Marie-Claude Lortie

Archive du 29 avril 2008

Mardi 29 avril 2008 | Mise en ligne à 22h06 | Commenter Commentaires (68)

Madonna l’a-t-elle encore ?

Je ne sais pas vous, mais moi je suis une fan finie de Madonna, et de la première heure à part ça.

J’ai trippé à fond sur le personnage et sur sa musique pendant de nombreuses années, boucles dans les cheveux, collants en dentelles et pendentifs en croix compris.

Aujourd’hui, je la suis encore. J’aime bien sa musique, incluant cette nouvelle chanson.
Mais il y a quelque chose dans sa personnalité qui m’agace. Je ne sais pas si c’est l’improbable jeunesse de son visage et de son corps ou tout simplement son égocentrisme qui a l’air de s’aggraver avec les années plutôt que s’améliorer.

Même ses efforts pour le Malawi me laissent tiède. Pourtant, c’est un beau et essentiel projet que de vouloir aider des enfants en Afrique.

Mais il y a là comme dans tout ce qu’elle touche trop de moi moi moi et surtout de regardez-moi.
C’est comme si elle traînait encore, à près de 50 ans, des insécurités de jeunesse qui l’empêchent de vieillir avec sagesse comme, par exemple, un Peter Gabriel qui continue de créer et d’être pertinent, sans être ridicule. Même Bowie…

Quand je regarde à la télé et au cinéma et dans les magazines, la quantité de femmes dans la cinquantaine en montant totalement botoxées et restylanées et liftées et je-ne-sais-quoi, qui ont de la grosse difficulté à vieillir, je suis un peu découragée. Nous, les X et les Y qui les suivons, n’avons actuellement pas grand modèle inspirant de femmes qui vieillissent sereinement pour ne pas dire sainement.

Les hommes seraient-ils meilleurs que les femmes dans l’art de tirer le mieux du temps qui passe ?

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Mardi 29 avril 2008 | Mise en ligne à 11h01 | Commenter Commentaires (14)

Poisson, le casse-tête

poissons.jpgphoto Alain Roberge

Quand je suis allée à Vancouver en février, j’ai remarqué que la plupart des restaurants justifiaient leurs choix de poisson en faisant référence à liste de produits “approuvés” par l’aquarium de Vancouver. (Approuvé veut dire que le poisson n’est pas surpêché, qu’il est pêché avec des méthodes respectant l’environnement et les autres espèces de la mer, qu’il n’est pas bourré de produits toxiques et, s’il est d’élevage, que les fermes fonctionnent avec des approches fidèles aux principes du développement durable.)

Quand l’information est servie ainsi, sur le menu, il n’est pas difficile de choisir son poisson, sans compter que le restaurant a l’air tout à fait écolo, ce qui est excellent pour le marketing et fait en sorte que tous les restaurateurs se sentent obligés de se préoccuper de leurs choix de poisson. Inutile de vous dire que personne n’y sert de bar du Chili.

Mais avez-vous déjà consulté les listes préparées par les organismes qui cherchent à protéger l’environnement, notre santé et les poissons ?

Pas évident à déchiffrer dans les allées du Provigo devant les étagères de boîtes de thon, ou chez Métro devant le comptoir à poisson frais. 

Juste quand vous pensez que, mettons, le turbot est ok, la petite liste trouvée sur Internet vous dit “attendez”, d’où vient-il ? Et est-ce vraiment du turbot que vous vous apprêtez à acheter ou quelque chose qui lui ressemble ? Et avez-vous le nom en anglais ou le nom français ? Français utilisé au Québec ou en France ?

Un des organismes reconnu pour ses listes au Canada s’appelle Seachoice.org. (merci à JFPlante pour le lien en français et la prochaine fois, vous avez la permission d’ajouter dohhhh à votre commentaire).

En français, il y a ceci. Mais là ce sont les noms et les variétés trouvées en France, dont ce n’est pas en harmonie totale avec notre réalité. La liste québécoise complètement adaptée à ce que l’on retrouve dans nos poissonneries et notre parler quotidien, je ne l’ai pas trouvée. Si vous savez où elle est, dites-le moi. 

Bref, on sait qu’il ne faut pas trop manger de boeuf vu la pollution, mais choisir son poisson n’aura jamais été aussi compliqué.

Cet auteur-journaliste montréalais , Taras Grescoe – fort reconnu aux États-Unis – a écrit tout un livre sur la question, sous-titré: Comment manger éthiquement dans un monde où les produits de la mer sont en train de disparaître.

Il est interviewé par Salon.

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