
Benoit XVI en des jours plus calmes, en 2005, portant le camauro papal.
Photo Reuters.
Il y a l’Irlande, évidemment, mais aussi l’Allemagne, et puis l’Autriche, la Suisse, les Pays-Bas, le Brésil, l’Espagne… Et il y a eu l’Australie et les États-Unis, et le Canada… La liste des pays touchés par la sortie de l’ombre des victimes d’abus sexuels commis par des religieux catholiques ne cesse de s’allonger.
Ceci n’est pas une petite crise. C’est majeur. Des décennies, voire des siècles de secrets et de tabous qui éclatent enfin au grand jour.
Les premiers gestes d’excuse du Pape, comme cette lettre lue ce matin en Irlande, (autre article ici) peut sembler immense pour le Vatican, parce que dans son système à lui ce n’est pas coutume de d’excuser et d’admettre des erreurs. Mais vu de l’extérieur, c’est encore beaucoup trop peu. Car vu de l’extérieur, il est clair qu’il y a des problèmes majeurs structurels profonds avec cette Église, qui se doivent d’être regardés de front, en commençant par le célibat des prêtres. D’ailleurs, bravo à ce cardinal viennois, protégé du Pape, dit-on, d’avoir enfin lancé la question.
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