Ça y est, ce blogue est reparti. Après six mois d’attente, j’avoue que je commençais à avoir hâte. Je me suis ennuyée.
Nombreuses ont été les fois où ça m’a carrément énervée de ne pas avoir accès à ce médium. On a beau avoir une chronique dans le journal, ce n’est pas pareil. C’est plus formel, moins anecdotique. Je n’aurais pas pu faire, par exemple, un texte complet sur cette entrevue de Carine Roitfeld, la rédactrice en chef du Vogue français, au magazine New York. Mais en blogue, ç’aurait été parfait. Un petit lien et hop nous voilà en train de discuter de son dédain pour tout ce qui n’est pas maigrissime comme elle, sa consommation de pilule et tout le reste. Du bonbon.
On aurait aussi sûrement parlé de Barack et d’Hillary, de récession, de l’élection de Monique Leroux à la tête de Desjardins, du réveil de Kovalev et j’en aurais profité pour vous demander si vous aussi vous trouvez qu’il ressemble à un gars qui pourrait être sur la couverture d’un roman Harlequin. J’aurais aussi sûrement pas mal “posté” sur la météo. D’ailleurs, il y a une anecdote que je dois absolument raconter car elle n’a pas trouvé sa place dans le journal. La voici.
Je vais au garage porter ma voiture qui fait un bruit bizarre (après l’hiver qu’on a eu et les nids de poule, apparemment, je ne suis pas seule: roues, jantes, pneus, suspension, direction… ça fait mal !). On me prête un autre véhicule. Je reviens chez moi mais je ne peux pas garer la voiture à ma place habituelle car je n’ai plus de vignette. Donc je me gare dans le seul espace libre, qui est évidemment un vaste banc de neige troué (on est seulement 12 jours après la dernière très grosse tempête, donc la rue n’a pas encore été complètement déneigée). Le temps venu de repartir: la voiture de location est prise dans la glace. Une heure plus tard, ce sont finalement des chaînes qui en sont venues à bout.
Je pars faire une course, mais au retour, pas question de regarer dans cette banquise. Donc j’opte pour un espace à vignette. Et là, je me tape un ticket de parking, évidemment.
Je ne l’ai pas encore payé. Pensez-vous que je pourrais contester ? En vertu de mon droit inaliénable de contribuable à une place déneigée 12 jours après une tempête ? En invoquant l’inconstitutionnalité de la “ non-décollabilité ” et donc de la non-transférabilité de la vignette de parking de la voiture principale à la voiture de location quand la voiture principale est au garage, possiblement à cause des nids de poule ?
Je vous invite à discuter de tout cela, mais je vous avertis.
S’il y a une chose dont je ne me suis pas ennuyée depuis six mois, ce sont les commentaires déplacés, les obscénités, les charges à fond de train menées par des internautes cachés derrière des pseudonymes, les parasites qui envahissent les blogues comme si c’était leur lieu à eux. Je vous invite dans ma bulle de discussion à condition que vous soyez polis et pertinents. Les propos racistes, diffamatoires, agressifs et pas rapport ne seront pas tolérés. Et s’il le faut, on ajoutera des règlements formels en cours de route.
En attendant, je vous invite à lire cet article dans le New Yorker sur la transformation de l’univers des médias d’information par Internet. Ça aussi, on s’en reparle.
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