Marie-Claude Lortie

Archive, juin 2007

Jeudi 21 juin 2007 | Mise en ligne à 12h34 | Commenter Commentaires (14)

Deux mariages et une Bar Mitzvah

corsocomo.jpg

Je m’absente pour quelques jours de repos.

Juste quelques jours, pour lancer l’été.

J’ai le fameux gâteau de mariage à préparer, un autre mariage où il faut que je me déplace vers un lieu de rêve (merci Aéroplan)  et une Bar Mitzvah où je mangerai probablement le plus délicieux festin marocain de ma vie.

Je vous reparlerai peut-être de tout cela, si vous me promettez de ne pas tourner le tout en chicane sur les accommodements raisonnables ou l’avenir du PQ.

Bonne Saint-Jean quand même. 

Lire les commentaires (14)  |  Commenter cet article






Mercredi 20 juin 2007 | Mise en ligne à 15h32 | Commenter Commentaires (5)

La censure nutritionnelle frappe les oeufs britanniques

Y a-t-il quelque chose de plus britannique que manger des oeufs au petit-déjeuner ?

Et bien croyez-le ou non, l’organisme chargé de la surveillance des publicités en Grande-Bretagne vient d’interdire la diffusion d’une campagne publicitaire encourageant les consommateurs à manger des oeufs pour le petit-déjeuner.

La campagne n’est pas nouvelle. C’est un classique publicitaire. Une campagne lancée il y a 50 ans qui a marqué la culture populaire.  Un peu le “Je craque pour toi mon coco” du Royaume-Uni ou le “Je bois mon lait comme ça me plaît” de plusieurs générations. Les producteurs d’oeufs voulaient la remettre en ondes pour marquer son 50e anniversaire.  Mais le  Broadcast Advertising Clearance Centre (BACC) dit non.

Pourquoi ? Parce que les annonces ne vantent pas les vertus d’un régime alimentaire équilibré. Il aurait fallu que le petit-déjeuner à base d’oeufs présenté dans la pub ait un peu de fruits ou de pain brun.

Ahurissant, non ?

Lire les commentaires (5)  |  Commenter cet article






Mercredi 20 juin 2007 | Mise en ligne à 5h02 | Commenter Commentaires (31)

Honte à Loto Québec

pavillon.jpgpavillon-or.jpg

Le Québec me décourage.
Parfois moyennement, parfois énormément. Surtout quand une société d’État comme Loto-Québec prend un de nos bâtiments dans la catégorie « cool, innovateurs et importants pour notre histoire architecturale » et lui enlève son âme.
Voilà plus de 10 ans que le désastre a eu lieu mais je ne m’en suis toujours pas remise. Je parle de la transformation du Pavillon du Québec de l’Expo 67 en salles de jeu du Casino de Montréal.
« On a clairement manqué de considération pour un des vestiges de l’Expo », me disait hier Jacques Lachapelle, professeur d’architecture à l’Université de Montréal, qui ne pense pas exactement beaucoup de bien de cette transformation. « Et puis cette couverture dorée, entre vous et moi, c’est plutôt vulgaire. »
Voilà plus de 10 ans qu’a eu lieu le désastre mais on peut encore le répéter : honte à Loto-Québec. Honte à nous tous.
Comment une société d’État, a-t-elle pu, au nom d’une activité dont l’utilité sociale et culturelle est pour le moins questionnable, gâcher cet immeuble qui avait gagné des prix et reçu les louanges des critiques internationaux ? Comment la Ville de Montréal a-t-elle pu laisser aller le bâtiment ? Comment Québec a-t-il pu accepter ça ?
Cet immeuble de l’architecte Luc Durand, était unique et important parce qu’il était, notamment tout en grands espaces et en transparence. Or Loto-Québec l’a rendu opaque et l’a rempli de petites pièces.
Là où, en Italie ou au Danemark, en Espagne ou à New York on aurait profité de l’espace et de l’eau entourant le bâtiment pour créer, par exemple, des galeries ou des bureaux-lofts, où on aurait marié public et privé pour ouvrir un musée avec restaurant avant-gardiste, on a choisi plutôt d’enligner les machines à sous.
Dans cet immeuble moderniste qui aurait été chouchouté à Barcelone ou Berlin, on a laissé les rénovateurs de Loto-Québec faire leur oeuvre et transformer un lieu primé en une masse dorée comme la robinetterie des toilettes des parvenus de Las Vegas.
Il suffit de voyager un peu pour réaliser que nous manquons désespérément de respect pour notre patrimoine. Mais aussi pour constater que notre créativité n’a plus la chance, au Québec, d’être portée par de vrais projets en urbanisme et en architecture comme le fut Expo 67.
Heureusement, nous avons ici et là une TOHU ou un musée Pointe-à-Callière. Mais combien de centres commerciaux victoriana et de McManoirs rococo-dépôt devons-nous endurer entre chacun de ces projets valables architecturalement et socialement ?
Il y a 10 ans, seuls quelques irréductibles, comme les gens de Docomomo Québec, des amoureux d’architecture moderne, ont dénoncé la destruction de l’âme du pavillon. «J’étais là devant le bâtiment, avec mes piquet, à manifester », se rappelle tristement le trésorier du groupe, l’architecte Richard Lafontaine.
Après tout, ce pavillon n’avait-il pas été comparé dans le New York Times à un pavillon de l’expo de Barcelone conçu par Mies Van der Rohe ?
« Aujourd’hui, ajoute M. Lafontaine, ce qu’il en reste n’est qu’une évocation. »

Lire les commentaires (31)  |  Commenter cet article






publicité

publicité

  • TWITTER

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    juillet 2014
    L Ma Me J V S D
    « juin    
     123456
    78910111213
    14151617181920
    21222324252627
    28293031  
  • Archives

  • publicité