Marie-Claude Lortie

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  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Jeudi 30 octobre 2008 | Mise en ligne à 22h04 | Commenter Commentaires (91)

    Interdire les bonbons à l’Halloween ????????

    bonbon.jpg
    photo Robert Skinner, La Presse

    Des écoles zélées ont décidé d’appliquer à la lettre la politique québécoise antimalbouffe en milieu scolaire et donc d’interdire les bonbons le jour de l’Halloween.

    Je trouve ça hallucinant comme démonstration de manque de jugement.

    Halloween.
    Pas de bonbons.
    Alloooooooooooooooooô !

    Non seulement on brise cruellement une tradition que les enfants chérissent et qui veut que le 31 octobre et les jours avant et après, on mange des bonbons. Mais en plus, rien ne justifie une telle décision.

    D’abord, cette politique antimalbouffe, qui fait de nos enfants les cobayes d’une vaste expérience en santé publique, n’aurait jamais dû passer comme du beurre dans la poêle, comme ce fut le cas. Aucune étude n’a jamais prouvé que retirer la malbouffe des écoles était une façon efficace de réduire les problèmes de surpoids chez les jeunes. Nos enfants testent des théories. C’est, à mon sens, un peu terrifiant, surtout quand on sait à quel point à un niveau individuel les efforts pour contrôler le poids des individus par le biais d’interdictions échouent, de façon générale, lamentablement.

    On peut vouloir que ses enfants ne mangent pas de junk, mais encore faut-il s’y prendre correctement pour les amener loin de ce type d’aliment.

    Une interdiction, à froid, ne donne rien. C’est la solution du paresseux. Ou des politiques qui veulent donner l’impression de faire quelque chose en santé publique sans se casser la tête. Que les recherches démontrent comment les interdictions poussent les enfants vers l’interdit en créant rareté et sentiment de privation et, en chemin, les empêchent d’apprendre à gérer l’aliment tabou en modération, voilà qui semble trop compliqué pour ceux qui ont mis en place cette politique et qui l’appuient sans bémol.

    J’ai entendu dire que certaines écoles feraient quand même plaisir aux enfants en remplacer les bonbons le jour de l’Halloween par des muffins à la citrouille et autres “gâteries” du genre ? Avec un petit peu de graines de lin et de curcuma en prime, peut-être ?

    Et vous, vous accepteriez un petit berlingot de Coolaid au raisin au lieu de votre ballon de rouge avec votre souper ?

    De telles décisions me mettent en colère car elles ont des effets négatifs sur les enfants. En appliquant leur mentalité régime (et ne me dites pas que la santé est la raison de ces décisions, c’est du spin. La vérité, c’est qu’on lutte contre les sempiternelles calories, pas pour la santé) les écoles dérèglent les réflexions naturels des enfants.

    Oui les enfants mangent beaucoup de bonbons à l’Halloween. Pis ? Le lendemain, si on ne les force pas à finir leur assiette, ils ajusteront leur apport calorique. Et on en sera quitte pour un bon brossage de dents.

    À moins que les enfants vivent dans un univers où les bonbons sont interdits et donc l’objet de toutes les convoitises. Là, je ne peux pas répondre de ces petits qui se jetteront sur le sucre comme sur la Terre promise et dévoreront tout sur leur passage, terrorisés à l’idée que ce sera peut-être la dernière fois.


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