On peut rouspéter tant qu’on veut sur le système de santé québécois en ce qui touche à l’accouchement — et ce n’est certainement pas moi qui vais me gêner – mais on a beau dire, on est chanceux.
Quand on voit les taux de mortalité infantile et maternelle en Afrique sub-saharienne ou dans certains coins d’Asie ou même d’Amérique latine, on est obligé de réaliser que nous sommes ici en Cadillac en train de nous interroger sur les avantages du diesel comparé au gazoil, alors que dans le fond, la voiture nous mène à bon port, quoi qu’il en soit.
Si vous lisez l’anglais, je vous encourage à jeter un coup d’oeil au numéro spécial de la revue britannique The Lancet, consacré à la situation mondiale côté mortalité infantile et maternelle, sept ans avant la date butoir de l’ONU pour l’atteinte des objectifs du millénaire (les pays de l’ONU se sont fixé des objectifs pour diminuer pauvreté, inégalités, mortalité infantile et maternelle et autres calamités et visent 2015).
Si vous ne lisez pas l’anglais, vous pouvez toujours lire ma chronique d’aujourd’hui dans La Presse sur le sujet. Ou ceci.
P.s.: La photo de ce petit bébé a été prise par Robert Skinner, de La Presse, dans le cadre d’un reportage sur l’excision au Mali en 2004. Cette petite fille était en train d’attendre pour être excisée. Désolée pour la claque en plein visage que je vous lance en re-publiant ça, mais, une petite douche froide, ça réveille et ça remet les priorités en place. Important en avril. Et pour se dé-saouler l’esprit après trop de hockey.
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