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    Amateurs de hockey de la LNH, du Canadien, des espoirs du CH ou même encore de hockey junior? Poolers? Ce blogue s'adresse à vous. Le chroniqueur Mathias Brunet commente l'actualité du monde du hockey d'une manière très personnelle.
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    Dimanche 19 octobre 2008 | Mise en ligne à 12h46 | Commenter Commentaires (63)

    Gaborik? Je dis oui!

    Le sujet est devenu inévitable. Il ne s’agit pas ici de confirmer la véracité de la rumeur, quoique le très branché chroniqueur du Minneapolis Star Tribune, Michael Russo, semble désormais voir lui aussi Montréal comme une destination potentielle pour Gaborik. C’est sur son blogue aujourd’hui.

    Et maintenant la question qui tue. Gaborik à Montréal? Moi, je dis oui!

    D’abord, ceux qui déblatèrent sur le compte de Gaborik ne connaissent peut-être pas l’immense potentiel de ce joueur (de seulement 26 ans!), l’un des attaquants les plus électrisants de la LNH. Vrai qu’il a été blessé par le passé, mais il a disputé 77 matchs l’an dernier et marqué 42 buts.

    Mauvais joueur d’équipe? Prima donna? Pensez-vous qu’un mauvais joueur d’équipe puisse jouer pendant huit ans pour Jacques Lemaire? Pensez-vous qu’un mauvais joueur d’équipe puisse être nommé capitaine par Jacques Lemaire en fin de saison et en séries l’an dernier? Pensez-vous qu’un mauvais joueur d’équipe puisse se faire offrir un contrat de 80 millions pour dix ans par Doug Risebrough et Lemaire? gaborik135.jpg

    Mais Gaborik a refusé cette somme et c’est ce qui le placerait sur le marché parce que le Wild ne veut pas le perdre sans rien obtenir en retour.  

    Le Canadien va bien. C’est vrai. Mais nous sommes en octobre. Comment cracher sur la possibilité d’obtenir un tel joueur? Comment peut-on avoir trop de bons joueurs?

    Imaginez le premier trio composé d’Andrei Kostitsyn (s’il revient bientôt), Tomas Plekanec et Alex Kovalev, puis vous envoyez sur la glace Koivu, Tanguay à gauche, sa position naturelle, puis Gaborik. Et votre troisème trio est formé de Latendresse, Lang et Sergei. Ouch!

     C’est l’année du centenaire. Le Canadien a un club capable de rivaliser pour la Coupe. Il ne doit pas manquer le train. Ce même train que les Sénateurs ont raté il y a quelques années.

    Jacques Lemaire a toujours répété que le jour où Gaborik disputerait une saison complète, il pourrait marquer facilement 50 buts. Le risque en vaut la chandelle.

    L’autre facteur à considérer, c’est que le Canadien regorge de joueurs d’avenir, grâce à l’excellent travail de recrutement d’André Savard, puis de Trevor Timmins. On ne parle pas des Penguins de Pittsburgh, qui ont dû sacrifier leurs principaux espoirs et qui se retrouvent avec une banque de jeunes plutôt vide aujourd’hui.

    Higgins part? Pacioretty est prêt à prendre la relève, Latendresse commence à éclore, tout comme les deux frères Kostitsyn. C’est un boni si Gaborik, qui en passant adore Montréal, reste avec l’équipe après cette saison.

    Ryan McDonagh est sacrifié avec Higgins? Dans un monde idéal, je préfèrerais qu’on ne touche pas au jeune homme et j’opterais pour offrir un choix au repêchage, mais s’il faut absolument l’inclure dans une transaction, il reste Yannick Weber, Alexei Emelin et P.K. Subban prêts à prendre la relève dans un avenir rapproché.

    Bob Gainey a déjà échangé Jarome Iginla (alors dans les rangs juniors) pour obtenir Joe Nieuwendyk. Iginla est devenu le joueur que l’on connaît, mais personne ne pourra reprocher à Gainey cette transaction puisque Dallas n’aurait probablement pas gagné la Coupe sans Nieuwendyk. Mais je le répète, si le CH peut garder McDonagh, tant mieux.

    Le Canadien a bâti tranquillement son club. C’est le moment de passer à l’action. La situation est idéale.

    ***En réponse aux premiers lecteurs, vous aurez remarqué que je ne suis pas entré dans les détails de la transaction. J’ai parlé de quelques noms, mais pas de tous les noms. Bien sûr qu’il y a l’aspect du plafond salarial à respecter. C’est une formalité quand les deux équipes veulent vraiment transiger; les échanges peuvent toujours finir par s’équilibrer au plan salarial, genre l’équipe accepte le jeune, mais doit aussi accueillir un vétéran bien salarié pour alléger le plafond de l’autre, etc.   

    ***Je ne compare pas Nieuwendyk à Gaborik. Je compare la situation, deux clubs, Dallas et Montréal, pas trop loin de leur apogée, qui ont intérêt à faire un coup d’éclat pour terminer au sommet.


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