Marie-Claude Lortie

Marie-Claude Lortie - Auteur
  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Vendredi 11 juin 2010 | Mise en ligne à 10h55 | Commenter Commentaires (41)

    Poules clandestines

    Capture d’écran 2010-06-11 à 10.49.22

    Des poules sur un toit du Plateau. Photo David Boily. La Presse.

    Après mon dernier article sur les poules urbaines, est arrivé un courriel d’un très gentil monsieur, qui m’annonçait, grosso modo: “Arrêtez de dire qu’il n’y a pas de poules urbaines à Montréal, il y en a, mais elles sont “underground” !!!”

    Réponse écrite, coup de téléphone… Dix jours plus tard, j’étais dans son jardin, un grand terrain de banlieue, avec une piscine, je rencontrais son adorable conjointe Radmila et je faisais la connaissance de… ses 10 poules !

    Entre temps, appel d’un autre éleveur clandestin m’invitant à aller voir ses installations. Puis découverte d’une page Facebook consacrée à la légalisation des poules. Puis, par hasard, quelqu’un qui connaît quelqu’un nous achemine vers des poules sur un toit du Plateau.

    Est né de ces très cool rencontres avec des résistants gourmands et écolos un reportage papier et un reportage vidéo de mon collègue Tristan Péloquin.

    Pour en savoir plus sur les arguments contre les poules en villes, on peut plonger dans le débat qui a lieu à Calgary où les opposants aux poulaillers urbains ont convaincu le conseil municipal de ne pas les accepter. En gros, les craintes tournent autour des odeurs, de la gestion des fientes, et du bruit.

    À Montréal, la question des poules ne s’est pas rendue encore sur le terrain politique, donc on se rabat encore sur le règlement de 1966, interdisant l’élevage des animaux de ferme en ville, adopté à l’époque dans la vague moderniste “enlevons toute trace de campagne en ville” pré-Expo 67 etc. (S’il y a des historiens parmi vous qui en savent plus, on attend vos commentaires)


    • « En gros, les craintes tournent autour des odeurs, de la gestion des fientes, et du bruit »

      Hmm.. Donc ils ont aussi banni les voitures?

    • “En gros, les craintes tournent autour des odeurs, de la gestion des fientes, et du bruit.”

      Craintes justifiées. C’est parfait si vous élevez des poules et que personne ne s’en rend compte. Le règlement fait en sorte que ceux qui veulent en élever ne peuvent le faire que s’ils mettent un max d’effort pour que les voisins ne soient pas incommodés. Vous aurez vos poules, n’aurez pas de visite d’inspecteurs de la ville et tout le monde sera heureux.

      Si on légalise la pratique, même le plus cochons parmis les citoyens vont pouvoir en élever. Donc vous dites à votre voisin de faire plus attention à ses poules. Il vous envoie chier. Vous vous tournez vers la ville qui elle ne peut pas faire grand chose etc … Pendant ce temps, chez-vous ça pue et c’est bruyant. Non merci.

    • madame lortie!!! inspiré par vous et vos articles je vais devenir cette fin de semaine propriétaire d’une poule clandestine. je suis à Lasalle tout près du fleuve et mes voisins des 2 cotés ont déja donné leur accord.

      merci!!!

    • ca fait quelques temps que ma fille de 4 ans m’en parle , on a deja un lapin qui engraisse notre potager urbain , et j’ai entendu dire que le fumier de poule etais excellent ….je pense que je vais commencer a en parler a mes voisins discretement

    • @davidsonstreet, j’ai tiqué au même passage que vous.

      Les ordures ménagères au soleil, les chats de ruelle qui urinent et défèquent partout (non stérilisés en plus, ça sent bon quand il fait chaud!), les pigeons, le bruit des moteurs de voiture, de moto, du voisin qui écoute la télé trop fort …

      Leurs arguments sont RIDICULES. Je peux reconnaitre qu’on interdise l’élevage de certains animaux de ferme en raison de leur grosseur, mais des poules ?! On interdit à personne de s’acheter un ara que je sache ? Et pourtant c’est plus bruyant et aussi gros qu’une poule, en plus d’être totalement inutile, mais ô combien exotique ………

      Je n’ai pas d’affection particulière pour les poules, mais j’aime bien l’idée d’un petit retour à la terre en ville.

      GO POULES GO !

    • C’est d’une chèvre dont j’ai besoin…. au moins, je ne tondrais plus le peu de gazon que j’ai dans ma cour… et je pourrais faire du fromage dans mon cabanon. Non, sans blague. Tant que les voisins sont d’accord et que l’éleveur est conscient des odeurs et des déchets que ses poules (peuvent) produire, je ne vois pas le mal. En plus, ces oeufs proviennent de poules qui ont été bien traitees et bien nourries. Quel mal y a-t-il? Je me le demande. Melf

    • Je ne suis pas historien, mais je me souviens comme employé d’été à la SPCA de la rue Jean-Talon que nous avions été mandés par la police de Montréal ou bien les inspecteurs sous la protection de la police pour aller quérir 30 poules élevées dans un appartement avec une passerelle leur permettant de sortir par la fenêtre comme bon leur semblait. Le plancher était couvert de fientes et la dénonciation était évidemment venue des voisins.

      Probablement que de s’occuper convenablement des fientes et des odeurs tout en refilant quelques oeufs aux voisins permettrait de vivre dans l’illégalité relativement confortablement. Toutefois, grâce aux photos publiées, la dénonciation pourrait venir de vos lecteurs reconnaissant les lieux.

    • J’étais très jeune, mais je me rappelle que mon grand-père avait des poules et un coq dans son garage sur la rue Lacordaire jusqu’à la fin des années 70. Donc le règlement de 1966 n’a pas du être appliqué de façon très stricte pendant un bout de temps.

    • Il y a des voisins qui se plaignent du bruit des enfants, des thermopompes, des spas, etc. Ils se plaindraient des poules aussi, c’est tout!

    • @ davidsonstreet

      … et les usines!

    • Les poules c’est super! Les mamans poules aussi! Ca vous intéresserait pas de faire un papier sur les mamans (poules ou pas poules) qui contestent ces jours-ci, au palais de justice
      de Montréal, la constitutionalité du barème québecois qui établit le montant des pensions alimentaires payables pour les enfants sachant que si ces mères habitaient n’importe où ailleurs au Canada, la pension alimentaire payable pour les enfants serait le double ou plus! Nos enfants québécois sont-ils des citoyens de 2e classe au Canada?

    • Ah, je pensais que vous parliez des poules de la F1.

    • J’ai une question pour vous Mme Lortie, peut-être avez-vous la réponse, lors de votre séjour à Seattle.

      Admettons que moi, les oeufs, bof… mais les poitrines de poulet, j’aime bien.

      Est-ce que je serais en droit (À Seattle par exemple) de décapiter et déplumer ma poule dans la cour?

    • Moi je suis pour qu’on interdisse les poules Si on interdit egalement les chats, les chiens, et les piscines.

      Parce que aux moins les poules, elle le font sur ton terrain, pas celui du voisin !
      Et le bruit d’une piscine equivaut bien celle de quelques poules…

    • Moi je suis contre l’élevage des poules en région urbaine.

      Il y a déja assé de nids de poules à Montréal, imaginez ce que ce serait si tout le monde avait ses propres poules.

      Par contre, nous aurions des oeufs à lancer en guise de protestation.

      CPage

    • Quand il était jeune (1955?), mon oncle habitait sur pie-ix tout près du jardin botannique de Montréal, où son père (mon grand-père) travaillait comme agronome. Il m’a raconté qu’il y avait un forgeron dans sa ruelle et que l’été, lui et ses frère allaient jouer dans les prés juste derrière chez-lui (aujourd’hui le quartier St-Michel).

      De plus, il me disait que les agriculteurs faisaient paître leurs vaches tout juste derrière le marché maisonneuve, où ils allaient vendre leur lait.

    • Marie-Claude,
      Pourquoi ne pas en profiter pour ressortir Crazy Cocotte des boules à mittes et lui faire faire un Spin sur Facebook?? Avec tes contacts et ta plume, tu pourrais engendrer un engouement local et hors-frontières qui lui donnerait ses lettres de noblesse! En invitant les gens à utiliser leur imagination, ils pourraient créer de nombreux scénarios mettant Crazy Cocotte en vedette.
      Perso, il me vient à l’dée de la pousser vers le domaine musical. Mesdames et messieurs, voici la nouvelle sensation musicale Planétaire : Crazy Cocotte and the Cocoteuses! Sa toute première toune a ceci d’inédit qu’elle a 2 titres selon qu’elle soit écoutée par une auditrice ou un auditeur! Ainsi pour les premières, “Tu mijottes dans ma cocotte” et pour les seconds “Tu me fais chaud dan’l Coco!! La prochaine toune prévue par l’équipe de marketing vise rien de moins que le lucratif marché international et, bizarrement, par ricochet l’univers des nageurs-plongeurs-danseurs aquatiques. Ah oui, le titre de la toune?? “Crazy about your pool”……loll et clin d’oeil…))

    • Chaque nuit, les rats de Paris mangent 800 tonnes de débris organique. Sans eux, les égouts de la ville bloqueraient. Sur les bords de la Seine, le soir, il y en a des centaines qui s’affairent à débuter cette grande bouffe nocturne…Les rats sont très attirés par les poules…

    • Permettre des poules en ‘ville’, c’est ouvrir la porte à ceux et celles qui voudront des chèvres, des moutons etc. On vit en milieu urbain ou on déménage en milieu rural! Pour ce qui est de la fraicheur des oeufs et autres denrées alimentaires, pourquoi ne pas tout simplement encourager nos producteurs locaux en fréquentant les différents marchés publics?

    • @legorf:
      “Si on légalise la pratique, même le plus cochons parmis les citoyens vont pouvoir en élever. Donc vous dites à votre voisin de faire plus attention à ses poules. Il vous envoie chier. Vous vous tournez vers la ville qui elle ne peut pas faire grand chose etc … Pendant ce temps, chez-vous ça pue et c’est bruyant. Non merci.”

      D’accord. J’aimerais que l’on instaure la même chose pour les chiens. Parce que quand je reproche au voisin que son chien aboie toute la journée après tout ce qui bouge, Il m’envoi chier. Je me tourne vers la ville qui elle ne peut pas faire grand chose etc…

      C’est quoi l’idée de penser que si on permet quelquechose, tout le monde va se mettre à en abuser? C’est démontré ça?

      Qu’ils nous interdisent de sortir de chez nous alors! C’est permis et le monde abusent! Des voyous braque des dépanneurs, les gang de rue poignardent des innocents, des chauffards ivres fauchent des vies…

    • Cachez bien vos documents. Le Service de Police de la ville de Montréal, dans son mandat bi-latéral d’assurer la paix en ville et de perçevoir des revenus pour celle-ci, pourrait bien se présenter à votre porte avec un mandat de perquisition.

      Imaginez le revenu par poule pour la ville!!!

      Tremblay, au boulot!!!

    • Marie-claude,

      Je viens de lire ton article détaillé sur le sujet das la Presse papier. Ça m’as inspiré un autre titre pour le premier album (francais) de Crazy Cocotte and the cocoteuses : “Quand tu caquettes, j’te trouve coquette”…))

    • @monsieurtranquille

      votre commentaire est un pur bijou d’humour et de tendresse humaine….
      On l’apprécie, on le goute, on le savoure…..
      d’autant plus que dans notre famille, Crazy cocotte, c’est une star !

    • Je savais pas que vous aviez pas de poules à Montréal, pauvres vous-autres. Venez-nous voir à St-Gédéon, si vous avez de l’argint, on va vous en vindre.

    • Je suis née en 1941. Or, quand j’étais enfant, l’un de nos voisins, père d’une trâlée de 11 enfants, élevait quelques poules comme complément d’approvisionnement alimentaire. Fort bien. Sauf que les poules, et surtout leurs œufs, attiraient les rats. Après quelques plaintes de citoyens qui n’aimaient pas trop voir trottiner ces charmants rongeurs autour de leurs demeures, la Ville lui avait ordonné de se débarrasser de ces gallinacées.

      En voulez-vous d’un vrai retour de la campagne à la ville? Alors, pourquoi pas élever des cochons dans nos fonds de cour, comme cela se faisait au XIXe siècle? Et peut-être même se pourvoir de bécosses : ça sauverait l’eau que l’on gaspille dans les cuvettes.

    • Les cocottes sont drôles.

    • @Madame Lortie

      Je suis allé souper à La Bottega vendredi soir. Excellent !!!
      Attention à l’huile piquante et réservez pour le souper !!! On a mangé au bar.

    • Salut,
      Essaie-le peut-etre que tu vas t’écoeuré avant tes voisins! lol
      Avec une couple de truites mouchetées dans piscine tant qu’a y etre hahaha
      P.S. On a pas le droit des poules mais on a le droit des pittbull ost*e que ca vas ben!
      P.P.S. T’es premier oeufs tes donne a tes voisins…Pis tu leurs dis “Fermez votre gueule avec ca j’ai pas le droit”. Y vont se sentir hot y vont dire ok!”Y’a personne qui vas le savoir” Pis apres tu ne leur en donnes plus jamais.. tu l’a pas acheté pour eux autres quand meme. ;)

    • @mmotte, ce n’est pas tout à fait exact, à Montréal en tout cas… Il m’est arrivé à 2 reprises de déposer une plainte pour un chien jappeux. Les proprios des chiens ont reçu par la poste un avertissement, avec copie conforme pour moi et un formulaire à retourner en cas de récidive. Ce fut le cas pour un chien. Le proprio a alors reçu une contravention de 300$.

    • P.S.: En fait, mon commentaire s’adressait à Legorf. Ce n’était pas évident car vous avez omis de mettre les ” aux bons endroits.

    • Bien tant qu’à dire des niaiseries, moi, je vais changer mon auto pour un cheval et une charette !! Vive la campagne à la ville !! Hummmm ! Quels odeurs !!

    • Casse-noisette; Ca fait vraiment du sens de nous donner un exemple de 1941. Ca tient la route. C’est certain que dans ce temps la, les gens étaient plus propre…

    • Mais l’hiver, on fait quoi avec nos poules ? Ca leur prend tout de même un abris !

    • eu…les poules faut finir par les tuers…
      j’ai bien hate de voir les hippies hipsters du plateau essayer de tuer leurs poules en pleurant.
      plus je m’imagine la scene, plus je suis d’accord!

    • Je croyais qu’il s’agissait d’un article sur la prostitution de clandestines de l’Europe de l’Est pendant le weekend de la F1 …

    • Suite: Vous semblez présenter seulement un côté de la médaille.

    • My God, faut avoir du temps à perdre. Des oeufs, ça coûte 2,49$ à l’épicerie… rajoute une piastre ou deux si tu les veux vraiment bio ! Me semble qu’il y a des causes alimentaires plus pertinentes à défendre que celle-là ! Je les nommerai pas, c’est trop long.
      Je trouve que l’idée d’avoir des poules dans son backyard urbain, c’est l’équivalent de se borner à passer l’après-midi à confectionner ses c**** de pâtes fraîches en cochonnant toute la cuisine. Peu importe où t’es dans la ville, vaut mieux marcher jusque chez Milano… c’est-tu pas magique, yé font pour nous autres !! Chacun son métier et les poules seront bien gardées !!

    • Je suis sur qu’il y a quelques colons qui vont se ramasser avec des coqs au lieu des poules (réf. Little Jerry Seinfeld) et qui vont réveiller le voisinage

    • Chats, chiens, cochon d’Inde, maintenant poules, après la chèvre, ETC. Quelle fouillis urbain… Dire qu’il y a des cours arrière dans cette grande ville qu’on ne peut à peine y placer une chaise longue…. Imaginons la suite. En plus, aussitôt que le coq va chanter à 5h du matin, tous les chiens vont se mettre à aboyer… QUELLE TRANQUILLITÉ. Mieux serait d’être 6 pieds sous terre que t’entendre tout ce tralalala.

    • tué ca dans l oeuf au plus cr,,,i,,,ss

    • mon DIEU que c est vrai ,,,,,,,,,,plus fou que ca ,t est quebecqois .on est reelement de calibre mondial sur ce plan .

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