Marie-Claude Lortie

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  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Mercredi 30 décembre 2009 | Mise en ligne à 23h55 | Commenter Commentaires (29)

    Merci Michelle Lang (ajout)

    michelle-lang.jpg
    La journaliste Michelle Lang, en train de soutirer quelques commentaires à Ralph Klein. Photo Reuters.

    Je termine une triste soirée, assommée par la mort de notre collègue journaliste Michelle Lang en Afghanistan.
    Non, je ne la connaissais pas personnellement, ne l’avais jamais rencontrée. Mais elle met un visage sur un risque que l’on connaît en théorie mais si peu, en réalité, ici, au Canada. Tout un coup de réveil-matin en plein visage en pleine brunante enneigée, paresseuse et vacancière.

    Soirée triste et pensive, car la mort de la journaliste du Calgary Herald, tuée alors qu’elle couvrait la présence militaire canadienne au sein du conflit en Afghanistan pour son journal et pour tout le réseau CanWest, nous oblige à réfléchir sur le sens du devoir. (Lire la chronique de son collègue Don Martin à ce sujet)
    Sur le sens à donner à sa présence là-bas, à ce sacrifice terrible. Devant ce genre d’horreur on a envie de dire que ça ne vaut pas la peine. Que perdre sa vie pour quelques papiers, c’est trop fou. Mais peut-on cesser de couvrir la guerre ? Peut-on cesser de rapporter ce qui s’y passe quand d’autres vies sont en danger 24/7… ?

    L’autre réveil brutal, c’est celui qui nous fait apprécier notre confort, ici. Plongés dans les relents de fêtes de famille, peut-être parfois trop souvent indigestes, mais ensevelis sous les cadeaux, chaudement installés au coin du feu, autour d’une table, dans un resto, devant la télé, avec nos enfants, notre chien, nos amis, notre amour, nos proches, maudit qu’on est chanceux. Chanceux d’avoir tout ça.

    Chanceux de ce confort. Chanceux aussi pour la démocratie, celle qu’on essaie, péniblement, d’organiser là-bas et qu’on a bel et bien, aussi nulle puisse-t-elle sembler parfois.

    La mort de Michelle Lang est d’une tristesse infinie. Mais il y a quelque chose d’incontournable et d’important dans ce qu’elle nous dit, alors qu’on s’apprête à commencer une nouvelle année.

    Merci Michelle.

    Et mes plus sincères condoléances en mon nom et au nom de bien des journalistes québécois, j’en suis certaine, à sa famille, son fiancé, ses collègues, ses proches.

    AJOUT: Ma collègue Michèle Ouimet, qui est allée je ne sais plus combien de fois en Afghanistan,
    écrit ce matin sur la mort de la journaliste canadienne. Son texte ici.


    • Pour faire la balance, il faudrait maintenant nous fournir la liste des travailleuses afghanes en devoir tuées par des canadiens depuis 2002. Mieux, on devrait nous dire deux chiffres: le montant que ça coûte depuis 2002 et le nombre de personne qu’on a tué à date. On ferait la division et cela nous donnerait le nombre de centaines de milliers de dollars que nous coûte le meurtre cynique et absurde et indifférent et non-mediatisé d’un(e) seul(e) et unique afghan(e)…

      Tous les correspondants de guerre sans exception travaillent pour la propagande de mon ennemi, l’armée

      http://ysengrimus.wordpress.com/2008/04/29/larmee-ennemie-de-la-societe-civile/

      Ce n’est pas du devoir, ça. C’est de la collusion.
      Paul Laurendeau

    • Merci aussi à Stephen Harper qui n’aura qu’à dire ”nos sincères condoléances” et retourner à ses festivités de fin d’année qu’il vient d’étirer jusqu’au mois de mars 2010..

    • Bizarre qu’on ne parle jamais des civils Afghans tués par les soldats de la coalition. Peut être qu’on ne les considère pas comme étant des êtres humains? Qui donne ses condoléances aux familles Afghanes? Je comprends les Afghans de vouloir chasser les soldats étrangers de leurs pays.

    • Le Canada pousse nos militaires et nos journalistes dans un territoire hyper-piégé et dont la finalité est de détruire la vie humaine. Depuis plus de vingt-cinq ans le sang coule presque comme un torrent sur le territoire Afghan et tous les militaires érangers y ont vécu l’enfer. Que faisons-nous là? Ça relàve du mystère, mais nous payons une facture telle que l’on pourrait nourrir nos enfants d’ici qui n’arrivent pas toujours à se nourrir convenablement. Des journalistes ont même avancé que ces enfants mal nourris ici dans notre Canada seraient au nombre d’au moins 1 million.
      Dans cette aventure de mort en Afghanistan c’est que nos militaires vont se donner corps et âme pour tenter l’impossible. Nous devrions les encourager et les bénir. Au lieu de cela, les citoyens sont indifférents et quand ils reviennent avec des blessures physiques ou psychologigue, c’est le Gouvernement le premier qui les ignore et les laisse à leur sort au retour.
      Messieurs et mesdames les militaires, rassurez-vous, à votre retour le Gouvernement qui est votre employeur va trouver des moyens pour vous oublier et hélas dans la population, peu de gens ne se souviendront de ce que vous aurez fait pour eux, pour le pays et pour la conservation de notre démocratie si chère.
      Toutes mes condoléances à ces personnes décédés d’une manière aussi ignoble.
      Gilles Pelletier, Québec

    • @gillesfpelletier

      Est-ce qu’il y a conscription? Non? Alors j’ai pas de pitié pour quelqu’un qui s’est engagé en toute connaissance de cause. Quand tu signes avec l’armée, tu dois t’attendre à aller au combat. Donc, de mourir. Moi j’ai choisi de travailler dans un bureau car aller me faire tuer ça me tente pas. C’est plate pour eux, mais j’ai pas de pitié.

    • Merci Mme Lortie de nous donner l’occasion de débattre de la couverture de la guerre par nos médias.

      Je sais qu’un journaliste a toujours de la difficulté à refuser une affectation, même si le risque ne vaut pas la chandelle. Pourtant je pense, comme Michèle Ouimet, qu’il y a des risques inutiles.

      C’est excitant d’aller se promener en char d’assaut, mais si on n’y va pas les citoyens seront-ils réellement moins bien informés ?

      La réponse est non. Il y aura un article sulfureux de moins… quelque copies de moins de vendues, mais cela vaut-il la vie de cette journaliste ?

      Pour les patrons d’entreprises de presse, tout est bon pour faire vendre, même sacrifier des journalistes… peu importe si ça fait un bon show.

      Il y a d’autres façons de rapporter ce qui se passe. Michèle Ouimet en est un bon exemple.

      On doit parfois prendre des risques si l’évènement est important, mais aller volontairement à l’endroit le plus dangereux du pays, un véhicule de patrouille, juste pour un papier d’ambiance, non.

    • Mais,qui a demandé aux journalistes de nous “informer” à ce point?
      Son petit tour en blindé était sans aucun intérêt public.Un “trip” de journaliste…c’est tout.
      Et puis,moi aussi j’attends le compte des Afghans que nos valeureux soldats ont tués chez eux,sur LEUR terre.

    • Elle ajuste son casque avec les yeux d’une jeune femme heureuse. Quatre militaires remplient de vie et de jeunesse. Tous morts par une bombe ARTISANALE et combien d’autres avant eux. Pourquoi “bombe artisanale”, elles sont fabriquées et ressemblées en quelque part. D’où viennent les pièces, de quel pays? Peut-on arrêter les fournisseurs? Est-ce que l’on connait vraiment nos ennemis? J’ai lu le texte de Mde Ouimet ce matin et elle a parfaitement raison dans son raisonnement.

    • Bonjour,
      Pour aller en Afghanistan il faut avoir une excellente santé et de préférence être jeune. C’est une infinie tristesse d’apprendre qu’autant de belles vies soient si bêtement fauchées. L’Afghanistan est un immense asile dirigé par des corrompus. À qui faire confiance là-bas? À personne. Des soldats de l’armée afghane équipés, entraînés, payés et “combattant” à côté des nôtres sont des Talibans. Sortons au plus vite de cet enfer avant qu’une autre partie de notre jeunesse périsse encore inutilement. Les fleurs, les messages de sympathies et les cérémonies bien organisées sont nécessaires dans ces pénibles moments. Mais le vide laissé par le départ d’un être cher, disparu dans un pays aussi lointain, ne sera jamais comblé. Les parents durement éprouvés en parleront leur vie durante.
      Gaston Langlais – Gaspé.

    • La mort de madame Lang et des soldats canadiens me donnent un pincement au cœur, quel gâchis. Mais d’un autre côté, personne ne les pousse à allez dans un endroit aussi dangereux, pourquoi étaient-ils là, l’aventure? L’argent? Personne ne me fera croire que c’est pour sauver la veuve et l’orphelin. Le soldat de combat s’engage et s’entraîne pour tuer, il doit donc s’attendre à un retour de l’élastique, madame Lang a joué à la roulette russe et a perdu.

      Mais est-ce que sa mort en valait la peine? Oui. Imaginé ce que serait un conflit si personne ne couvrait et contait les atrocités commises. Sans journaliste, personne ne rapporterait les cas de torture et les abus commis par certain soldats. Qui aurait alerté le monde sur les épurations ethniques en Bosnie si les journalistes n’avait pas été présent? Le journaliste est la soupape de sécurité dont nous avons besoin pour contrer les abus des bourreaux, des menteurs, des voleurs et les abuseurs.

      @ Misère, accuser seulement Harper, c’est vraiment trop facile, Jean Chrétien a engagé les troupes canadiennes, Paul Martin a réclamé la région la plus risquée. Certes, Harper voulait l’engagement, mais Ignatieff, Martin et chrétien voulait tous la même chose, le bloc même s’il crie comme un putois à donner son accord.

    • @misere : Non, remerciez plutôt Paul Martin d’avoir envoyé là-bas nos soldats. Pas Harper !!!

      Sinon, mes sincères condoléances à la famille de Mme Lang. Merci pour tout ! R.I.P.

    • Ce sera sans doute l’occasion pour certains bien-pensants de vomir sur la “vilaine armée abrutie et sanguinaire”, mais pour côtoyer certains d’eux professionnellement, je sais pertinemment que les p’tits gars et p’tites filles qui sont envoyés en mission le font dans l’esprit absolument sincère de sortir Afghans et Afghanes de leur misère. À bien des égards, les militaires remplacent la diplomatie absente et font un boulot colossal pour tisser des liens, éduquer, et reconstruire un pays. Qu’on approuve ou non la décision (avalisée par l’ONU, rappelons-le) d’intervenir en Afghanistan, on doit quand même le respect à nos jeunes qui sont là-bas – et éviter de vomir sur tout ce qui ressemble à du kaki. Et puis… “Si vous n’êtes pas derrière nos troupes, sentez-vous libre de vous tenir devant” (If You Don’t Stand Behind Our Troops, Feel Free To Stand In Front Of Them).

    • J’avoue que j’ai de la misère a éprouver de la tristesse pour ca. Je veut dire, personne l’a obliger a aller couvrir cette guerre, elle a décider d’y aller, peut etre ronger par l’ambition, mais c’était sa décision, je trouve ca triste pour sa famille par exemple. Au Québec, on a eu Jean Pierre Charbonneau et Michel Auger qui ont été victimes d’attentats, les réactions étaient différentes, pas autant de tristesse que de révolte, comment dans une démocratie, des attentats contre des journalistes peuvent arriver ?

    • Pendant ce temps les politiciens supposés nous représentés nous disent avec le grand sourire dans la face qu’ils nous ont mentient et ils en rient.Et nous ont devraient aussi en rire.J’ai regardé hier Jean René Dufort qui passait en revue l’épouvantable année 2009. Monique Forget qui disait en riant que son écran de radar qui la guidait au début de 2009 et qui lui disait que tout allait bien où irait bien c’était une joke.Jean Charest qui opiniait du chef ces déclarations en riant. Comme c’était drôle. Des menteurs qui rient.À deux mains dans l’assiette au beurre qu’ils se patagent entre initiés.Ha! Ha! Comme c’est drôle. La démocratie à besoin des gens qui doivent aller constater pour nous où se cache la vermine et les menteurs. Les journalistes sont très important pour protéger les bons et démasquer les méchants. Mes symphaties à la famille et au confrères et consoeurs de Mme Lang.

    • À vous tous ci-haut, pauvre de vous. Il est facile de critiquer assis devant un ordinateur n’est-ce pas? Si seulement vous iriez sur le terrain que pour quelques jours et vraiment voir ce que nous faisons là-bas, vous changeriez peut-être d’idée. Je suis militaire et j’ai participé à quelques missions et j’en suis fier du bien que nous avons fait aux gens qui crevaient de faim et qui étaient sur le point de mourir mais ca vous en parlez pas tout simplement parce que vous n’êtes pas au fait des choses qui se passe sur le terrain. Mais, pkoi perdre mon temps avec des gens comme vous qui croyez savoir tout et j’inclus ysengrimus qui lui semble détenir toujours la vérité sur tout. Allez, retournez à vos ordinateurs pis continuer à chialer sur les choses que vous ne connaissez pas, comme cela, vous allez vous sentir comme un King pis vous sentir important envers les gens qui vous aiment et vont voir en vous un idole.

    • Le métier de soldat comme le métier de journaliste accompagnant des soldats dans une zone de guerre comportent toujours de sérieux risques. Des risques assumés. Des métiers qui sont très nobles. Mais ce genre de noblesse n’est guère reconnue de nos jours, d’autant plus que les raisons de la guerre en Afghanistan ne sont pas très claires. Certainement pas aussi claires que lors la Seconde Guerre Mondiale. Mais souvent les guerres sont ainsi, ambigües. Mais le métier du soldat qui doit remplir sa mission en dépit de tout demeure noble. Comme celui du journaliste de guerre. Ces personnes méritent notre respect et notre gratitude. Merci, et condoléances aux familles et amis. Qu’ils ne soient jamais oubliés.

    • Supposons que la guerre en Afghanistan ne soit plus couverte par les journalistes à partir de demain matin sur ordre officiel du Gouvernement. Que se passerait-il au juste ..? Vous croyez sincèrement qu’on en parlerait plus ? Où qu’on n’aurait droit qu’à des publi-reportages bidons et des affiches de soldats canadiens tenants des enfants afghans souriants dans leurs bras avec le casque du soldat (trop grand) sur la tête ? Avec comme entête : “Le Canada, l’idéal du monde” en première page ..? Et que du jour au lendemain, les gens que vous croisez sur St-Denis vous diraient : “Ah, le Canada, quel pays brave et résolu. Je suis si fier que mon pays donne aux Afghans l’espoir et le soutien auquels ils ont droit.” ..?

      Ben non, c’est pas ça qui se passerait …

      Nous aurions accès à des blogues de civils qui vivent quotidiennement la situation là-bas. Nous aurions accès à des gigs de clips vidéo amateurs d’opérations militaires envoyés par des civils quotidiennement.

      Nous aurions des entrevues avec des ex-soldats qui ont quittés la zone qui en ont contre l’armée et qui dénonceraient des agissements discutables ou des sujets laissés volontairement dans l’ombre. On en dénicherait un par semaine.

      On aurait des entrevues téléphoniques avec des travailleurs humanitaires qui sont là-bas ou qui ont quittés le pays depuis peu.

      On aurait des entrevues avec des réfugiés qui ont fuit le pays.

      On aurait des photos satellites des zones chaudes avec explications savantes sur les déplacements des combats par des experts.

      On aurait une floppée de “ogues”, psychologues, sociologues, islamologues (oui, ça existe), ..etc, sur RDI, à Christiane Charest, au 98.5 FM, 7h am, à midi, à 21h pm, …, pour nous expliquer savamment cette guerre.

      Non, une fille de Calgary de 34 ans qui n’a jamais mis les pieds là n’avait pas d’affaire à aller y mourir pour nous informer.

      La raison pour laquelle une fille de mon âge qui s’y connait pas plus que moi en matière de guerres modernes au moyen-orient et qui est allé y crever pour m’informer, c’est que les grands journaux, pour obtenir du volume de vente et gagner de la crédibilité, veulent des images et des phrases chocs EXCLUSIVES.

      SVP les journalistes, n’allez pas crever là-bas pour m’informer. Je n’ai pas besoin de vous pour ça.

      Je suis très triste pour le sort de cette journaliste. Mais elle y est allé de plein gré. Pour des raisons qui lui appartiennent.

    • Franchement! D’habitude je ne suis que très peu sensible aux émois de Marie-Claude Lortie, mais cette fois-ci, non.
      Il est ÉVIDENT que la mort d’une collègue collègue canadienne l’affectera davantage que celle de “travailleuses afghanes” (ysengrimus, 07h16), de civils afghans (BaghdadBob, 09h45).
      Donc, plutôt que de faire le procès de la mission afghane, mandat qui vous dépasse très largement chers internautes, respectez plutôt les sentiments et la peine de Mme Lortie. et réservez vos opinions pour un blogue plus approprié.

      Je partage et je comprends votre peine Mme Lortie. Le sacrifice de Michelle Lang (et de nos militaires) est noté et apprécié en ce début d’année 2010.

    • Toutes mes sympathies à la famille, ainsi qu’aux journalistes.
      Ce n’est jamais plaisant de perdre l’un des nôtres.
      Quand aux chameaux qui déblatèrent sur ce blog, puis-je aimablement leur rappeler que René Lévesque était lui-même un reporter de guerre sur le terrain, et j’en suis fier!

    • @BaghdadBob…[Est-ce qu’il y a conscription? Non? Alors j’ai pas de pitié pour quelqu’un qui s’est engagé en toute connaissance de cause] …

      Quelle ignominie! Quelle bassesse humaine! Essayer, si vous en êtes capable de regarder au-delà du contexte politique et cessez de cracher ainsi sur la tombe d’un soldat, d’une journaliste, et toutes autres qui sacrifièrent leur vie, car il croyait faire une différence et non l’indifférence absurde comme vous.

      Dans le confort et la sécurité de mon foyer, j’emmerde la société avec mes frustrations, car je suis un incapable dont la seule force est de vomir sur mon prochain.

    • @Ysengrimus & BaghdadBob, me semble que ce n’est pas le moment là… Un peu de retenue s.v.p. Le sujet n’est pas de parler de cette foutue guerre, mais de rendre hommage à une journaliste, une collègue, qui a perdu la vie…
      P.S. @Quelennui, je vous seconde donc entièrement!

    • Je respecte vos sentiments Mme Lortie mais pourrait-on remettre les choses en perspective.

      Mme Lang est morte non pas parce qu’elle était journaliste mais bien parce qu’elle se trouvait à bord d’un véhicule militaire canadien. Victime ? Certainement pas. Lorsque les journalistes acceptent de se laisser embrigader au sein d’unité militaire, ils perdent toute immunité !

      Que vous pleuriez la mort d’une femme innocente, ça va de soi. Mais de là à pleurer la journaliste, faudrait pas charrier ! Ce serait un manque de respect envers les journalistes qui pratique leur métier loin des militaires et prennent de vrais risques pour nous présenter l’envers de la médaille et pas juste faire des reportages qui nous présentent la réalité vécue par les soldats.

    • @quelennui

      Au contraire je trouve que ysengrimus frappe en plein dans le mille. Cette empathie à deux vitesses est finalement assez suspecte. Cette sososolidarité journaliste-féministe au détriment d’une solidarité et empathie véritable envers les victimes afghane est sordide.

    • Chaque fois qu’un “des nôtres” meurt là-bas, je pense aussi aux milliers de civils, enfants, vieillards, hommes et femmes Afghans morts dans le plus grand anonymat.

      Que tous ces gens puissent reposer en Paix et (égoïstement) que leurs familles ne songent pas à les venger.

    • Lu sous la photo de Cyberpresse cet après-midi:

      ”Des soldats et une membre du personnel diplomatique canadien transportent le cercueil de la journaliste Michelle Lang lors d’une cérémonie tenue le 1er janvier à l’aéroport de Kandahar”

      Elle n’était pas réprésentante du gouvernement canadien ni ne faisait partie de l’armée canadienne. Question: C’est quoi l’idée de la faire transporter par ”une membre du personnel diplomatique canadien” et surtout qui a eu la brillante idée d’envelopper son cercueil dans le drapeau canadien? Je considère que ce privilège doit être réservé aux soldates et soldats morts en service et non aux tourristes qui choisissent de se rendre là-bas et qui choisissent d’embarquer dans les véhicules.

    • BOSTON:

      Je ne savais pas que la “mission” en Afghanistan était une mission humanitaire.

      J’imagine que les afghans ne s’en sont pas encore rendu compte.

      Je croyais que la mission consistait à nettoyer quotidiennement de bombe la route de Kandahar. Combien de convois de nourriture avez-vous envoyés chez vos victimes? bonnes ames.

    • Couvrir la guerre, en tant que journaliste, suppose qu’il est possible de mettre sa vie en péril.
      Madame Lang connaissait sans doute très bien les risques qu’elle courait, dans ce pays déchiré par la guerre.

    • @quelennui 2 janvier 8h46

      “Il est ÉVIDENT que la mort d’une collègue collègue canadienne l’affectera davantage que celle de “travailleuses afghanes” (ysengrimus, 07h16), de civils afghans (BaghdadBob, 09h45).”

      … ou de soldats canadiens. En fait je retiens de cette effusion aussi légitime que partielle que la vie d’un occidental vaut plus que celle d’un citoyen éloigné, et que celle d’une femme vaut plus que celle d’un homme. Et bien sur celle d’un collègue, plus que celle d’un quidam imaginez alors une femme journaliste ! Conséquemment, elle aura eu droit à une descente d’avion sous le drapeau, comme si elle avait risqué sa vie au combat, i.e. pour défendre la démocratie ou les intérêts nationaux, plutôt que pour vendre de la feuille de chou. Loin de moi l’idée de déconsidérer son oeuvre, sa vie sa mort ou la peine de sa famille et de ses amis, mais j’offre la même compassion aux familles des soldats qui ont égale valeur à mes yeux à moi.

    • @ grafco. Je n’ai jamais dit que la mission en Afghanistan était humanitaire. Ce que j’ai dit est le fait que la télé ne montre que ce que les gens veulent voir, du sang et des cerceuils. Malheureusement, les militaires accomplissent beaucoup plus que cela entre autres, aider à construire des écoles, secourir les gens en détresses, surtout les enfants, les personnes agées et les femmes, sécuriser les zone sinistrées et j’en passe. Et oui, j’ai envoyé de même que certaines écoles de Gatineau de la nourriture et du linges pour les gens de ce pays car MOI je sais de ce que je parle et de ce qui se fait là-bas. Alors, continue d’être sarcastique dans tes commentaires mais cela prouve juste une chose soit ton côté ignorant de la chose. Continue de vivre dans la ouatte mon ami. Mais une petite question pour toi comme ca. Mettons qu’un jour le Québec devient souverain et que le Canada envahi le Québec et que ce pays est dans la merde juste au cou, est-ce que tu aimerais voir les militaires de d’autres pays venir à votre secours?

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