
Je vous ai dit hier, dans ce blogue, que le nouveau film de Sex and The City ferait jaser, notamment à cause de son regard sur le voile intégral islamique et sur l’attitude des gens d’Abou Dabi face aux relations amoureuses…
Ça commence.
Nathalie Petrowski en parle dans La Presse ce matin ici.
Le National Post aussi, mais contrairement à Nathalie, n’apprécie pas le regard sur le voile et trouve les blagues de niqab du film déplacées…
Ce commentateur du Guardian de Londres, lui, trouve que le film n’aurait jamais dû être mis en scène à Abou Dabi, capitale des Émirat arabes unis, vu le bilan catastrophique de cet état en matière d’égalité.
Bref, ça y est. La discussion est démarrée.
Dans cet article, on souligne qu’il risque d’y avoir controverse au Moyen-Orient même et en fait, c’est un peu commencé. Le film n’a pas pu être été tourné à Abou Dabi, car, officiellement, on y trouvait le titre déplacé. Ni à Dubai, où l’action devait avoir lieu, à l’origine. (Détails sur cette saga aussi politique que cinématographique ici.) Il est même possible que le film ne soit jamais présenté à Abou Dabi (détails ici).
Autre élément du film que je n’ai pas mentionné dans ma note hier sur ce blogue et qui est effectivement provocateur (et tant mieux): la discussion ouverte de l’homosexualité d’un des hommes de chambre des quatre filles à l’hôtel de Abou Dabi. Mais en fait, depuis le début, Sex and the City est la consécration d’une certaine alliance sociale entre gais et femmes pour bousculer l’ordre établi… Et cela est plus clair que jamais dans ce dernier opus.
AJOUT: Les textes sur le regard que porte le film sur l’islamisme continuent d’arriver. Ici, dans Salon, on trouve le film injurieux.