majorité des prof sont des femmes (tiens donc…). On accepte encore des vieux préjugés et les femmes sont encore moins payées que les hommes…Raisonnement assez simple à comprendre…

    • On voit beaucoup d’intérêt pour le sujet!

      Votre exemple me rappelle qu’au début des années 80, une représentante du ministère de l’Éducation était venu à l’école de ma fille qui allait entrer en première année, pour nous expliquer le nouveau programme.

      Elle disait que le français était trop difficile à apprendre et que cela avait un effet négatif sur l’estime de soi des enfants pour qui l’apprentissage de la grammaire était plus ardu.

      Mais le point fort de la rencontre a été lorsqu’elle nous a dit: et qui parmi la majorité des gens aura besoin d’une connaissance approfondie de la langue française ? Qui ici, dans la salle, corrige ses fautes de français sur sa liste d’épicerie ?

      Euh…J’ai été la seule à lever la main…mais en même temps, j’étais abasourdie par la philosophie du ministère de l’Éducation sur l’utilité d’apprendre le français. J’étais incrédule et déçue et surtout découragée. Ça ne s’est pas arrangé lorsqu’elle nous a donné des exemples de cette nouvelle pédagogie. Par exemple, au début, disait-elle, nous n’apprenons jamais à l’enfant qu’au pluriel un nom prend un s. L’enfant, de lui-même, à un moment donné, verra que: trois pommes s’écrit différemment de : une pomme. Et il posera alors la question à son professeur (sûrement pas à ses parents puisqu’elle venait juste de nous dire que nous, parents, n’avions pas besoin de savoir écrire!), à savoir pourquoi le mot pomme comporte un s de plus.

      Dire que mes trois enfants ont appris à écrire de cette façon! Je ne m’étonne même pas que le directeur de l’école primaire de mon fils, m’ait annoncé en 4e année, que son alphabétisation soit entièrement à recommencer…

    • Évidemment, parlant de fautes de français: venue avec un e!

    • À ceux qui pensent que les BS sont tous des ignorants,sachez que je connaisse plusieurs familles sur le BS dont les enfants vont dans une école internationale et qui sont aussi très performants.
      Ils font des sacrifices eux pour leurs enfants.Y en a marre d’entendre toujours que les pauvres sont des lâches.

    • @Marie-Danielle

      Quand je vois des gens corriger les fautes d’orthographes des autres ( plutôt que de s’attarder et comprendre le propos), il me vient toujours ce proverbe en tête:

      Quand le sage de son doigt pointe les étoiles, le simplet regarde le doigt du sage.

    • @elorio

      En fait, vous parlez plutôt sans doute du contrôle de qualité parentale… N’est-ce pas?

      En tant que prof, je vois que la plupart des parents font de leur mieux. Je crois que c’est une manière très juste de dire les choses. Pour ce qui est des parents dont les qualités parentales sont douteuses, ils produisent des enfants à leur image. Ainsi, à l’école, nous devons effectuer de la modification comportementale.

      Mais de nos jours, la modification comportementale est criminalisée, car il faut “comprendre” et reculer très loin, en pelletant bien des nuages, dans l’historique familiale afin de saisir la “psychologie” derrière la chose.

      Un jour, mon collègue en éducation physique, un homme de 55 ans, demanda à une conférencière qui se prononcait devant nous, “Et vous là, avec les belles choses que vous dites, avez-vous des enfants?”

      “Non” a été la réponse.

      Mon collègue, ” C’est exactement ce que je voulais savoir. Moi, j’ai 2 filles et depuis 27 ans, j’ai enseigné à des centaines d’enfants. Fin de discussion.”

      La “lo-logue” patina pendant le reste de sa présentation et nous sommes allés dîner, riant aux éclats.

      Tout ça pour dire que le bulletin, c’est une chose. Mais ce qui compte, c’est la réalité immédiate des enfants.

    • Le bordel a pogné quand un grand pédagogue a décidé qu il ne fallait pas humilier l enfant en le confrontant a ses fautes et ses échecs. On a laissé passer plein de sottises au nom de l estime de soi de l adulte en devenir et ce, a tous les niveaux,primaire,secondaire,collégial et universitaire. Mais là ou ca se gate c est que ce sont ces memes petits opprimés qui aujourd hui enseignent a une autre génération encore plus gatée que la sienne. Qu y a t il donc de si mal a devoir payer pour ses erreurs ? La retenue,la copie,le doublage de cours ou de session est proscrit a quel prix ? C est pas les profs le probleme c est le systeme, c est la maudite réforme engendrée par des politiciens qui ne voulaient pas faire subir aux jeunes ce que eux ont subi…Parce que l école c est comme la vie c est pas facile et pas évident pour tout le monde….
      Et puis on ne parlera pas de syndicalisation car oh ! malheur a celui qui s y oppose !!! Etre prof c est une vocation et ca ne se calcule pas en 40 heures semaines et ca n a pas de prix…Mais un moment donné la CEQ a voulu quantifier et évaluer tout cela comme si c était faisable , comme si tout pouvait etre reglementé dans un milieu défavorisé…
      Oui il y a des réponses ,des solutions et des mesures a adopter pour redresser le systeme d éducation mais la vraie question c est est ce que nous avons le courage et les couilles pour les adopter ?
      Avec des leaders corrompus qui ne sont pas des exemples a suivre essayez donc de trouver d ou viendra le leadership et l inspiration !!! A moins bien sur qu on poursuive la marche et qu on continue a niveler….

    • Bonjour lowtech

      Si j’ai corrigé les fautes de joseedemontreal, c’est justement parce que j’ai lu attentivement ses propos. Je vous encourage à le faire aussi pour saisir pleinement le motif de ce qui vous semble exagéré de ma part.

      Ma nièce a vécu la réforme. À la fin de sa cinquième année , elle ne savait pas écrire un texte de façon le moindrement structuré ; en plus, bourré de fautes. Pourtant, elle avait des 1 en français. Avec de pareils résultats, ses parents l’avaient inscrite à l’école internationale où on lui a annoncé après les examens d’admission qu’elle avait besoin de cours de récupération de toute urgence. C’est moi qui lui ai enseigné pour qu’à la fin de la sixième elle ait atteint les objectifs pour entrer au secondaire. Est-ce toutes les familles qui ont une personne à la maison pour enseigner ce qui ne l’est plus à l’école ? Plusieurs disent envoyer leurs enfants au privé. Ceux qui n’en ont pas les moyens que peuvent-ils espérer pour l’avenir de leurs enfants ? Parfois, je me mets à penser que l’école publique est faite pour préparer ces jeunes à devenir une main-d’oeuvre à bon marché. À moins que les parents insistent pour un bulletin évaluant les connaissances, la médiocrité est faite pour rester.

    • Que diable avons-nous contre la compétition en éducation au Québec?

      Pas de notes dans les classes pour ne pas que les enfants se comparent. Comme s’ils ne le faisaient pas déjà à toute occasion…

      Comment se fixer des objectifs quand on ne sait pas où on en est?

      Et que penser de tous ces parents qui s’insurgent contre les bulletins chiffrés mais s’empressent d’inscrire leurs héritiers à tous les sports de compétition possibles: natation, patinage artistique, ligue de hockey, de soccer , que sais-je encore? Si ces parents déployaient autant d’enthousiasme pour encourager leurs enfants à l’école qu’ils le font dans les gradins nul doute que les résultats scolaires s’en ressentiraient.

      Combien de jeunes doivent s’en remettre aux sports extra-scolaires et autres activités pour se valoriser et développer leur estime d’eux-mêmes parce que l’école n’a plus la latitude pour le faire?

      A chaque début d’année, je prévenais mes ados à l’école: “Je ne suis pas là pour enlever les obstacles de votre chemin mais pour vous apprendre à les franchir!”

      Un bulletin scolaire, c’est un instantané de l’élève à un moment x de son apprentissage qui doit montrer clairement aux parents et enfants où ils en sont, les progrès réalisés et l’écart à l’objectif minimal. Quand il n’y a plus de repères, comment se fixer des objectifs? Et quand après deux heures de lecture le parents n’a toujours pas fini de lire le bulletin soi-disant descriptif (lire, vague et verbeux) qu’en a-t-il retiré de la connaissance de son enfant quel que soit le régime pédagogique en vigueur.

    • @djief
      Prof de français???? Ciel! pauvres enfants! J’espère pour vous que vous êtes un passionné, parce que pour ce qui est de transmettre des connaissances, vous avez des croûtes à manger. Relisez-vous!

      @tesl_2004
      Je suis totalement en désaccord avec vous en ce qui concerne les étudiants de “l’élite” qui aident les autres. Ces étudiants performants sont là pour apprendre, au même titre que les autres. Je sais, vous allez me dire que le fait d’aider les autres peut leur donner une meilleure estime d’eux-mêmes, leur apprendre le partage, etc…. C’est du pelletage de nuage, en ce qui me concerne. Ces étudiants apprennent mieux et plus vite que d’autres, alors on les confine dans le rôle d’aidant naturel au lieu de les mener encore plus loin. Grotesque!

    • avant je revenais de l’école et ma maman étais la toute souriante a nous attendre moi et mes soeurs.
      Elle (ma maman) s’assurait de la continuité de son éducation de tous les jours m’avais suivit jusqu’à l’école et que j’avais assisté avec respect et intérêts ce que le professeur m’enseignait

      Aujourd’hui les maman travaille les papa travaille sur des horaire de fou et même le fin de semaine. ya plus de temps de qualité pour les enfants en famille.

      Du coté de l’école c’est pas mieux, l’enseignement, n’est plus une vocation c’est un job comme à l’usine, on poinçonne en entrant et en sortant. C’est le syndicat qui mène et non le bon sens.

      Les prof et le personnels se font appeler monsieur Daniel ou Johanne au lieux du nom de famille voyons c’est ridicule, juste sur le simple principe du respect.

      Imaginez plus tard ex.: Bonjour chéri on doit se rendre a la banque ce soir pour renouveler …… on as rendez vous avec madame Ginette a 17:00h.

      On as besoin d’une grande réforme pas scolaire seulement, mais social et ca presse

      et excuser mon français j’étais meilleur en math.

    • “Surcharge cognitive”, vraiment? Le pire, c’est que cette pauvre dame et ceux l’appuient sont probablement sincères.

      Il faudrait transmettre son diagnostic à mes camarades du secondaire qui dans les années 70 ont suivi simultanément des cours de français enrichi et de mathématiques avancées (les grandes tentatives pédagogiques expérimentales existaient déjà, mais à l’époque le Ministère visait plutôt vers le haut). Imaginez, nous faisions de l’analyse littéraire le matin et l’après-midi de la statistique combinatoire ou de l’analyse de courbes (des sujets qu’on ose à peine aborder au CEGEP aujourd’hui me dit-on). Selon le raisonnement de votre correspondante, nous avons dû griller une bonne quantité de neurones par surcharge cognitive! Surtout que ces programmes visaient à nous transmettre non seulement des connaissances (concept maintenant honni) mais aussi des processus de réflexion critique et d’application de ces connaissances.

      Et que dire de ceux d’entre nous qui ont poursuivi en sciences à l’université et qui à la fin de ces études étaient encore capables d’écrire dans un excellent français (et certains y ajoutaient même l’allemand, l’anglais ou une autre langue) puisque les profs s’attendaient à des travaux correctement écrits et n’auraient pas toléré que le mot “horaire” soit utilisé au féminin. Il ne doit plus nous rester que 2 ou 3 connexions neuronales à l’heure actuelle…

      Une attitude du genre découle évidemment de la répugnance qu’inspirent à nombre de théoriciens de l’éducation ainsi qu’à certains enseignants deux pratiques considérées anathèmes: juger les individus et les comparer l’un à l’autre. On refuse de signaler les échecs ou les faiblesses, de peur de faire mal et de perturber le processus d’apprentissage. Ce qui prépare fort mal les enfants à la vie adulte, pendant laquelle où ils seront constamment jugés sur la qualité ainsi que sur la rigueur de leur travail et de leurs réalisations. Si l’avion que tu as conçu n’arrive pas à décoller ou si ton entreprise ne sait pas où elle s’en va parce que tu n’as aucune idée de comment tenir correctement des livres comptables utilisables, on ne t’excusera pas en disant qu’au moins tu as fait preuve d’un bon esprit de cheminement.

      Et en plus on ne veut plus comparer, par crainte de tomber dans l’élitisme ou la hiérarchisation sociale et intellectuelle. C’est faire abstraction d’un fait incontournable: il y a des gens plus doués, plus intelligents que les autres, qui sont capables de mieux réussir dans des programmes exigeants sans qu’on leur fasse les passe-droits qu’utilise votre correspondante. Il y a des tâches et des domaines qui exigent des candidats mieux outillés intellectuellement, et si on ne se dote pas des moyens pour les identifier comment fera-t-on pour les reconnaître et les aiguiller vers les études qui encourageront et développeront leurs capacités supérieures; préfère-t-on qu’elles s’émoussent à force ne pas être stimulées?

      N’importe-t-il pas de diriger les gens vers les parcours éducatifs qui correspondent le mieux à leurs capacités? Ne veut-on pas s’assurer que nos mécaniciens automobiles sont aussi compétents que nos meilleurs chirurgiens ou juristes, chacun dans son domaine?

      Parmi ses molles justifications pour expliquer la décision de son organisme, la présidente du CSE disait que le bulletin est un outil de communication avec les parents. D’accord mais ce n’est pas que cela; c’est aussi un outil collectif de sélection pour identifier ceux qui détiennent les aptitudes à réaliser certaines fonctions exigeantes dont notre société a besoin. Mais il est vrai que cela contredirait le Grand Mythe de l’accessibilité universelle aux études universitaires par exemple, comme si tout les citoyens étaient vraiment également aptes aux études supérieures. Après tout, il est certainement préférable de former des ingénieurs qui conçoivent des ponts qui reste debout, des médecins qui ne confondent pas les organes ou les symptômes lorsqu’ils posent un diagnostic, et des sociologues qui font correctement les analyses sur lesquelles seront fondées les grandes décisions collectives.

      S’ajoute à cela l’effet de la dévalorisation tranquille des métiers et des programmes de formation technique non universitaires.

      En appliquant les critères flous dont les défendeurs de la réforme se font les partisans, on fait effectivement la promotion de la médiocrité comme vous l’annoncez dans le titre de votre billet Mme Lortie et on rend un bien mauvais service aux étudiants en les nourrissant d’illusions. Et en fait, le mot “médiocrité” semble parfois bien faible quand on lit les justifications qu’on nous propose, que ce soit dans les réactions qu’a provoquées votre texte ou celles que rapportent régulièrement les médias.

      Mon admiration reconnaissante aux enseignants qui se rebiffent contre ces dangereuses tendances.

    • @Marie-Danielle

      Je dois constater, suite à votre exemple que vous n’avez encore rien comprit du propos, ce qui donne encore plus de poids à l’argumentation de Joseedemontreal (les petits chiens savant). Une expérience personnelle (L’histoire de votre nièce) n’est pas un argument, mais un anecdote (vous voyez, vous pensez immédiatement qu’il faut dire UNE et non pas UN, sans même penser au sens). Vous confondez, comme beaucoup d’autre, connaissance et savoir.

      La connaissance sans discernement, il est là le danger, penser au Schtroumpf à lunettes.

    • @lowtech (11h26)

      De quossé?

      Avouez que vous êtes (dur(e) à suivre…Ai-je bien compris où vous en êtes à reprocher à mariedanielle ses réflexes orthographiques?

      Personnellement, à tout prendre, je préfère un petit chien savant à un gros pitou ignorant!!

      Je connais la différence entre performance et compétence, mais entre “connaissance” et “savoir”, là, vous me semez.

      Allez, Diogène, éclairez ma lanterne svp.

    • @korut_zelva : Pas ’sapin de Noël’, mais ‘Arbre de Vie’ ! :)

    • J’ai un peu de difficulté à comprendre pourquoi la notion d’excellence implique nécessairement “humiliation” et “comparaison”. Il me semble qu’on peut être exigeants et offrir une éducation de très haut niveau sans pour autant humilier les enfants et les décourager! Il n’y a rien d’humiliant dans une mauvaise note, si on explique à l’enfant et à ses parents que c’est un moyen de reconnaître ses difficultés et de les travailler. Et aussi, il faut utiliser des outils qui malheureusement semblent manquer à plusieurs enseignants: l’enthousiasme, la soif d’apprendre, et la curiosité. Si nos enseignants, dans leur vie de tous les jours, n’aiment pas apprendre et ne sont pas curieux, ne lisent pas de journaux, ne lisent pas de livres, ne voient pas de documentaires, n’ont pas l’habitude de consulter un dictionnaire, ou de chercher dans une encyclopédie la BONNE réponse à une question qu’ils se posent, difficile pour eux de communiquer l’enthousiasme de l’apprentissage aux enfants! Ça nous prend des enseignants qui AIMENT apprendre, qui n’en savent jamais assez et qui sont exigeants envers eux-mêmes. Malheureusement, je crois qu’on a des spécialistes de gestion de classe plus qu’autre chose.

    • Une anecdote… Une!

    • @danbel
      En fait d’égoïste et individualiste il ne peut se faire mieux que vous.
      Le partage vous dérange beaucoup à ce que je peut comprendre de vos propos.
      Si personne n’avait rien partager avec vous où croyez vous que vous seriez?À moins que vous n’étiez déjà ”parvenu” à votre naissance.

    • @Remington
      “…La plupart des gens de lettre et une partie de la population, a le réflexe de considérer la qualité de l’orthographe (qui n’est pas du tout assimilable au français) comme une mesure valable de la qualité du contenu…”

      Vous ne semblez pas réaliser que ces deux qualités vont souvent de paire. Quelqu’un qui ne s’applique nullement à écrire correctement un texte ne s’appliquera habituellement pas plus à y mettre un contenu réfléchi et cohérent… Et l’inverse est aussi vrai… La qualité de l’orthographe est habituellement un bon indicateur de la rigueur de l’auteur. Un texte écrit sans erreur indique que son auteur sais faire preuve de minimum de rigueur intellectuelle, et ce peu importe le domaine. Je n’ai encore jamais vu un texte intelligent et cohérent dans un texte bourré de fautes et d’erreurs syntaxiques de base.

      Cela n’a rien à voir avec le fait d’être en lettre ou pas. Par exemple, confieriez-vous vos économies à un conseiller financier qui vous soumet des rapports bourrées de fautes ? Que penseriez-vous de la rigueur d’un ingénieur qui ne sais pas écrire correctement ? Auriez-vous confiance en ses plans ? Auriez-vous plutôt confiance à ceux de l’ingénieur qui sais écrire ?

    • @lowtech

      Est-ce manquer de discernement que d’exiger que les enseignants et enseignantes sachent écrire ? Je ne serais pas si sévère autrement. La preuve, je ne corrigerai pas les erreurs de votre dernier commentaire même si elles sont criantes. Cependant, si vous étiez prof, pour vous rendre service, je le ferais.

    • @Marie-Danielle

      Mais où avez-vous lu que les profs ne pourraient pas les évaluer ces connaissances?? Si vous vous renseignez auprès des bonnes personnes vous saurez que ce fameux bulletin ne sera pas sur nos bureau avant Noël à la vitesse où tout se fait avec ce foutu ministère… sans compter la formation par la Commission scolaire, les conseillers pédagogiques et l’informatisation de ce bulletin… pis ça passe encore sur le dos des profs si tout n’est pas prêt pour la rentrée?? Vous trouvez ça normal de changer de bulletin et de façon de noter à tous les deux ans??

    • Et la connaissance sans compréhension…
      ça vaut pas cher la livre non plus!!

    • @DANBEl

      De toute évidence, il y a des bouts que vous n’avez pas compris car nous ne nous connaissons pas. Ainsi, je n’éprouve pas de “hard feelings” à l’endroit de votre commentaire. En effet, je m’explique auprès de vous avec plaisir! :

      Mes élèves élite passent du temps à aider leurs camarades de classe plus faibles, oui! C’est absolument nécessaire. Cependant, soyez entièrement rassuré que mon élite profite aussi de beaucoup d’enrichissement. J’y vais selon leurs besoins et désirs. Certains aimeraient lire davantage ou faire des projets ensemble. Par exemple, 4 filles élite que j’avais voulaient absolument se mettre ensemble afin de faire des affiches géantes contenant des menus de restaurant, des courts articles (pour simuler le journal) et ainsi de suite. De toute évidence, j’ai donné mon aval à une telle initiative et pendant trois semaines, ce quatuor était aux anges.

      J’espère ainsi vous rassurer quant à l’utilisation de mon “élite” en classe. Dans les interventions précédentes, je ne pouvais simplement pas m’éterniser. De nos jours, nous ne donnons plus de place à notre élite en classe. Semble bien que je sois à contre-courant en maximisant le rendement de ces derniers. Et bien entendu, on me regarde un peu “de travers” en réunion lorsque je défends l’élite avec ma fameuse phrase:

      “Bon, et on fait quoi de nos meilleurs, maintenant que l’on vient de passer 45 minutes à parler d’une poignée d’élèves problématiques?”

      Bonne journée à vous, Danbel!

    • Quand les profs. ont à coeur l’enseignement, ils ne prennent pas
      nécessairement parti pour/contre ou en faveur des parents – enfants.
      Tout étant une question de point de vue, on pourrait comparer
      le choix d’un mode d’examen et d’évaluation au choix d’une
      “crème solaire” (tout dépend bien entendu du contexte) …
      Pour ma part, je rève néanmoins d’une “école pour les cancres”
      (sans en rester au point mort) …

    • @Marie-Danielle

      Merci de mentionner mes erreurs, cela prouve mon point et votre niveau de compréhension du message versus son mode de codification.

    • @tesl_2004

      Je dois dire que j’ai aussi des réserves à propos de l’approche de l’élite aidante. Je fus moi-même en mon temps une élite dans ma classe et notre professeur de science avait eu l’idée de créer des équipes en jumelant le premier élève du classement à notre dernier examen avec le dernier, et ainsi de suite. Comme le sentiment anti-intellectuel est bien implanté à l’école secondaire, j’ai ai profité pour me faire un capital de sympathie auprès des élèves les plus “cool” de ma classe. 16 ans, c’était jeune pour développer une approche pédagogique, particulièrement auprès de pairs, en encore plus auprès de pairs qui possèdent un meilleur statut dans les murs de la polyvalente, statut acquis grâce leur refus de l’amélioration. Comme j’étais une naturelle, je faisais la totalité des exercices en environ 15 minutes et nous passions le reste de la période à nous amuser. Je me sens un peu mal quand je les croisent maintenant. Je me dis que si je ne les avais pas aidé à camoufler leurs faiblesses ils auraient peut-être bénéficié d’une aide compétente. Je me console en me disant qu’à l’âge que j’avais à l’époque, je n’avais pas la maturité pour prendre en charge la réussite de mes copains.

    • @tesl_2004
      Alléluia! Ce que vous écrivez est de la musique à mes oreilles. Merci d’avoir pris la peine de préciser vos méthodes d’enseignements, ça me rassure de voir qu’il y a encore des enseignants qui ont la passion. Ce sujet m’interpelle, vous l’aurez deviné, parce que mes enfants ont eu à “servir de helper” à pratiquement tous leurs enseignants. Ça me mettait en rogne vous ne pouvez imaginer.

      Heureusement, ils ont eu aussi des enseignants qui ont, comme vous, compris que les élèves plus “performants” ont aussi le droit d’être nourris intellectuellement. Ils ont aussi le droit d’être poussés. Ça n’empêche en rien d’aider les autres, mais quand ça devient une “méthode d’enseignements” là j’ai un sérieux problème. Aider oui, aider tout le temps, non. Nous semblons être sur la même longueur d’ondes.

      Bonne soirée à vous, monsieur le professeur..:)

      @gillesménard
      Rassurez-vous cher monsieur, je connais très bien ce qu’est le partage. Vous ne me connaissez ni d’Eve ni d’Adam, alors gardez vos jugements sans fondements pour vous! Entre partager et tout donner, il y a une limite que je n’atteindrai pas, ne vous en déplaise.

    • Allez à l’Université du Québec. Trouvez le babillard où les étudiants affichent leurs petites annonces. Vous allez saisir l’ampleur de l’échec.

    • @STAY-PUFT

      Je comprends votre point de vue. Mais vous devez comprendre que mon élite DOIT aider les moins forts en classe. Mes parents au Viêt-Nam sont nés très pauvres et ce sont des moyens et des riches qui étaient là pour leur paver la voie. Ainsi, c’est mon éducation personnelle et culturelle qui m’amène à agir de la sorte en classe.

      @DANBEL: N’ayez crainte des jugements de “Gillesmenard”. Il m’a déjà accusé d’être un sale parvenu, fils de deux crosseurs-réfugiés, d’élitiste de droite et d’autres qualificatifs comiques de la sorte. Avec tout le respect que je porte à Gilles Ménard pour sa manière farouche de défendre ses convictions sociales, je le méprise aussi car il a déjà traité mes parents de crosseurs ayant du fric pour fuir la guerre. Alors laissez-le s’exprimer librement et prenez une grande respiration:-)

    • @lowtech

      Quand on ne maîtrise pas la langue qu’on doit enseigner, il est logique de s’inscrire à des cours pour remédier à cette situation. Au lieu de cela, on préfère accuser les défendeurs de la langue de manquer de discernement, de ne pas comprendre l’absence de nécessité de savoir écrire sans faute. Comment on appelle cette réaction ? Je pense qu’il y a un manque de confiance en soi avec un petit fond de paresse. Prendre le temps d’apprendre à écrire , c’est trop long ! Il y a autre chose à faire de plus intéressant. Pourtant, en quelques semaines ou tout au plus quelques mois, le problème serait solutionné. En effet, bien souvent, ce sont les mêmes fautes qui se répètent. Bref, un message passe mieux lorsque la qualité de l’écriture est rehaussée.

    • Si ce n’était que ça ! L’échec scolaire est l’échec d’une société à former adéquatement sa jeunesse. Et l’école n’est pas la seule responsable. La démission des parents dans l’éducation familiale, la survalorisation de la consommation qui poussent les jeunes à orienter leur vie autour de l’automobile dont ils usent et abusent, n’en sont que deux reflets.

      La société québécoise est une société en perte de repères. Sans autre but que celui de la recherche du plaisir instantané.

      Et demandez aux parents ce qu’ils attendent de leurs enfants relativement à l’école et ils vous répondront : l’excellence…

      Je ne suis pas étonné que les parents préfèrent un bulletion plus simple…

      Le bulletin est aux compétences et aux connaissances ce que le papier à musique est à une symphonie : rien du tout sans la maîtrise des gammes.

      On acquiert pas les connaissances pour elles-mêmes. On le fait pour développer notre pensée et pour le plaisir d’apprendre.

      Ce qui est le propre de l’Homme.

    • entre Zola et l’hebdo gratuit, il y a toute panoplie de livres forts intéressants pour les élèves.
      Et heu Zola, c’est quand même à la portée de tous!
      Croyez-vous que les français et autre francophones lisent métro à l’école?

    • @ tesl_2004 14 août 2010 21h01

      Non, je ne parlais pas du manque de contrôle de qualité parentale, mais du manque de contrôle de qualité parental.

    • Madame Lortie… je ne comprends pas la mauvaise qualité du français…suis allée à une école de campagne jusqu’à la 9e année, ns étions environ 25 élèves de la 1ère à la 9eannée (j’étais la seule), et nous avions une seule enseignante, elle a réussi à nous montrer à lire, écrire et
      compter… ce qui je crois est la base et s’enseigne au primaire. Comment se fait-il que l’on ne
      puisse pas répéter un tel exploit, car j’ai l’impression que c’en est un en 2010… les enseignants-es qui ne connaissent pas leur français, on ne donne pas ce que l’on a pas !J’ai travaillé à la fin des années 1960 avec des comptables agréés, qui faisaient des fautes et l’un deux pouvait difficilement exprimer clairement son idée par écrit… le problème n’est pas nouveau, va-t-il falloir remonter aux calendes grecques pour trouver le mal qui ronge le français ? C’est hallucinant et on voudrait se donner un pays !

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

    publicité

  • TWITTER

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

  • Calendrier

    août 2010
    L Ma Me J V S D
    « juil   sept »
     1
    2345678
    9101112131415
    16171819202122
    23242526272829
    3031  
  • Archives

  • publicité