
Difficile de rejoindre les mamans, qui se fient les unes aux autres plus qu’aux pubs quand vient le temps d’acheter. Photo Alain Roberge, La Presse.
Super dossier de ma collègue Silvia Galipeau, ce matin dans le cahier Vivre de La Presse, sur les opérations de séductions commerciales menées par les grandes sociétés auprès des mères blogueuses.
Car avec leur popularité et surtout leur lectorat crucial et difficile à atteindre pour les publicitaires, elles constituent une porte d’entrée enviée.
Voilà des années que les publicitaires cherchent à infiltrer le très lucratif monde des mères de famille. «Aux États-Unis, les mères contrôlent 2100 milliards de dollars. Ce sont elles qui font 85% des achats pour leurs foyers», explique Maria T. Bailey, auteure de plusieurs livres sur la question (Trillion Dollar Moms, Mom 3.0, etc.) en plus de consacrer un blogue à ce sujet (Marketing to Moms). Or, les femmes n’achètent pas nécessairement ce qu’elles voient à la télé ou dans les publicités, explique-t-elle. Avant de sortir leur portefeuille, elles vont interroger leur entourage. «Les publicitaires ont toujours su que les mères fonctionnaient beaucoup par le bouche à oreille, sur le terrain de jeu, par exemple, poursuit l’analyste. Or, grâce aux blogues, les publicitaires ont enfin accès à ce terrain de jeu!»
Les sociétés leur envoie donc des produits à tester, les invite à des voyages de presse… Aux États-Unis, le gouvernement a même dû établir des règles pour encadrer ces pratiques, histoire d’imposer la transparence et d’empêcher la publicité carrément déguisée.
AJOUT Étude qui paraît ce mois-ci dans le Journal of Consumer Marketing
In a new study of consumer behavior, researchers surveyed 543 male and female
wine consumers who were purchasing wine for themselves or as a gift.
According to Nelson Barber, an associate professor of hospitality management at
the University of New Hampshire, and colleagues, women were more apt to ask
friends or family members for advice about making a purchase, while men were
more likely to turn to impersonal sources for information, such as published
materials.