Mathias Brunet

Vendredi 3 juillet 2015 | Mise en ligne à 12h18 | Commenter Commentaires (150)

Deux mots avant de se quitter…

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… Et oui! L’heure de se quitter pour plusieurs semaines de vacances. On se revoit quelque part à la fin août. Je vais m’ennuyer de vous. Sans blague!

Avant de vous laisser, voici mon texte sur le parcours fantastique de Martin St-Louis, et ma conversation avec Vincent Lecavalier, qui ne tarit évidemment pas d’éloges à l’égard de son ami et ancien coéquipier.

Deux mots sur la réaction surprenante de Marc Bergevin à l’endroit du collègue Philippe Cantin, hier. Pour la première fois depuis son entrée en poste, le DG du Canadien a manqué d’élégance et je suis convaincu qu’il regrette de s’être emporté ainsi.

Sur le fond, les deux hommes ont raison à leur façon. Le système de jeu du Canadien n’est pas différent de celui de tant d’équipes de la LNH. Et il est faux d’admettre que le Canadien pratique le “dump and chase” à outrance. Le Canadien revendiquait d’ailleurs plus d’entrées en zone averse en possession de la rondelle que le Lightning dans la majorité des matchs de la deuxième ronde (Martin Raymond, l’entraîneur des Voltigeurs de Drummondville, ancien coach adjoint à Tampa, les a compilées pour nous, comme il le faisait pour l’équipe canadienne au Championnat mondial junior) . Par contre, les attaquants du Lightning ont été plus opportunistes, entre autres lors des supériorités numériques.

Il faut admettre cependant que le Canadien pratique un style de jeu plus méthodique et demande à ses joueurs de placer les rondelles dans des endroits plus sécuritaires sur la glace. Contrairement au Lightning, par exemple, qui aime bien voir ses défenseurs tenter la longue passe par le centre. Mais méthodique ne veut pas dire éteignoir pour autant. Si les attaquants du CH avaient une meilleure touche près du filet adverse, la perception serait fort probablement différente aux yeux du public. Les Red Wings, par exemple, ont toujours excellé défensivement. La combinaison de cette cohésion collective et de la qualité de ses attaquants leur donne des allures de club offensif.

Demain, je vous propose une interview avec un défenseur très heureux par les temps qui courent. Ça sera mon dernier texte avant le mois d’aout.

Allez, bon été, soyez sages!!!

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Il devait avoir un certain talent à la base puisque Buffalo l’a repêché au 13e rang en 2009. Tout juste devant Dimitri Kulikov, Peter Holland et Nick Leddy. C’était à Montréal, au Centre Bell, l’année où Louis Leblanc était repêché au 18e rang par le Canadien.

Après une saison de presque un point par match dans la Ligue américaine à sa première saison dans les rangs professionnels, à 21 ans, les Sabres ont jugé qu’ils ne pouvaient refuser l’offre des Canucks de Vancouver, qui leur proposait leur meilleur espoir, Cody Hodgson, en retour de Kassian.

On a rêvé un peu trop grand à Vancouver en croyant qu’il allait devenir l’ailier de puissance idéal pour jouer avec les frères Sedin.

Kassian a néanmoins réussi à marquer 14 buts à sa deuxième saison complète avec l’équipe, puis 10 buts en 42 matchs l’an dernier, ce qui aurait correspondu à presque 20 buts sur une saison de 82 matchs.

Les informations en provenance de Vancouver ne sont pas encourageantes. Son ancien coéquipier Alex Burrows a affirmé qu’il combattait de sérieux maux de dos et qu’il arrivait parfois à l’aréna avec des protubérances de la taille de balles de tennis. Le DG de l’équipe, Jim Benning, lui a reproché son manque de constance et d’efforts, deux lacunes auxquelles Michel Therrien est allergique.

Pourtant, le vétéran chroniqueur du quotidien Vancouver Province, Tony Gallagher, vilipendait la direction des Canucks hier pour ce échange.

“Kassian n’avait pas le droit à l’erreur à Vancouver. Linden Vey pouvait perdre la rondelle devant son filet à répétition, mais la moindre erreur de Kassian lui valait une rétrogradation au quatrième trio. Tout le monde voulait qu’il frappe l’adversaire sans arrêt, et ça aurait été bien d’avoir ce type de joueur, mais nous avons ici un joueur de finesse doté de grandes mains pris dans un corps de colosse, et qui ne déteste pas se battre. Ils ont cru que parce qu’il se battait, il devait frapper. La plupart de ses erreurs étaient occasionnées par le fait qu’il changeait de partenaire de trio à toutes les cinq minutes. On ne l’a pas mis dans une situation où il pouvait éclore. Les Canucks viennent de faire un aveu d’échec.”

J’aimerais ici pondérer un peu les propos de Gallagher et rappeler tout de même que le joueur aussi a sa part de blâme à prendre quand le talent de débloque pas. Peu importe qu’il soit jeune ou non. Kassian se dit en santé. Tant mieux.

C’est un risque que Marc Bergevin pouvait prendre puisque Brandon Prust avait considérablement ralenti depuis un an. Son manque de vitesse constituait un handicap et aurait rendu son rôle de leader de plus en plus difficile à exercer.

À suivre.

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Mercredi 1 juillet 2015 | Mise en ligne à 15h16 | Commenter Commentaires (144)

Du Jim Rutherford tout craché…

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Jim Rutherford vient donc de céder son meilleur espoir à l’attaque, Kasperi Kapanen, 18 ans, un choix de première ronde en 2016 ou 2017, un espoir moyen, Scott Harrington, et un choix de troisième ronde pour Phil Kessel et un choix de deuxième ronde.

Rutherford avait déjà cédé un choix de première ronde l’an dernier pour obtenir David Perron. Il hypothèque donc à nouveau l’avenir des Penguins pour un joueur surpayé qui engorgera sa masse salariale pour encore sept ans à la hauteur de 6,7M$ par année et qui traîne la réputation de paresseux et mauvais joueur d’équipe. Son ancien coach Ron Wilson a d’ailleurs déclaré aux médias l’hiver dernier qu’il était un attaquant très difficile à diriger.

Kessel peut marquer 30 buts par saison, mais il est ce type de joueur qui n’aide pas un club à gagner. Il a participé aux séries seulement trois fois en neuf saisons dans la LNH.

Rutherford a fait des choix et il se retrouve désormais avec une défense très inexpérimentée. Il aura encore beaucoup d travail d’épurge à faire puisqu’il a seulement 15 joueurs sous contrat et seulement 6,4M$ de disponible sur la masse salariale.

Rutherford s’est déjà gouré en Caroline avec Alex Semin, qui lui avait marqué 40 but pour vrai avant d’aboutir chez les Hurricanes. Il vient de faire une autre belle gaffe. L’avenir nous le dira.

Bravo aux Maple Leafs qui ont su se débarrasser d’un trouble-fête tout en obtenant un bel espoir et un choix de première ronde, tout en réduisant leur masse salariale.

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