
Première chose qui m’est venue à l’esprit ce matin en apprenant la terrible nouvelle du terremoto au Chili: là aussi, on a plein d’amis.
Comme pour Haïti, le Chili a une connexion toute spéciale avec Montréal. Amis, voisins, collègues… Les Chiliens sont partout ici, notamment à cause de tous ces exils après le coup d’état de 1973 contre Allende, qui a fait fuir des gens de toutes origines sociales, intellos, cuisiniers, cols bleus, qui sont venus rejoindre tout le monde ici…
Si j’étais à Montréal aujourd’hui, j’irais me chercher quelques empanadas au Refugio, sur le boulevard Saint-Laurent, tenu par des Chiliens. Quand des catastrophes comme ça arrive, c’est toujours la première chose à laquelle je pense pour montrer mon appui, vouloir partager un repas, ou quelque chose comme ça. Je dis ainsi “Je veux vous encourager, manger comme vous. Être au même endroit pendant un instant.” J’en profiterais pour demander des nouvelles de la famille des proprios, en parlant l’espagnol à tâtons. Chez El Refugio, qui porte bien son nom, on est très patient avec les hispanophones amateurs comme moi.
C’est une copine d’université, Alejandra, dont les parents avaient fui le pays à l’arrivée de la dictature de Pinochet, qui m’y a amenée pour la première fois, au milieu des années 80. “Ici, c’est vraiment comme au Chili”, m’avait-elle affirmé. Avec les olives douces, les oeufs durs.
Si vous voulez être branché directement sur le Chili, il y a Twitter, évidemment. Suivez @cruzrojainforma pour les nouvelles officielles de la Croix-Rouge, en espagnol. Ou @CarmenFR pour des tweets en direct, en français. Je vais essayer de bâtir une liste de gens à suivre. Moi je suis à @mclortie Voici la liste du New York Times en attendant.
En terminant, bonne blague sur Twitter ce matin de @ramhaiti, un twitteur haitien: “Eh, Pat Robertson, j’imagine qu’il y a trop de voudou au Japon et au Chili !!!”
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