Marie-Claude Lortie

Archive du 27 mai 2009

Mercredi 27 mai 2009 | Mise en ligne à 17h58 | Commenter Commentaires (15)

Le déplacement le plus ridicule

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Photo: Preben Kristensen – Stockholm Visitors Board

STOCKHOLM — Je suis tombée sur cette campagne en lisant ce blogue.

Traduit en français: Quel est votre déplacement en voiture le plus ridicule.
J’avoue que ça casse, comme dirait Brice de Nice.

On a tous un déplacement gênant, non?, qui pourrait aisément être remplacé par du pied ou du vélo. C’est la ville d’Umeå qui fait ça, pour convaincre les gens de lâcher le volant.

Moi, en tout cas, je fais dans le vélo et le pied depuis que je suis arrivée.
Même pas essayé le métro encore, même si on en dit grand bien.

Et parlant de vélo, j’ai des précisions à apporter sur les pistes cyclables.
Hier, je vous ai parlé de lignes peintes sur la chaussée pour démarquer les pistes. Mais en fait, il s’agit plutôt de ciment plus pâle ajouté sur la chaussée, comme tartiné si on veut. On a l’impression que c’est peint, mais en fait la fine couche de ciment, qui est en pointillé comme sur l’autoroute, donne du relief à cette frontière entre vélos et voitures. Si bien que lorsque l’un ou l’autre empiète sur la voie du voisin, on le sent, comme on le sent lorsqu’on déborde sur le côté de l’autoroute. Ça fait une vibration désagréable dans les roues. Donc on se réveille et hop, de retour sur la bonne voie. De plus, il y a quand même pas mal de sections de pistes qui sont aménagées sous forme de trottoirs spéciaux à vélo et beaucoup de pistes qui sont en fait sur des trottoirs très larges, que piétons et vélos se partagent.

Mon mot suédois préféré jusqu’à présent: frisering. Signification ? Coiffeur (ou en tout cas le nom d’un coiffeur pas loin de mon hôtel. mcl) mais moi je trouve qu’on dirait qu’ils disent “le gars qui vous fait friser”. J’adore.

Autre observation: ce soir, une bière et un wrap club sandwich, tout simple, bacon, tomates, etc. Et puis, une branche de thym.

Aujourd’hui, ceux qui me suivent sur Twitter le savent déjà (mclo2009) mais je suis allée à l’appartement (vrai) du (fictif) Mikael Blomkvist. Quel lieu magnifique. De rêve. Un appartement sous les combles, à l’angle d’une ruelle toute en pavés et d’une église ancienne. Avec une vue hallucinante sur le centre-ville de Stockholm et l’eau. Magnifique.

Aussi, arrêté au café préféré du (faux) Mikael et du (vrai) Stieg Larsson. Entrevue avec (vraie) éditrice d’un (vrai) petit magazine à la Millenium avec (vraie) twist féministe qui trouve que Lisbeth Salander a tout, sauf une chose: un (vrai) sens de l’humour.

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Mercredi 27 mai 2009 | Mise en ligne à 5h04 | Commenter Commentaires (19)

Stockholm sous les lilas

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Photo Henrik Trygg – Stockholm Visitors Board

STOCKHOLM — Première constatation sur la capitale suédoise: exactement même calendrier que Montréal côté lilas. Les arbres sont au même stade. Pareil, pareil. Même parfum partout. Même sensation printannière sur fond frais.

Ensuite, deuxième chose semblable à Montréal: les pistes cyclables sont peintes sur la chaussée et non construites. On n’est pas à Copenhague où les vélos ont leur trottoir distinct. Ici, la plupart du temps, de simples lignes font l’affaire. Sauf qu’il y a souvent des feux de circulation spécifiques pour les vélos. Et une excellente signalisation qui ne laisse personne — vélo, piéton, automobiliste — en train de se demander: “Pis moi, je fais quoi ?” Et puis, il y a cette fameuse courtoisie automobile, ou est-ce juste un savoir-vivre. Exotique.

Autre chose semblable: un programme de vélos municipaux datant de 2006 , avec des bicyclettes qui ressemblent pas mal à nos Bixi. Mais la formule est différente côté paiement. J’ai pris un abonnement de trois jours. Prix fixe. Environ 20 $. Je peux garder mon vélo jusqu’à trois heures consécutives, à partir de 6h (On ne peut plus en sortir après 22h toutefois). Seul défaut: je ne peux pas verrouiller le vélo ailleurs que sur les arrêts vélo, donc pour que le système soit efficace, il faut vraiment bien connaître les points de dépôt, ce qui n’est pas le cas lorsqu’on est de passage. Bilan: En tant que touriste, je préfèrerais que mon hôtel m’en prête un avec cadenas hyper convivial intégré.

Quatrième observation: la Scandinavie aime tellement les bougies qu’on en allume même au petit-déjeuner, même s’il fait beau dehors. Et vive les couvertures pour prendre son café sur les terrasses même s’il y a une petite brise frisquette.

Cinquième observation: Je me suis perdue en vélo hier sur une île où, à deux minutes du centre, j’avais l’impression d’être perdue dans la campagne de Fifi Brindacier — autre texte intéressant sur Fifi ici –, avec saules pleureurs, maisons en bois peintes. Et lilas partout, évidemment.

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