Mathias Brunet

Mathias Brunet - Auteur
  • Mathias Brunet

    Amateurs de hockey de la LNH, du Canadien, des espoirs du CH ou même encore de hockey junior? Poolers? Ce blogue s'adresse à vous. Le chroniqueur Mathias Brunet commente l'actualité du monde du hockey d'une manière très personnelle.
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    Vendredi 12 octobre 2012 | Mise en ligne à 13h55 | Commenter Commentaires (56)

    Octobre 1995…

    corey_ronald420

    Sept jours dans l’histoire du Canadien…
    Réjean Houle et Mario Tremblay reviennent sur les instants les plus palpitants de leur vie
    La Presse
    Sports, samedi 28 octobre 1995, p. G1
    Blanchard, Gilles

    Mardi dernier, deuxième étage du Forum.

    Réjean Houle et Mario Tremblay terminent une autre réunion.

    Le dg et l’entraîneur-chef du Canadien sont encore sous l’effet du choc. Ils vivent les moments les plus excitants de leur existence, mais ils sont amochés. Ils ont les traits tirés ; Mario est presque aphone.

    Le matin, c’est Réjean Houle qui a ouvert les lumières au deuxième étage. À cinq heures et demie!

    Une heure plus tard, Mario s’est pointé avec un déjeuner acheté au dépanneur du coin. «Je ne dormais plus, aussi bien m’en venir ici…»

    Houle, lui, a dormi deux heures. À quatre heures et demie du matin, il faisait son jogging le long du fleuve.

    «Une chance, on venait de battre Los Angeles, lance le dg ; imagine si on avait perdu!»

    Mario s’allume : «Bon dieu de bon dieu, s’il avait fallu subir deux autres défaites… Tu vois l’atmosphère? Là, au moins, la transition, tout ça, c’est le fun. L’exercice ce matin, c’était agréable. Quand tu gagnes, c’est toujours plaisant. Tout va mieux, même l’attaque à cinq ; t’as vu, hier, trois buts en huit avantages…»

    - C’est bon, Mario, mais c’est pas .500 encore…

    - Ça s’en vient, mon Reg… Tu l’as entendu, je travaille sous pression. Mais j’en mets sur le dg, moi aussi. Ce matin, je lui ai dit que deux victoires, c’était juste deux victoires, qu’il n’y avait rien pour écrire à sa mère, mais que j’espérais que sa première transaction soit aussi bonne que mon départ…

    Ils sont deux vieux amis, de très proches amis, deux complices, deux gars intelligents qui se sont retrouvés au coeur d’une des semaines les plus mouvementées de l’histoire du Canadien.

    Sollicités de partout, ils font face à la musique en attendant de trouver un rythme.

    Ils ne dorment pas, ils travaillent comme des fous mais, à les entendre raconter leur semaine, il crève les yeux qu’ils sont les plus heureux des hommes.

    * * *

    RÉJEAN : Mercredi matin, le lendemain du congédiement de Serge (Savard), monsieur Corey m’a téléphoné…

    RÉJEAN : M. Corey m’a donné rendez-vous dans un endroit privé. On a parlé pendant une bonne partie de la journée. Il m’a cuisiné à mort. Il m’a obligé à aller au fond de moi-même. À la fin, après des heures, il a garroché le morceau. Jamais je n’avais pensé qu’on m’offrirait un jour le poste de directeur général du Canadien. J’étais chez Molson depuis 10 ans, j’étais heureux, je pensais y finir mes jours. Pour nos projets de promotion et de marketing, pour la tournée estivale des joueurs par exemple, je transigeais avec les relationnistes du Canadien. Quand je rencontrais monsieur Corey, il lançait «Aimes-tu ça, le hockey, mon Réjean?» ; des fois, quand il avait le temps, il disait «Viens, on va s’assoir, on va parler de hockey». C’est un mordu de hockey ; moi aussi. On discutait comme des fans. Jamais il n’avait été question d’un poste pour moi dans l’organisation. Ce mercredi-là, c’est juste à la fin de l’entrevue que j’ai réalisé qu’il m’interviewait peut-être pour le poste de directeur général. Quand il me l’a finalement offert, j’étais prêt. Je lui ai dit «Le Canadien, c’est ma vie, je suis prêt à embarquer. Mais il faut que j’en parle à ma femme». Je suis retourné à la brasserie pour une réception, un cinq à sept. La tête me tournait ; le monde me parlait et je n’entendais rien ; on a dû me trouver bizarre. «Dis-moi pas que je vais redevenir une veuve du hockey», a dit ma femme en blague. Elle savait que c’était fait dans mon coeur, que je serais le gars le plus malheureux de la terre si je devais refuser. Elle m’a souhaité bonne chance.

    MARIO : Je l’ai vue, Micheline, après le match d’hier. Elle était de bonne humeur. «Je ne pensais jamais reprendre goût au hockey», qu’elle m’a dit.

    RÉJEAN : Ah oui? C’est bon, c’est bon… Mercredi, restait la question de l’entraîneur-chef. Monsieur Corey m’avait demandé une liste d’une dizaine de noms. «N’oublie pas les anciens Canadiens!», m’avait-il averti. On en avait discuté. Nom par nom. Il me questionnait, me conduisait à trouver les bons et les mauvais côtés de chacun. Quand je me suis couché, je n’avais que ça en tête. C’était ma première décision, une décision majeure, fallait que je prenne la bonne. Je n’ai pas dormi de la nuit ; ça ne m’était pas arrivé depuis longtemps. À six heures, le téléphone a sonné. C’était monsieur Corey. Il devait s’en douter : «As-tu bien dormi, mon Réjean? As-tu pensé à ton affaire comme il faut?» Je lui ai dit oui, je peux pas passer à côté, ça vient des tripes, mon choix c’est Mario. Plus j’étudie la liste, plus je me rends compte que Mario a toujours été mon homme, plus je suis certain que ça me prend quelqu’un avec lequel j’ai beaucoup d’affinités. Monsieur Corey a compris que ce serait bon pour nous deux et pour l’organisation.

    LA PRESSE : Êtes-vous vraiment si proches?

    MARIO : Très, très proches. On est des grands chums. On se fréquente. Les familles se fréquentent. On a joué ensemble. En voyage, on était toujours ensemble…

    RÉJEAN : J’ai toujours eu beaucoup de respect pour lui. Je sais ce qu’il peut faire. Il a une grosse force de caractère. Il s’est dépassé chaque fois qu’il a eu à relever un gros défi. C’est important, ça ; c’est pas donné à tout le monde.

    LA PRESSE : Mais l’expérience derrière le banc?

    RÉJEAN : C’était la question que posait monsieur Corey. «Y penses-tu, m’avait-il dit, il n’a jamais dirigé un seul match dans la LNH, même pas dans le pee-wee!» C’était vrai et ça m’en a fait pédaler un coup. Mais je me disais qu’il allait être entouré de gens d’expérience, de Lappy (Laperrière), de Shutt… Je savais qu’il aimait travailler en équipe.

    MARIO : Quand Reggie m’a offert le poste le lendemain, j’ai pensé à ça, moi aussi. Mais ça ne m’a pas fait peur. L’équipe en place était extraordinaire et j’ai toujours été un gars d’équipe. Je n’avais pas de diplôme, mais t’en as pas besoin pour diriger une pratique de hockey. Yvan (Cournoyer) a gagné 10 coupes Stanley, Lappy, Shutt, Réjean et moi, cinq chacune. J’ai joué pendant 13 ans, j’ai connu sept entraîneurs. Avec tout ça, avec des spécialistes comme Gaétan Lefebvre qui s’occupent de nutrition, de musculation et tout ça, on doit être capables de diriger une équipe! C’est pas si compliqué : le plus important, c’est de ne jamais perdre de vue l’aspect hockey, le système, la préparation.

    RÉJEAN : Tu vas trop vite. T’es pas encore

    embauché…

    MARIO : C’est vrai. Tu m’as appelé jeudi matin. À 7h40, je venais juste de finir mon intervention à CKAC. Mais, c’est drôle, faut que je te dise, Colette (sa femme) m’avait dit la veille qu’elle était certaine que tu serais le prochain dg du Canadien. «Mon intuition de femme», qu’elle a dit. J’ai répondu : «Peut-être, ça se peut». Le lendemain matin, tu téléphones, tu veux me voir tout de suite chez toi, c’est important. Je suis dans l’auto et je me dis «Réjean est dg, il va me demander de devenir son assistant…»

    RÉJEAN : Ç’a été pensé. Mais plus j’étudiais, plus je voyais que tu serais mieux dans le feu de l’action avec ton tempérament…

    MARIO : Tu vois comment il me connaît : je n’aurais jamais accepté un poste d’assistant-entraîneur. Je l’avais dit à Colette.

    RÉJEAN : D’ailleurs, il avait déjà refusé des offres. C’était ça mon discours à monsieur Corey : je le connais, donnons-lui le morceau au complet, il va l’avaler.

    MARIO : Quand t’es entré, t’as dit : «Ce qui va se passer ici aujourd’hui, la tombe!» Puis tu m’as annoncé que t’étais le nouveau dg. Toute une nouvelle! Je t’ai félicité et on a commencé à jaser.

    -Qu’est-ce que je fais là-dedans, qu’est-ce que tu veux de moi?

    -Ca me prend un entraîneur-chef.

    -Ouais, pis?

    -Je veux t’avoir.

    -T’es pas sérieux, Reg?

    -Je suis très sérieux.

    Là, il a commencé à me poser des questions. Des pas faciles. C’était dur. Il m’a défié pas à peu près…

    RÉJEAN : J’ai fait mon petit président. Il se grattait la tête pas mal…

    MARIO : J’ai répondu au meilleur de mes connaissances. J’ai dit que je voulais embaucher Yvan (Cournoyer). On s’est rendus rencontrer monsieur Corey.

    RÉJEAN : Et monsieur Corey lui a donné une autre rince : «Réjean t’a choisi ; dis-moi maintenant pourquoi t’as accepté?»

    MARIO : Après, je suis parti pour New York. Je faisais le match contre les Islanders à la télé. J’ai téléphoné à ma femme. Elle savait que c’était mon rêve, elle m’a encouragé. On avait une espèce de pacte. J’avais eu des offres à l’étranger mais ma famille ne voulait pas déménager. «Si jamais c’était à Montréal, m’avait dit Colette, je t’appuierais». J’ai eu le «oui» tout de suite et je lui ai demandé d’avertir mes deux filles. Quand le match a commencé, André Côté a dû se demander ce qui se passait. Je n’ai rien vu de la première minute de jeu, j’étais gelé, j’étais parti ben raide. Il a fallu que je me brasse : «Prends-toi en main, Mario! C’est la télé, t’es pas dans ton garage!»

    RÉJEAN : On devait se rencontrer samedi matin à 9h pour péparer la conférence de presse du dimanche. On venait d’en perdre une cinquième à New York. On recevait Toronto en soirée. En faisant mon jogging, je me suis dit pourquoi attendre à dimanche? J’en ai parlé à Mario, à Yvan, on s’est dit qu’on était prêts, qu’on y allait, qu’on commencerait le soir même. Monsieur Corey a été surpris. Il a réfléchi deux minutes et on a tout chambardé. À 16h, on tenait la conférence de presse. La patate voulait me sortir du corps. J’avais hâte que le secret sorte, de m’en aller ailleurs, de commencer à travailler. Je suis resté avec les journalistes ; Mario, lui, est parti rencontrer les joueurs.

    LA PRESSE : Qu’est-ce que vous avez dit aux joueurs pour les convaincre, pour que ça vire comme ça?

    MARIO : Dans le vestiaire, il y avait Lappy, Yvan, Shutt. Je pense bien que tous les joueurs me connaissaient tous, mais juste au cas, j’ai commencé par me nommer. «Je suis Mario Tremblay. Je suis votre nouvel entraîneur-chef. On commence ce soir. À partir de maintenant, les boys, il faut que des choses changent. Il faut améliorer les habitudes de travail et l’esprit d’équipe. Il faut penser défensive, défensive, défensive. Toutes les équipes qui ont du succès se replient quand elles perdent possession de la rondelle…»

    LA PRESSE : Mais ça, ils l’avaient entendu 100 fois…

    MARIO : Oui, mais j’arrivais, il fallait leur dire. Je leur ai parlé de l’objectif, atteindre les séries, finir huitième dans l’Association de l’Est. Puis j’ai monté le ton. Je voulais être bien certain qu’ils sentent que j’étais convaincu, que le message passe au complet. «Nous allons avoir besoin d’un effort de chacun dans cette chambre. De chacun, est-ce bien clair?» Et je les ai pointés : «De toi! De toi! De toi! De toi! …Je suis passé par là, je sais ce que ça prend pour gagner. Si vous embarquez, vous allez avoir énormément de plaisir. Sinon, Good night, Irene. Le hockey, c’est un jeu ; faut que t’aimes ça. Vous semblez l’avoir perdu de vue.»

    RÉJEAN : Le message a passé parce que Mario, c’est Mario. Ça passe à travers lui, ses yeux, son intensité, son langage corporel. Il a toujours été comme ça.

    MARIO : Il y a eu plein d’autres petites choses aussi. Tiens, le meeting fini, je passe me prendre un café dans le Salon réservé aux femmes. Il y a un joueur qui arrive, un jeune. Il me fait «Hi!», tout normalement. Je n’en revenais pas. «What the f… are you doing here?» Il n’a pas eu le temps de me dire quelle sorte de sandwich il s’en venait chercher. «Get the f… out of here! Back in your room!» J’étais furieux. Il a viré les talons aux fesses. Il a sûrement pensé que j’étais un fou mais il n’avait pas d’affaire là et, la prochaine fois, deux heures avant un match, il va faire attention.

    RÉJEAN : Le lendemain, dimanche, c’est moi qui les ai rencontrés. Mario était là avec ses assistants. Il m’a présenté. J’ai commencé en disant que je n’étais pas un homme de discours, que je serais très, très bref. «Voici ce qu’on attend de vous. Premièrement, le bien de l’équipe passe avant celui de l’individu. C’est primordial. Deuxièmement, je ne veux plus entendre parler d’argent dans la chambre. Je ne négocierai pas pendant l’hiver. Dans le vestiaire, on parle hockey, fierté, victoire».

    MARIO : J’ai rencontré la plupart des joueurs individuellement. Je leur ai tous demandé si le CH voulait dire quelque chose pour eux en ajoutant que, pour moi, le CH, ça voulait dire beaucoup. Que tous les entraîneurs avaient gagné des coupes Stanley et que personne, personne, ni eux, ni Lafleur, ni Dryden, ni aucun autre ne s’était jamais pensé plus gros que l’équipe.

    RÉJEAN : Mais on ne veut pas installer un régime de terreur. À la fin de mon petit disocurs, je leur ai dit qu’aucun joueur n’était plus important que les autres et qu’il n’y avait qu’une façon de porter le fameux flambeau : partager le fardeau en 22 parties égales. Si chacun fait sa part, personne n’a à endurer le fameux rôle de leader. C’est beaucoup plus facile pour tout le monde. Tu dis à Patrick (Roy), par exemple, de faire de son mieux pour arrêter les rondelles et de laisser faire le reste parce que les autres s’en occupent.

    LA PRESSE : Les résultats le prouvent, ils vous ont fait confiance.

    MARIO : Sais-tu quoi, j’ai senti qu’ils étaient soulagés, qu’ils manquaient un peu d’encadrement. Ils étaient contents de se faire parler. Prends le petit Bure, le petit Petrov, Koivu… C’est des p’tits gars, c’est pas mêlant, qui manquaient d’amour. Des p’tits gars qui sont fins et qui veulent jouer. Moi, je leur donne plus de glace. Hier (lundi), ça «flyait» en tabarnouche. Ben, demain, les Schtroumpfs, ils vont encore jouer ensemble.

    LA PRESSE : T’as connu ça, ils ont l’âge d’être fous. Plusieurs sont millionnaires. Les voyages, la discipline, tout ça, quelle sorte d’entraîneur seras-tu?

    MARIO : Regarde, ça va bien. Pendant l’exercice tantôt, j’en ai frappé un avec mon bâton. Un gros. «T’es chanceux que je sois à la retraite, que je lui ai dit, t’en aurais mangé une t…!» Je leur parle de même, je les taquine. Jacques Lemaire était comme ça. Tu pouvais le sentir très proche de toi, pis, des fois, tu le sentais très, très loin. Écoute, je cherche à imiter personne, je suis Mario et je ne changerai pas, mais je pense que je vais ressembler un peu à Lemaire. Dur mais juste. En plus, j’ai l’équipe avec moi. Lappy est tout un technicien ; c’est de toute beauté de voir Yvan et Shutt s’occuper des avants. Ça me donne le temps de m’occuper des hommes.

    LA PRESSE : Le Canadien est très soucieux de son image. Ça va te limiter?

    MARIO : Non. J’ai été élevé au Forum. Je suis arrivé ici à l’âge de 15 ans et, quand j’ai quitté, j’avais 30 ans, j’étais marié et j’avais des enfants. Je sais comment ça marche et je suis bien là-dedans.

    LA PRESSE : Pourtant, t’as un peu brisé la tradition en donnant un «high five» au président après ton premier match…

    MARIO : Oh! la! la! Mais t’as vu, je l’ai pas fait au deuxième match…

    LA PRESSE : T’as eu droit à des remarques «corporatives»?

    RÉJEAN : C’était le premier match, la première victoire, c’était compréhensible dans les circonstances.

    LA PRESSE : En clair, Mario, tu t’es fait taper sur les doigts par ton dg.

    RÉJEAN : Pas vraiment, pas vraiment…


    • Disons que l’embauche du DG, de l’instructeur est des adjoints s’est fait de facon plus rigoureuse cette annee!

    • Réjean et Mario version 1995 marquent le début de la longue déchéance du Canadiens. Les 10 années suivantes (au moins) ont été un désastre pur et simple, à part de rares soubresaults. Ronald Corey a évidemment la plus grande part de responsabilité. Comme quoi le travail et l’enthousiasme ne suffisent pas.

      S.Cyr

    • Les Blanchard ont été de grands journalistes. Faut dire aussi qu’ils ont travaillé à une époque où ils avaient le droit de voyager avec les joueurs
      .
      Est-ce que Houle et Tremblay sont toujours les meilleurs amis du monde?

    • J’avais 9 ans quand c’est arrivé je me souviens de la une des Sports de La Presse le dimanche au lendemain de la victoire contre Toronto. Y’avait Tremblay sur la bande qui donnait l’impression d’avoir gagner la Coupe Stanley.

      Mais je me souviens pas si j’ai lu cet article la quelques jours plus tard. Tk l’article est très bon du journalisme comme il s’en fait pu, pas parce que les journalistes sont moins bon mais parce que les équipes professionnelles se referment sur elles même et que les journalistes ne pourraient pas avoir une conversation comme ca avec le DG et l’entraineur chef. J’ai l’impression que dans ce temps la les télévisions et journaux avaient le controle de ce qui passait dans leurs pages mais la c’est les équipes professionnelle a cause du monopole qu’elles ont.

      Mais pour le contenu c’est très souffrant a lire. Tremblay: ” je pense que je vais ressembler un peu à Lemaire. Dur mais juste.” Ouais c’Est ca quand t’es juste ca passe mais juste dur qui controle pas ses émotions j’ai un peu de misère avec ca en tant que fan donc j’imagine pas les joueurs.

      Ca vraiment été la fin de la tradition ces embauches la. The end of the Habs as we know it comme dirait les anglais…

    • Intéréssant…

      Oubliez-pas que la première transaction de Houle n’est pas celle de Roy mais bel et bien JJ Daigneault à St-Louis vs Pat Jablonski

    • HAAAAAAAAAAAAA! allez jouer dehors, il fait super-beau!

    • Wow ! Franchement impressionnant comme archive ! C’est le temps de les sortir ! Le lock-out actuel est une occasion en or de prendre une pause et de comprendre l’actualité des dernières années.
      On a hâte d’en avoir des histoires comme ça sur la fin de l’année du centenaire avec Gainey et sur la fin de l’ère Gauthier l’hiver dernier ! Savoureux et sympathique.

      Ce qui ressort de ce texte, c’est le manque de professionnalisme et de rigueur dans le processus décisionnel. Tout semble être fait “à la mitaine” comme dans une PME alors que le CH c’est une institution qui doit être gérer avec un système, une culture, tangible, pas de belles maximes, pas de belles paroles virtuelles.
      Exemple le plus criant:
      “MARIO : J’ai répondu au meilleur de mes connaissances. J’ai dit que je voulais embaucher Yvan (Cournoyer). On s’est rendus rencontrer monsieur Corey.

      RÉJEAN : Et monsieur Corey lui a donné une autre rince : «Réjean t’a choisi ; dis-moi maintenant pourquoi t’as accepté?»”
      Wow ! Complètement hallucinant ! Voilà les premières heures de la culture d’improvisation qui allait empoisonnée l’état majeur de la concession…
      On comprend le début de la fin maintenant. Pauvres Roy et Koivu qui se sont retrouvés avec une bande d’amateurs et d’improvisateurs… !
      Merci Mathias !

    • La décision de Corey d’embaucher un d.g. sans expérience a ouvert la voie à la vente du CH. La déchéance qui a suivi a permis à Molson de vendre la Sainte-Flanelle à un américain. La vente du CH apparaissait comme la seule solution aux problèmes du Canadien.

      Selon moi, Monsieur Corey s’est servi de Réjean Houle pour permettre aux Molsons de vendre le CH sans que ceux-di ne perdent leur crédibilité.

      Tout un contraste avec Les Nordiques que Marcel Aubut a vendu alors que ceux-ci étaient parmi les meilleures équipe de la LNH, gagnant de la coupe Stanley l’année suivant la vente.

      Aubut ne pourrait par racheter les Nordiques.

      Les Molsons eux ont racheté le CH.

      Mission accomplie !

    • @tous: Le règne de Mario et de Réjean n’a certes pas été un succès. Mais les gens oublient que le déclin du CH avait déjà commencé. L’équipe avait raté les séries la saison précédente, Serge Savard, dans un geste de panique, avait échangé John Leclair et Éric Desjardins contre Mark Recchi pour relancer le club, Carbonneau avait stupidement été largué pour une affaire de doigt d’honneur… Il faut le dire, Patrick Roy sentait le déclin qui s’en venait et commençait à regarder ailleurs. Faut-il rappeler cette transaction avortée avec les Nordiques concoctée par Savard: Roy contre Nolan et Fiset… Bref, Mario et Réjean ont précipité le déclin du Canadien. Mais il est faux de prétendre qu’ils l’ont enclenché. Le Canadien a plutôt commencé à mourir en 1994, à cause de mauvais échanges et d’horribles sélections au repêchage entre 1987 et 1992.

    • Je me souviens aussi que j’entrais au Cégep Bois-de-Boulogne à ce moment là. Tout le monde ne parlait que du référendum qui s’en venait… jusqu’à ce que cette décision soit annoncée. Ce fut alors exit la politique, bonjour le hockey! Jacques Parizeau, dont la campagne battait de l’aile, avait même remercié Ronald Corey de lui voler la vedette le temps de quelques jours!

    • Un vrai régal cette article Mathias.

      On réalise quand même que Tremblay c’était un gars qui coachait comme il jouait, avec ses tripes…Probablement qu’il aurait pu connaitre une grande carrière d’entraineur-chef dans la LNH s’il n’avait pas été jeté comme ça dans la gueule du loup en débutant dans le métier.

      Ronald Corey est en quelque sorte responsable de ne pas avoir refusé l’embauche de Mario Tremblay par Réjean Houle qui d’ailleurs n’aurait jamais dû se retrouver à occuper un poste aussi important que celui de DG. Reste que Corey qui venait d’embaucher un DG recru aurait dû exiger que l’entraineur-chef soit quelqu’un d’expérimenté et que Mario Tremblay se contente d’agir à titre d’entraineur poste d’adjoint.

    • J’ai toujours été triste de ce qui leur est arrivé. Bien sûr, en tant que fan, j’ai été sidéré et frustré par ce que leur manque d’expérience et/ou de talent a provoqué. Mais jamais je n’ai mis en doute le coeur et la sincérité avec lesquels ils ont travaillé. Et j’ai aussi trouvé que Réjean Houle s’était amélioré au fil des ans. Peut-être pas assez, mais quand même. Et pour Tremblay, j’espérais vraiment qu’après un long passage d’assistant auprès d’un maître, il reviendrait à la barre du CH pour faire taire ses détracteurs de jadis.

      Aujourd’hui, je pense que ça a été des nominations à l’ancienne, comme à l’époque du simple jeu de corridor où un ancien joueur fort en gueule pouvait faire fonctionner une équipe. Mais le jeu avait changé, comme à chaque décennie, et Houle et Tremblay étaient trop ancré dans les méthodes du passé pour réussir. Pas assez d’expérience en dépistage “scientifique”, en coaching de système, en psychologie sportive.

      Dommage. Ce sont vraiment des hommes qui avaient, et ont sûrement concore, le CH tatoué sur le coeur. Il ne s’en fait plus des comme ça, même si je sens que Louis Leblanc pourrait en être, façon 21ième siècle.

    • Damien Cox du site thestar.com y va d’un commentaire très intéressant aujourd’hui sur sa vision du llock-out dans la LNH.

      http://thestar.blogs.com/thespin/2012/10/not-deja-vu-all-over-again.html

    • Un bijou Mathias….parfais exemple d’improvisation et de manque de professionalisme…imaginez en une nuit Houle avait choisi son coach ….sans même faire d’entrevue….dire qu’on reprochait à Bergevin que son processus d’embauche était trop long….ouff octobre 95 a marqué le début de la déchéance du CH …par chance on est en train de remettre ca sur les rails avec Bergevin !!!!

    • @c-zar

      Merci de rappeler des faits souvent oubliés. La culture de la solution rapide pour faire les séries a commencé avant l’embauche de Réjean Houle et Mario Tremblay. Comme on est des humains et que l’on aime donner une seule cause a un événement, on a trop souvent tendance a pointer le départ de Patrick Roy, un moment qui marquant, plutot que de voir que ce fut une suite de mauvaises décisions qui ont mené cette équipe dans le gouffre.

    • Houle et Tremblay n’avaient aucune expérience et ce fut le début d’une longue descente du CH. Il ne faut pas oublier qu’elle n’est pas encore terminée ( 15ième dans l’Est en 2011-12 ). Après leurs départs, André Savard aurait peut-être pu réussir malgré les problèmes financiers du club. Malheureusement, vint l’ère Gainey-Gauthier et à part quelques soubresauts, ce fut du pareil au même. De plus, le CH a perdu son identité francophone et Marc Bergevin aura beaucoup de pain sur la planche pour redonner au club son identité et une certaine gloire passée.

    • c-zar

      12 octobre 2012
      14h45

      Tu as raison sur le declin du CH. Par contre, Houle a detruit le CH un peu comme Milbury a New York. Il avait plusieurs bon actifs et il a tout sacrifie (a part Koivu).

      Jusqu’a aujourd’hui, le CH n’a pas eu d’attaquant du niveau de Recchi et Damphousse. C est qu en meme triste. ca fait plus de 15 ans.

    • Comme plusieurs autres l’ont souligné, ce fut le début de la fin du CH…

      Moi je n’ai jamais compris que Mario Tremblay, qui avait accepté le poste d’entraineur, soit allé faire le match à New-York contre les Islanders et surtout ce soit permis d’aller interviewé les joueurs du CH alors que ceux-ci croyaient s’adresser à un “journaliste”, ils s’adressaient à leur entraineur…

      Pour moi ce fut un geste vraiment non fair-play de Tremblay! Il s’est surement mis des joueurs à dos juste avec ce “cheap-shot”…

      Il aurait dû se déclarer malade ou avoir manqué son avion, peu importe, mais jamais jouer dans le dos de ses joueurs en partant!

    • Merci et Bravo Mathias pour ce petit jeu fort amusant et divertissant aujourd’hui. Je ne commente pas souvent, mais je suis un lecteur assidu de ce blogue, et vous réussissez à fournir du contenu passionnant même pendant ce lock-out. Un gros Bravo, je suis un mordu de souvenirs de hockey.

    • C’est quand même fou de lire ça aujourd’hui. Si je comprend bien, Corey a appelé Houle (et probablement personne d’autre) et lui a pratiquement offert le job sans trop lui passer d’entrevue. Et la même chose ensuite pour Mario Tremblay? 2 gars sans une once d’expérience dans leur domaine? Avec l’organisation la plus prestigieuse du hockey? Ça aurait pu être un film…

    • Le début du déclin certes, mais la plus grande responsabilité reviens à Ronald Corey !

      Il à été le destructeur de cette équipe jadis, glorifiante et prestigieuse, jusqu’à l’arrivée d’André Savard, qui était en train de remettre le club sur la bonne voie avant, qu’on le tasse pour faire place, à Bob Gainey et Pierre Gauthier, 2 personnes vivant sur une réputation exagérée, qui ont instaurés un régime de bavure et d’improvisation dans chaque unes de leurs décisions !

      Perdre l’estime d’une équipe qu’on à tjrs aimé et détesté à cause de ces 2 monsieurs et ne plus croire en cette équipe, M.Bergevin vas avoir bcp de boulot à rendre cette équipe crédible vers l’excellence, vis à vis les fans ( et non les fefans et autres tali-fans de ce blog ) mais j’y crois !

    • Je persiste à croire que Corey a embauché Houle pour pouvoir être le président et le DG en même temps, Houle n’étant qu’un faire-valoir.
      Malheureusement Corey était un fan sans grande connaissance de hockey et il s’est planté lamentablement.
      Comme quelques uns l’ont souligné, l’arrivée d’André Savard était un pas dans la bonne direction mais on l’a vite tassé pour faire place à Monsieur Bob avec les résultats que l’on connait.
      Monsieur Bergevin, vous avez du travail…

    • @hors-sujet

      La FIFA vient de susprendre la meilleure joueuse canadienne de soccer pour QUATRE match pour avoir enguirlander les arbitres après le match – foutrement mal arbitré – contre les Américaines aux Olympiques de Londres. Et je crois que ça aurait été la même chose au rugby.

      Ma question : « Pourquoi les hockeyeurs, et ce dès le plus bas âge, se permettent d’engeuler les arbitres sans ménagement pendant les matchs? » Si les arbitres se faisaient respecter davantage, je suis persuadé qu’ils hésiteraient moins à prendre les bonnes décisions ( par exemple des punitions pour accrochage en fin de match serré) Pourquoi ses cultures différentes? Les Nors-américains seraient des brutes? Pourtant, il n’y a pas de hooliganisme ici… Il y a des choses comme ça que je ne comprends pas…

    • Mario Tremblay qui n’a jamais été coach par la suite, ça prouve assez qu’il n’avait pas ce qu’il fallait à l’époque. C’est dommage parce que l’aspect de sa personnalité qui ne s’en laissait pas imposer par les joueurs me plaisait bien. J’avais bien aimé son regard à Patrick Roy le soir fatidique. Mais c’était une mince consolation parce qu’il s’agissait du début de la fin. ;)

    • @ atchoum

      Michel Blanchard a déjà écrit que Houle recevrait des offres d’au moins 10 équipes de la LNH le jour où il ne serait plus DG du Canadien…

      Ce pauvre Michou ratait souvent la cible, mais il ne manquait pas d’humour, surtout quand il a écrit à propos de R. Houle et de M. Tremblay: «Ils sont deux gars intelligents».

      @ micejoki

      En effet, ce fut pour le CH le début d’une ère de médiocrité qui se poursuit en 2012. Trop de sinistres personnages incompétents ont pollué depuis 20 ans cette équipe jadis glorieuse: Houle, Tremblay, Koivu, Gillett, Timmins, Boivin, Gainey, Gauthier, etc.

    • @c-zar & @guiguibob

      Je ne comprend pas vos points. Partout c’est comme ca. Des DG comme Serge Savard arrivent comme il est arrivé en 82 ou 83 j’suis pas sur et l’équipe connait des hauts comme les 3 finales de 86 a 93 mais après ca décline et c’est normal.

      Mais c’est justement pour ca qu’on remplace DG & coach pour changer une philosophie en emmener une nouvelle mais Houle a jamais pu emmener de nouvelle philososphie ni faire des bons moves parce qu’il était pourri. Je le déteste a vie Houle, Correy avec ils ont détruits mon équipe préférée.

      C’est comme ma 2e équipe préféré, les Kings qui viennent de gagner la coupe. La tout va bien tout baigne dans l’huile mais un moment donné les années de Lombardi vont se faire sentir et va falloir changer la philosophie. C’est au président de l’équipe de se montrer compétent et d’emmener quelqu’un qui va être capable de sortir le bois mort pi de mettre une structure en place pour remettre l’équipe sur les rails.

    • Dans le fond, c’est la mort de Claude Mouton qui a tout précipité…
      Plus sérieusement, l’ère Houle-Tremblay, c’est le début de la fin d’une certaine culture à la fois chez le Canadien et dans le LNH. La fin d’un système sans plafond salarial où les gros échanges se négociaient rapidement. La fin de l’époque de Chelios-Savard (je dois avoir été le seul ti-cul content de cet échange, moi qui adorais les spin-o-rama du #18), etc. Le début de la fin des coachs motivateurs. Après le congédiement de Demers, les Mike Keenan de ce monde vivaient sur du temps emprunté. La longue transition à un système fondé sur des connaissances plus mesurables (à défaut d’être objectives), s’amorçait. Cette transition se poursuit dans le bain montréalais. Les journalistes écrivent souvent moins bien (où es-tu Bob Duguay?), mais sont plus connaissants et branchés qu’avant. Mathias opère une petite révolution au niveau des paradigmes auxquels on se réfère pour juger du Canadien et de ses prospects. J’ose espérer que Bergevin a acquis chez Dudley et les blackhawks ce pragmatisme qui a permis aux anglo-saxons de progresser pendant que d’autres – qui vendaient “de la biaiye” – s’en tenaient à la république des petits amis.

    • @ spritzer 17h00

      Bien d’accord, Mario Tremblay n’avait peut-être pas tout ce qu’il fallait pour être un coach mais il faut bien admettre que si Jacques Lemaire a voulu qu’il soit son adjoint avec les Devils et le Wild, il devait être très compétent comme assistant dans son rôle d’intermédiaire entre les joueurs et Lemaire.

      Lemaire n’a jamais été reconnu comme un coach patient ou ayant une grande communication avec ses joueurs. Le p’tit Mario de plâtre devait être très utile dans ce rôle de communicateur, à mon humble avis.

    • Je vous donne pas un autre mois Mathias avnt un burn out, ou je ne sais.
      Vous n’avez rien à vous, nous, mettre sosu la dent.
      Je vous lis mais en diagonale.
      J’appelle ça du radotage, de la nostalgie, de l’ennui, de la masturbation mentale quoi.

      Quant à moi, ça me passe des milles au dessus de la tête.
      Si vous saviez l’argent économisé, je pars à Cuba dans 2 semaines.
      Et mon ti-pou et ma poupounette, ne m’ont même pas encore parlé de hockey, Centre Bell, patins ou autre cette année.

    • Ronald Corey, celui qui aura descendu les Glorieux aux enfers…

    • …Je lis ça (très bon article de M. Blanchard) et j`ai encore mal…quel gâchis…! Et Ronald Corey en est le resposable. Mais évidemment, aucun journaliste ne l`a jamais confronté là dessus….. comme d`ailleurs, aucun journaliste n`a confronté Gainey qui a bénéficié d`une immunité journalistique totale. Et aucun journaliste ne s`est tenu debout devant Pierre Gauthier non plus. Triste pour la profession.

    • Vraiment super comme article

      Ca faisait tres longtemps que je n’avais pas lu un article aussi interessant sur le hockey

    • Difficile de blâmer Réjean Houle, il était un employé modèle, il a toujours eu à coeur le CH, très sympathique devant la caméra et constamment prêt à aider l’organisation, il ne pouvait pas refuser un des postes les plus prestigieux du Canadien, voyant l’équipe en eaux troubles et son président paniqué.

    • Hilarant … Mais finalement, c’est presque toujours comme ça. Juste en un peu plus structuré aujourd’hui, car le hockey est plus technique, plus tactique et les joueurs, tous des PME.

    • @cad3 C’est Gilles Blanchard et non son frère Michel qui signait cet article.

      On peut voir comment les dirigeants du CH de l’époque étaient pas mal plus volubiles que maintenant avec les médias. On est loin des déclarations “fracassantes” de Pierre Gauthier, mettons…

      Bien d’accord avec la majorité, le grand responsable de ce fiasco et des années horribles qui ont suivies, c’est Corey. Il aurait dû être mis à la porte après une telle gaffe. Mais non, il a bâti son joujou sans obtenir de deal ni avec le gouvernement ni avec la ville de Montréal, et a mis la santé financière du club en danger, après avoir bousillé le produit sur la glace. On s’ennuie pas de son toupet derrière le banc, celui-là.

    • C’est l’époque où Ronald Corey a coulé les Canadiens (c’est malheureux après tous ses succès):
      1- renvoi de Serge Savard
      2- embauche de Peanut comme DG
      3- embauche du «bleuet» comme entraineur
      Le CH ne s’en est pas remis encore.
      GTremblay
      Montréal

    • Une chose qu’on ne peut reprocher a Houle et Tremblay est leurs intentions. Leurs intentions etaient bonnes et ils avaient le coeur a la bonne place. Mais les mettre dans ces roles, c’etait un peu comme si Bell demandait a un de ses anciens telemarketers de soudainement diriger la compagnie… Tout simplement injuste. Et eux, ayant le CH dans l’ADN, ne pouvaient refuser.

    • Plusieurs parlent d’Andre Savard… Mais j’aimerais savoir… En quoi a-t-il ete si bon? Qu’a-t-il fait de si exceptionnel?

    • M. Brunet, tant qu’a etre dans les gachis et le presidents pourris, pourquoi ne pas nous parler de Ken King a Calgary…

    • @ sercote

      Salut Serge…Ceci est le résumé de son passage chez les Habs comme DG inscrit dans sa biographie. Pas si mal, ce sont tous des joueurs faisant ou qui font carrière dans la LNH!

      ” En trois saisons à titre de directeur général, André Savard a notamment repêché Mike Komisarek (2001, 1ere ronde), Tomas Plekanec (2001, 3e ronde), Christopher Higgins (2002, 1ere ronde), Andrei Kostitsyn (2003, 1ere ronde), Maxim Lapierre (2003, 2e ronde), Ryan O’Byrne (2003, 3e ronde) et Jaroslav Halak (2003, 9e ronde). Entre 2003 et 2006, André Savard est resté à l’emploi des Canadiens, occupant le poste d’adjoint au directeur général aux côtés de Bob Gainey. ”

      Ensuite ça se gâte, il fut adjoint à BG, donc écarté des décisions…:O)

    • @ Mikel

      Salut, Mikel. Pour les Price, Subban et cie, on donne le credit a Timmins. Mais pour les Plekanec, Higgins et cie., on le donne a Savard et non au chief scout. Pourquoi?

    • @ sercote

      Serge, quand André Savard a été nommé DG, il a dû procéder à une reconstruction du CH en allant chercher de la crédibilité en Yannick Perreault, Quintal, Juneau et Gilmour. Non pas des échanges pour relancer les Habs vers la coupe Stanley mais du moins arrêter l’hémorragie.

      Fallait revenir à la source, resserrer la défensive avec les choix de Juneau Quintal, un bon joueur dans les 2 sens en Gilmour et une ” certaine force offensive ” avec Perreault.

      Il était quand même bien parti mais BG est arrivé.

    • @ Mikel

      Au contraire, ca ne s’est pas gate apres l’arrivee de Gainey: Price, Subban, Pacioretty, Kostitsyn, Streit, etc… ;-)

    • @ sercote

      Serge…Oui, je donne crédit à Timmins mais comme avec BG, j’ai lu ici très souvent que le DG a le dernier mot et qu’il peut dire à son ” chief scout ” comme tu dis…cet offre est refusé…comme dans l’échange de McDonagh, les observateurs disent que Timmins n’a jamais été consulté.

      Mon opinion sur Timmins a changé depuis plusieurs années et elle est positive concernant son bon jugement pour les évaluations des joueurs juniors. J’ai toujours dit que c’était le développement qui faisait défaut mais avec Bergevin ( encore du crédit pour le DG )…:o) ça semble se diriger dans la bonne direction avec l’embauche de nouveaux personnels.

    • Un mot de hockey junior, quelle début de saison de Frederick Gauthier de l’Océanic. Un nom a retenir pour le prochain repêchage. Il a le package total

    • @ que-bec

      Salut Gilles…Quel club sera le visiteur au colisée Pepsi mercredi le 17 octobre à 19h00 contre les puissants Remparts?
      Les Sea Dogs de St-John.

      Et qui joue pour les Sea Dogs? Jonathan Huberdeau, le joueur que tu voudrais que les Habs aille chercher à tout prix.

      Et la question la plus importante…Qui sera au match dans les gradins? Et oui, moi-même….:O)

      Dis-moi Gilles, toi qui est un partisan des Pens, pourquoi vouloir que les Habs aillent chercher Huberdeau!!!??? Pourquoi les Pens!!!??? Ton coeur de partisan balance!!!???

      Salut Gilles…Pauline au Congo…ça ressemble à une bande dessinée bien connu. Saura-t-elle démasquée les voleurs de diamants…:O)

    • OUPS…BIEN SUR…Pourquoi PAS les Pens!!!???

    • Je vais toujours me souvenir que la veille de ces nominations, j’avais vu Réjean Houle, représentant de Molson a la soirée des Lauréats Montréalais au chalet de Mont-Royal. Ca l’a ajouter grandement a la surprise que j’avais eu ce samedi la…

    • L arrivée de Tremblay et surtout Houle fut en effet une bavure,une période un peu trouble a débuté mais ca bien évolué depuis meme si la rapace aime a penser que cette période se perpétue malgré un titre de conférence,carré d as etc.

      Disons que si c est ca la définition de la médiocrité,y a une vingtaine d équipes pour qui ca ne va pas tres bien.Pas vérifié mais depuis une dizaine d années,le CH n a pas trop raté les séries.

      Les nordiques saison apres saison ont du terminer dans la cave pour se batir un club et encore la,jamais en restant a Québec il n aurait obtenu Patrick Roy pour remporter la coupe Stanley
      Pour revenir au CH,l année derniere est un accident de parcours et je vous épargne de la liste des blessés et autres kyrielles d évenements,de décisions facheuses qui ont tous tournées contre le CH.

    • @ Mikel

      Mon point est que selon bien des gens, on credite Savard pour ses choix mais Timmins pour ceuc de Gainey en disant que ce dernier est pourri. Si on reste logique, il y a deux options:

      1- On ne donne le credit ni a Savard, ni a Gainey et on admet que les deux n’ont finalement pas foutu grand-chose de bon, a quelques exceptions pres dans les deux cas.

      2- On donne le credit et a Savard et a Gainey et on admet que finalement, Gainey etait pas pire.

      Mais on ne peut avoir les deux.

      Bon dimanche.

    • @ sercote

      Salut Serge…Tu oublies un facteur important, Savard a un passé de recruteur professionnel avec les Sens et il en connait tous les rouages. Et de plus si tu te souviens, Savard connaissait Timmins parce qu’ils ont travaillé ensemble un ou deux ans avec les Sens.

      Quand Savard a été nommé DG du CH, il s’est empressé d’aller chercher Timmins. Lorsque Timmins disait à Savard tel joueur ou tel joueur serait payant pour Montréal, Savard savait très bien de quoi il parlait.

      BG possède un passé de joueur influent, de coach et de DG. Celui qui fait le travail de recruteur, de dépisteur de choix au repêchage est Timmins et son personnel. Le seul crédit de BG est de ne pas lui avoir mit des bâtons dans les roues comme dans l’échange de McDonagh sans consulter Timmins.

      Tu vois, je suis bon joueur et prêt à donner du crédit à BG mais il y a une grande différence entre le crédit que je donne à Savard ( expérience de recruteur pour 6 ans avec les Sens ) et le crédit à BG ( expérience de coach et de DG )….:o)

      Salut Serge…et bon dimanche à toi aussi…

    • @snake: Andrew Luck avait quel âge à ce moment?

    • @sercote

      Gainey a commis l’erreur de voir son équipe meilleure qu’elle l’était apres la saison ou le CH a gagné le championnat de conférence. Ses décisions avant cette saison ne sont pas mauvaises, par la suite il s’est mis a surévaluer une équipe ou plusieurs joueurs ont connu leur meilleure saison en même temps.

      @manohoe

      Mon point est que le ch a sombré suite a une série de mauvaises décision dont en effet la majorité provenaient de Houle, mais la tendance de se débarasser des joueurs de caractères et de rapiècer dans le but d’atteindre la 8eme place de justesse a commencé avant l’embauche de Houle. (Ma théorie personelle sur la 8eme place c’est que tout peut arriver, a condition que tu sois une équipe qui as sous performé en saison régulière)

    • @ Mikel

      Je comprends ton point et suis en partie d’accord. Mais ce que tu me donnes, ce sont ses qualités, des circonstances et des suppositions (Savard connaissait Timmins, etc.). Mais dans les faits, Savard n’a rien fait d’exceptionnel. Je ne lui enlève pas ses qualités, et je ne dis pas que Gainey a fait un bon travail (à quelques exceptions près). Mais si on les compare sur des faits, Gainey n,a pas grand-chose à envier à Savard.

    • @ M. Brunet

      Un livre en devenir?

      Sans rien enlever à ces deux bonhommes, je n’ai plus aimé le Canadien, tant à la télé que sur glace. Par contre, c’est vraiment intéressant à lire à travers de leurs yeux.

    • On parle beaucoup de l’échange de Roy, mais peu de gens font état de celui de Pierre Turgeon, qui est à mon sens celui qui annonçait la fin. Roy commençait à démontrer un problème d’attitude et on pouvait presque donner raison à Tremblay de vouloir le “casser”. De plus, Houle a quand même obtenu dans l’échange des joueurs qui ont aidé l’équipe pendant quelques années. En Turgeon, le CH avait un capitaine qui représentait l’équipe de façon exemplaire, mais que Tremblay faisait jouer sur le troisième trio, derrière Damphousse et Koivu, prétextant que l’équipe “avait trop de bons centres” (de kossé?)
      Résultat: Turgeon est échangé à St-Louis avec Craig Conroy et Rory Fitzpatrick contre Shayne Corson et Murray Baron. Misère…
      C’est sûr que Corey est le principal responsable de cette catastrophe, mais si je regarde le bilan de Houle post-Tremblay (qui, sans être génial, n’est quand même pas si mal), je constate que le p’tit Mario en menait pas mal large dans la gestion du personnel, et pas pour le mieux…

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