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    Laura Lévesque et Patricia Rainville sont journalistes au Quotidien depuis plus de trois ans.
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    Samedi 5 avril 2014 | Mise en ligne à 11h16 | Commenter Commentaires (3)

    Au-delà des apparences

    Par Patricia Rainville

    Petite, je n’avais qu’une seule idole. Mitsou.
    Je me vois encore en train de l’imiter, un presse-ail en guise de micro à la main, ”jouquée” sur la table du salon à me dandiner sur les airs de Bye bye mon cowboy.

    Ce que je la trouvais belle, Mitsou.

    Je rêvais de faire comme elle, de lui ressembler. Évidemment, du haut de mes six ou sept ans, je n’avais strictement rien en commun avec elle. Mais Mitsou était mon idéal de beauté. Ce n’était ni mes Barbie ni les mannequins. C’était cette chanteuse de 5 pieds 3 pouces aux courbes voluptueuses.

    J’ai 27 ans aujourd’hui. Et même si je n’imite plus Mitsou devant mon miroir, je continue d’admirer cette femme.
    Cette semaine, mon idole de jeunesse a d’ailleurs signé un blogue fort intéressant sur un sujet d’autant plus intéressant. L’apparence physique chez les femmes.

    Alors qu’enfant je considérais Mitsou comme la femme idéale, elle, elle se trouvait grosse.
    Régimes par-dessus régimes, séances d’exercice intenses et liposuccion, Mitsou a tout fait pour se débarrasser de ce qui était rond chez elle.

    Elle explique à quel point la pression sociale est forte face à une femme qui a des seins, des joues, des fesses, des cuisses et un ventre. Durant de nombreuses années, la voluptueuse blonde n’a pas accepté le corps qu’elle voyait dans le miroir. Et, au même moment, la petite fille de sept ans que j’étais ne rêvait que d’une chose : être comme elle plus tard.

    Pendant qu’elle s’évanouissait sur le plancher de sa salle de bain tellement elle suivait des régimes sévères, moi, je découpais sa photo dans les magasines.

    Ironique, non?

    Si mon rêve de ressembler à Mitsou plus tard ne s’est pas réalisé, j’ai tout de même un point commun avec elle. J’ai appris à accepter mon corps, même si, trop souvent, mes poignées d’amour me dépriment. Même si on me qualifie de pulpeuse ou de bâtie. Même si je ne pèse pas 130 livres. Et même si je ne me permettrais jamais des gilets bédaine.

    Malheureusement, savoir s’accepter vient avec l’âge et la maturité.

    À 16 ans, avec mes 5 pieds 8 pouces, je pesais 120 livres et il m’arrivait de me trouver grosse. Je n’en faisais pas une obsession, mais, comme plusieurs filles, je me comparais aux autres. Parce que j’avais plus de hanches que ma meilleure amie. Parce que j’avais des épaules plus larges que la majorité des filles de mon âge.

    Contrairement à beaucoup trop d’adolescentes, je n’ai toutefois jamais souffert de trouble alimentaire, ni suivi de régimes.
    Et c’est un peu grâce à Mitsou. Parce que jusqu’à cette semaine, jamais je n’aurais pensé qu’une femme comme elle puisse ne pas aimer ce qu’elle voyait dans le miroir.

    Elle avait pourtant l’air si sûre d’elle. Comme quoi il ne faut jamais se fier aux apparences…

    Lisez le blogue de Mitsou sur le www.mitsou.com

    Suivez-moi sur Twitter @MlleRainville


    • Les plus belles femmes sont celles qui s’aime comme elles sont! ;-)

    • Moi, ce que je me suis toujours demandé, et me demande encore, c’est comment les extra maigres –os et peau– peuvent trouver esthétique un corps dont les hanches et les cuisses ont la silhouette d’un squelette avec un p’tit peu de chair et peau. Ces corps décharnés me gênent et me chagrinent. Cela ressemble à la faim, la famine, la servitude, les camps.

    • ..@Mme Rainville: 5′08”, 120 livres et trop grosse? Cibole! Cet aveu me fait mieux comprendre la pression qui s’exerce que les femmes, jeunes ou plus âgées.

      Entéka, dans mon «jeune temps», une fille de 5′08″, 120 livres, du haut de mes 6′02″ et assis sur mon Harley, je trouvais cela plutôt mince. Mais ça ne m’empêchait pas de l’inviter, très poliment et si l’occasion s’y prêtait, à m’accompagner pour une ballade entre la mer et la montagne.

      Et des fois, il s’en est trouvé pour accepter. :-)

      Et aujourd’hui, je continue à ne pas vraiment me préoccuper de ce que certain(e)s peuvent considérer comme quelques livres en trop. De toute façon, quelle est la vraie définition de quelques livres en trop? Souvent des affaires pour faire vendre des produits pas nécessairement bons pour la santé physique ou mentale.

      Allez, passez un beau printemps et un bel été.

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