COPENHAGUE — Juste quelques mots pour vous raconter une anecdote qui va vous faire un peu rire, je pense.
Hier matin, je vais déjeuner dans un café qui s’appelle le Meyers Deli, où ils offrent une réinvention moderne du petit-déjeuner traditionnel danois. Je bois mon chocolat chaud (il n’y a pas de décaf, évidemment), je mange ma pâtisserie à la cannelle (ce que les anglos appellent… ma foi: un Danish) et après tout ça, je me dis que c’est le temps de travailler.
Pour le dossier sur lequel je travaille, je dois parler, notamment, à des citoyens danois parmi d’autres. Comme il y a une dame qui attend, seule, à la table d’à côté, je me dis que, tiens, je pourrais l’interviewer.
Alors je m’approche et je me présente, comme je le fais plusieurs fois par jour quand je suis dans ce genre de reportage, et elle accepte de me parler.
On cause, on cause. Elle est ab-so-lu-ment charmante et a toutes sortes de réponses pertinentes à mes questions.
À la fin de l’entrevue, je lui demande son nom et ce qu’elle fait dans la vie.
Et elle me dit, d’un air un peu surpris: “Je suis chanteuse”.
– Désolée de mon ignorance, mais êtes-vous une chanteuse super connue, parce que je veux tout de suite dire que je suis honorée…
– Ben, quand même assez connue. Voici mon site web (elle écrit l’adresse de son site sur mon calepin).
– Vous avez des chansons sur MySpace ?
– Non, c’est plutôt mon site personnel.
– Mais je vais acheter un de vos disques avant de partir du Danemark !
– Pas nécessaire, toutes mes chansons sont vendues sur iTunes.
Eh oui, chers lecteurs, je venais d’interviewer, sans le savoir, la Diana Krall du Danemark !
Et je vous jure qu’elle est adorable et très intéressante.
Je viens d’écouter un tout petit extrait de ses chansons sur son site web et elle semble avoir une voix magnifique. Je vais acheter son dernier disque, c’est certain. Si ce n’est que pour encourager les vedettes anti-égo comme ça du monde entier.

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