Marie-Claude Lortie

Marie-Claude Lortie - Auteur
  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Mardi 29 septembre 2009 | Mise en ligne à 11h28 | Commenter Commentaires (52)

    Viol, justice et festival

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    Au festival de Zurich, on manifeste son appui pour Polanski. Photo AP
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    “Le passé vous rejoint…” Un homme, à Zurich, manifeste son désir de voir Polanski poursuivi. Photo AFP

    Retour sur l’affaire Polanski ce matin dans le journal.

    Voici ma chronique, où j’explique pourquoi Polanski méritait d’être arrêté.

    En lisant ce commentaire d’un internaute, publié hier sur ce blogue, je me dis qu’il était vraiment important qu’on rappelle les faits dans cette sordide histoire, faits terribles qui ont été oubliés avec les années.

    Je ne suivais pas vraiment cette histoire… Juste un peu avec la moitié d’une oreille comme toutes les nouvelles qui ne me touchent pas et qui m’intéressent pas. J’avais l’impression que la fille de 13 ans étais amoureuse du gars et avait apprécié cette aventure avec un homme plus vieux, donc qu’elle étais consentante. Même si une fille de 13 ans n’est pas assez mature pour être consentante pour une chose de la sorte, je me disais futilement, personne a vraiment souffert là-dedans…
    C’est ce que les nouvelles donnaient comme impression.
    Et là, je m’aperçois que c’est un pur viol avec de la drogue administrée pour pouvoir le perpétrer. Non mais c’est dégueulasse. Imaginez si ça arrivait à votre fille. Et c’est là que vous saisissez toute la gravité de cette action, qu’elle soit consentante ou pas…

    On remarque aussi, dans le commentaire, qu’il y a quand même encore bénéfice du doute sur le consentement… Là encore, le temps a gommé la réalité et créé une fausse impression. Pourtant, il a toujours été clair que la victime n’avait pas donné son consentement. Et encore aujourd’hui, elle le répète. Croyez-vous que la Justice américaine, en 1977, aurait poursuivi le dossier sinon ?

    Voici aussi la chronique de mon collègue Marc Cassivi, qui est choqué de la forme qu’a pris l’arrestation, en plein festival. Il est vrai que c’était symboliquement à tout le moins un bien mauvais moment pour poser le geste. Surtout que Polanski a une maison à la montagne en Suisse, où il allait régulièrement. Il aurait pu être épinglé à bien d’autres occasions. Cela dit, il fallait que le gars soit arrêté, chose choquante en soi, mais nécessaire. Avoir un immense talent de cinéaste ne donne pas le droit à quiconque de droguer et de saoûler une fillette de 13 ans pour ensuite la sodomiser, sans son consentement. Mais est-ce vraiment nécessaire de le préciser ?


    • Je trouve beaucoup plus choquant le laxisme et le laisser-aller des agences des différents pays ou il a séjourné depuis son exil que son arrestation… Il est grand temps qu’il fasse face à la justice. Etre célèbre et désiré des élites (françaises notamment) ne devrait pas permettre l’immunité.

    • Je me fait l’avocat du diable ici…

      Cette histoire date d’il y a très longtemps et les faits ne sont pas très connu. Vaut mieux se garder “une petite gène” avant de poser un jugement sur ce qui s’est passé à l’époque.

      Aux dernières nouvelles, le témoignage d’une victime n’est pas une preuve en soit. Il faut d’autres témoignages, d’autres faits qui collaborent ce témoignage avant de le considérer comme tel.

      On peut aussi se demander : Pensez-vous que les procureurs auraient fait un “deal” avec Polanski si la preuve avait été si accablante ?

    • Vous avez mis le doigt sur le problème: la nouvelle est traitée, même par les médias sérieux et j’inclus le TJ de radio-canada, comme s’il s’agissait d’une affaire de moeurs.

      La couverture des médias donne l’impression que la mineure était consentante! Incroyable. Les médias refusent obstinément d’utiliser le mot “viol”.

      Un viol, un verdict de culpabilité, un fugitif… voilà tout ce que cautionne la belle communauté artistique de la planète. Là, comme à la FTQ construction, la solidarité prime sur la loi et la justice.

    • Ne discutons pas des circonstances de l’arrestation actuelle de Polanski. L’homme a commis un crime sexuel grave et avoué il y a tentre ans. Il s’est enfui avant sa sentence finale. Rien de bien honorable. Polanski n’est pas au-dessus des lois, il ne bénéficie pas d’un régime d’exception. Que justice légale soit rendue. Dura lex, sed lex(la loi est dure, mais c’est la loi). La loi est censée égale pour tous et toutes, tel est le principe de la règle de droit. Les très rares exceptions au principe sont prévues par la loi elle-même.

    • Apparemment, oui, il est nécessaire de le préciser, Mme Lortie. Je suis vraiment abasourdi par les appuis que Roman Polanski reçoit. Enlevez-lui sa notoriété et personne ne défendrait un cinéaste “ordinaire” d’avoir drogué et violé une adolescente de 13 ans.

    • Tout ce battage a pour moi une seule résonnance : il est évident que le viol n’est toujours pas considéré comme un véritable crime. Il suffit d’un doute envers la victime (et non envers l’accusé) pour que le viol devienne un acte consenti voire désiré, et ce, peu importe l’âge de l’agressé(e).

      On pousse des hauts cris pour faire condamner des crapules comme Lacroix parce qu’il a volé de l’argent. Mais c’est trop souvent le silence qui entoure les cas de viol. Pas de surprise là, car dans nos sociétés, l’argent c’est tout, alors que l’être humain…

    • Ce que j’ai du mal à comprendre dans cette histoire, c’est POURQUOI la justice américaine ne l’a pas poursuivi et repris beaucoup plus tôt … 30 ans après, c’est une farce !!! Quant à la France, c’est le pays où il est né. Alors non, vraiment, j’ai beaucoup de mal à comprendre ce qu’a fait la justice américaine en regard de Roman Polanski toutes ces années !!! Ce viol est odieux et faut battre le fer quand il est chaud, dit l’adage … mais 30 ans après … ça me fait penser aux nazis arrêtés jusque dans les années 90 … ils étaient vieux … mais ils ont tué … et lui, Polanski, il n’a pas tué … il a au contraire perdu sa mère dans un camp de concentration, encore enfant ! Sa femme Sharon Tate, assassinée … il y a de quoi déranger quelqu’un ! j’aime Polanski mais je souhaite que justice se fasse et je me répète … qu’ont fait les autorités américaines durant ces 30 ans ???

    • @fred1977: Vous semblez ne pas le savoir, mais Polanski a été jugé coupable! Il a déserter avant de recevoir sa sentence.

    • @ Seline

      ”Tout ce battage a pour moi une seule résonnance : il est évident que le viol n’est toujours pas considéré comme un véritable crime. Il suffit d’un doute envers la victime (et non envers l’accusé) pour que le viol devienne un acte consenti voire désiré, et ce, peu importe l’âge de l’agressé(e).”

      Je ne suis pas d’accord, le problème ici repose, il me semble, sur le malaise qu’éprouve certains à admettre ce que Polansky a fait. Ce malaise ou cette négation / banalisation du viol qu’a commis Polansky est unique et ne saurait-être appliqué à la manière dont on traite l’ensemble des viols au Québec, aux États-Unis ou en Europe.

      Le viol est un crime inacceptable, plusieurs ouvrages traite des effets psychologiques, des traumatismes qu’un viol entraîne chez la victime. Par plusieurs il est considéré comme un type de ”meurtre psychologique”. Il figure parmi les pire crimes selon moi, encore plus lorsque des enfants sont en cause. Je ne vois pas comment le traitement de cette cause en particulier prouve qu’on ne reconnaît pas le viol comme un crime.

      Par contre je suis d’accord sur le fait que les peines pour crimes contre la personne devraient entraîner des sentences plus sévères et représentatives de la gravité des actes commis. On connaît tous le cas du Guy Cloutier… terrible selon moi le message que l’on envoie. Il faut tout faire pour faciliter la dénonciation des agressions sexuelles parce que j’ai l’impression que souvent les victimes ressentent une certaine honte face à ce qui leur est arrivé, il doit être vraiment difficile d’aller témoigner. Il y a t-il des organismes qui facilitent le témoignage de victimes ?

    • Que l’histoire soit jeune ou vieille, que la fille ait 13 ou 79 ans, qu’il y ait coups et menaces ou non. NON C’EST NON!!! La seule chose qui soit bien claire dans cette affaire c’est que la jeune fille a bel et bien dit non, à plusieurs reprises. Je crois qu’on ne répétera jamais assez. Jamais assez.

    • @seline

      Vous avez tout à fait raison de dire que le viol est considérer comme un crime plus «léger».

      Dans notre société (et surtout nos juges) considèrent TOUJOURS les crimes d’argent plus graves que les crimes de sang ou les crimes contre la personne. Pourquoi ? Parce que, dans l’ultime, la valeur qui compte vraiment c’est l’argent, pas la vie humaine.

      Les gens se souviennent toujours des pertes d’argent ou du vol de leur argent, des amendes reçues, des pensions alimentaires versées à contrecoeur mais rarement se souviennent-ils des enfants violentés, des personnes handicapées à vie à cause d’un saoulon, des femmes battues et abattues, pas du tout. Ça, les journaux en parlent 2 ou 3 jours après c’est fini. Compter le nombre de grand titre au sujet de Lacroix, et compter le nombre de grand titre au sujet du viol de yyyyyy n’importe quelle fille… voyez par vous-même !

      Et au risque de me répéter :

      je crois que Polanski devrait être jugé pour le crime qu’il a commis, la loi c’est la loi et tous sont tenus de s’y conformer et ce n’est pas parce que le crime est ancien qu’il faut l’oublier.

      Mais BÉMOL, je crois que, au moment de prononcer sa condamnation il serait équitable de prendre en compte les souffrance multiples : l’internement de camp de concentration, son passé horrible à Crakovie, la perte de sa famille si tôt dans sa vie, l’assassinat de son épouse (ce qui a certainemnet dû contribuer à le déstabiliser pour un moment ) et de son enfant. On ne peut pas vivre tout ça en une vie et en ressortir indemne, je ne le crois pas.

      Je crois que ces multiples factuers ont du peser lourd sur l’état mental de cette personne et donc, lui accorder des circonstances atténuantes serait selon mon jugement personnel de bon aloi. Il a aujourd’hui 76 ans, je ne pense pas qu’il soit en état de récidiver et qu’il soit possiblement quelqu’un de dangereux pour qui que ce soit, il serait bien inutile que la société se venge de lui de manière sauvage.

      Juger et condamner, oui, mais en tenant compte des circonstances atténuantes

    • Le plus surprenant là-dedans c’est la décision de poursuivre Polanski 30 ans trop tard alors que le système pénal californien est dans la m…. jusqu’au cou. Ils comptent libérer 40 000 prisonniers pour faire de la place dans les prisons, toutes leurs prisons font d’important déficits (ce sont des organismes privés aux USA), etc.. etc… Et ils dépensent le peu d’argent qu’ils ont pour rapatrier un vieux de 76 ans aujourd’hui inoffensif pour la société?

      Que cette histoire porte sur le viol, le meurtre ou la fraude, c’est une erreur de jugement.

    • @fred1977 ,

      Un témoignage a toujours été une preuve! En tout temps. Une excellente preuve d’ailleurs, celle sur laquelle repose le plus souvent le système de justice tant criminel que civil. Celui de la jeune victime de Polanski était appuyé par d’autres preuves dont l’aveu de Polanski lui-même qui a plaidé coupable doit-on le rappeler.

      Ce qu’il faut comprendre du cas Polanski c’est que la cause a déjà été entendu, son procès a déjà eu lieu, tout ce qui est arrivé est déjà connu (même si le procès a été court avec le plaidoyer de culpabilité, tout a été épluché ad nauseam par les journalistes depuis). Il n’y a pas vraiment de zones grises sur ce qui s’est passé. Le débat est à savoir s’il devrait être extradé pour subir sa peine après toutes ces années. Il ne s’est pas sauvé avant que le procès n’est lieu mais bien APRÈS, une fois les faits exposé et le jugement rendu. Il s’est sauvé du pays avant que le juge ne rende la sentence, c’est-à-dire avant de savoir combien d’années de prison il devait faire (et d’y être amener).

      Il avait plaidé coupable parce qu’il se savait coupable. Il voulait éviter des accusations plus graves assorties d’une peine plus longue. Il avait fait un deal pour avoir une peine plus courte et ne l’a même pas respecté. Quant aux gestes posés, lui-même ne s’en cache pas (il ne s’en vante pas non plus remarquez) alors pourquoi ferions-nous l’autruche? Le débat s’il y en a un est de savoir s’il y a delai de prescription pour l’extradition. (Et pour qui est français, acceptons-nous que notre pays ait refusé une telle demande d’extradition du citoyen Polanski de la part des USA pendant tout ce temps.)

      On peut également discuter à savoir si la Suisse aurait pu faire mieux. Tant qu’à moi, fréquenter un festival de film ne devrait pas donner l’immunité aux gens. La libre circulation des oeuvres est une chose, les personnes et les gestes qu’ils posent en est une autre. Je dois vous dire que j’ai travaillé pendant deux ans pour un festival de cinéma en France et au-dela de l’amour de la controverse qui revient tout le temps chez les français je ne comprend pas mes anciens collègues qui signent ces lettres d’appui aujourd’hui. Bien sur qu’ils auraient pu l’arrêter à son chalet cet été. Mais c’est un faux débat (n’en déplaise à Cassivi). Si quelqu’un ne possède pas de chalet en Suisse…est-ce qu’on lui donne une immunité contre tout et pour toujours?

      Si le violeur n’était pas une vedette personne mais vraiment personne ne viendrait à sa défense. Si Zurich était un congrès pour enseignants (ou n’importe quel autre type de “trade-show”) , on ne prétendrait pas que cela devrait donner l’immunité…

    • @seline
      Je suis tellement d’accord avec vos propos… Ça me rends triste par contre. Je pense à ma fille et je ne voudrais tellement pas qu’elle rencontre ce genre de type.

      Noubliez jamais : elle a 13 ans, lui en a 43… Oubliez tous le reste et pensez seulement à ceci. Le consentement d’une enfant de 13 ans ne devrait même pas être une question. Pour un homme de cet âge, coucher avec une fille de 13 ans relève pratiquement de la pédophilie non ?

    • Je suis d’accord avec votre point-de-vue . Malgré que j’aime bien votre collègue Cassivi, il a, dans sa chronique de ce matin, tout faux. Affirmer que l’on doit protéger un individu sous le prétexte qu’il allait participer à un festival de film et que ce festival devrait lui donner une protection ! et de faire un très malhonnête parallèle entre des réalisateurs, reconnus comme des dissidents politiques dans leur pays d’origine et le pauvre Polanski.

      Non, Polanski n’a pas été arrêté pour ses idées, pas parce qu’il aurait dénoncé le régime corrompue dans lequel il vivait, non il a commis un acte criminel grave.

    • @seline,
      j’abonde dans votre sens, mais à votre «alors que l’être humain», j’ajouterais «surtout les femmes»
      La loi a été faite par et pour les hommes. Pas l’homme avec un grand H, cette théorie stupide et fallacieuse qu’on essaie de nous faire ingurgiter, mais les hommes…
      Oui, je suis moi aussi révoltée, sidérée, sciée, re-révoltée, enragée de voir qu’on tente d’en faire qu’une histoire de moeurs (oh lala, quelle façon de jouer habilement avec les mots), de voir que trop de gens appuient ce violeur qui a eu la chance de bénéficier d’une tolérance incroyable. Comme dit si bien Marie-Claude, «allô, Polanski a violé une enfant!».
      Mais ce qui m’inquiète encore davantage, c’est l’impunité générale entourant les crimes sexuels, et ces supporters de P., en sont les premiers d’accord. Qu’ils le disent ou pas.
      Le fondement de tout cela, puisque les crimes sexuels visent surtout les femmes, est le peu de mérite, de respect, d’intégrité qu’on porte aux femmes.
      Grave problème de société sur lequel nous fermons tous les yeux.
      Que Polanski puisse enfin être puni, et tous les autres.
      Merci Marie-Claude de remettre un peu de jugeotte dans l’emballement médiatique insensé concernant ce fait.

    • Daniel Cohn-Bendit a écrit des conneries pédophiles en 1975. Roman Polanski a commis un crime pédophile en 1977. Je ne suis impressionné par aucun des deux… Haro sur eux…

      Mais je suis encore bien moins impressionné par les gogos qui s’acharnent stérilement sur ces deux boucs émissaires parcheminés au lieu de démanteler les réseaux pédophiles effectifs, pégreux et hyper-actifs de notre temps.

      L’argent de la lutte contre la pédophilie est ici, sciemment, foutue en l’air sur des causes spectacles parfaitement creuses, des attrape-nigauds émotionnels, et rien ne se fait vraiment. J’exige qu’on fasse le vrai boulot, au lieu d’égorger des boucs émissaires inutiles et inopérants à gros tarifs. Combien d’enfants violentés en ce moment même, pendant qu’on se défoule émotionnellement et se dédouane intellectuellement sur ce crime irréversible et insoluble.

      Maudite justice-gadget malhonnête. Démagogie de vindicte. On dirait qu’il n’y a que la victime de Polanski qui comprend le bon sens…

      Paul Laurendeau

    • @seline

      “il est évident que le viol n’est toujours pas considéré comme un véritable crime”

      Common…

    • Une remarque et une hypothèse. Encore aujourd’hui si je ne m’abuse, il y a des États américains (aux USA, le fédéral n’a pas une juridiction exclusive en matière de lois criminelles, contrairement au Canada) oû avoir des relations sexuelles avec un mineur est littéralement classé comme “viol” même s’il y a eu consentement. Il y a 30 ans et malgré l’atmosphère de l’époque, c’était connu et cela contribuait à faire passer les États-Unis pour un pays à la fois bordélique et arriéré. Il se peut que cette particularité ait contribué à entretenir l’ambiguité du traitement médiatique de l’affaire Polanski à l’étranger, pour ceux qui ne se donnaient pas la peine de s’informer correctement.

    • Quand on se rappelle la hargne avec laquelle le Québec entier a condamné Guy Cloutier, on se demande pourquoi tant de voix s’élèvent pour épargner Polansky. Il doit faire face comme tout le monde.

      Le revers de la médaille: la victime ne veut rien savoir. Qui va profiter d’une sentence sévère envers Polansky, si ce n’est que le concept de “la Justice qui a le bras long et qui doit être menée à terme”. Je pense que le plus grand bénéfice à retirer de cette affaire est de respecter la volonté de cette victime qui devra replonger (et pour plusieurs années) dans cet enfer dont elle s’était finalement échappée.

      N’oubliez pas, le monde est maintenant hyper-médiatisé. Imaginez seulement FOX-NEWS qui va repasser pendant 8 jours en boucle cette affaire avec la photo de la victime, films d’archives, détails sordides (et que dire de You Tube)….- Elle sera marquée au fer rouge pour le reste de sa vie

      Alors quoi ? De deux maux on choisit le moindre ? Je ne sais pas. Il n’y a pas de bonne solution.

    • Ah j’en reivens pas, parce que Polansky a été interné à Varsovie, parce qu’il a perdu sa mère à Auschwitz, tout cela devient des circonstances atténuantes?!
      Alors si un voisin qui a vécu la Serbie ou le Rwanda se met à violer ses voisines ou ses enfants, il ne devra pas être puni, puisque c’est ‘pas sa faute’, comme vous l’insinuez?!
      Ah, dans quel monde on vit!!!!!!!!

    • C’est très simple:

      1) une relation sexuelle avec une personne de 13 ans est un viol parce qu’une personne mineure ne peut donner son consentement. C’est aussi vrai au Québec.
      2) Il a plaidé coupable.
      3) L’opinion de la victime n’a rien a voir. C’est l’état qui poursuit les criminels.
      4) Le sort de sa mère ou sa femme n’ont rien a voir. Son talent n’as rien a voir.
      5) le temps n’as rien a voir. Il n’y pas prescription parce qu’il s’est reconnu coupable.

      Qu’il affronte les conséquences de ses actes.

    • Le bon sens nous contraint de traiter Polanski en criminel et de le sanctionner
      selon ce que prévoit la loi qui est valable pour tous sans exception.
      On ne fait pas ce qu’il a fait a une femme adulte et encore moins a une
      enfant.

      Fantomatus

    • Ce que je ne comprend pas c’est le fait que l’on traite son arrestation comme si on avait arrêter un artiste dissident chinois ou iranien pour le renvoyer dans son pays pour délit d’opinion. Et en plus on essaie de nous faire pleurer en disant que ceci est une tragédie de plus dans la vie de cet homme? Donc si je comprend bien, si jamais je commets un crime que je n’ai qu’à fuire les autorités pendant un certain nombre d’années (préférablement dans un lieu agréable mais qui n’a pas de traité d’extradition) et plaider un délai de prescription afin d’échapper à toute conséquence si jamais je me fais attraper?

    • @ jolico

      “Une chose me chicote énormément : même en 1977, est-ce que quiconque sur les blogues d’aujourd’hui aurait permis à leur fillette de 13 ans d’aller poser pour qui que ce soit sans la présence de sa mère ou de son père?”

      Chhuuttt! On n’a pas le droit de parler de la maman, parce que les excités ici vont encore nous dire qu’on essaie de disculper le “grand homme”. Mais le rôle de cette mère agissant officiellement pour le bien de sa fille, Susan Gailey, n’était peut-être pas désintéressé.

      Au moment de son crime, Roman Polanski était un homme riche, puissant, célèbre, qui vivait à Hollywood dans une somptueuse propriété là-haut dans les collines. En 1977, décennie de toutes les débauches ouvertes, la mère de cette jeune fille — mère qui était elle-même actrice et membre de l’entourage de Polanski — avait trouvé que c’était une sacrée bonne idée de livrer sa fille de 13 ans entre les mains de ce gentil monsieur, pour une soirée/séance de photos… qui allait peut-être, qui sait, “booster” indirectement la carrière plus que médiocre de madame et mener mère et fille vers la gloire et la richesse!

      Madame Maman, une “insider” du cinéma, n’aurait pas jugé bon de voir au moins un des films de Polanski, où il n’y avait JAMAIS de rôles d’enfants? Elle n’aurait pas demandé de savoir pour quel projet particulier, pour quel scénario?

      COME ON.

      En fait madame Maman a été d’une bêtise consternante (au mieux) ou douteuse (au pire) en confiant sa fille SEULE à ce monsieur un samedi soir. Que la jeune fille ait été victime d’abus de confiance, trompée par un homme célèbre, c’est naturel. Mais mise sur la mauvaise piste par sa MÈRE?

      Dans toute cette affaire, je crois que la jeune fille a été DEUX FOIS VICTIME: de l’appétit sexuel déviant d’un satyre, certes, mais aussi de l’appétit de gloire d’une mère à l’insouciance pour le moins étonnante (notez ici l’euphémisme).

      Qui sait ce qu’un procès révélera? Qui sait ce que la victime désire aujourd’hui laisser dormir? Qui, à part elle-même, souhaite-t-elle protéger?

    • Le crime en question est ignoble et indéfendable. Cependant, la vicitme est aujhourd’hui assez mature pour ce faire une opinion éclairée sur la question et a déclaré que les conséquences de la réouverture du dossier lui cause et lui causeront des séquelles que considèrent bien pire que celle occasionnées par son viol et désavoue les procureurs dans leur démarche. Il ya quelque part là-dedans un manque total de respect de la part desdits procureurs qui veulent probablement mousser leur acrrière avec un cas médiatisé, tout celà sur le dos de la victime qui est contre leurs démarches et en souffre. Il me semble qu’on devrait écouter la victime et respecter ses souhaits.

    • @desyeuxpourpenser
      “La loi a été faite par et pour les hommes. Pas l’homme avec un grand H, cette théorie stupide et fallacieuse qu’on essaie de nous faire ingurgiter, mais les hommes…”

      Je ne comprends pas ou vous voulez en venir ?

      Quelle théorie stupide et fallacieuse , l’égalité entre tous les Hommes ?

    • Je viens de lire le blogue de Me Eolas, grâce à un hyperlien apparaissant sur le site du journal Le Monde. Je trouve qu’il résume assez bien la situation lorsqu’il parle d’«aristocratie artistique». Et c’est exactement ce que défendent messieurs Cassivi et Lussier: ces derniers n’excusent pas Polanski pour son geste, ils en ont contre le fait qu’il ait été arrêté en plein festival alors qu’il s’agit d’une «messe», de la Grande Réunion des cinéastes et amateurs de cinéma et qu’on devrait respecter un temps d’arrêt. Deux choses:

      1) il n’a pas été arrêté au festival, il n’a pas eu le temps de rendre! Il a été arrêté à l’aéroport par un agent d’immigration qui a remarqué sur son ordinateur qu’il y avait un mandat d’arrêt international contre Polanski. Donc le Saint des saints n’a pas été violé.

      2) Prétendre qu’un festival de cinéma est un territoire protégé – une sorte d’ambassade de l’art – soulève justement la question de cette aristocratie artistique qu’évoque Me Eolas. C’est un peu comme à l’époque de la grande cour de Louis XIV: il y a les biens nés, les artistes, ceux qui savent d’un côté et ceux qui ne sont pas bien nés, qui ne comprennent pas l’art et qui ne savent pas de l’autre. D’où cette propension à déifier les personnages qui forment cette aristocratie du cinéma. Je suis peut-être cynique, mais se conte-t-on des histoires? Oui, le cinéma est un art mais le festival, lui-même, c’est quand même toujours bien rien qu’une gros exercice de relation publique. C’est peut-être ça qui est choquant, c’est que là, tout à coup, le party est cassé. C’est «poche», pour reprendre le terme de madame Lortie.

      C’est aussi très «poche» ce que Polanski a fait dans les années soixante-dix…

    • @misspepsi : Ok, la mère a manqué de jugement, est-ce que cela change quoi que ce soit à l’acte commis? Qu’est que ça pourrait bien faire qu’elle ait été vendu pour 5 $ par sa mère, ce n’est vraiment pas de quoi il est question ici.

      @ ceux qui disent que la victime ne veut plus porter plainte : Cela ne devrait jamais arrêter une poursuite au criminel, surtout dans un cas de viol ou les victimes sont très souvent hésitantes à témoigner. D’après cette logique, si on commet un geste atroce, il faut juste que ça soit assez atroce pour que la victime ne souhaite plus jamais en entendre parler et on s’en tire.

    • Bravo Marie-Claude, tu as vu juste. Par contre, je ne m’en suis toujours pas remis de lire la chronique de Cassivi (Avec lequel je suis presque toujours d’accord). Un festival ne doit pas servir d’impunité à n’importe lequel criminel…Marc a sans doute oublié qu’il a aussi des enfants; comment réagirait-il si sa fille se ferait sodomisée à 13 ans?

    • Une information que je n’ai lue nulle part jusqu’à présent (il avait purgé sa peine) et qui est parue dans Le Monde d’aujourd’hui :
      « On entend parler d’”inégalité”, mais aussi de “viol” et de “fuite devant ses responsabilités”, alors que l’homme a été condamné pour “relation illégale” et a purgé sa peine de prison. Il quitta les Etats-Unis face à la menace d’un deuxième procès mené par le seul juge Rittenband, ensuite démis de l’affaire à cause de ses dérives et excès de pouvoir.»
      http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/09/29/ne-jugez-pas-polanski-a-l-emporte-piece-par-alexandre-tylski_1246722_3232.html#xtor=AL-32280270

    • “Marc a sans doute oublié qu’il a aussi des enfants; comment réagirait-il si sa fille se ferait sodomisée à 13 ans?”

      Il dirait certainement que c’est une faute impardonnable…

      Plus sérieusement, les gens géniaux, riches et célèbres ne sont pas au-dessus des lois. S’il n’y a pas eu viol ou que le procès est entaché de vices de procédure, Polanski n’a qu’à se trouver un bon avocat américain et faire face à la musique. Pour le reste c’est un fait divers et devrait être traité comme tel (on se prépare un gros cirque médiatique à la Michael Jackson).

    • @ misspepsi : Vous l’avez, vous, le véritable point et je vous approuve à plus de 100% … quelle femme, ou homme, parent normal, laisserait sa fille de 13 ans aller poser sans l’accompagner ??? dans quel monde vivons-nous !
      Ce que Polanski a fait, c’est dégueulasse et simplement inacceptable mais que les parents de la petite aient agi ainsi en font des parents irresponsables et … poches !

    • @ PacoG

      Mais vous êtes d’une détestable mauvaise foi!

      ” (…) est-ce que cela change quoi que ce soit à l’acte commis”: ça, c’est ce que vous VOULEZ comprendre que j’ai écrit, parce que si vous me relisez, ce n’est PAS ça que je prétends. En fait, je dis que la faute de la mère s’AJOUTE à celle de Polanski! Non mais.

      De plus, comme je le dis à la fin de mon commentaire, le manque de jugement de sa mère, QUI EST ENCORE VIVANTE ET ACTIVE et EN AFFAIRES, risque de se retrouver étalé au grand jour, et condamné hargneusement par une foule de gens “bien” tels que vous et bien d’autres qui se positionnent vertueusement ici.

      VOILÀ ce que ça change!!!

    • J’en rajoute sur la question de la mère de la petite: bien hâte de vous voir tous lui tirer des roches à qui mieux mieux quand son incroyable naïveté (espérons que ce n’est que ça) sera étalée partout durant le procès.

      La victime veut tourner la page. Elle n’en veut pas, d’une catharsis à la Nathalie Simard.

      Mais peut-être que c’est vous qui en voulez une, bien juteuse? Ce n’est pas beau.

    • @misspepsi
      Que la jeune fille ait été victime d’abus de confiance, trompée par un homme célèbre, c’est naturel. Mais mise sur la mauvaise piste par sa MÈRE?

      Mais c’est du délire ou quoi? C’est naturel dites-vous? Tout d’abord elle n’a pas été trompée par un homme célèbre, elle a été violée par un pédophile, nuance. Et comme vous le fait remarquer PacoG, ce n’est pas parce que sa mère était une imbécile que ça autorisait cette ordure à violer une petite fille de 13 ans….COME ON

    • Le problème c’est que dans ce cas-ci, il n’y a justement pas de réponse facile.
      Ceux qui en cherchent finissent par choisir leurs faits et oublier les autres.

      Qui d’entre nous sait l’état mental d’un homme qui a vu sa femme éventrée comme une bête à l’abattoir, son bébé à naître tué lui aussi, dans un des crimes les plus infâmes et les plus publicisés de l’histoire américaine?
      Si par hasard je connaissais un homme qui avait vécu cela, et qui ne s’en était vraiment pas remis (peut-on s’en remettre?) je crois que je serais bien prudente auprès de lui, et je suis convaincue que je n’inviterais pas une enfant à passer une soirée seule avec un homme aussi “magané” après des épreuves aussi épouvantables.

      Le geste de Polanski ne doit pas être excusé.
      Mais n’y a-t-il pas quelque part un peu de place pour la compassion: pour lui, en songeant à la personne qu’il aurait pu être s’il n’avait pas vu sa vie anéantie par des malades en quête de sensations fortes….et evidemment, pour la jeune fille qui fut sa victime, et qui tente d’avoir la sainte paix.
      Un peu de compassion et voilà que les réponses ne sont peut-être pas si simples ou évidentes.

    • Bien d’accord avec le fait que M. Polanski soit finalement amené à faire face à la justice. Pas de problème de ce côté-là. S’il y a eu viol, il doit y avoir des poursuites, c’est évident. La justice est là pour ça.

      S’il y a des faits ou des circonstances nouvelles à apporter au dossier, ce qui est toujours possible, c’est l’occasion de le faire. Si le système judiciaire a mal géré ce dossier il y a plus de trente ans, il faudrait aussi le dénoncer.

      Ce qui m’attriste cependant dans tout cette affaire c’est de sentir la joie à peine contenue de tous ces gens qui disent… “C’est pas parce que c’est un réalisateur connu et talentueux qu’il peut échapper à la justice”

      Mon sentiment est que s’il n’était pas un réalisateur reconnu , nous n’en parlerions pas ici. Avouons-le, le sujet serait moins sexy… Et il est fort peu probable que la justice américaine eut gardé de l’intérêt pour ce dossier s’il s’était agit d’un iconnu.

      En fait, on sent un plaisir malsain à donner des détails et à mentionner le nom de la victime. Aucune retenue ici, seulement le plaisir de se délecter d’une histoire scabreuse. Quelle tristesse!

      De toute évidence, on s’inquiéte très peu du bien être de la victime ou même des jeunes filles d’aujourd’hui qui sont plus que jamais manipulées par des parents qui espèrent qu’elles deviendront des petites Britney Spear, au risque d’y perdre leur innoncence.

      Si au moins on pouvait apprendre de ces événements, si un seul parent y pensait à deux fois avant de confier sa fillette à un étranger, on ferait oeuvre utile.

    • Bravo Mme Lortie,

      Au moins il y a quelqu’un de censé à cyberpress. Certainement pas M. Lussier.

    • On jugera demain le Polansky d’hier. Et s’il s’agissait de vous, de votre soeur, ou de votre mère ?

      Il est vrai que le viol ne connaît pas d’excuses. Et ce, dans toutes les civilisations.

      Avec la notoriété de Polansky, il est donné à penser que la peine ne sera que symbolique.

      On demeure curieux de voir quel sera le jugement international porté à cette icône de l’image…

    • Mme Lortie, je dois dire que je ne suis vraiment pas un de vos fans en temps normal, mais pour une fois, je suis 100% d’accord avec vous. Les médias en général font preuve d’un laxisme lamentable dans cette affaire en la désignant comme une affaire de moeurs et non comme un viol.

      J’aimerais aussi ajouter une chose à propos de la victime qui demande à faire cesser les poursuites: elle ne dit pas qu’elle pardonne à son agresseur ou que ce n’est pas grave, elle dit qu’elle ne veut pas revivre un procès et toute la pression médiatique qui l’entoure, c’est très différent. Et pour ceux qui doute de la culpabilité de Polanski, souvenez-vous qu’il a déjà plaidé coupable à cette accusation et a écopé de seulement 43 jours de prison. C’est le tribunal d’appel qui a voulu augmenter sa peine et c’est de cette peine révisée qu’il se sauve depuis trente ans.

      Je vais toujours l’admirer pour Rosemary’s Baby, mais dans cette histoire, c’est lui qui joue le rôle du diable. En pire, parce que dans le film, Rosemary était majeure.

    • “Avoir un immense talent de cinéaste ne donne pas le droit à quiconque de droguer et de saoûler une fillette de 13 ans pour ensuite la sodomiser, sans son consentement. Mais est-ce vraiment nécessaire de le préciser ?”

      Il semble que oui que c’est nécessaire de préciser.

      Quelle idée indéfendable ces “zones protégées culturelles”. Les lois des pays, et dans ce cas-ci, le gros bon sens passent bien avant les conventions artistiques ou autre. L’arrêter en plein festival a justement ceci de bon d’exposer le cas en plein jour, et de lancer le message haut et fort à des gens, surtout dans des milieux comme les arts et le sport, où des gens sont mis jour après jour sur un piédestal qui peuvent leur monter à la tête et leur donner un aura d’invincibilité. On ne l’arrête pas pour lui remettre une contravention ici, c’est pour le VIOL, d’une mineure en plus.

      Je ne peux pas croire qu’on va commencer à essayer de trouver des façons “politiquement correctes” et à commencer à s’assurer de respecter des conventions et un protocole pour appréhender un violeur d’une enfant de 13 ans….
      “-Hon, désolé, vous deviez recevoir un hommage? Bon bien allez-y monsieur, allez vous faire applaudir, boire votre champagne et manger vos petits canapés, on ne voudrait pas vous importunez et gâcher cette belle soirée en vous arrêtant pour le viol d’une enfant de 13 ans que vous reconnaissez avoir commis et pour lequel vous vous êtes sauvé pour ne pas faire face à la justice. Votre place dans l’histoire du cinéma est beaucoup plus importante.”

      Pathétique. Je ne peux pas croire qu’il y ait un débat là-dessus.

    • Même s’il y avait eu consentement, Polanski était et est encore l’adulte. Comme beaucoup d’hommes, j’ai eu des avances explicite d’adolescentes. Le rôle de l’adulte est 1- de dire non et 2- d’expliquer le pourquoi de ce non.

      Polanski n’a même pas eu d’avances. Il voulait sauter une adolescente et il s’est organiser pour en violer une. Que la victime ne veuille pas revivre l’horreur de cette histoire ne disculpe pas Polanski de ses responsabilités. Qu’il agisse en adulte.

      Autre chose : je me contre-fiche éperdument du soi-disant sanctuaire que représenterait un manifestation culturelle. T’a commis un crime (ben oui,le crime est prouvé pour Polanski), on peut aller te chercher quand on veut. Tant pis pour l’humiliation.

      Dernier point : je trouve l’attitude de la France et de beaucoup de Français des plus déplorable. Ce qui me choque le plus, c’est que cela ne me surprend nullement. Gainsbourg n’a-t-il pas glorifier ce qu’il nommait de l’amour pour le mineures ? Coeur de Pirate ne doit-elle pas une bonne partie de son succès en France sur sa voix de fillette et ses photos nues qui datent probablement d’avant ses 18 ans ?

    • Pourquoi a-t-on attendu 30 années pour procéder à son arrestation? Qu’est-ce qui a changé? Pourqoui maintenant?

    • D’après ce que j’ai pu comprendre, M. Polanski a eu son procès et s’est déclaré coupable. Ce qui n’est pas la même chose que de fuir son procès avant qu’il ait lieu et de laisser planer le doute sur la culpabilité. Ici, il n’y a pas de doute. Ce que M. Polanski a fuit, c’est la sentence, la prison. On ne l’a pas arrêté parce qu’il a échappé à son procès, mais parce qu’il a échappé à sa peine. Or dans beaucoup de pays, l’exil est considéré comme une punition au même titre que la prison, même si le nombre d’années n’est pas équivalent. Le crime que M. Polanski a commis est horrible et il a admis sa culpabilité. La question est donc de savoir si son exil – puisque certains pays considèrent qu’il s’agit d’une peine (qui avait peut-être une plus grande valeur autrefois) – si sont exil, donc, est une peine suffisante.

    • @misspepsi – le procès pour viol a déjà eu lieu il y a longtemps, comme vous le constaterez bien un jour. Ce qui attend Polanski, c’est de purger la peine qu’il n’avait pas voulu entendre, mais sûrement un nouveau procès pour s’être enfui.
      @davidsonstreet – vous êtes bien jeune et n’avez pas assez lu dans votre vie comme on le constate dans votre commentaire @seline. Trop jeune pour vous rappeler que les victimes de viol étaient transformées en rapaces, qu’elles avaient couru après parce que trop peu habillées, trop habillées, trop maquillées, n’importe quoi. Trop jeune pour savoir que dans l’histoire, il y a eu des hommes qui se sont affublé du droit de seigneur leur permettant de violer les filles de ceux qui travaillaient leurs terres: c’était du viol pur et simple.

    • J’ai lu un article sérieux (que je ne retrouve plus sur le web) qui disait que ce sont ses avocats qui, à force de demander la réouverture du procès, ont amené la justice USA à chercher à le faire extrader. Et que maintenant Polanski se retrouve Gros-Jean-Comme-Devant.

      Je serais porté à dire “qu’il paye pour son crime, même 33 ans plus tard”. Mais j’ai une petite gêne, ici : sa victime ne veut pas de ce procès, lit-on ici et là. Dans un tel cas, peut-on parler d’acharmenent? Faudrait poser la question à Yves Boivert.

    • C’est comme le jeune fils de McDuff poignardé nu par les soudards de Macbeth dans THE TRAGEDY OF MACBETH de… Roman Polanski

      http://www.ecouterlirepenser.com/textes/pl_ci_tragedy.htm

      Pédophilie aussi? on va jusqu’ou avec ça?
      Paul Laurendeau

    • @alexnado : Désolé de vous contredire mais Polanski a plaidé coupable pour “détournement de mineur” et non pour viol. Il n’a pas été condamné pour viol. Et il a bien fuit la justice, je ne remet pas cela en question.

      @morcego : Je tiens d’abord a rappeler que je ne tenais qu’à me faire l’avocat du diable face aux arguments de Mme Lortie, non pas en lien avec les gestes commis par Polanski. Il mérite certainement la prison, que ce soit pour détournement de mineur ou viol. Cependant, mon point était de dire qu’un témoignage seul ne constitue pas une preuve. Et c’est tout simplement logique. S’il ne suffisait que d’un témoignage pour faire condamner quelqu’un, dans quel monde vivrait-on ? Néanmoins, en l’absence d’une preuve écrite et quelle que soit la valeur du litige, on peut prouver par témoignage tout acte juridique dès lors qu’il y a commencement de preuve. C’est-à-dire que le témoignage de la victime doit être appuyé par d’autres éléments de preuve. (examens médicaux, autres témoignages, etc.) Dans le cas de Polanski, je me demande : est-ce que la preuve était si convaincante ? Si oui, pourquoi alors l’avoir accusé de détournement de mineur alors qu’il s’agissait d’un viol ?

      Mais bon, mon point était aussi de dire qu’il y a tellement d’éléments qu’on ne connaît pas reliés à cette histoire que je ne me permettrai pas de poser un jugement fermé sur ce qui s’est passé cette soirée là et dans les jours qui suivirent.

    • Toujours cette même question : rétributivisme ou utilitarisme ? La peine doit-elle avoir un usage, servir concrètement, ou bien doit-elle être administrée au nom de la Morale, de la Justice dont les grandes masjuscules ont été souillées ? Étant partisan de la première option, je vous répondrai : arrêtez cet homme, condamnez-le, puis relâchez-le. Le crime est vieux, la victime pardonne : aucun intérêt à foutre cet homme derrière des barreaux.

    • Les gens qui supportent Polanski sont odieux. Il n’a pas vécu caché pendant toutes ces années, il n’a pas souffert… il a choisi de fuir dans son pays d’origine, ce qui n’est pas dramatique.
      Le crime date ? Combien de victimes de pédophiles attendent des décennies avant de dénoncer un abuseur ? Ces abuseurs sont-il alors moins coupables ou moins punis ? Pourquoi faire exception avec ce pervers simplement parce qu’il a un talent particulier ? L’un n’excuse pas l’autre. Il avait plus de 40 ans au moment du viol. Honte à ceux qui ont financé sa carrière depuis.

    • J’ai hésité à me porter à la défense de ce réalisateur dont j’admire le talent. Je ne connais pas l’affaire en détail mais il y a des éléments importants à prendre en compte, dont le fait que la victime lui a pardonné, ce qui n’est pas un vulgaire détail.

      Une condamnation sert à la fois à venger la victime, à protéger le public et à donner un exemple. Polanski a déjà payé de plusieurs façons : l’exil, la réputation, des craintes toute sa vie que cette histoire le rattrape et même une période en prison qui devait au départ être suffisante.

      Est-ce donc si important que l’orgueil des États-Unis soit préservée et que la sanction soit intégrale? L’homme ne vit plus dans ce pays et il est accepté comme un vénérable citoyen dans sa société d’accueil. On ne parle pas de meurtres multiples pour lancer des mandats internationaux, ni de crime majeur. Il y a des pays où les filles se marient bien avant 13 ans et on ne traite pas les époux de dangereux criminels pour autant.

      On ne demanderait pas nécessairement un traitement de faveur pour M. Polanski, simplement d’oublier une histoire d’un exilé qui aurait sombré dans l’oubli s’il s’était s’agit d’un inconnu. Donc, au contraire, cette poursuite est discriminatoire parce que le gars est connu.

      Et le pardon aussi fait partie du système de justice. Il y a des responsables de graves crimes aux États-Unis qui ont été pardonnés au plus haut niveau, des tortionnaires, des manipulateurs qui ont engendré des centaines de milliers de morts en mentant pour entrainer le pays dans la guerre.

      Est-ce que ça empêcherait bien des gens de dormir si on passait l’éponge sur cette histoire, autre que les mordus de la répression à tout prix?

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