Marie-Claude Lortie

Archive, juillet 2009

Dimanche 12 juillet 2009 | Mise en ligne à 7h51 | Commenter Commentaires (19)

Pluie et autres délicatesses de l’été

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Photo Bernard Brault, La Presse

Je vous dis au revoir pour quelques jours.

Quelques jours à regarder, j’imagine, la pluie tomber.

Je vous laisse avec les voyages de Barack Obama, la crise qui continue en Iran, les inondations à Montréal…

Hier, à Dorval où j’étais allée récupérer mes valises égarées, au plus fort de la pluie de l’après-midi, les rues étaient des rivières et les parkings des lacs, avec fontaines rugissantes à la place des égoûts… Du juillet québécois version lourde. Avec embouteillages monstres sur la 20 en prime. Pesant, très pesant.

Pause donc, pour fuir les bouchons et les flaques monstrueuses et les travaux de construction et le départ de la navette qui n’arrive jamais.

À plus tard. Et amusez-vous bien d’ici là.

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Samedi 11 juillet 2009 | Mise en ligne à 9h12 | Commenter Commentaires (3)

Alici, poubelles et autres charmes apuliens

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Petit marché de Taranto.

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Un nouvel ami.

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Des paniers de jonc qui servent à pêcher, à Gallipoli.
photos MCL

ROME — Ça y est, je reviens. Le voyage dans les Pouilles est terminé. Mes valises sont perdues. Mais j’ai mon ordinateur et mes notes. Mais pas mon huile d’olive.

Je serais restée en Italie encore longtemps. Pour les gens spécialisés dans le domaine de l’alimentation, ce pays est infini. Parfois je me demande si les Italiens ne sont pas encore plus obsédés par leur assiette que les Français.

Juste l’autre jour, par exemple, j’étais dans un café pour prendre un “espressino”, un café au lait à la façon des Pouilles. Je demande à la barista quelle est la particularité de ce café. “Tout est dans le dosage du lait”, a-t-elle répondu, lançant une discussion enflammée entre tous les buveurs de café présents dans l’enceinte, sur la quantité exacte de lait à mettre dans l’espressino, comparé par exemple au latte ou au cappuccino. Je vous le jure, 10, ma foi 15 minutes de discussion passionnée. Tout le monde avait son mot à dire. Pour une recette de café ?

Donc les gens sont absolument attachés à leur cuisine. L’adorent. Comme le montre l’histoire d’Altamura que j’ai racontée l’autre jour. Et l’autre truc qui me laisse bouche bée à chaque fois, c’est la créativité de la cuisine malgré sa simplicité. Juste quand tu te dis, bon, il y a quand même des limites à ce qu’on peut faire avec des tomates, de l’huile d’olive et de la mozzarelle, pouf !, un autre truc époustouflant débarque sur la table, sorti de nulle part.

Jeudi, tiens, j’ai mangé chez Terranima, un restaurant exceptionnel de Bari qui sert la cuisine des Pouilles. Dès que la burrata biologique est arrivée, douce et crémeuse et légèrement acidulée, j’ai été re-re-re-charmée: elle était accompagnée non pas d’un filet d’huile d’olive ni de tomates ni de basilic, mais de vin cuit de cerises, un sirop presque. Avez-vous dit hallucinant ?

Ensuite, comme j’avais déjà goûté à du carpaccio d’espadon assez délicieux merci, je croyais être allée au bout du monde côté poisson cru. Mais non, c’était avant de découvrir les alici (anchois fraîches) marinées dans le jus de citron qui étaient à la fois fraîches et douces comme une bouchée d’océan acidulée. Wow.

Aussi, après avoir mangé du spumoni (crème glacée avec du gâteau éponge à l’intérieur), je croyais avoir tout vu des meilleures glaces du sud. Mais non. Chez Terranima on m’a servi un gelato au lait de chèvre avec une goutte d’huile d’olive extra vierge et extra-bonne. Le mélange était parfait. Notamment parce que la glace au lait de chèvre était tellement fine qu’on aurait aurait dit un peu sorbet fondant automatiquement en bouche mais doucement arrondi par le gras de l’huile… Re-wow.

Évidemment, pour bien décrire le voyage, je ne peux que parler bouffe. J’accompagnais, je l’ai déjà dit, une mission commerciale de Canadiens invitée par le ministère du Commerce italien. Ce voyage était pour nous faire découvrir des produits et des saveurs des Pouilles, mais comme j’étais avec des importateurs, difficile de ne pas prendre de notes sur comment on fait des affaires dans le monde de l’alimentation. Comment on goûte, comment on étudie les entreprises, comment on entre en contact avec les fournisseurs, comment on choisit. Comment toutes sortes de détails font une différence… Quand un producteur d’huile d’olive, par exemple, sort le maire de son petit village pour venir faire toute une présentation in-ter-mi-nable, en fin de journée, mettons que l’huile a besoin d’être bonne en titi pour que quiconque ait envie d’en importer.

Évidemment, la lenteur fait partie de la vie du sud. La lenteur de tout, tout le temps, partout. Une lenteur généralement assez sympathique mais qui nous remet aussi sur le nez notre propre impatience. Dur à digérer, parfois. Surtout sans Blackberry pour vérifier les courriels…

En outre, il est difficile de parler de la région sans mentionner un certain problème de civilité côté poubelles. J’ai vu ça ailleurs dans le sud de l’Europe mais je l’avais oublié. Les Pouilles me l’ont rappelé: ce n’est pas tout le monde qui a encore compris qu’il faut mettre ses vieux papiers, ses bouteilles vides et ses emballages aux vidanges et non pas les parsemer sur les abords des routes. Vous rappelez-vous dans les années 70 quand on voyait encore des gens lancer leurs paquets de cigarettes vides par la fenêtre de l’auto ? Well…

Cela dit, les pêches fraîches font tout oublier. Et les orecchiette et le Nero di Troia aussi un peu.

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Jeudi 9 juillet 2009 | Mise en ligne à 10h43 | Commenter Commentaires (5)

10 jolis secrets des Pouilles

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Les pêcheurs de moules sur le port de Taranto. photo MCL

GALLIPOLI, Italie — Dix petites choses qui font partie du charme des Pouilles:
1- La burrata, ce fromage liant crème et mozzarella, même si je n’en ai mangé qu’une seule fois… Il faut absolument que j’en trouve plus aujourd’hui.
2- Les petits lézards qui se faufilent dans nos meetings et sous les bosquets de sauge ou de romarin. Il fait tellement chaud en plus que je pense qu’eux-mêmes suent un peu.
3- Le soleil. Là je ne vais pas insister car je sais que c’est un sujet un peu douloureux mais le soleil ici, c’est comme un marteau. Il tape, tape, tape encore.
4- Les marchands de poisson dans les ports, comme celui de Taranto où nous sommes allés plus tôt et où un marchand nous a fait goûter les moules crues fraîchement sorties de l’eau. Taranto est LA ville des moules en Italie.
5- Les taralli à la pizza. Les taralli, ce sont des sortes de pretzels à l’huile d’olive, plus dodus, croustillants, qui fondent dans la bouche. Le genre de trucs qu’on apporte à la plage à la place des chips. Ou que les mères mettent dans les boîtes à lunch des enfants qui restent à l’école le midi…
6- Adolorata et Marina, les deux grands-mamans totalement bonnes cuisinières que nous avons rencontrées.
7- L’espressino, une sorte de mini-cappuccino que l’on boît dans les Pouilles, notamment à Trani dans les cafés qui bordent le port.
8- Les chocolats à la bergamote, un petit agrume de Calabre, région voisine du sud, que fait le fabricant de chocolats Bernardini. Bons points aussi pour ceux à la grappa et à la gianduja.
9- Le carpaccio d’espadon. Ou le carpaccio de Marina, tout court, fait avec beaucoup de jus de citron et de roquette sauvage.
10- Vous ai-je dit le soleil…

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