
Image projet District Griffin
Hier, Devimco et la Ville de Montréal ont présenté à la presse les plans du nouveau projet pour le quartier Griffintown qu’on appelle maintenant District Griffin.
J’ai réagi en chronique car malgré ses nouvelles qualités — plusieurs problèmes de la première version ont été corrigés — le projet me semble d’abord et avant tout <platte>.
Allez sur le site du bureau d’architectes embauché et vous y verrez leurs réalisations, en commençant par des Loblaws, encore des Loblaws, des succursales de la SAQ, des centres commerciaux.
Rien contre tout ça. Mais est-ce le genre de créateurs que l’on veut derrière la construction d’un projet aussi important pour Montréal ?
Pourquoi fait-on de l’architecture de supermarché en ville alors qu’on pourrait profiter de l’occasion pour créer, innover, comme le font plusieurs autres villes.
Ce matin, invité à commenter ma chronique à Radio-Canada, le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain a rétorqué à mes commentaires en disant que ce genre de projet coûte plus cher.
Ce n’est pas vrai. Ce n’est pas nécessairement plus cher. On peut bien gérer les projets et surveiller les coûts. Veut-on développer Montréal dans un esprit Dollarama ?
Et pourquoi ne pas voir le tout comme un investissement dans la réputation et le pouvoir d’attraction de la ville ?
Pourquoi est-ce que des villes de taille moyenne comme Malmö, Valence, Barcelone, Porto, Bilbao, réussissent à se donner de la gueule avec de l’architecture allumée et pas nous ?
Pourquoi nous devrions-nous toujours nous contenter du pas-cher-chromé ?
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