
Christophe Pelé chez Laloux. photo Alain Roberge, La Presse
Ça faisait longtemps que je voulais écrire un texte là-dessus car c’est un sujet à la fois tabou et souvent chuchoté: la brutalité dans certaines grandes cuisines françaises. La discipline à la dure.
J’en parle ce matin dans le journal avec un chef français qui cuisinait hier chez Laloux.
Son restaurant s’appelle Bigarrade, à Paris. Hier soir, il a préparé un repas vraiment très réussi avec l’aide de son second Giulano Sperandio et de Patrice Demers et Marc-André Jetté du Laloux. Après le risotto à la truffe, je croyais que c’était suffisant pour me faire adorer cette équipe et que rien ne me contenterait plus. Mais non, la sauce chocolat-café du dessert m’a renversée. Vraiment. Amère et profonde sans être astringente. Du grand art. Je reviendrai d’ailleurs sur cette amertume qui est décidément très présente à travers les repas du festival Montréal en lumière cette année.
Aussi, une recommandation pour ce soir: un souper art et gastronomie chez Jolifou. C’est la première fois que je vois une telle expérience dans le cadre de Montréal en lumière: un chef qui va essayer de reproduire dans l’assiette des tableaux d’un artiste.
Le chef David Ferguson et l’artiste Simon Bilodeau jouent le jeu ce soir et quand j’ai appelé, on m’a assuré qu’il restait encore de la place. C’est 100 $ par personne, incluant les vins. Réservations : 514 722-2175